CANICULE : deuxième alerte déposée par FO

La FNEC FP FO 35 a envoyé un courrier d’alerte au Préfet d’Ille-et-Vilaine, copie à la Rectrice et au DASEN. (à lire ici)

A ce jour, FO n’a reçu aucune réponse alors que les conditions de travail des personnels et des élèves sont inacceptables.

Ci-dessous notre deuxième envoi.

« Madame la Rectrice, Monsieur le DASEN,

La FNEC FP FO 35 vous a adressé mardi 26 mai dernier un courrier d’ « alerte sur les conditions de travail et d’accueil dans les établissements scolaires et administratifs ».

Nous avons reçu par des adhérentes et adhérents le message du cabinet de Monsieur le DASEN, message dont nous n’avons pas été destinataires, mais qu’ils ont reçu via leurs chefs d’établissement.

Au vu des retours que nous avons depuis deux jours par les personnels travaillant sur le terrain dans les collèges et lycées, nous nous permettons de vous les transmettre : malaises d’élèves, salles de cours avec des températures oscillant entre 28° et 32°C, ateliers des LP à 31°, internats qui dépassent les 30° (à 20h hier soir 34°C dans des chambres de plusieurs lycées rennais), et des épreuves de bac pro qui se déroulent aujourd’hui dans des conditions insupportables (3h ce matin et 2h30 cet après-midi).

 

Encore une fois, les chefs d’établissement se retrouvent seuls à gérer la crise, avec les moyens dont ils disposent.

Nous nous permettons de reprendre ici le message du cabinet de Monsieur le DASEN : « En plus des bons gestes à adopter, comme boire régulièrement, ne pas s’exposer au soleil, adapter son alimentation, etc., il est rappelé l’importance d’être également attentif aux signes d’un coup de chaleur : grande faiblesse, fatigue, étourdissements, vertiges, nausées, crampes, température, maux de tête. Il faut alors agir rapidement, et appeler les secours médicalisés (SAMU 15). Un regard attentif de chacun doit être porté dans le cadre des sorties scolaires et des cours d’éducation physique. »

Lorsque nous vous demandons, dans notre alerte envoyée mardi 26 mai, de suspendre a minima les cours l’après-midi, la seule réponse de la DSDEN serait-elle de boire de l’eau et de contacter le SAMU en cas d’urgence ?

 

Attend-on que le pire n’arrive (avec l’appel du SAMU) ? Ou bien travaille-t-on à la prévention ?

 

Nous le répétons ici : Les épisodes caniculaires vont se multiplier. Il est urgent de prendre la pleine mesure de cette situation. En dehors d’un groupe de travail organisé à la DSDEN 35 courant 2024, les personnels demeurent une nouvelle fois livrés à eux-mêmes dans des établissements parfois devenus impropres à l’accueil du public.

Il vous suffira de consulter les signalement déposés sur le registre SST (21 fiches à l’heure où nous écrivons) pour constater que les collègues se sentent abandonnés, et qu’ils travaillent dans des conditions inacceptables.

Dans l’attente d’une réponse de votre part à nos envois et de mesures concrètes pour protéger les élèves et les personnels… « 

 

Message du cabinet du DASEN aux établissements scolaires mercredi 25 mai 2026 :

« Au regard des températures exceptionnellement élevées annoncées pour les prochains jours, il est nécessaire d’adapter l’accueil des élèves dans vos structures.

Durant cette semaine, une vigilance particulière sera apportée à la santé des élèves, notamment des plus jeunes, des plus fragiles et de ceux qui passeront les épreuves du baccalauréat. Pour ces derniers, les chefs de centre d’examen veilleront à bien faire respecter les consignes en cas d’épisode de forte chaleur, tout en assurant le bon déroulement des épreuves.

En plus des bons gestes à adopter, comme boire régulièrement, ne pas s’exposer au soleil, adapter son alimentation, etc., il est rappelé l’importance d’être également attentif aux signes d’un coup de chaleur : grande faiblesse, fatigue, étourdissements, vertiges, nausées, crampes, température, maux de tête. Il faut alors agir rapidement, et appeler les secours médicalisés (SAMU 15). Un regard attentif de chacun doit être porté dans le cadre des sorties scolaires et des cours d’éducation physique. »

Alerte sur les conditions de travail et d’accueil dans les établissements scolaires et administratifs

Adresse à Monsieur le Préfet d’Ille-et-Vilaine

26.05.2026

Monsieur le Préfet,

Veuillez trouver en pièce jointe un courrier d’alerte de la FNEC FP-FO 35 concernant la dégradation immédiate des conditions de travail des personnels et d’accueil des élèves dans les établissements scolaires et administratifs d’Ille-et-Vilaine, suite au déclenchement de la vigilance orange canicule.

Face à des risques sérieux et imminents pour la santé des agents et des usagers, notre organisation syndicale exige des mesures d’urgence, notamment la fermeture des locaux non adaptés a minima l’après-midi.

Nous vous demandons d’acter ces mesures sans délai afin de respecter l’obligation de résultat qui incombe à l’État en matière de protection des travailleurs.

Restant à votre disposition, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre parfaite considération.

La FNEC FP FO 35

Défense du registre Santé Sécurité Travail !

Le registre Santé Sécurité Travail (RSST) a été remis à neuf dans notre département pour la rentrée 2025. Remis à neuf numériquement, et accompagné de préconisations de l’administration, qui ont été transmises diligemment aux chefs d’établissement.

FO rejette ces préconisations, qui ont fait débat lors des dernières F3CST 35.

 

Selon les services administratifs, le RSST serait « mal employé » par les personnels : selon eux, il ne s’agirait plus d’y signaler des situations qui mettent en souffrance les personnels, ni d’y décrire l’impact sur la santé des personnels.

 

D’ores et déjà, nous voyons les premiers retours sur le terrain de ces nouvelles préconisations, les personnels d’encadrement mettant en garde des enseignants ou des AED sur leurs écrits.

Il est consternant de comprendre que cette révision du registre s’avère être l’unique solution trouvée par notre employeur pour diminuer le nombre de fiches SST, au lieu de se pencher plus concrètement sur les solutions à apporter aux personnels pour les aider à mieux vivre au travail.

Plus que jamais FO défend l’outil que constitue le registre SST, indicateur précieux des conditions de travail des personnels, conditions qui se dégradent toujours plus.

 

Les fiches complétées par les personnels doivent être entendues, et non pas contestées par les services, et examinées avec le plus grand soin pour obtenir des réponses pertinentes.

 

Autre constat inquiétant : en Ille-et-Vilaine, les missions de prévention ne sont pas confiées à des professionnels, qui seuls sont en capacité d’analyser les risques inhérents à un poste de travail. Ce sont des directeurs et directrices dans le premier degré, et des chefs d’établissement dans le second degré, à qui l’on confie ces missions, missions pour lesquelles ils ne sont pas formés.

La prévention contre le mal-être au travail doit être davantage développée, seul moyen efficace pour réduire le nombre de fiches SST. Cette prévention doit commencer, notamment, par le recrutement de professionnels de prévention.

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

PSC et l’arnaque qui se poursuit avec la prévoyance : contrat collectif et contrats individuels

L’arnaque de la PSC : FO non signataire

Le ministère et les syndicats signataires tentent d’imposer aux personnels une Protection Sociale Complémentaire (PSC) présentée comme un progrès. Pour FO, c’est un recul historique et une attaque frontale contre notre statut.

 

Il faut le rappeler : FO est la seule organisation représentative à ne pas avoir signé l’accord ministériel. Toutes les autres (FSU, UNSA, CFDT, CGT, Sud et SNALC) ont validé ce texte qui livre notre santé et notre prévoyance aux intérêts privés. Aujourd’hui, certains signataires « s’interrogent » sur des modalités qu’ils qualifient eux-mêmes de « délirantes ». Pour FO, il suffisait de ne pas signer pour éviter ces écueils ! En signant, ils ont accepté la fin du couplage santé/prévoyance et le basculement vers un système assurantiel.

Contrairement à la santé, la prévoyance est FACULTATIVE. L’offre retenue (MGEN) est un piège financier :
– Une participation employeur dérisoire : l’État ne verse que 7 € par mois.
– Un prélèvement sur tout votre salaire : la cotisation est calculée sur le traitement brut ET toutes vos primes (0,95% pour le socle, 1,58% pour la totale).

 

Exemple de reste à charge (après les 7 € de l’État) :
– Salaire 2000 € brut : 25 €/mois de votre poche.
– Salaire 3000 € brut : 40 €/mois de votre poche.

L’accord signé par les autres syndicats ne règle rien et institutionnalise les manques actuels :
– L’interdiction de couvrir le jour de carence : l’accord interdit formellement cette garantie !
– La non-compensation des 10 % de perte en CMO : en cas de maladie ordinaire, la baisse de salaire reste à votre charge.
– Le démantèlement des prestations : les garanties « Dépendance » et « Obsèques » sortent du contrat de base pour devenir des options payantes.

Le déploiement se fait « au pas de course » (mars/avril 2026) pour forcer votre adhésion :
– Démarchage agressif : des mails et une plateforme (09 72 72 16 17) vous poussent à signer un devis en 10 jours sans comparaison possible.
– Le chantage au questionnaire médical : la MGEN joue sur la peur d’un examen médical après le 31 octobre 2026 pour précipiter les signatures.
– Le cas des collègues en arrêt : La MGEN prétend qu’elle ne maintiendra pas les prestations pour ceux qui basculent vers le nouveau contrat.

 

LA PRÉVOYANCE N’EST PAS OBLIGATOIRE ! Rien ne vous oblige à choisir l’offre collective MGEN. Des alternatives existent. Elles offrent souvent une meilleure lisibilité, de meilleures garanties pour un coût moindre. Contactez-nous.

 

PSC Prévoyance : calendrier des opérations

 

Pour télécharger le document ci-dessus : c’est ici.

Détail des contrats : collectif et individuels

Pour télécharger le tableau ci-dessus : c’est ici.

Avec un tel système, Macron cherche à imposer un système assurantiel où l’accès aux prestations sera fonction des moyens financiers des personnels, contre les droits collectifs assurés par la sécurité sociale financée par les cotisations.

FO LE REFUSE ET REVENDIQUE :
– La dénonciation de l’accord du 8 avril 2024 : FO appelle les syndicats signataires à cesser leur double jeu et à dénoncer leur signature.
– L’augmentation immédiate du point d’indice : la seule réponse au pouvoir d’achat, pas des dispositifs de mutuelles privées !
– Le maintien de la Sécurité Sociale et du Statut : pour une prise en charge à 100% par la Sécu et l’État employeur.

 

 

 

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