Appel de la Convention Nationale des psychologues scolaires

Le collectif des psychologues normands soutient l’appel de la Convention Nationale du 25 Septembre 2021.

Nous étions réunis psychologues, psychanalystes, psychiatres, pédiatres, orthophonistes, infirmières, psychomotriciens, éducateurs, enseignants chercheurs, travailleurs sociaux, syndicalistes… venus de nombreuses régions. 18 intervenants, au nom de collectifs, de syndicats, d’organisations professionnelles, ont pris la parole et les participants ont ensuite débattu.

 

En mettant en avant des revendications spécifiques à leurs métiers, tous ont fait le même constat.

Il y a eu des manifestations le 10 juin et le 28 septembre derniers.

Nous appelons à une manifestation nationale à Paris le 18 novembre.

 

Le projet est ambitieux. Nous souhaitons une mobilisation large du médico-social, des travailleurs sociaux, orthophonistes, psychomotriciens, sages-femmes, de tous les personnels hospitaliers, de l’éducation, et de tous les psychologues des secteurs public et privé.

 

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Nous étions 3 000 à Paris pour la manif AESH mardi 19 octobre

Nous étions 3000 AESH, enseignants et parents, venus de toute la France, à manifester à Paris en direction du ministère mardi 19 octobre dernier.

Notre car est parti de Rennes au petit matin, avec les camarades du 22, puis du 53. Ambiance chaleureuse dans le bus : répétition des slogans, création de panneaux, échanges sur les conditions de travail. Et à chaque fois les mêmes constats, dans les trois départements : des conditions de travail qui se sont dégradées au fil des ans, augmentation du nombre d’enfants à charge, des contrats réduits ou menacés de rupture, les conséquences néfastes de la mise en place des PIALs, un salaire qui reste indécent, le mépris de la hiérarchie, du ministre. 

 

A Paris, nous avons rejoint un cortège combatif et énergique. De nombreux drapeaux FO, mais aussi des banderoles de comités départementaux, soutenus par leurs syndicats. Les manifestants ont défilé sur des slogans porteurs : « du fric, des postes, un vrai statut », « à bas, à bas, à bas les PIALs ». 

Nous avons défilé jusqu’au ministère rue de Grenelle, dont la rue, bien sûr, est restée bloquée aux manifestants.

Mais photo souvenir de la rue du ministre :

Autres photos de la manifestation :  lien ici.

 

Les syndicats FO, FSU, CGT, Sud et SNALC sont intervenus en fin de manifestation pour rappeler l’unité sur les revendications.

Une représentante de la Convention nationale des délégués AESH a également pris la parole et a conclu ainsi :

 » Nous continuerons à lutter tous ensemble, AESH, enseignants, parents. Ce refus de prendre en compte nos revendications témoigne d’un mépris de la part de tous : inspecteurs d’académie, recteurs, ministre, président. Nous proposons la tenue d’une nouvelle convention, dans l’unité syndicale, jusqu’à satisfaction des revendications!  » .

La co-présidente de la FCPE a indiqué que ce combat rejoignait celui des parents d’élèves :

« il est inacceptable que des milliers d’élèves se retrouvent de fait exclus de l’Ecole publique « .

 

Une délégation composée des syndicats FO, FSU, CGT, Sud et SNALC a été reçue au ministère. Le camarade AESH représentant FO, qui est également membre de la Convention nationale, a porté les revendications : abandon des PIALs, un vrai statut, un vrai salaire. Après une heure et demi de discussions, aucune réponse concrète sur le statut, sur les salaires, sur les PIALs. FO a expliqué en quoi le « quasi statut » et la nouvelle grille ne réglaient en rien la situation des 135 000 AESH et que notre combat continuerait jusqu’à satisfaction.

 

Dans son intervention en fin de manif, le secrétaire général de la FNEC FP-FO a indiqué que la fédération appuierait toutes les initiatives de la Convention pour la satisfaction des revendications, appelant à poursuivre l’action commune la plus large par les réunions syndicales, par la constitution de comités dans tous les départements pour discuter des moyens de gagner.

 

Il a indiqué que cela s’inscrivait dans le même mouvement qui a engagé les syndicats FO et CGT de l’hôpital de Beaujon à appeler à une montée nationale de tous les hospitaliers, de toute la population, de toutes les organisations qui combattent les suppressions de lits et d’hôpitaux, le 4 décembre, chez le ministre Véran. Précisons que cela fait suite à la proposition du syndicat FO de l’hôpital de Mayenne, dans le cadre de son combat contre la fermeture du service de chirurgie, de soins critiques, lors d’une manifestation qui a réuni 4000 manifestants dans les rues de Mayenne le 9 octobre (pour une ville de 12000 habitants !).

Alors oui la résistance s’organise, par en bas, et FO est aux côtés des salariés pour construire le rapport de force pour la satisfaction des revendications !

Le SNFOLC 35 et le SNUDI FO 35 organiseront début décembre une réunion ouverte aux AESH et à tous les autres personnels de l’Education nationale, pour discuter des suites à donner dans le département, mais également au plan national, avec des objectifs clairs : l’arrêt des PIALs, un vrai salaire, un recrutement massif d’AESH, un vrai statut, et la reconnaissance de la profession.

 

AESH, profs, AED, infirmières scolaires, PSY-EN EDO, si vous êtes intéressé(e)s pour participer à cette réunion, contactez-nous ! 

Evaluation des établissements : nouvelle campagne Blanquer

Aggravation de la territorialisation et de l’autonomie contre les garanties statutaires des personnels et l’École
 
Le « conseil d’évaluation de l’école », créé par la loi Blanquer dite « pour une école de la confiance » de 2019, est chargé « d’évaluer en toute indépendance l’organisation et les résultats de l’enseignement scolaire. ». « En toute indépendance » (sic), ce conseil, comprenant des économistes, des personnalités politiques ainsi que plusieurs anciens recteurs et des responsables du ministère, organise l’évaluation annuelle de 20 % des collèges et des lycées. Chaque établissement serait évalué tous les 5 ans.
 
Cette année encore, dans des centaines d’établissements, il passera au crible les fonctionnements, les résultats des élèves, les pratiques professionnelles des uns et des autres pour, selon le conseil lui-même, « enrichir le débat public sur l’éducation ».
 
Après le chaos de cette rentrée et les déclarations présidentielles à Marseille, le ministre installe la logique de l’audit permanent pour tous les personnels.
 
Pour le SNFOLC, c’est inacceptable !
 

Un management comme dans le privé : rendre les personnels seuls responsables des résultats de leurs élèves et des problèmes rencontrés

Début septembre, dans un établissement soumis à cette évaluation, une délégation de personnels mandatés par leur AG est venue demander au Chef d’établissement d’un collège les moyens de travailler (maintien d’une classe supprimée, affectation de remplaçants sur 5 postes manquants).
 
Elle s’est vue opposer la réponse suivante :
 
« Il existe des dysfonctionnements dans l’établissement qu’il convient de solutionner comme […] la question des résultats au DNB qui appellent une remise en cause dans le cadre des moyens qui sont alloués à l’établissement pour son fonctionnement. C’est la raison pour laquelle le Rectorat procède à une auto-évaluation du collège, qui se terminera par la venue d’une délégation rectorale. ».
 
La logique poursuivie est limpide : aucune revendication des personnels n’est recevable, aucun moyen supplémentaire ne sera accordé, les personnels doivent revoir leurs méthodes de travail, le tout dans le cadre d’une DHG déjà contrainte.
 
Des classes à 30 élèves, des AESH qui ont en charge jusqu’à 7 élèves dans la semaine parfois dans plusieurs établissements avec les PIAL, et même plusieurs élèves simultanément et sans matériel, des professeurs non remplacés, des compléments de service généralisés, des assistants d’éducation en sous-effectifs et sous tension permanente, des locaux vétustes… Combien d’établissements connaissent cette situation ?
 
Pour le ministre, ce n’est pas le problème, les personnels n’ont pas à revendiquer, ils doivent juste travailler davantage !
 

Des conditions de l’évaluation qui participent à la déréglementation et à l’augmentation de la charge de travail

Les personnels concernés sont souvent convoqués en soirée à de multiples réunions sous couvert de la deuxième journée de pré-rentrée ou sous couvert des 1607 heures annuelles du décret Hamon de 2014 contre lequel FO, CGT et Sud ont voté. Tout est bon pour exploser le temps de travail des personnels déjà épuisés. Il n’y aucune équité dans la conduite de l’évaluation.
 
Parfois, des questionnaires sont remis, parfois non. Souvent ils sont largement intrusifs avec des questionnements du type :
 
« Je donne des devoirs à la maison », « tous mes élèves parviennent à tirer profit des activités proposées », « je ne peux pas prendre en compte de la diversité des élèves dans mes cours », « je consulte régulièrement ma messagerie ENT », « êtes-vous équipé d’un ordinateur et d’un accès internet ? » etc …
 
Les personnels, à juste titre, refusent d’avoir à justifier leur valeur professionnelle, comme ils refusent de devoir informer sur leur matériel personnel, et ce qu’ils font à leur domicile.
 

Auto-évaluation et évaluation externe : soumettre les personnels au projet d’établissement et aux pressions extérieures pour territorialiser l’Ecole

Tous les personnels sont soumis à cette évaluation. Le conseil d’évaluation de l’école (CEE) préconise « l’institution d’un comité de pilotage » au sein de l’établissement pour la partie « auto-évaluation ».
 
Des collègues sont mis en situation d’évaluer leurs collègues. C’est anticipé par le Grenelle de J-M Blanquer qui voudrait rendre « mixtes » les missions des enseignants pour y intégrer le contrôle hiérarchique.
 

Dans la foulée, les projets d’établissements devraient être réécrits, pour y faire figurer des choix contraints par les DHG en matière d’offre d’enseignements. L’opération doit donc intégrer les personnels à des choix susceptibles de diminuer leurs heures d’enseignement, de les faire partir en complément de service, voire de supprimer leur poste. C’est ni plus ni moins que le management à la France-Télécom, avec les conséquences que l’on connaît. Comme si ça ne suffisait pas, une évaluation externe est conduite par une délégation rectorale censée être « sans lien avec l’établissement » (sic) ainsi que par d’autres acteurs, dont le CEE demande que soit vérifiée l’absence de conflit d’intérêt… Des parents d’élèves ? Des politiques ? Des militants associatifs ? Le ministre franchit un pas de plus vers la fragmentation de l’École républicaine, la même pour tous.

Pour le SNFOLC, la logique d’évaluation permanente doit cesser ! Les missions statutaires des personnels doivent être respectées et le ministre doit cesser toutes les suppressions de postes et de classe et rendre les 500 postes qu’il prévoit encore de supprimer pour 2022.
 
 
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AESH : appel régional au 19 octobre pour manifester à Paris