CPE : la vie scolaire au bord de l’explosion !

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Des vies scolaires en souffrance dans de nombreux établissements…

La suppression de 10.000 contrats aidés dans l’Education nationale, ce sont des centaines de postes d’AED en moins. A la place, les rectorats recrutent, sous les injonctions du ministère, des personnels Service civique, payés une misère ! En Ille-et-Vilaine, le recrutement des Services civiques s’est d’ailleurs avéré peu fructueux, avec peu de candidats. Certains établissements ont dû passer des annonces sur le bon coin… en vain !

Cela se combine avec l’absence de création des postes nécessaires, en particulier les CPE. Au concours 2018, 427 postes affichés contre, par exemple, 488 en 2016. Doit-on se féliciter de ces 37 postes supplémentaires lorsque l’on attend 26.000 élèves en plus dans le secondaire à la rentrée 2018 ? Soit 706 élèves par CPE ! Sans compter les établissements qui sont déjà en tension parce qu’il manque des postes.


De lourdes conséquences pour les personnels

Les permanences explosent avec l’augmentation des effectifs et la diminution des heures en collège suite à la réforme. Les incidents contre les personnels et entre les élèves se multiplient dans les collèges, les lycées, les internats…

Le sous-recrutement entraîne des situations où des personnels absents ne sont pas remplacés. Les AED se mettent en danger en prenant les responsabilités du CPE, de l’assistante sociale, de l’infirmière, alors qu’ils n’en ont ni la formation spécifique, ni le salaire et les garanties statutaires. Qu’adviendra-t-il de leur avenir, de leur carrière, si la vie d’un élève est mise en danger ?


Les CPE menacés d’externalisation

Après les Psy-EN sortis par le ministre du cadre de l’Education nationale et transférés vers les régions, c’est au tour des CPE. C’est le sens du projet d’arrêté présenté par le ministre au CTM (comité technique ministériel) du 16 mai dernier. FO a voté contre ce projet. Pour les Psy-EN cette décision s’est traduite par la fermeture des CIO (centre d’information et d’orientation) et le transfert des personnels aux régions…La menace est réelle pour les CPE.

Le SNFOLC s’est adressé au ministre et demande que les postes d’AED soient créés en nombre suffisant. Nous demandons l’augmentation du nombre de postes de CPE aux concours. Nous revendiquons le maintien du corps des CPE dans l’Education nationale. Stop à la précarité !

Les personnels contractuels

Edito

Les personnels contractuels sont souvent traités comme des variables d’ajustement en fonction des besoins. Qu’ils soient embauchés en CDD ou en CDI, ils sont susceptibles d’être licenciés en « cas d’absence de besoin ». Ils exercent des remplacements à l’échelle d’une académie. S’ils sont recrutés par le rectorat, leur réemploi est en partie déterminé par l’avis que donne le chef d’établissement. Les textes cadrant le recrutement, la rémunération et le mode d’évaluation laissent place à diverses interprétations et ne sont donc pas suffisamment protecteurs. Si vous êtes contractuel-le, vous êtes exposé-e à des conditions de recrutement, de travail et de rémunération difficiles. Il est indispensable de ne pas rester isolé-e et de prendre contact avec le SNFOLC de votre département, afin de faire valoir vos droits et de vous défendre. Lorsque la discussion n’aboutit pas, l’aide du délégué syndical permet bien souvent de régler le problème.
Se syndiquer est un droit. Un professeur contractuel possède les mêmes droits syndicaux qu’un titulaire : il peut assister à une heure d’information syndicale, participer aux stages de formation syndicale et exercer son droit de grève. Les textes concernant les contractuels sont peu protecteurs. Ces personnels, du fait de la nature de leur contrat, sont exposés à de multiples pressions ainsi qu’au licenciement. Ne restez pas isolé-e !
Le SNFOLC refuse que les professeurs contractuels constituent les variables d’ajustement d’une politique de recrutement désastreuse. Le SNFOLC revendique une gestion nationale de l’ancienneté et de la grille indiciaire la plus favorable pour les contractuels.
Il exige que les diplômes de niveau bac +5 continuent à être pris en compte et s’oppose à tout nivellement par le bas des rémunérations des collègues au nom du décret du 29 août 2016

Mostafa BOULIL
Secrétaire Académique