Des fonctionnaires pour conduire des cars scolaires : on aura tout vu !

Pour arrondir leurs fins de mois, les fonctionnaires peuvent désormais conduire un car scolaire. Face au manque de chauffeurs, un décret est paru le 27 décembre 2022 pour permettre à tous les agents de la fonction publique de cumuler leur emploi avec quelques tournées de ramassage scolaire.

 

Effectivement : à la première lecture de cette annonce, on se demande si c’est une plaisanterie…

Pour lire le décret : c’est ici.

Le texte signé par la Première ministre Elisabeth Borne ainsi que par les ministres de la Fonction publique Stanislas Guerini, de l’Intérieur Gérald Darmanin, de la Transition écologique Christophe Béchu et de la Santé François Braun est un « dispositif expérimental pour une durée de trois ans ».

Les agents des trois versants de la fonction publique – Etat, collectivités et hôpitaux – pourront exercer comme chauffeurs de bus mais devront obtenir pour cela « une autorisation préalable et individuelle de l’employeur public » dont ils relèvent, détaille encore le décret.

 

La mesure a été prise pour pallier les « difficultés de recrutement de conducteurs » qui perturbent « le bon fonctionnement » des services de transport scolaire « ainsi que des transports à la demande organisés en faveur des élèves et étudiants handicapés », précise le décret.

Peut-être faudrait-il commencer par revaloriser les salaires des chauffeurs de car scolaire et revoir leurs conditions de travail, avant de se tourner vers les fonctionnaires ? Peut-être alors n’y aurait-il plus de pénurie dans ce secteur professionnel?  

 

Peut-être aussi faudrait-il revaloriser les fonctionnaires pour leurs missions actuelles (déjà très lourdes) avant de leur en proposer de nouvelles (qui n’ont pour la plupart des secteurs aucun lien avec leurs compétences) ! 

Colère des profs docs : un gros coup de gueule justifié

Sans doute avez-vous suivi ou été informés d’une nouvelle « gifle » de l’institution à l’encontre des professeurs documentalistes qui a fait énormément réagir dans l’académie de Rennes au mois de novembre 2022 ?

 

Ci-dessous la note d’information DEPP de novembre 2022 sur laquelle il est écrit noir sur blanc que les professeurs documentalistes ne sont « pas des enseignants »  (bas de la page 1, surligné en jaune).

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Rappelons que les profs docs, encore eux, ne peuvent pas percevoir d’HSE, disposent d’un tarif « devoirs faits » inférieur à celui de leurs collègues certifiés, pas de prime informatique, pas d’existence d’agrégation, ni de corps d’inspection dédié, etc…

 

Les professeurs documentalistes ont passé un Capes : ils sont certifiés, ils enseignent. Et souhaitent être considérés et traités comme des « professeurs » à part entière.

 

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Les annonces du ministre NDiaye pour le collège : une nouvelle provocation

Le ministre Ndiaye, à l’instar de son prédécesseur Blanquer, a une nouvelle fois choisi les médias pour dévoiler ses dernières mesures.

 

Les personnels ont donc appris via BFM TV que le ministre déplorait :

« les résultats des évaluations d’entrée en sixième sont problématiques. 27% des élèves n’ont pas le niveau requis en français, un tiers ne l’ont pas en mathématiques ».

Si la situation est telle que l’indique M. Ndiaye, ce sont pour la FNEC FP-FO les ministres de l’Education nationale qui se sont succédé qui en portent l’entière responsabilité avec la mise en œuvre de contre-réformes destructrices.

Face à cette situation qu’il juge alarmante, le ministre envisage-t-il donc d’annuler les 2 000 suppressions de postes d’enseignants, dont 1 117 dans les écoles, qu’il a imposées pour la rentrée 2023 en s’appuyant sur l’article 49-3 ?

 

Envisage-t-il de rétablir les 7 490 postes d’enseignants du 2nd degré supprimés par son prédécesseur lors du premier quinquennat Macron ?

 

Pas du tout !

Il annonce au contraire :

« des professeurs des écoles interviendront en classe de 6e pour favoriser la transition entre l’école et le collège et soutenir l’apprentissage des savoirs fondamentaux. »

Remettre en cause les statuts des professeurs des écoles, remettre en cause l’enseignement disciplinaire dispensé par des professeurs certifiés ou agrégés dans les collèges tout en continuant à supprimer des postes : voici donc le choix du ministre !

 

C’est inacceptable !

D’autant plus qu’il y a fort à parier que les professeurs des écoles seront invités à intervenir au collège dans le cadre du pacte « travailler plus pour perdre moins » annoncé par Macron et Ndiaye aux enseignants, à savoir des rémunérations en échange de tâches supplémentaires.

Devant cette provocation du ministre, la FNEC FP-FO réaffirme ses revendications :
– Respect du statut des différents corps enseignants !
– Annulation des suppressions de postes prévues à la rentrée 2022, création de tous les postes nécessaires !
– Augmentation indiciaire pour tous les personnels sans contrepartie, a minima à hauteur de l’inflation !

 

Alors que le président Macron et son gouvernement maintiennent, malgré l’opposition de la totalité des organisations syndicales, leur réforme des retraites qui entend notamment repousser l’âge légal de départ à 64 ou 65 ans, la FNEC FP-FO appelle les personnels à se regrouper dans les réunions
syndicales dans les AG pour préparer la grève interprofessionnelle pour le retrait de la réforme des retraites.

Faire reculer le gouvernement sur cette réforme serait un point d’appui pour toutes nos revendications, pour nos salaires, pour défendre l’Ecole publique et les statuts des personnels.

Pour la rentrée 2023 : 1 poste supprimé pour 2 élèves en moins

C’est la nouvelle règle de trois ministérielle pour la rentrée 2023.

 

« Une rentrée qui ne sera pas optimale » et qui « ne sera pas spectaculairement différente de 2022 », telle est la communication du ministre Ndiaye.

Il assume de sacrifier l’École avec des coupes budgétaires franches imposées à grand coup de 49 ter.  Il ne peut en aucun cas les justifier au regard de la baisse imperceptible de la démographie.

840 élèves en moins et le ministre Ndiaye supprime 481 emplois d’enseignants dans le second degré.

 

La suite ci-dessous.

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Salaires, retraites : tout est lié !

Une urgence pour FO : faire reculer Macron-Borne et
obtenir la satisfaction des revendications !

 

En raison d’une inflation qui se poursuit, le SMIC a été revalorisé de 1,81 % au 1er janvier 2023 et porté à 1 712,06 € mensuels bruts. Entre le 1er janvier 2022 et le 1er janvier 2023, le SMIC aura été revalorisé trois fois pour être augmenté de 7% en un an.

Les fonctionnaires, dont le point d’indice est quasi gelé depuis 2010, n’ont eu qu’une augmentation de 3,5% en juillet 2022, décidée unilatéralement par le gouvernement et son ministre de la Transformation et de la Fonction publiques.

En n’indexant pas les salaires sur l’inflation, en se contentant de relever l’indice minimum de traitement des fonctionnaires pour les seuls agents qui seraient passés sous le SMIC, le gouvernement laisse des millions de fonctionnaires subir l’inflation…

 

La suite ci-dessous.

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