Groupes de besoin Maths et Français : Attention !

 

Leur caractère facultatif ne règle pas tous les problèmes !

Aucune suppression de poste !
Restitution des moyens volés par la réforme Attal.
Abrogation du « choc des savoirs » !

 

Les DGH arrivent avec leur lot de suppressions de postes !

Le 15 janvier 2026, le Conseil Supérieur de l’Education a étudié un décret prévoyant que les groupes de besoin deviennent facultatifs.

Cela ne fait qu’entériner une situation qui existe déjà dans les établissements en Ille-et-Vilaine où certains collèges ont abandonné les groupes de besoin, certains n’en ont plus que sur un niveau… Même si cela va dans le bon sens, cela ne règlera pas tous les problèmes. Le décret a été rejeté par la majorité des membres du CSE (17 voix pour, 25 voix contre dont celle de la FNEC-FP-FO).

Pressions sur les personnels

Le décret prévoit :

« En classes de sixième et de cinquième, en vue notamment de prévenir la difficulté scolaire, un accompagnement pédagogique renforcé est mis en œuvre pour les enseignements de français et de mathématiques, adapté aux besoins des élèves. Il peut donner lieu à des organisations pédagogiques diversifiées, notamment, pour tout ou partie de l’horaire, à des groupes à effectifs réduits et/ou constitués en fonction des besoins des élèves identifiés par les professeurs. ».

Des pressions ont existé – ou existent encore – pour inciter les collègues à maintenir ces groupes. L’administration ou les inspecteurs peuvent organiser des réunions pour vanter les bienfaits des groupes et maintenir la pression sur les collègues. Mais devenus facultatifs, ces groupes ne peuvent plus être imposés.

 

 

L’arnaque continue !

Or, dans son budget, le 1er ministre Lecornu n’a pas annoncé l’annulation de la suppression des 4 000 postes dans le premier et le second degré. Les rectorats et DSDEN ont donc consigne de raboter cette année encore les DGH au nom du budget d’austérité.

Lors des CSA 35 de l’année passée, nous avions constaté que l’heure retirée à la technologie en 6e avait été injectée dans la « marge » et redistribuée à certains collèges mettant en place ces groupes de besoin. Qu’en sera-t-il cette année ? A l’heure de l’austérité, tout laisse à penser que les DSDEN vont récupérer cette heure. Il est clair que ce n’est pas en déclarant facultatifs les groupes de besoin en 6e et en 5e que le décret du ministre Geffray garantira l’octroi de moyens supplémentaires.

Bien au contraire ! Devenant facultatifs, les groupes de besoin n’ont plus de moyens dédiés.

 

Pour maintenir des groupes en sixième et en cinquième, il faudra décider quelles disciplines on dépouille de ses groupes, quelles options ou quelle discipline on supprime…

 

Au nom de l’autonomie, le ministre va semer la discorde et la division entre les équipes et les collègues. Diviser pour mieux régner !

C’est exactement le contraire de ce que va faire le syndicat : unir les personnels pour conserver les moyens et exiger la création des postes et des classes nécessaires qui manquent partout !

 

Territorialisation, contractualisation et pression

Concernant les moyens pour la rentrée 2026, le décret prévoit :

« des établissements peuvent se voir attribuer des moyens supplémentaires délégués par le recteur d’académie afin de pouvoir mettre en place des mesures spécifiques d’accompagnement des élèves ».

Va-t-on contractualiser les moyens selon la même logique que le plan d’accompagnement des 800 collèges en difficulté scolaire ? Une feuille de route ou un projet d’établissement permettraient-ils d’avoir des moyens en plus ?

 

C’est la mise en place d’une école à deux vitesses et d’encore plus de territorialisation et de pression sur les personnels qui devraient en faire beaucoup plus pour avoir éventuellement un peu plus ! C’est une attaque de plus contre notre statut !

Les personnels ne réclament pas de travailler plus avec moins de moyens ! Leurs revendications sont claires : ils veulent des améliorations de leurs conditions de travail, c’est-à-dire la baisse des effectifs par classe dans toutes les matières afin d’instruire les élèves dans de meilleures conditions, le respect de leur liberté pédagogique et des préconisations de la médecine de prévention, de plus en plus bafouées au nom de l’organisation du service.

 

Avec FO, revendiquons des moyens pour enseigner et une augmentation générale des salaires !

Les personnels de l’Education Nationale, comme tous les agents de la fonction publique, contribuent au fonctionnement des services publics. Pourtant, depuis plus de deux décennies, l’État maltraite ses agents et fait des économies sur leur dos.

Pour FO, il est urgent de faire d’autres choix !

Nous voulons la hausse des salaires par l’augmentation du point d’indice, la suppression du jour de carence et le maintien de 100 % de la rémunération en cas d’arrêt maladie.

Pour le SNFOLC 35, il faut défendre le statut des agents, donner des moyens humains au service public de l’Education et abroger toutes les réformes qui ont dégradé les conditions de travail et d’étude : réforme du lycée, du bac, Parcoursup, chocs des savoirs…

A l’heure où les DGH vont être distribuées et où les répartitions des moyens vont débuter, le SNFOLC appelle tous les collègues à :

● se réunir pour lister les besoins nécessaires, (enseignants, AESH, AED, PsyEN, CPE, AS, infirmiers …) dans les établissements pour enseigner dans de bonnes conditions, pour la réussite de tous les élèves, et discuter des moyens d’action pour les obtenir.

● rétablir tous les enseignements, groupes et option(s) qui ont disparu en collège, en commençant par l’enseignement de la technologie en sixième

● refuser la mise en place des groupes de besoins, exiger le rétablissement des heures qui ont été supprimées pour les mettre en place, exiger d’abonder les DHG pour permettre de réduire le nombre d’élèves par classe et dans toutes les disciplines.

● transmettre au SNFOLC 35 tous les problèmes pour que nous puissions agir auprès des chefs d’établissements, et de la hiérarchie, dans les instances où cela se décide.

 

Ne restez pas isolé-e. Adhérez !

Pour télécharger ce communiqué et le diffuser, c’est ici.

Lecornu impose par 49-3 son budget d’austérité

Le premier ministre Lecornu a décidé d’imposer par le 49-3 son budget d’austérité au terme de tractations politiciennes. C’est dans ce cadre qu’il a effectué ses dernières annonces présentées comme des concessions.

La prime d’activité, complément de ressources octroyé à ceux qui se trouvent en bas de l’échelle des revenus alors qu’ils occupent un poste, devrait augmenter de 50€ mais la baisse du budget du ministère du travail est maintenue, tout comme est maintenue la nouvelle année de blocage des salaires dans le privé comme dans le public avec le gel de la valeur du point d’indice.

Le maintien des bourses étudiantes et la généralisation du repas universitaire à 1 € sont présentés comme des avancées sociales. En réalité, cette mesure est une fausse concession elle coûte 100 millions d’euros, alors que le budget de la vie étudiante baisse de 200 millions d’euros. 

Une véritable politique sociale étudiante exige des moyens pérennes, des créations de postes et un financement à la hauteur des besoins.

 

Education nationale

Les 2 000 postes créés sont bien des postes d’AESH, personnels maintenus sous le seuil de pauvreté. Rappelons que les 2 000 postes prétendument créés par l’ex-premier ministre Bayrou s’étaient avérés être une mystification !

Jamais le manque d’AESH n’a été aussi important dans les écoles et les établissements, partout ça craque !

 

Les 4 000 suppressions de postes d’enseignants sont, elles bel et bien maintenues ! 

Quant au ministre Geffray, il continue son chantage en expliquant que faute de budget, les concours d’enseignement 2026 auxquels 88 000 étudiants sont inscrits, ne pourraient avoir lieu

Les dispositions inacceptables du budget Lecornu sont donc maintenues. Ce dernier s’est d’ailleurs empressé de rassurer les chefs d’entreprise dans un courrier qu’il leur a adressé.

 

Il est un ministère qui échappe à l’austérité, aux coupes budgétaires, c’est celui des armées. Le président Macron, qui lors de ses voeux aux armées appelle à un « sursaut militaire », rappelle que : « La loi de programmation militaire (…) prévoit pour la période 2026-2030 un effort supplémentaire de 36 milliards d’euros pour accélérer notre réarmement dont 3,5 milliards

« Concessions » ? « Avancées sociales » ?

Non ! Lecornu impose par 49-3 son budget d’austérité et de guerre d’euros dès 2026. » Tout cela, toujours selon le président Macron « pour être prêt pour un engagement majeur d’ici 3 ou 4 ans ».

La FNEC FP-FO n’est pas dupe des dernières annonces du premier ministre Lecornu : son budget, c’est toujours plus d’argent pour l’armée, des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et une offensive inédite contre la Sécu, contre l’Ecole publique, contre l’hôpital public, contre les droits et les garanties collectives des salariés.

 

La FNEC FP-FO ne l’accepte pas. Elle oppose toutes ses revendications au budget Lecornu. Elle invite les personnels à se réunir dans les écoles et les établissements pour discuter de cette situation et décider d’initiatives pour faire valoir leurs exigences en termes de postes, de salaires, de garanties collectives, de conditions de travail…

L’argent pour l’Ecole publique et ses personnels, pas pour préparer la guerre !

Avancement à la hors-classe : Campagne 2026

Dans ce dossier sur la hors-classe, vous trouverez des informations sur les conditions de promouvabilité, la procédure, les autorités compétente, le barème, le contingent, le reclassement, la carrière à la hors-classe, la rémunération.

Aller au contenu PDF

Le SNFOLC revendique :
– le respect du droit à carrière pour les fonctionnaires,
– l’abrogation de la loi dite de transformation de la fonction publique afin notamment de restituer aux commissions administratives paritaires leurs compétences en matière de promotions et de mutations,
– l’augmentation immédiate de 10% de la valeur du point d’indice et à terme de 32,7 % pour compenser les pertes de pouvoir d’achat accumulées depuis 2000,
– l’accès pour tous les agents à l’indice sommital de rémunération de leur corps avant leur départ à la retraite : hors échelle B3 pour les professeurs de chaires supérieures et agrégés, hors échelle A3 pour les professeurs certifiés, PEPS, PLP.

 

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Concours d’enseignement 2026 ?

Quid des 80 000 étudiants qui passent un concours ?

La réforme de la formation des enseignants et des concours d’enseignement a été menée à marche forcée par le ministère de l’Éducation nationale, contre l’avis de la FNEC FP-FO et de l’ensemble des organisations syndicales.

Cette réforme prévoit le maintien de concours d’enseignement en fin de master 2 mais aussi la mise en place de concours en fin de 3e année de licence (L3).

 

Sa mise en œuvre a engendré pour les collègues des Facultés disciplinaires comme des INSPÉ un énorme travail de dernière minute, avant la rentrée 2025, pour aménager des parcours de licence préparant aux concours de professeurs des écoles comme du second degré, concours prévus en mars et avril prochain. Les licences disciplinaires ont souvent été déstructurées par ces aménagements.

En dépit des incertitudes concernant le format et le contenu de ces concours « L3 » comme des parcours de licence y menant, qui n’ont été précisés que très tard, beaucoup d’étudiantes et d’étudiants se sont donc engagés, avec détermination et en redoublant de travail, dans la préparation de ces concours. Il y a plus de 80 000 inscrits à ces concours « L3 ».

Or le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, annonce que les postes promis pour les concours de fin de L3 ne seraient pas ouverts. Motif : la « loi spéciale » ne le permettrait pas !

 

Ce sont plus de 80 000 étudiants que le gouvernement jetterait dans une impasse ! Près de 8000 postes qui seraient aussi pulvérisés, venant s’ajouter aux 4000 suppressions déjà actées.

Pour la FNEC FP-FO :
– Les postes doivent être ouverts et pourvus !
– Les revendications doivent être entendues, à commencer par le retrait de la « masterisation », l’arrêt du saccage des licences disciplinaires et des allocations horaires spécifiques pour préparer les concours, le maintien de toutes les préparations aux concours de PE comme de CAPES, la garantie pour les recalés aux concours de pouvoir poursuivre dans un master disciplinaire.