Avancement à la classe exceptionnelle : campagne 2026

Dans ce dossier sur la classe exceptionnelle, vous trouverez les conditions de promouvabilité, les avis des évaluateurs primaires, les autorités arrêtant le tableau d’avancement, les règles de départage, le contingent, le recours, le reclassement, l’avancement à la classe exceptionnelle.

Aller au contenu PDF

Le SNFOLC revendique :

– le respect du droit à carrière pour les fonctionnaires,
– l’abrogation de la loi dite de transformation de la fonction publique afin notamment de restituer aux commissions administratives paritaires leurs compétences en matière de promotions et de mutations,
– l’augmentation immédiate de 10% de la valeur du point d’indice et à terme de 32,7 % pour compenser les pertes de pouvoir d’achat accumulées depuis 2000,
– l’accès pour tous les agents à l’indice sommital de rémunération de leur corps avant leur départ à la retraite : hors échelle B3 pour les professeurs de chaires supérieures et agrégés, hors échelle A3 pour les professeurs certifiés, PEPS, PLP.

 

Vous avez des questions? Contactez-nous !

L’Etat se désengage du CNED : vers une privatisation de sa mission de service public

Depuis plusieurs années, le CNED subit la politique d’austérité des gouvernements successifs.

La subvention pour charge de service public (SCSP) est en baisse  constante : fixée à 36 M€ au budget primitif 2024, le dernier Conseil d’administration du CNED a entériné la décision de l’amputer pour 2026. Réduit à 27 M€, il est 10 M€ au-dessous du minimum pour assurer  correctement la mission de service public de l’aveu même de la Directrice générale.

Comme si cela ne suffisait pas, les sénateurs ont adopté un amendement au projet de loi de finance privant le CNED de 15M€ supplémentaires, faisant fi des demandes du ministère de l’Éducation nationale (MEN) sont de plus en plus nombreuses et précipitées : choc des savoirs, remplacements de courte durée, de longue durée, projet résilience …

Le gouvernement Macron impose au CNED de financer la mission de service public en prélevant massivement dans son fonds de réserve. Ce sont donc les revenus du secteur concurrentiel du CNED qui sont amenés de plus en plus à financer la mission de service public, et cela ne suffira pas ! 

Cerise sur le gâteau, le Ministère a annoncé qu’il revenait sur son engagement à financer la participation de l’employeur à la Protection Sociale Complémentaire (PSC). Celle-ci devra donc être financée sur la masse salariale du CNED. 

 

Ce désengagement massif de l’État et la politique de rigueur voulue par une majorité de sénateurs obligent donc le CNED à abandonner sa mission de service public et de promotion sociale pour les adultes, qu’ils louent par ailleurs au cours de leurs débats. Quelle hypocrisie !

Ce n’est rien d’autre, au mieux, qu’une privatisation forcée dont les conséquences sont désastreuses pour les usagers du CNED et pour les personnels. L’avenir même de l’établissement est menacé à court terme.

Nous ne pouvons pas nous résigner à la destruction du CNED et de ses missions de service public, ni nous résoudre à sa privatisation.

 

Les élus de la FNEC-FP FO au CNED dénoncent cette situation inacceptable et ont voté contre le budget rectificatif proposé au dernier CA. Les élus de FNEC-FP FO au CNED se battent et continueront de le faire dans toutes les instances pour défendre le CNED, opérateur public de l’Etat, ainsi que les droits, les intérêts et les conditions de travail de tous les personnels qui y travaillent. Ils revendiquent les moyens humains et financiers pour permettre au CNED d’assurer sa mission de service public de l’instruction gratuite et sa mission de promotion sociale pour les adultes.

L’ « accompagnement renforcé » du ministre Geffray : 800 collèges repris en mains et mis sous tutelle

Pas de révision de la carte de l’éducation prioritaire

Le ministre Geffray déclare qu’il n’y aura pas de mise à jour de la carte de l’éducation prioritaire cette année en raison des élections municipales, ni l’année prochaine compte tenu des élections présidentielles !

Par contre, il a décidé de mettre en place des plans d’action locaux dans 15% des collèges, soit 800 collèges qui concentrent une part importante d’élèves dont les résultats sont inférieurs à 8 sur 20 en français et en mathématiques aux épreuves ponctuelles du DNB.

70 % de ces établissements sont en Education Prioritaire, 30 % hors Education Prioritaire.

 

Le ministre a publié une « instruction » au BO du 18 décembre 2025 :  « Instruction du 17-12-2025, Agir collectivement pour la réussite de tous les élèves : accompagner les collèges les plus exposés à la difficulté scolaire ».

Accompagnement ou mise sous tutelle?

Si la liste des établissements retenus n’est pas publiée, l’Instruction du 17 décembre donne le contenu de cet accompagnement renforcé.

En vue de la rentrée 2026, les chefs d’établissement des collèges concernés, avec les équipes pédagogiques, et sous le contrôle des rectorats et d’une « équipe ressource académique » (inspecteurs, formateurs…), sont chargés d’élaborer des plans pluriannuels sur la base d’une feuille de route qui précise les objectifs fixés à trois ans.

 

A partir d’un « diagnostic objectivé par des indicateurs », il faudrait trouver des « leviers pédagogiques », identifier les « besoins spécifiques de l’établissement » pour la formation et l’’accompagnement disciplinaire des enseignants, améliorer les pratiques.

On retrouve ici la logique des évaluations d’établissements rejetées par les personnels, de l’accompagnement renforcé issu de l’évaluation-PPCR que FO a toujours combattue.

La liste des « leviers pédagogiques » en matière d’organisation pédagogique reprend pour sa part les recettes du choc des savoirs (par exemple un « plan de renforcement sur un nombre limité de séances autour d’une compétence ciblée avec un nombre restreint d’élèves » etc.)

En matière de climat scolaire et de santé, il ne s’agit bien évidemment pas de renforcer les vies scolaires, services sociaux et de santé. Si les fonds sociaux pourront éventuellement être renforcés, pour le reste il s’agira d’un « appui éducatif » par des « personnels académiques qualifiés ».

Les chefs d’établissement sont également enjoints à se rapprocher des collectivités territoriales pour « la bonne articulation des différents temps des jeunes, scolaires, périscolaires et extrascolaires ».

Tout cela bien entendu pour « permettre l’élévation générale du niveau de tous les élèves », et bien entendu sans moyens supplémentaires, alors que les classes sont surchargées, que les élèves à besoin particuliers ne sont pas pris en charge, que les personnels manquent partout !

Vous êtes suivis !

Au lieu de répondre aux revendications telles que la création des postes nécessaires, la baisse des effectifs, la défense de l’enseignement spécialisé, l’abrogation des contre-réformes, l’augmentation des salaires… le ministre institue une logique de mise au pas où des personnels, déjà confrontés à des difficultés d’exercice, seront « coachés » voire jugés. C’est une provocation !

Le suivi des actions engagées sera assuré par le chef d’établissement, en lien avec l’inspecteur référent ou un membre de l’équipe ressource, le conseil pédagogiques, le recteur, le conseil académique des savoirs fondamentaux, les IA-Dasen, et jusqu’à la DGESCO et une mission d’inspection générale !

 

Reprendre en main les personnels qui dysfonctionneraient puisque les résultats de leurs élèves ne sont pas assez bons, sans aucun moyen supplémentaire, voilà en quoi consiste l’instruction du nouveau ministre.

Que le ministre ne compte pas sur FO pour participer à son « alliance pédagogique » pour mettre au pas les personnels !

 

Le SNFOLC dénonce ce nouveau management ministériel et se tiendra au côté des personnels qui refusent d’être pointés du doigt comme responsables des difficultés scolaires de leurs élèves.

Le SNFOLC exige d’abandonner cette logique de mise au pas, de laisser les personnels travailler et de répondre à leurs revendications :

– Annulation du budget d’austérité, des suppressions de postes et créations de postes nécessaires dans les écoles, collèges, lycées, établissements sociaux et médico-sociaux et services

– Un statut de fonctionnaire avec un temps plein de 24h pour les AESH, abandon des PIAL et des PAS

– Augmentation des salaires de 10 % tout de suite et rattrapage du pourvoir d’achat perdu depuis 2000 (32,7%)

– Abrogation de la réforme Macron-Borne des retraites 

– Abrogation des contre-réformes qui remettent en cause les statuts et missions des personnels, et le droit égal d’accès à l’instruction des élèves : réforme Blanquer du lycée et du baccalauréat, Parcoursup, acte 2 de l’école inclusive, « choc des savoirs » …