SNU enterré… Mais création d’un service militaire « volontaire » destiné à la jeunesse
Par un communiqué de presse publié le 19 septembre, les services du premier ministre Lecornu ont annoncé l’extinction du Service National Universel à partir de janvier 2026.
Cette décision s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental « État efficace », visant à rationaliser les dépenses publiques.
Inscrit au programme d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle de 2017, le Service National Universel était officialisé par un décret du 29 juillet 2020. Le président souhaitait sa généralisation. Dans un contexte de développement des conflits et d’explosion des budgets militaires, le SNU avait vocation à être l’antichambre du recrutement à l’armée.
L’extinction du SNU est un revers important pour le président Macron et une victoire pour toutes celles et ceux qui considèrent que la place des jeunes est à l’Ecole, pour accéder à l’instruction et à des qualifications, et non dans des lieux d’embrigadement pour se préparer à la guerre.
Qu’on ne s’y trompe pas cependant : le gouvernement n’a pas abandonné toute volonté d’embrigadement, puisqu’il s’agit de le remplacer par un service militaire « volontaire » s’adressant aux jeunes adultes, afin de recruter 80 000 réservistes.
Les jeunes qui sont les premières victimes des contre-réformes qui détruisent l’Ecole publique (Bac Blanquer, réforme Grandjean de la voie pro, Parcoursup, MonMaster…) seront les premiers à être enrôlés « volontairement » pour les guerres du président Macron.
Par ailleurs, tous les dispositifs d’embrigadement des jeunes scolarisés ne disparaissent pas (« classes de défense et de sécurité globale », « classes engagées »…).
Le SNU est enterré. C’est une victoire !
Maintenant, il faut en finir aussi avec tous les dispositifs de militarisation et d’embrigadement de la jeunesse !
De l’argent pour l’Ecole, pas pour préparer les jeunes à la guerre !
En grève à partir du jeudi 2 octobre !
Les puissantes mobilisations des 10 et 18 septembre ont exprimé la colère et la détermination de centaines de milliers de travailleurs et de jeunes qui veulent en finir avec les politiques d’austérité et de marche à la guerre du président Macron.
Cette colère continue de s’exprimer dans les réunions syndicales qui se réunissent partout dans le pays.
Tout en reconnaissant qu’il était le premier ministre le plus faible de l’histoire de la Vème République, Sébastien Lecornu a dit aux confédérations qu’il ne pouvait répondre à aucune revendication. Il a seulement renoncé à la suppression des deux jours fériés. Il maintient donc les autres dispositions du budget Bayrou dans le cadre des orientations du président Macron.
Il refuse de répondre aux revendications d’abrogation de la réforme des retraites, d’augmentation de la valeur du point d’indice, de créations de postes…
Pour la FNEC FP-FO, ce n’est pas par une nouvelle journée d’action de 24 heures que nous pourrons obtenir satisfaction. Le premier ministre ne nous laisse pas d’autre choix que de monter d’un cran.
C’est pourquoi, la FNEC FP-FO fait sienne la résolution du comité confédéral national FO, réuni le 25 septembre :
« Pour gagner sur les revendications, à commencer par l’abrogation de la réforme des retraites et l’abandon de tout budget d’austérité, le CCN appelle toutes les structures à réunir les salariés pour discuter et décider la grève et sa reconduction, à partir du 2 octobre, dans l’action commune partout où c’est possible. »
La FNEC FP-FO appelle les personnels à se réunir dans leurs écoles, dans leurs établissements, dans leurs services pour décider la grève et rejoindre toutes les initiatives qui seront prises pour bloquer le pays…
Elle s’est adressée aux autres fédérations de l’Education nationale pour leur proposer d’appeler les personnels à la grève à partir du 2 octobre, et d’organiser les assemblées générales pour décider sa reconduction.
Toutes et tous en grève à partir du 2 octobre !
– Retrait total du budget Bayrou ! L’argent pour l’Ecole publique pas pour la guerre !
– Abrogation de la réforme des retraites !
– Augmentation d’au moins 10% de la valeur du point d’indice !
– Arrêt des suppressions de postes ! Créations de postes à hauteur des besoins !
– Un statut et un vrai salaire pour les AESH et les AED !
– Abrogation des contre-réformes qui détruisent l’Ecole publique !
30.09.25 : licenciements d’AESH à la pelle en plein pénurie de Personnels !
C’est une situation pour le moins paradoxale.
Alors qu’environ 150 postes d’AESH budgétés par le rectorat restent vacants en cette rentrée dans notre département, alors que plus de 1 000 personnels AESH manquent pour couvrir tous les besoins des élèves, une commission se tiendra à Rennes mardi 30 septembre 2025 pour valider le licenciement d’une vingtaine d’AESH.
Pourquoi une telle vague de licenciements ?
Ces personnels AESH seront licenciées le 30 septembre pour avoir refusé de signer un avenant à leur contrat.
L’avenant en question concerne l’extension des PIAL, nouvelle dégradation des conditions de travail des AESH, puisqu’il agrandit la zone d’exercice des personnels, qui deviennent toujours plus flexibles, et précaires. Si l’employeur dit s’engager à ne pas dépasser une zone d’intervention de 20 kms autour du domicile (règle orale dite de « courtoisie » qui n’existe pas dans les textes et que l’administration ne respecte pas nécessairement), cette réforme des PIAL en Ille-et-Vilaine conduit à une mutualisation plus importante des AESH. C’est d’ailleurs l’objectif affiché du DASEN : qu’une AESH accompagne en moyenne 6 à 7 élèves par semaine.

Force ouvrière s’insurge.
La politique de l’école inclusive a bon dos. Sous couvert de socialisation en prétendant inclure les élèves en situation de handicap dans le milieu scolaire dit « ordinaire », le ministère durcit ses coupes budgétaires : élèves privés de leurs droits à une scolarité adaptée à leur handicap, personnels AESH maintenus dans la précarité (bas salaires, temps de travail incomplet imposé, violences subies au travail…), établissements spécialisés vidés de ses personnels et menacés de fermeture…
Mardi 30 septembre 2025 : grève et rassemblement
Le SNUDI-FO 35 et le SNFOLC 35 appellent tous les personnels (AESH, professeurs, AED, infirmières scolaires, Psy EN…) à la grève et la mobilisation compte tenu de la situation intenable autour de l’école inclusive. L’inclusion est l’affaire de toutes et tous. Les élèves ont des droits. Les personnels aussi.
Un rassemblement est organisé devant le rectorat (rue d’Antrain) à Rennes le mardi 30 septembre à partir de 12h30, heure de fin de la commission qui validera le licenciement des personnels AESH.
Soyons là pour défendre les droits des personnels.
AVEC FORCE OUVRIÈRE
- Pour un statut de fonctionnaire avec un salaire à temps plein pour 24h d’accompagnement
- Pour l’abandon des PIAL et des PAS
- Pour le recrutement d’AESH à hauteur des besoins
- Pour l’ouverture de places en établissement médico-social à hauteur des besoins
- Pour l’application du droit à deux journées de fractionnement
- Pour une prime REP complète pour tous les personnels (AESH,AED…) avec effet rétroactif

Pour télécharger et diffuser notre tract d ‘appel : c’est ici.
Caisse de grève du SNFOLC 35
L’Histoire l’a montré : les combats ne se remportent pas en une seule journée de mobilisation.
Seule la grève dans sa reconduction nous a permis de conquérir nos acquis sociaux (les congés payés, la création de la sécurité sociale…).
Conscients que les journées saute-mouton ne nous permettront jamais d’obtenir la satisfaction de nos revendications, le SNFOLC 35, avec son UD, dispose d’une caisse de grève.
Syndiqué.e.s FO grévistes, contactez-nous pour vous faire aider.

Car notre arme, c’est la grève !


