Motion en défense des AESH, contre les PIALs : à envoyer au Recteur pour se faire entendre !

Dans le cadre de la mobilisation des personnels AESH initiée en mars 2021, le SNFOLC 35 met à disposition de tous les personnels une motion qui porte sur les conditions de travail des AESH et la généralisation des PIALs.

Cette motion a vocation à être discutée entre collègues lors des heures d’information syndicale. Il est tout à fait possible de la modifier, la raccourcir, la rallonger, selon les demandes des personnels.

 

Une fois cette motion votée par les personnels présents lors de l’heure d’information syndicale, elle doit être envoyée au Recteur de l’académie sous couvert du chef d’établissement. N’oubliez pas de nous la transmettre en doublon.

Important : Cette motion s’achève par un appel à la grève du 3 juin.

Si vous ne savez pas comment déposer une heure d’information syndicale (HIS), ou bien si vous préférez être accompagné(e) / épaulé(e) par un représentant syndical FO pour mener cette HIS, n’hésitez pas à nous contacter. Nous vous aiderons au mieux!

 

La motion est à télécharger ici.

Des milliers d’AESH avec les enseignants et les parents pour exiger la satisfaction des revendications

Malgré les restrictions de nos libertés, plus de 1000 à Paris, 500 à Tours, 250 à Lyon, 100 à Toulouse, 70 à Avignon, 60 à Pau, 50 à Beauvais, 40 à Bourg-en-Bresse, 50 à Saint-Etienne, 50 à Mont-de-Marsan, 50 à Laval, 40 à Nantes… Malgré le confinement et les restrictions, les AESH, les enseignants, les parents d’élèves, ont scandé, dans la rue, leurs revendications.

 

Abandon des PIAL, des recrutements massifs, un vrai statut, un vrai salaire !

Devant le ministère, une AESH a pris la parole pour interpeller le ministre. Elle exerce en ULIS et prend en charge la classe de 12 élèves toute seule depuis la rentrée parce qu’aucun enseignant n’a été nommé. Pour 700€ par mois !

« Honte à vous M. le Ministre, on n’en peut plus, on a des loyers à payer et vous êtes tranquille sur votre fauteuil. Les moyens, ils existent, on n’est pas dans un pays sous développé. On veut un vrai statut, un vrai salaire, une vraie formation ».

Devant la DSDEN de l’Ain, une AESH a exprimé la colère de tous ses collègues :

« Aujourd’hui la majorité de nous fait 26H sur le terrain, mais qu’en est-il de nos heures de concertations, de préparation de travail ? Elles dépassent largement les 125 heures annexes. Ce travail, nous l’effectuons avec notre propre matériel faute de budget à nous consacrer dans les établissements. Pourquoi n’aurions-nous pas droit à la prime informatique de 150 euros allouée aux enseignants ? Un vrai statut nous permettrait également d’obtenir la prime REP et REP+ car nous aussi nous intervenons dans les zones d’éducation prioritaires, rencontrant les mêmes difficultés que les enseignants.
Nous demandons un VRAI SALAIRE décent, un temps plein pour 24h00, qui nous permettrait de vivre sans être obligé d’avoir un deuxième travail. Les soignants ont obtenu 183 euros d’augmentation pourquoi pas nous ? »

Une AESH, devant le Rectorat de Clermont :

« La mise en place des PIAL et de la mutualisation à tout va ne fait que précariser encore plus notre place ! L’administration nous dit que c’est mieux pour l’élève, ça le pousse vers l’autonomie : On se moque de nous ! »

Oui, la situation est insupportable pour les personnels, elle est insupportable aussi pour les élèves :

– L’enseignement spécialisé est démantelé depuis des années

– Les élèves notifiés voient leur nombre d’heures d’accompagnement dégringoler, leur AESH s’en aller du jour au lendemain.

 

Ça s’apparente ni plus ni moins à de la maltraitance.

Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement de fond

Un mouvement de fond qui a amené les personnels à faire grève et manifester avec les parents d’élèves chaque semaine depuis le 26 janvier pour exiger des postes, des remplaçants, pour protester contre les fermetures de classes et exiger les ouvertures nécessaires.

Le Ministre et ses représentants ne pourront profiter longtemps de l’état d’urgence sanitaire pour tourner le dos revendications qui seules peuvent répondre à la bonne marche du service public.

 

Avec la CGT-FO, la FNEC FP-FO exige « du gouvernement pour tous les services publics l’arrêt des suppressions de postes et de moyens et la création des postes et moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, dans les hôpitaux, les écoles ».

La FNEC FP-FO invite les personnels à se réunir dès la rentrée

Le ministère a reçu une délégation en audience. Aucune réponse n’a été apportée, sinon la vague perspective d’une revalorisation en 2022 dans le cadre du Grenelle.

Les manifestants ont exprimé leur colère et leur détermination à poursuivre le combat.

FO invite les personnels à se réunir dès la rentrée, et à prendre contact avec les parents d’élèves, pour discuter des suites et des moyens de gagner sur les revendications. Nous renouvellerons notre préavis de grève en tant que de besoin. Une intersyndicale est en cours.

Cahier de revendications des AESH

AESH
Cahier de revendications
Assemblée Générale du 16 mars 2021
Maison de quartier de Villejean à Rennes

 

Les personnels AESH réunis lors du stage de formation syndicale organisé par le SNFOLC 35 et le SNUDI FO 35 le mardi 16 mars 2021 dans la Maison de quartier de Villejean à Rennes, ont pris position lors de l’Assemblée Générale qui a clôturé la journée.

 

Ce cahier de revendications a été envoyé au recteur de l’académie le 29 mars 2021 par les syndicats SNFOLC 35 et SNUDI FO 35.

 

NON aux PIALs !

L’AG dénonce la mise en œuvre des PIALs inclus dans la loi Blanquer, dite « école de la confiance », qui vise à mutualiser les AESH pour en réduire le nombre et donc le coût. Cette loi confirme la volonté du Ministre de maintenir ces personnes en situation de précarité. Elle exige l’abandon des PIALs.

L’AG revendique le respect des notifications de la MDPH : pas de remplacements improvisés à la dernière minute lorsqu’un(e) collègue est absent(e), pas de prises en charge d’élèves non « attribués » par la MDPH, pas de notifications produites par le PIAL.

 

Statut, contrat, déroulement de carrière

L’AG revendique la fin des CDD renouvelables et exige un accès immédiat au CDI.

L’AG revendique la création d’un nouveau corps de fonctionnaires d’Etat pour les AESH qui le souhaitent.

L’AG revendique la possibilité pour tous les personnels de travailler à temps complet et une véritable prise en compte du travail invisible (participation aux réunions dont les ESS, concertation avec les équipes pédagogiques et éducatives, gestion du matériel, encadrement des sorties, temps de déplacements entre les établissements…). Les AESH doivent être intégrés et considérés dans les équipes enseignantes comme des collègues de travail à part entière.

L’AG revendique également que cesse la superposition des contrats : contrat avec l’Education nationale en journée, contrat avec les mairies sur les temps périscolaires. Les contrats passés avec les mairies sont encore plus précaires (respect des droits, rémunération…). L’AG demande un contrat unique par agent, contrat qui doit prendre en compte le temps de travail réel des AESH tout au long de la journée.

L’AG demande que la Commission Consultative Paritaire (CCP) puisse exercer ses prérogatives en matière d’affectation par la mise en place de commissions départementales pouvant étudier les vœux formules par l’ensemble des AESH sur la base de la publication de l’ensemble des postes et d’un barème. Elle demande également que la CCP exerce ses prérogatives quant aux entretiens professionnels et à leur éventuelle contestation par les agents.

L’AG revendique une meilleure prise en compte des vœux des AESH dans leur affectation afin de rapprocher les agents des lieux de résidence.

L’AG exige le respect des obligations personnelles des AESH dans l’élaboration de leur emploi du temps, qui doit être pérenne, et ne pas être modifié sans leur accord.

L’AG s’étonne du fait que des AESH du département d’Ille-et-Vilaine soient encore employés par le lycée Pierre Mendès-France. Elle demande que tous les AESH dépendent directement du rectorat de Rennes.

L’AG revendique un déroulement de carrière juste, régulier et équitable, non tributaire d’entretiens professionnels opaques.

 

Recrutement

L’AG revendique le réemploi de tous les personnels en CDD et exigent qu’ils en soient informés avant la fin de l’année scolaire.

L’AG exige le recrutement immédiat et massif d’AESH à hauteur des besoins dans le département. Pour permettre le financement de ces nouveaux emplois, nous réclamons le retour des 240 millions rendus par le Ministre à Bercy il y a peu.

L’AG revendique la création d’une brigade de remplacement AESH à l’image des professeurs des écoles remplaçants.

 

Formation

L’AG revendique la mise en place de formations initiales et qualifiantes, permettant la prise en charge spécifique des situations de handicap rencontrées dans les classes.

 

Rémunérations

L’AG se félicite de la victoire syndicale que représente le reversement aux personnels renouvelés de l’indemnité compensatrice de hausse de CSG. Elle constate cependant que tous ne l’ont pas perçue. Elle demande donc que la procédure de remboursement soit accélérée. Elle demande enfin que l’indemnité soit versée à tous les nouveaux embauchés depuis le 1er janvier 2018.

L’AG revendique une revalorisation salariale immédiate, notamment par l’augmentation de la valeur du point d’indice et une progression plus rapide dans les échelons.

L’AG revendique le versement des primes REP et REP + pour les AESH travaillant dans les établissements concernés.

L’AG revendique la prise en compte des temps de déplacement des AESH entre les établissements scolaires, et la rémunération de tous les frais de déplacements entre ces établissements, qu’ils soient ou non dans la même résidence administrative ou pas.

 

Respect des missions liées à l’inclusion

L’AG demande l’abondement des heures notifiées aux élèves en situation de handicap : ils ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel des coupes budgétaires.

L’AG revendique l’abandon de l’accompagnement mutualisé.

L’AG revendique le maintien de toutes les structures spécialisées (ITEP, IME…) : l’inclusion systématique provoque des situations de souffrance pour les élèves, les familles et les personnels.

 

Santé et sécurité au travail

L’AG dénonce le retard qui a été pris dernièrement dans plusieurs établissements scolaires du 35 concernant le réapprovisionnement des masques, distribués au compte goutte. Les AESH, bien souvent servis les derniers, ont dû pallier les manques de l’employeur et se fournir eux-mêmes en masques jetables. C’est inacceptable.

L’AG revendique la gratuité des tests salivaires.

L’AG exige le respect des préconisations médicales, notamment en matière d’affectation des personnels.

 

Pour toutes ces raisons, les AESH ayant participé à l’AG du 16 mars 2021 à la Maison de quartier de Villejean à Rennes, soutenus par les syndicats SNFOLC 35 et SNUDI FO 35, participeront à la grève le 8 avril 2021, dans le cadre de la mobilisation nationale intersyndicale.
Ils sont déterminés et poursuivront la bataille jusqu’à obtention de leurs revendications.

 

 

 

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AED et AESH encore et toujours en première ligne !

Les AED se voient imposer d’être présents dans les établissements alors que les cours n’y seront plus assurés. Encore une fois envoyés en première ligne, comme depuis le début de la crise sanitaire, ils n’ont pourtant obtenu aucune réponse à leurs revendications portées depuis plusieurs mois par leurs mobilisations.

Les obligations des AED sont encore une fois renvoyées au local. Aucune règle établie nationalement, les chefs d’établissement doivent fixer, seuls, les missions et les emplois du temps « en fonction des besoins » pour les semaines à venir. 

 

Les AED se retrouvent obligés de se rendre dans leur établissement pour accomplir toutes sortes de tâches :
– aider les enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise à faire leurs devoirs
– faire du classement et autres tâches administratives
– contacter les familles…

Le temps de présence dépend du bon vouloir du chef d’établissement et parfois des négociations. Le SNFOLC est présent à côté des AED pour faire valoir leurs revendications.

Dans certains établissements seuls les AED qui doivent garder leurs enfants peuvent rester chez eux, mais là encore aucune règle pour protéger les personnels : un chef d’établissement a demandé à une AED de venir travailler avec son enfant de huit ans !

Pour les AESH, la situation est tout aussi disparate et inacceptable. Avec des pressions pour exiger leur présence dans l’établissement alors même que les élèves dont ils s’occupent sont à la maison. Pire, il a même pu être demandé à des AESH de se rendre dans des établissements en dehors de leur PIAL.

 

Laisser cette organisation au local, c’est livrer les personnels les plus précaires à la menace du non renouvellement de contrat. Le SNFOLC ne laissera pas faire. Tout comme les autres personnels, les AED et les AESH ne doivent venir que sur la base du volontariat.

Les AED sont mobilisés depuis des mois pour exiger un vrai statut, des augmentations de salaires, le versement des primes REP et REP+.

Les AESH exigent l’abandon des PIAL, un vrai salaire et un vrai statut et le recrutement immédiat d’AESH à hauteur des besoins.

La seule réponse à leurs revendications c’est de leur en demander encore plus !

 

Le SNFOLC 35 soutient les AED et les AESH et exige avec eux la satisfaction de leurs revendications. Fermeture ou non des établissements scolaires, les revendications demeurent et doivent être entendues. La lutte continue !