Les revendications demeurent : abrogation !

Appel de Commission Exécutive Nationale du SNFOLC réunie les 12 et 13 juin 2024

LE « CHOC DES SAVOIRS » DOIT ÊTRE ABROGÉ !
LES REVENDICATIONS DOIVENT ÊTRE SATISFAITES !

Appel à la grève nationale jusqu’au retrait,  y compris pendant la période des examens notamment pendant le DNB !

 

La Commission Exécutive Nationale du SNFOLC s’est réunie les 12 et 13 juin, alors que le président de la République a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale en réaction aux résultats des élections européennes qui ont eu lieu le 9 juin. (…)

 

La Commission Exécutive Nationale du SNFOLC considère que les élections du 9 juin ne font que confirmer que Macron et son gouvernement n’ont aucune légitimité à poursuivre la mise en œuvre de leur programme de guerre économique et sociale contre les droits et garanties collectives conquis par les
travailleurs, afin d’imposer à tous la baisse du « coût du travail », et qu’ils accentuent depuis 2022 au nom de l’économie de guerre. (…)

 

À l’Éducation nationale, la colère qui, depuis le mois de janvier, mobilise les personnels et les parents d’élèves contre le « choc des savoirs » et les suppressions d’heures et de postes créant des conditions chaotiques
pour la rentrée 2024, est intacte. […]

Cependant, malgré le rejet très largement majoritaire du « choc des savoirs », malgré plusieurs mois de mobilisations de toutes sortes, malgré sa perte de légitimité et son isolement, le gouvernement maintient sa réforme.

 

C’est inacceptable.

C’est scandaleux de constater que le ministère continue de mettre en place cette réforme dans les collèges alors même que l’Assemblée Nationale
est dissoute. C’est un déni de démocratie sociale ! Le ministère doit immédiatement retirer sa réforme, il doit abroger les décrets et arrêtés du 15 mars.

Avec sa fédération (FNEC FP-FO), le SNFOLC, pour sa part, a toujours considéré que « le moyen le plus efficace face à ce gouvernement pour obtenir satisfaction reste la grève et sa généralisation. ». […]

 

La Commission Exécutive Nationale donne mandat au Secrétariat National pour s’adresser à nouveau aux syndicats nationaux pour exiger ensemble, au lendemain du 9 juin et de l’annonce de la dissolution de l’assemblée nationale, l’abrogation des décrets et arrêtés du 15 mars sur le « choc des savoirs », en ne s’interdisant rien pour mobiliser si le ministère ne cède pas, y compris par un appel à la grève nationale jusqu’au retrait, et y compris pendant la période des examens notamment pendant le DNB, comme cela est mis en discussion dans certains départements.

 

Elle invite les syndicats départementaux à faire connaître largement la proposition d’action commune faite par FO à l’intersyndicale nationale.

texte complet ci-dessous :

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FO s’est toujours battue contre le fascisme, le racisme, la xénophobie.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’extrême droite a fracassé la porte de nos locaux de l’UD FO 35 il y a quelques mois.

 

Pour nous, « Français, immigrés, mêmes patrons, mêmes combats ». Ce sont bien les politiques austères et destructrices de Macron qui ont conduit le pays là où il est.

Lors des prochaines élections législatives, le SNFOLC 35 ne donnera aucune consigne de vote et restera sur le terrain syndical pour porter ses revendications et défendre en toute indépendance les intérêts des personnels.

 

Nous sommes une organisation syndicale et non un parti politique. Nous restons libres et indépendants de toute influence politique, comme le proclame la Charte d’Amiens de 1906.

6 000 personnes dans les rues de Rennes pour dire non à l’extrême droite

Nous étions 6 000 mardi 11 juin à Rennes pour dire que l’extrême droite est une impasse pour les travailleuses et les travailleurs.

 

Et comme nous n’avons de cesse de le dire à FO :

« Français, immigrés, mêmes patrons, mêmes combats! »

Nous continuerons de faire entendre les revendications, période électorale ou pas, et nous continuerons de nous battre contre les idées nauséabondes et xénophobes.

 

Comme l’a dit l’intersyndicale 35 :

« la montée de l’extrême droite est la conséquence directe des politiques anti-sociales menées ces dernières années par les gouvernements successifs, gouvernements qui ont méprisé les luttes sociales et validé des thèses racistes et xénophobes par la mise en place de la loi Asile et Immigration. »

Et n’oublions pas que plusieurs des mesures qui figurent dans le « choc des savoirs » font curieusement écho à des propositions de l’extrême droite :

– « mettre un terme au collège unique en instituant des classes de niveau » (programme de Reconquête aux élections présidentielles de 2022) : cf la mise en place des groupes de niveau dans le « choc des savoirs »

– « le DNB deviendra un examen d’orientation post-3ème » pour « orienter les élèves soit vers l’enseignement général, vers l’enseignement professionnel ou vers l’enseignement des métiers par l’apprentissage » (programme du Rassemblement national) : cf la création de la classe prépa-seconde, mesure phare qui accompagne le « choc des savoirs »

– « la revalorisation du mérite dans le déroulement des carrières » (programme du Rassemblement national) : cf la conférence de presse d’Emmanuel Macron du 16 janvier 2024 sur le salaire au mérite

A Force ouvrière, nous refusons ces mesures, comme nous refusons l’extrême droite.

Et bien sûr, nous continuerons de manifester et de faire entendre nos revendications !

 

Appel intersyndical 35 au rassemblement du mardi 11 juin 2024 :

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Le mépris en politique prépare le fascisme

Communiqué de l’UD FO 35 avec le SNFOLC 35, c’est ici.

 

JEUDI 27 JUIN : RASSEMBLEMENT à 12h

rdv ESPLANADE DE GAULLE à RENNES

 

 

Préambule des statuts de la confédération Force Ouvrière :

« Les Syndicats Force Ouvrière affirment que le mouvement syndical des travailleurs ne peut s’isoler dans la nation. Considérant que le syndicalisme ne saurait être indifférent à la forme de l’État parce qu’il ne pourrait exister en dehors d’un régime démocratique, les Syndicats Force Ouvrière reconnaissent au mouvement syndical le droit, lequel peut devenir un devoir, de réaliser des rapprochements ou des collaborations en vue d’une action déterminée lorsque la situation l’exige expressément. »

Communiqué intersyndical contre la répression des lycéennes et lycéens

HALTE À LA RÉPRESSION CONTRE LES LYCÉENS !

Soutien total aux jeunes mobilisés pour le cessez-le-feu en Palestine !
Défense des libertés syndicales et démocratiques !

Nos organisations CGT Éduc’action, FNEC-FP FO, FSU, Sud Éducation, ont été informées de l’arrestation et de la mise en garde à vue, jeudi 6 juin, de 48 élèves des lycées Hélène Boucher, Voltaire, Victor Hugo, Bergson, Ravel qui occupaient le lycée Hélène Boucher pour protester contre les massacres en cours à Gaza.

 

Après les arrestations de lycéens de Claude Monet à Paris 13ème, puis du lycée Maurice Genevoix à Montrouge, une fois de plus, la répression s’abat sur des jeunes qui se mobilisent pour la paix.

 

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Quelle mobilisation pour le mois de juin ?

La mobilisation contre le choc des savoirs se poursuit tant bien que mal en Ille-et-Vilaine.

Avec dernièrement :

– mercredi 5 juin : opération « collège vide » réussie au collège public de Vern-sur-Seiche à l’initiative de la FCPE 35 et des personnels mobilisés

– jeudi 6 juin : réunion publique et occupation nocturne du collège Pierre de Dreux à St-Aubin-du-Cormier (une action très suivie qui a réuni une soixantaine de personnes – bravo aux camarades !!!)

Pour avoir toutes les infos sur cette action : c’est ici!

– lundi 10 juin : AG des personnels programmée à 18h

– mercredi 12 juin : opération « collège vide » programmée au collège Pierre de Dreux (suite de l’occupation)

Mais ensuite ?

Actuellement les personnels se bagarrent établissement par établissement pour refuser les DGH, ou construire des DGH alternatives (dont nous n’avons aucune certitude qu’elles passent… Plusieurs collèges du 35 sont engagés dans cette bataille interne. Nous nous tenons informés.)

Les personnels refusent également de participer aux réunions internes aux établissements pour réfléchir et organiser la mise en place des groupes.

Et ils ont raison !

Mais… de fait… Les personnels se retrouvent seuls face à leur hiérarchie à se battre contre la mise en place de la réforme, pour un résultat inquiétant : l’autonomie accrue des collèges, avec, dans certains établissements, des groupes de niveau qui suivent à la lettre l’arrêté, ailleurs des groupes de niveau qui se transforment en classe de niveau par manque d’heures, encore ailleurs des groupes de niveau qui ne le sont pas (en mode « on avance masqué en faisant des groupes hétérogènes sans le dire aux IPR et rectorat »…)

Ceci n’est pas satisfaisant ! On ne peut pas laisser passer cette réforme ! Plus que jamais il faut donner des perspectives aux personnels pour leur permettre de construire un véritable rapport de force.

 

Les organisations syndicales nationales doivent se coordonner et appeler à un mouvement dur, construit dans la durée, jusqu’aux examens !

Ou alors annoncer dès à présent le boycott de la rentrée de septembre 2024 ?