Rapport de l’Inspection générale sur la classe de 2nde

L’Inspection Générale a remis un rapport sur la classe de seconde qui ne dissimule en rien la situation alarmante qui prévaut actuellement :

« depuis la mise en place des tests de positionnement en début de seconde, on observe […] en voie générale et technologique et en voie professionnelle, une baisse du score moyen en français » (p. 15) , les « cohortes d’élèves disposent d’une moindre maîtrise des connaissances fondamentales et disciplinaires et rencontrent de plus en plus de difficultés à en acquérir de nouvelles » (p. 14).

Les solutions qu’elle propose s’orientent dans trois directions…

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Pain, Paix, Liberté

Lors de son « Adresse aux français », le Président de la République a voulu alerter la population sur les bouleversements géopolitiques au niveau international et les menaces qui pèsent sur la sécurité de notre pays et sur la paix.

FO veut rappeler son attachement indéfectible à la paix et à l’expression « Pour le pain, la paix, la liberté » qui rappelle l’engagement historique de FO, incarné dès ses origines par son fondateur Léon Jouhaux, prix Nobel de la paix en 1951.

 

Ce discours alarmiste et inquiétant, à plus d’un titre, voudrait nous inviter à reconsidérer l’ensemble de nos politiques publiques et met l’accent sur un effort budgétaire sans précédent à réaliser donnant la priorité à la défense et au réarmement.

Pour FO, les nouvelles priorités budgétaires ne doivent en aucun cas conduire à plus d’austérité pour des politiques aussi essentielles que l’enseignement, la santé, la sécurité sociale (qui fête ses 80 ans cette année), la solidarité ou les droits sociaux.

 

FO souligne que les politiques économiques menées depuis de trop nombreuses années ont conduit à affaiblir notre tissu productif et industriel, notre appareil de formation et nos services publics.

FO ne saurait accepter que les salariés soient contraints à des efforts et des sacrifices alors que des moyens budgétaires peuvent être mobilisés dans la manne des aides publiques versées aux entreprises, sans contrôle ni conditions, dans la lutte contre l’évasion fiscale ou dans la taxation des dividendes, dont le montant atteint des niveaux records, de près de 100 milliards d’euros en 2024.

Sans être indifférente à la sécurité de la nation, FO ne veut participer ni à l’instrumentalisation, ni à l’intégration des organisations syndicales de salariés dans une économie de guerre, synonyme de renoncement et d’abandon des revendications des travailleurs.

FO dénonce les postures va-t’en guerre et toute escalade guerrière, d’où qu’elles viennent, et continue d’appeler à une résolution pacifique de tous les conflits dans le respect du droit international avec un engagement des autorités françaises en ce sens.

Second degré : la crise du recrutement se poursuit

Le ministère de l’Education nationale a publié le nombre des inscriptions aux différents concours de recrutement des professeurs du second degré.

Les statistiques font apparaître toute l’ampleur de la crise.

 

Les seuls concours internes et externes enregistrent un déficit de 2 695 candidats par rapport à 2024. En huit ans le nombre des inscrits est passé de 117 241 à 77 021 (soit une diminution de 40 220 de personnes). Tous les corps sont concernés : de 2018 à 2025, les effectifs chutent pour l’agrégation externe de 29,99 % en mathématiques, de 36,18% en lettres classiques, de 45,25% en allemand, pour le CAPES externe de 46,10 % en documentation, de
47,88% en physique chimie, de 58,08 en espagnol, et de 29,99% pour le CAPEPS externe.

La conclusion est claire : les métiers de l’Education n’attirent plus.

 

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A bas la guerre ! Non à l’économie de guerre !

« Nous sommes en guerre » scande le président Macron comme au temps du Covid. 

La pression ne fait que commencer pour, au nom du « monde libre », justifier son budget de misère et la destruction des acquis sociaux en continuant d’alimenter la marche à la guerre. La guerre en Ukraine a provoqué des centaines de milliers de morts des deux côtés du front, ainsi qu’une destruction immense et l’exode de millions de personnes.

Nous voulons l’arrêt de la guerre et nous ne soutenons ni Trump, ni Poutine, ni Zelensky, ni Macron !

 

Il faudrait selon le chef de l’Etat « resserrer les rangs » dans une unité nationale qui conduirait politiques et syndicalistes à faire des propositions pour répondre aux efforts de guerre. Le ministre de la défense a donné une feuille de route : il faudrait passer à 90 milliards d’euros par an pour les dépenses de guerre, c’est-à-dire une fois et demie le budget de l’Éducation nationale.

Notre Confédération a répondu :

« FO ne veut participer ni à l’instrumentalisation, ni à l’intégration des organisations syndicales de salariés dans une économie de guerre, synonyme de renoncement et d’abandon des revendications des travailleurs. »

Pas question de renoncer à nos revendications vitales, à commencer par l’abrogation de la réforme des retraites Macron-Borne et l’augmentation générale des salaires !

Pas question de tourner le dos aux mobilisations qui se développent partout en France dans l’unité avec les parents d’élèves pour défendre les classes et exiger des moyens à hauteur des besoins !

Pas question de tourner le dos au combat des étudiants qui manifestent dans les universités contre les coupes budgétaires et la sélection ! 

Nous sommes aux côtés de tous ceux qui veulent faire barrage à l’austérité dévastatrice et à toutes les mesures réactionnaires prises par ce gouvernement pour nous diviser.

 

Organisons l’action commune des personnels, des parents et de la jeunesse, unis sur leurs revendications pour les bloquer ! Regroupons-nous, discutons des moyens efficaces de gagner, à commencer par la grève !