GT « dynamisation » du milieu de carrière : Aucune réelle revalorisation et un nouveau rendez-vous de carrière !

Un groupe de travail « dynamisation des milieux de carrière des enseignants et des corps assimilés » s’est réuni le 9 avril 2025. Il avait pour objectif de détailler les propositions de la ministre pour « revaloriser » le milieu de carrière.

 

En résumé, la ministre propose :

– D’annuler les 2 accélérations de carrière d’un an au 6ème et 8ème échelon à partir de 2026 (ceux qui ont des rendez-vous carrière programmés en 2024-2025 et qui seront parmi les 30 % d’heureux élus auront la réduction d’un an)

– De réduire la durée dans l’échelon de six mois pour les échelons 5, 6 et 7 et d’un an pour l’échelon 8 dès le 1er septembre 2025 (cumulable pour l’année prochaine avec les accélérations de carrière)

– D’augmenter les taux de passage à la hors classe : 23 % en 2025, 25% en 2026, 27% en 2027 et 29% en 2028

– De modifier la cadence des rendez-vous carrière : 1er RDVC organisé quatre ans après la titularisation (bilan de l’entrée dans le métier), 2ème RDVC (en amont de la plage d’appel à la hors classe), 3ème RDVC (en amont de la plage d’appel à la classe exceptionnelle) dès 2026.

 

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Un 1er mai sous le signe de la paix : appel de l’UD FO 35

 

 

Article Ouest-France du 15 avril 2025.

Le jeudi 1er mai 2025 sera la traditionnelle journée internationale des travailleurs.

Un moment important pour Fabrice Lerestif, secrétaire général de Force ouvrière d’Ille-et-Vilaine. Il invite le plus grand nombre de personnes à rejoindre le cortège intersyndical.

« Il faut refuser et combattre ce monde du mensonge triomphant » assène Fabrice Lerestif, secrétaire général de FO d’Ille-et-Vilaine.

 

Le jeudi 1er mai 2025, avec d’autres organisations syndicales, dont la CGT, la FSU, Solidaires et la confédération paysanne, il battra le pavé à l’occasion de la journée internationale des travailleurs.

« Il y a Trump qui réclame le prix Nobel de la paix, Poutine qui donne des leçons de démocratie à Zelensky, Marine Le Pen qui fait référence au combat de Martin Luther King. Et aussi l’arrogance des riches qui vont expliquer qu’il y a trop de service public, trop d’hôpital, trop d’école. Qu’il va falloir se serrer la ceinture » analyse-t-il.

Pour le syndicaliste toujours fidèle à son combat :

« il faut imposer l’idée de paix et de paix partout. Le 1er Mai est l’occasion de redonner des points de repères et de ne pas se résigner. Il faut mieux allumer effectivement, une petite lumière comme celle-là, même si elle ne réglera pas tout, que de maudire à l’infini l’obscurité. »

Tract intersyndical départemental :

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Protéger l’Ecole, ses personnels et ses élèves, c’est d’abord arrêter l’austérité !

Depuis les déclarations de la ministre Borne le 21 février annonçant des fouilles de sacs à l’entrée des établissements et le discours va-t-en guerre du président Macron le 5 mars, l’étau de la répression se resserre sur la jeunesse.

 

Le 6 mars, le Sénat a adopté la proposition de loi « Protéger l’école de la République et les personnels qui y travaillent » dont l’article 6 dispose :

« En cas de menace pour l’ordre et la sécurité » au sein d’un établissement, les personnels de direction et le CPE (qui ne sont pas demandeurs) pourront procéder à « l’inspection » voire à « la fouille des effets personnels » d’un élève.

Le 26 mars, un « télégramme » conjoint des ministres Borne et Retailleau aux préfets et recteurs les exhorte à :

« mettre en oeuvre immédiatement », dans le cadre d’une « dynamique globale de lutte contre les violences », des mesures visant « la réalisation d’un continuum « dissuasion, sanction », parmi lesquelles l’organisation de « contrôles aléatoires aux abords des établissements scolaires par les forces de sécurité intérieure sous l’autorité des parquets et en relation étroite avec la communauté éducative ».

Lutter contre les violences aux abords des établissements ?

 

Parlons-en : les 19 et 21 mars, des parents et enseignants du lycée Diderot à Paris, mobilisés contre la carte scolaire 2025 avec la FCPE, la FSU, SUD, la CGT et FO ont assisté aux interpellations brutales de plusieurs lycéens rassemblés pour un blocage symbolique de l’établissement. Plusieurs lycéens ont été placés en garde à vue.

Si les ministres Borne et Retailleau veulent lutter contre les violences aux abords des établissements, qu’ils commencent donc par faire cesser cette répression débridée contre les lycéens qui se mobilisent.

 

Pour protéger l’école de la République, ses personnels et ses élèves, l’urgence c’est d’abord de répondre aux revendications ! Des écoles aux universités, les personnels ne veulent pas d’une surenchère de répression contre les élèves dont ils ont la charge, mais le respect de leurs statuts, de leurs missions, l’annulation des suppressions de postes, des fermetures de classes et la création de tous les postes statutaires nécessaires de toutes catégories.

Dans ces conditions, la FNEC FP-FO renouvelle son appel aux personnels à se tenir aux côtés des lycéens et étudiants qui refusent de sacrifier leur droit à l’instruction, leur droit à suivre les études de leur choix dans l’enseignement supérieur à l’économie de guerre et à la marche à la guerre et à la barbarie !

 

Bas les pattes devant nos jeunes ! À bas l’austérité ! Création des postes nécessaires ! De l’argent pour l’Ecole, pas pour la guerre !

Communiqué de l’UD FO 35 contre la marche à la guerre, pour la justice sociale.

L’enseignement « pluridisciplinaire » : solution au manque de postes ?

Dans un communiqué du 27/01/25, le SNFOLC alertait et informait du rapport de l’IGESR sur « les enseignements pluridisciplinaires au lycée général, technologique et professionnel » (BOEN, n°33 du 7 septembre 2023), rapport qui prône l’évolution des enseignements vers une « véritable interdisciplinarité », y compris dans les programmes.

Masterisation, salaires en berne, déconsidération, injonctions contradictoires, restrictions budgétaires, classes surchargées, trains de réformes… les causes du manque d’enseignants sont faciles à identifier, et ce ne sont pas les Groupes de Travail sur l ’ « attractivité » ou la « qualité de vie au travail » et autres « feuilles de route RH » qui y changeront quoi que ce soit.

De ce point de vue, l’enfumage semble bien être devenu une compétence première de notre ministère…

Dans ce contexte de pénurie de professeurs, les « recettes » contenues dans ce rapport pourraient concerner aussi bien le collège que le lycée. Si ses préconisations étaient mises en oeuvre, il en résulterait des bouleversements considérables quant aux disciplines et aux services des enseignants.

 

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Pour la défense des postes et du droit statutaire à mutation

La ministre de l’Education nationale s’est déclarée le 18 janvier 2025, devant les sénateurs, insatisfaite des règles du mouvement des enseignants :

« Mes services réfléchissent à une refonte du système de mobilité et d’affectation, pour une mise en place à la rentrée 2026. »

Dans ce cadre, un groupe de travail a été organisé le 1er avril (!) afin de proposer une nouvelle version des lignes de gestions mobilité après celles du 13 novembre 2020, du 25 octobre 2021, et du 22 octobre 2024 alors même que celles-ci sont supposées « établies pour une durée pluriannuelle » (article 3 du décret n° 2019-1265 du 29 novembre 2019).

 

Deux scénarii ont été présentés aux organisations syndicales…

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