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Syndicat national Force Ouvrière des lycées et collèges d’Ille-et-Vilaine
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On pourrait dire qu’on n’est plus à une provocation près mais là, il faut avouer qu’il fallait quand même le faire…
Nommer Elisabeth Borne à l’Education nationale et à l’Enseignement supérieur et la Recherche ! La ministre qui a imposé par la force et les 49-3 sa réforme des retraites qui condamne à 2 ans ferme de travail supplémentaire tous les salariés ! Lors de la passation de pouvoirs ce 24 décembre, elle n’a pas dit un mot sur les revendications des personnels, que ce soit sur les postes, les salaires, les réformes contestées…
Le président Macron n’en finit pas de mépriser la démocratie la plus élémentaire, pour se maintenir, lui et sa politique rejetée et sanctionnée par l’immense majorité.
Il est d’abord allé chercher M. Barnier pour maintenir la contre-réforme des retraites et engager une cure d’austérité sans précédent. Il a échoué, son gouvernement censuré est tombé avec son projet de budget.
Il décide ensuite de nommer M. Bayrou, son complice de tous les mauvais coups. Son gouvernement c’est : « on prend les mêmes et on recommence ».
Il y aurait beaucoup de commentaires à faire, mais nous retiendrons qu’un, en lien avec l’actualité brûlante.
Nommer aux Outre-mer Manuel Valls, Premier ministre honni du gouvernement Hollande, adepte lui aussi du 49-3, pour pulvériser le Code du Travail : on pourrait en rire si ce n’était si grave pour les Mahorais…
La catastrophe que subissent actuellement les habitants de Mayotte est pour une large part la conséquence de la « faillite généralisée des administrations publiques, notamment de l’État » (rapport rédigé en janvier 2022 par l’inspection générale), et à laquelle M. Valls a largement contribué lorsqu’il était Premier ministre…
Gouvernements Macron-Borne, Macron-Barnier, Macron-Bayrou… La FNEC FP-FO n’y voit rien qui puisse répondre aux revendications urgentes des salariés et des personnels.

Ce ne sont ni les « conférences sociales » ni les pseudo-négociations qui feront entendre raison à ce énième gouvernement fabriqué par Macron. Ce ne sont pas plus les journées d’action saute-mouton qui permettront de l’emporter.

C’est la mobilisation, la grève jusqu’à satisfaction des revendications ! La FNEC FP-FO invite tous les personnels à mettre au plus vite cette question en débat, à se réunir et décider des moyens efficaces de gagner :
• Abrogation de la réforme des retraites !
• Augmentation des salaires et du point d’indice : + 10% tout de suite !
• Abandon définitif des 3 jours de carence et du passage à 90%
• Retrait de toutes les mesures qui détruisent l’École publique !
• Annulation de toutes les suppressions de postes et créations de tous les postes nécessaires !
Depuis la rentrée, le constat est sans appel, il manque des AESH partout.
Les AESH et les enseignants sont confrontés à des situations impossibles et culpabilisés. Les signalements aux registres santé et sécurité explosent. La dégradation des conditions de travail n’a jamais été aussi forte.
Pourtant, le ministère continue, à travers l’acte 2 de l’Ecole inclusive, sa politique dogmatique d’inclusion systématique et forcée, de mutualisation des moyens, de destruction de l’enseignement spécialisé et des Etablissements Sociaux et Médico-Sociaux.
Les PIAL, vecteurs de mutualisation à outrance restent en place. Pire, l’acte 2 prévoit la généralisation des PAS, actuellement expérimentés dans 4 départements (Aisne, Côte-d’Or, Eure-et-Loir, Var).
Un document ministériel explique que le PAS permet à l’Education nationale de reprendre la main sur une partie des réponses à apporter pour les élèves à besoins particuliers avant sollicitation de la MDPH.
Selon le même document, le PIAL est un service de gestion quantitative des emplois du temps des AESH, tributaire de la ressource humaine disponible.
Autrement dit, s’il n’y a pas assez de ressource humaine disponible, contournons les notifications donc les besoins !
Pour lire la suite :
Aller au contenu PDFAprès la censure du gouvernement Barnier, totalement illégitime, le président Macron a décidé de poursuivre son coup de force contre la démocratie et de nommer François Bayrou Premier ministre.
Ce cacique de la 5ème République, nous l’avons déjà jugé sur pièce :
En 1994, ministre de l’Education, il met un million de laïques dans la rue par une loi visant à élargir le financement public des écoles privées.
En 1995, il est toujours membre d’un gouvernement qui mettra en place le plan Juppé-Notat contre la Sécurité sociale : trois semaines de grèves reconductibles et plus d’un million de manifestants qui imposeront le maintien du régime de retraites des fonctionnaires.
En 2010, il soutient la réforme des retraites du gouvernement Fillon avec le passage aux 62 ans.
En 2017, il soutient les ordonnances Macron contre le Code du Travail, puis toutes les contre-réformes qui seront imposées ensuite, notamment le passage à 64 ans en 2023.
Au moment du rejet du budget 2025 qui attaquait le pouvoir d’achat, les services publics, la Sécurité sociale, François Bayrou se pose en soutien du gouvernement Barnier.
Qui est assez naïf pour penser que ce premier soutien de Macron répondra aux revendications urgentes des salariés ?

Nous n’avons jamais été dupes. C’est pourquoi nous étions aux côtés des fonctionnaires massivement mobilisés le 5 décembre, et aux côtés de tous ceux qui ont décidé la grève et sa reconduction les 10, 11, 12 décembre…, avec les salariés du public et du privé, avec les étudiants.
Nous allons continuer. Ce ne sont ni les « conférences sociales » comme le propose la secrétaire générale de la CGT, ni les journées d’action saute-mouton qui feront entendre raison à ce énième gouvernement fabriqué par Macron.
C’est la grève, jusqu’à satisfaction des revendications !
– Abrogation de la réforme des retraites !
– Augmentation des salaires et du point d’indice : + 10% tout de suite !
– Abandon définitif des 3 jours de carence et du passage à 90%
– Retrait de toutes les mesures qui détruisent l’Ecole publique !
– Annulation de toutes les suppressions de postes et créations de tous les postes nécessaires !
Alors que se poursuit, tranquillement, le coup de force de Macron-Bayrou, la FNEC FP-FO apporte son soutien à la population et aux personnels de Mayotte, confrontés à un véritable cauchemar suite au passage d’un cyclone d’une intensité exceptionnelle : des centaines de milliers d’habitants n’ont plus de toit et sont privés d’eau, d’électricité. On redoute des centaines, voire des milliers de morts… L’Etat devra répondre de son incurie !
À peine la censure du gouvernement Barnier était elle votée le 4 décembre, et alors que 200 000 fonctionnaires étaient en grève et manifestaient dans tout le pays le 5 décembre, le ministère de l’Education nationale publiait le jour même les arrêtés de recrutement d’enseignants titulaires prévoyant une baisse importante des postes proposés aux concours d’accès à l’enseignement pour la rentrée 2025.
Au Capes externe seront donc ouverts 4 890 postes au lieu de 5 122 pour la rentrée 2024, soit 232 postes en moins (et une baisse de 2.425 postes par rapport à 2017). Les disciplines les plus touchées sont l’Allemand (- 64 postes), la Physique-Chimie (- 53 postes), les Mathématiques (- 50 postes), les Lettres Classiques (- 30 postes), les Lettres Modernes (- 29 postes) ou encore l’Education Musicale (- 27 postes).
La baisse – modeste – des effectifs d’élèves annoncée dans le second degré pour 2025 (-0,17%) ne justifie en rien l’ampleur de cette saignée.
Si le Capes interne gagne 24 postes (975 en 2025 contre 949 en 2024), le « troisième concours » du Capes, accessible aux candidats ayant exercé une profession dans le privé, en perd 104 (320 en 2025 contre 424 en 2024).
Les concours d’accès à l’enseignement technologique n’échappent pas à ces réductions, puisque ne sont ouverts au Capet externe que 495 postes au lieu de 549 en 2024, soit 54 en moins, tandis qu’au Capet interne sont proposés 139 postes au lieu de 142 en 2024, soit 3 postes en moins, et qu’au « troisième concours » sont ouverts 70 postes au lieu de 75 en 2024, soit 5 postes en moins.
Si le nombre de postes à l’agrégation reste stable avec 1 710 places au concours externe contre 1712 en 2024, 1076 places au concours interne contre 1049 en 2024, et 54 places au concours externe spécial contre 55 en 2024, et si le nombre de postes aux concours des CPE progresse, avec 15 postes supplémentaires au concours externe, 25 au concours interne et 5 au troisième concours, le bilan général reste négatif.
Pour le SNFOLC, non seulement la baisse des postes ouverts aux Capes de Mathématiques et de Lettres Modernes confirme, pour ceux qui en doutaient encore, que le « Choc des savoirs » et ses groupes des niveaux n’a rien à voir avec une quelconque volonté d’améliorer les conditions d’exercice des professeurs et d’accès à l’enseignement des élèves, mais surtout, cette baisse du nombre des postes aux concours dans son ensemble confirme que la censure du gouvernement Barnier, si elle a momentanément suspendu l’adoption du projet de loi de finances (PLF) 2025, n’a pas suffi à elle seule à mettre un terme à la logique d’austérité budgétaire.

Bien au contraire, au moment même où ces mesures étaient annoncées dans la presse, on apprenait que dans plusieurs académies (Aix-Marseille, Lyon, Nantes, Reims…), les emplois de professeurs contractuels s’achevant en décembre ne seraient pas renouvelés faute de disposer des fonds nécessaires.
Or, tandis que le journal Le Parisien du 13 décembre indique que le cabinet de la ministre démissionnaire Genetet a contacté les rectorats concernés pour qu’ils réembauchent les enseignants qui n’avaient pas été reconduits, dans certains rectorats comme celui de Lyon l’attribution de rallonges budgétaires sur l’exercice 2024 ne suffit pas, à ce stade, à garantir que la totalité des contractuels concernés soit bien réemployée.
Ainsi, alors que l’argent manque pour embaucher des professeurs contractuels dont les établissements ont besoin pour assurer les remplacements, alors que plus une rentrée ne se passe sans que les personnels ne soient confrontés à des conditions de plus en plus dégradées (pénurie de professeurs, de CPE, d’AED, d’AESH, de Psy-EN, d’infirmières, d’assistantes sociales, d’administratifs etc…, classes surchargées, locaux et équipements en mauvais état ou insuffisants…), le ministère ne trouve rien de mieux que de réduire le nombre des postes aux concours…

Et aujourd’hui, avec la nomination d’un premier ministre, François Bayrou, non moins minoritaire et illégitime que son prédécesseur, il y a tout lieu de craindre que reviennent à l’ordre du jour les 60 milliards d’austérité du budget Barnier et avec eux la suppression de 4 000 postes à l’Education nationale, dont 180 postes dans les collèges et lycées.
De Barnier à Bayrou, en effet, le président Macron persiste dans son coup de force antidémocratique, dans sa volonté de mener coûte que coûte son programme de liquidation des conquêtes sociales, et à ce titre, de continuer jusqu’au bout le saccage de l’Ecole publique…
Dans ces conditions, les personnels qui, dans tout le pays, se sont engagés dans la grève les 10, 11 et 12 décembre, qui se sont joints aux agents territoriaux, aux personnels hospitaliers, aux personnels de la Sécu, aux cheminots, aux salariés du privé, sur les piquets de grève, dans les rassemblements, les manifestations, etc., ont eu mille fois raison de considérer que l’heure n’a pas sonné de marquer une pause dans la mobilisation et qu’au contraire, face au président Macron, plus fragilisé que jamais, le moment est venu de mettre toutes leurs forces dans la balance pour gagner sur les revendications.
Ils ont raison de considérer que les journées d’action isolées, aussi réussies soient elles, ne suffiront pas à bloquer Macron et ses gouvernements successifs, tous plus minoritaires et illégitimes les uns que les autres, et
que, pour y parvenir, l’heure est à organiser, dans l’unité la plus large, la grève pour gagner, la grève jusqu’à satisfaction des revendications.

Pour le SNFOLC, avec Bayrou comme avec Barnier, toutes les revendications demeurent, toutes sont légitimes.
Avec la FNEC FP-FO, le SNFOLC appelle les personnels à continuer de se réunir pour discuter et décider des moyens efficaces pour les faire aboutir :
– Annulation de toutes les suppressions de postes ;
– Maintien de tous les postes aux concours d’accès à l’enseignement et création de tous les postes nécessaires ;
– Retrait de toutes les mesures qui détruisent l’Ecole publique, ses enseignements disciplinaires, ses diplômes nationaux et remettent en cause les statuts et missions des personnels ;
– Fonds publics à l’école publique, fonds privés à l’école privée ;
– Abrogation de la loi dite de Transformation de la Fonction publique et abandon définitif de toutes les mesures Kasbarian (abrogation du jour de carence existant, pas un jour supplémentaire, maintien de l’indemnisation à 100 % des arrêts maladie…) ;
– Augmentation immédiate des salaires et du point d’indice ;
– Abrogation de la réforme des retraites Macron – Borne !