Remontée des services en Lettres classiques dans notre académie

La signature des ventilations de service (VS) est en cours. Le SNFOLC a interpellé le Recteur sur la formulation, dans l’académie, des états de service des professeurs de Lettres classiques.

En effet, les heures de français y apparaissent comme un complément de service. Seules les heures d’enseignement des langues anciennes sont comptabilisées comme faisant partie du poste. Cette manière de procéder est tout simplement contraire aux statuts.

 

Ci-dessous l’adresse du syndicat académique FO au Recteur :

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PIAL et PAS : des outils de destruction

Avec les PIAL, les conditions de travail des AESH, mais aussi des enseignants, continuent de se dégrader : mutations arbitraires, non remplacement des AESH démissionnaires, retraités ou en arrêt maladie, délais insupportables de traitement des dossiers MDPH, diminution de plus en plus importante du nombre d’heures d’accompagnement des élèves notifiés, refus de l’administration de créer les postes d’AESH nécessaires pour améliorer les conditions d’accueil des élèves, dislocation des établissements médico-sociaux intégrés en équipes mobiles dans les PIAL …

Avec les PAS, c’est l’Education Nationale qui décidera désormais de la quotité horaire d’accompagnement et non plus les MDPH !

 

Et c’est dans ce contexte que le salaire des AESH reste scandaleux. Ils doivent avoir un vrai statut avec un vrai salaire !

Pour télécharger et diffuser ce document : c’est ici.

Samuel Paty

Communiqué de la FNEC FP FO 35

Ce mercredi 16 octobre 2024 est le triste jour de la commémoration de la mort de Samuel Paty.

Notre collègue a été assassiné, seul, à la sortie des cours, une veille de week-end.

Oublié par une administration soucieuse de son image, il fut promu chevalier de la Légion d’honneur et commandeur des Palmes académiques à titre posthume. Sinistre cynisme que de poser une médaille sur un cercueil après avoir remis en question l’homme de son vivant.

À quand un soutien indéfectible de notre hiérarchie, et cela à tous les échelons?

À quand une prise de conscience collective dépourvue des habituels éléments de langage et de la novlangue administrative ?

La FNEC FP FO 35 rappelle en toute solennité le devoir de protection qui incombe au Recteur, et, à travers lui, à Madame la Ministre. Il en va de leurs responsabilités.

 

 

 

16.10.2024

Ecole inclusive : arrivée des DAR dans les collèges et les lycées

Ce dispositif a été présenté dans une instruction ministérielle du 5 septembre (donc élaborée par le gouvernement démissionnaire).

De quoi il s’agit ?

Le dispositif DAR vise à inclure des élèves avec des troubles du neurodéveloppement en classe ordinaire.

Il est destiné à accueillir des élèves avec TND – troubles du neuro-développement : trouble du spectre de l’autisme [TSA], troubles spécifiques du langage et des apprentissages [dys], trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité [TDAH], trouble du développement intellectuel [TDI].

Les élèves sont orientés par la commission des droits et de l’autonomie des personnes en situation de handicap (CDAPH). Ils arrivent en collège comme en lycée : « L’autorégulation est accessible aux élèves avec un TND (TSA, dys, TDAH, TDI) quelle que soit la modalité de scolarisation précédente, y compris dans le cas d’une rupture de parcours qui nécessite une attention particulière de la part de l’équipe pédagogique du lycée et de l’équipe pluriprofessionnelle
d’autorégulation. »

 

Pour combien d’élèves ?

Si « à la création de l’équipe pluriprofessionnelle d’autorégulation, l’effectif comprend 10 élèves », et si « selon les situations, il peut être convenu, avec l’accord écrit de l’agence régionale de santé (ARS) et de la DSDEN de rester,
pour une durée déterminée, en-deçà de l’effectif de 10 élèves avec TND (TSA, dys, TDAH, TDI) mais a minima de 7 », en fait « il n’y a pas de capacité maximum d’accompagnement d’élèves définie pour l’équipe pluriprofessionnelle d’autorégulation » !

 

Qui décide ?

« Le déploiement de l’autorégulation dans une école, un collège ou un lycée relève d’une initiative conjointe du recteur d’académie et du directeur général de l’agence régionale de santé (ARS). »

Aucun AESH pour encadrer ces enfants.

Des dispositions sont prévues (un enseignant supplémentaire non spécialisé affecté sur poste à profil, intervention de personnels médicaux sociaux, une salle d’ « autorégulation ») dont surtout, un partenariat quotidien entre tous les membres de l’équipe pédagogique, médico-sociale et périscolaire, un accompagnement des aidants et un partenariat fort avec les familles concernées !

Et le texte ministériel annonce la mise en place de réunions régulières pour réaliser ce partenariat…

 

Quid des obligations règlementaires de service des enseignants ?

La question de la rémunération des enseignants face au travail supplémentaire imposé est totalement absente du texte. Qui peut croire que de telles dispositions permettront aux élèves concernés de suivre une scolarité complète ? Que devient le droit de ces élèves à sortir du système scolaire avec une formation leur permettant une réelle qualification ?

La réalité toute crue de ce dispositif a été donné par le Recteur de l’académie d’Amiens lors d’une audience. Le coût d’une scolarisation en enseignement spécialisé est de 45 000 euros par élève. Le financement d’un DAR est annoncé à 180 000 euros soit 18 000 euros par enfant si leur nombre ne dépasse pas 10 !

 

De fait, dans le cadre de l’Acte 2 de l’École inclusive, ce dispositif entérine l’externalisation des ESMS conformément à la volonté du précédent gouvernement de démantèlement de l’enseignement spécialisé.

 

Est-on obligé d’assurer l’accueil des élèves dans la salle dédiée au DAR si les membres de l’équipe du service médico-
social en sont absents ?

Comme il est prévu que ces personnels soient répartis sur plusieurs établissements, ils ne seront pas présents en continu dans cette salle. La présence d’un adulte va se poser et l’on va forcément demander à un enseignant d’accueillir ou d’encadrer ces élèves.

Aucune obligation ne peut être faite à un enseignant de prendre en charge ni même de surveiller les élèves dans cette salle ni ailleurs sans la présence d’un personnel médico-social. Le statut des enseignants ne l’autorise pas. Ni les missions d’enseignement ni les missions liées à l’enseignement n’autorise le professeur à se substituer à un personnel médico-social.

Si on vous le demande, demandez un écrit et contactez le syndicat qui saura faire respecter vos droits attachés à votre statut.

Est-on obligé d’accueillir ces élèves dans nos classes sans la présence d’un personnel médico-social ?

Oui de la même façon que l’on accueille les élèves en situation de handicap avec ou sans AESH mais il est indispensable d’alerter la direction de l’établissement si vous ne pouvez assurer la sécurité de ces élèves.

Il faut alors le signaler en remplissant le registre SST et alerter le syndicat et ses délégués à la formation spécialisée qui pourront intervenir à tous les niveaux.

 

Pour télécharger et diffuser le tract : c’est ici.

TZR « sous pression » : Le syndicat intervient à tous les niveaux !

Depuis plusieurs années, pour combler les postes et les heures qui manquent partout, les droits statutaires des TZR ont été mis à mal et leurs conditions de travail largement dégradées.

C’est le cas, par exemple, dans l’académie de Nancy Metz, qui se vante, dans la presse, de la mise en place d’une « brigade numérique » pour pallier le manque
de remplaçants. Des TZR « visioprofesseurs » sont rattachés à un établissement depuis lequel ils donnent leur cours à distance. A l’image de répétiteurs, ils se retrouvent à dispenser un enseignement virtuel à des « élèves », tout aussi virtuels, puisqu’ils ne sont pas devant eux… Un autre métier que celui d’enseignant ! Un autre métier que celui pour lequel ils
ont passé le concours !

Et en cette rentrée 2024, avec la mise en place du choc des savoirs
et des groupes de niveaux, les TZR sont encore plus « exploités ».

 

Cette contre-réforme, majoritairement rejetée dans la rue par la mobilisation des personnels avec les parents, comme dans les urnes, désorganise totalement les établissements et accentue le manque, déjà criant, de personnels. C’est le cas notamment en français et en mathématiques, où les besoins en professeurs ont littéralement explosé avec la mise en place des groupes en 6ème et en 5ème. Résultat : dès la rentrée, une véritable pénurie de professeurs.

Au 9 septembre, par exemple, dans le département de l’Eure, il n’y a plus un seul remplaçant disponible en français, mathématiques et sciences-physiques. Les conséquences pour les TZR sont immédiates : pression accrue des rectorats et des chefs d’établissement pour les affecter sur 2 ou 3 établissements, parfois très éloignés de leur domicile. Ils sont nombreux à faire appel au syndicat pour les défendre.

Malgré l’absence de commission pour affecter les personnels TZR, le syndicat est intervenu à de nombreuses reprises en fin d’année dernière, comme en cette rentrée, auprès des rectorats pour défendre chaque dossier. Des victoires ont été obtenues pour de nombreux collègues dont les affectations ont été revues.

 

Le syndicat est aux côtés des collègues TZR pour défendre individuellement leur situation et aider à établir collectivement leurs revendications !