Cécile Kohler et Jacques Paris, enseignants et camarades syndicalistes otages et sous les bombes

Lundi 23 juin 2025, la prison d’Evin, dans laquelle sont détenus Cécile et Jacques, nos deux camarades enseignants et militants syndicalistes FO, a été bombardée.

Le SNFOLC 35 se joint aux inquiétudes relayées par le Comité de soutien « Liberté pour Cécile ».

 

Nous rappelons ici notre attachement indéfectible à la paix et à l’expression « Pour le pain, la paix, la liberté », qui rappelle l’engagement historique de FO, incarné dès ses origines par son fondateur Léon Jouhaux, prix Nobel de la paix en 1951.

Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat dans la région, ainsi que partout dans le monde. Et à la libération immédiate de Cécile Kohler et Jacques Paris.

 

 » La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.  » (Paul Valéry)

FAQ : Réforme des carrières présentée par le ministère au CSA du 6 mai 2025

Le ministère de l’Education nationale a consulté les représentants des personnels sur un projet officiellement destiné à « dynamiser les milieux de carrière. »

En quoi la mise en œuvre de ces mesures vous toucherait-elle ?

Le SNFOLC vous apporte des réponses à la lumière des informations données lors du CSA ministériel du 6 mai 2025 et sous réserve de la publication des textes officiels.

Pour télécharger et diffuser cette FAQ : c’est ici.

Plus que jamais l’abandon du choc des savoirs !

Pour justifier son passage en force avec la publication des décrets,
le 6 avril 2024, sur le « Choc des savoirs », la ministre Borne avait commandé une évaluation de ce dispositif à l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR).

Le rapport, publié le mardi 17 juin, dresse un constat d’échec…

 

Aucune amélioration dans les conditions d’accès à l’instruction pour les
élèves puisque le rapport reconnait que ces groupes de « niveau/besoin »
ne sont pas parvenus à résorber « la grande difficulté scolaire » …

Aucune amélioration non plus avec la suppression du groupe classe
puisque que le rapport reconnait que cette cohésion en classe entière
« est souhaitée par de très nombreux élèves eux-mêmes au nom
d’une recherche de stabilité relationnelle et émotionnelle » et « également
souhaité par les équipes pour des raisons (…) de préservation
du lien construit avec leurs élèves »…

Aucune amélioration non plus dans l’organisation « des conseils de classe » rendue « plus complexe » avec une multiplication des professeurs de français et de math dans les réunions pour représenter tous les groupes ! Même situation ubuesque que l’on connait dans les lycées !

Mais il n’y avait nul besoin d’un rapport pour connaitre la réalité de
ce que vivent les personnels avec le « Choc des savoirs » avec des
emplois du temps souvent intenables compte tenu des organisations
« en barrette » en Français et en Mathématiques, des conditions de
travail dégradées avec la multiplication des trous pour les profs et les
élèves, des problèmes de salle avec la multiplication des groupes, de
la remise en cause de la liberté pédagogique avec des évaluations et
des fiches de travail élaborées en commun…

Nul besoin d’un rapport pour comptabiliser toutes les heures prises aux disciplines et tous les postes supprimés ! Nul besoin d’un rapport pour constater combien les contre-réformes successives ont dégradé l’accès des élèves à l’instruction !

 

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Halte aux rafles de migrants !

Ces mercredi 18 et jeudi 19 juin, au nom de la « lutte contre l’immigration irrégulière et clandestine », le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a ordonné une vaste opération nationale de contrôle des « étrangers en situation irrégulière » (ESI) dans les gares et les trains, appelant les préfets à « prioriser, dans toutes les gares ferroviaires, le contrôle des trains à destination des pays voisins et des grandes métropoles françaises, en arrivée comme en départ ».

 

Prétextant d’une « augmentation conséquente d’interception d’ESI ces dernières semaines (+28%) », le ministre s’est félicité de « mobiliser 4 000 gendarmes, des policiers, des douaniers, des forces Sentinelles pour interpeller des clandestins », précisant que ce qu’il veut dire « c’est que les clandestins ne sont pas les bienvenus en France, de la façon la plus ferme et la plus définitive ».

Ainsi, ce sont des milliers de salariés, de jeunes, lycéens et étudiants, se rendant sur leur lieu de travail et d’étude, qui se trouvent pointés du doigt, soupçonnés d’être hors-la-loi et exposés à des mesures de répression arbitraires.

 

La FNEC FP-FO dénonce fermement cette opération qui s’inscrit dans la liste déjà trop longue de mesures de discrimination raciale et de répression mises en oeuvre par le gouvernement ultra-minoritaire et illégitime Macron-Bayrou-Retailleau avec notamment la loi asile et immigration de janvier 2024, qui supprime l’AME (aide médicale d’État appliquée aux sans-papiers), rétablit le délit de séjour irrégulier etc., avec la dissolution de la Jeune Garde et d’Urgence Palestine, ou encore la suppression en janvier, à Paris, du dispositif d’hébergement d’urgence de lycéens migrants, avec pour conséquence l’expulsion de 108 jeunes vers d’autres régions sans garantie de suivi scolaire et administratif…

L’objectif est clair : semer la peur et la division au sein de la population, afin d’étouffer autant que faire se peut la résistance tenace et grandissante qu’expriment chaque jours les travailleurs et la jeunesse contre les politiques de casse sociale et de marche à la guerre de ce gouvernement rejeté par tous.

La FNEC FP-FO rappelle que dans une période encore récente, lorsque des policiers sont intervenus sur ordre du gouvernement pour interpeller et expulser des élèves étrangers, elle s’y est toujours opposée avec force.

 

La FNEC FP-FO sera toujours aux côtés des travailleurs et de la jeunesse, aux côtés de tous ceux qui résistent, contre l’oppression et l’exploitation, et pour la défense des revendications et des libertés démocratiques.