Convention citoyenne sur les temps de l’enfant

La FNEC FP-FO a reçu une invitation du président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) à participer le 1er juillet au forum multipartite de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant initiée par le président Macron.

Il s’agit de débattre de la question suivante :

« Comment mieux structurer les différents temps de la vie quotidienne des enfants afin qu’ils soient plus favorables à leurs apprentissages, à leur développement, à leur santé ? »

Au moment où cette « Convention citoyenne » est mise en place, ce gouvernement poursuit les suppressions de postes dans l’Éducation nationale en décidant notamment de la fermeture de plus de 5 000 classes dans les écoles publiques, refuse à 24 000 élèves en situation de handicap les places auxquelles ils ont droit dans les établissements sociaux et médico-sociaux, multiplie les contre-réformes remettant en cause le fonctionnement de l’École publique.

 

Ces mesures se heurtent d’ailleurs à une intense résistance des personnels et des parents d’élèves qui refusent les fermetures de classes, les suppressions de postes, les pertes d’heures, qui n’acceptent pas la destruction de l’École publique et qui y compris en cette fin d’année scolaire poursuivent les manifestations, les rassemblements, les grèves, les blocages d’école pour faire valoir leurs revendications.

 

 

Et dans cette situation, il faudrait aller discuter de la prétendue « inadéquation entre les rythmes biologiques des enfants et l’organisation actuelle du système éducatif » ?

 

Pour la FNEC FP-FO c’est non !

D’autant plus que cette « Convention citoyenne », comme bon nombre de tentatives précédentes d’ailleurs, n’a comme seuls objectifs de territorialiser l’École publique et de remettre en cause le statut de fonctionnaire d’État des personnels en « globalisant l’approche des temps scolaires et périscolaires » et en multipliant les dispositifs dont se félicite le 1er ministre dans sa lettre de cadrage : « devoirs faits, 8h-18h en collège, cités éducatives, territoires éducatifs ruraux, stages de réussite, vacances apprenantes. »

Par ailleurs, chacun comprend les menaces que fait peser cette Convention sur le temps de travail des personnels, le 1er ministre d’écrire « les organisations du temps purement scolaire pourront être également interrogées (jour, semaine, année et scolarité complète). »

La FNEC FP-FO ne cautionnera en aucun cas une opération préparant une attaque frontale contre le statut et les conditions de travail des personnels.
Elle ne participera donc pas ce 1er juillet au forum multipartite de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant.

Pour la FNEC FP-FO, l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves est entièrement liée à la satisfaction des revendications des personnels. La FNEC FP-FO exige ainsi l’annulation des suppressions de postes, des fermetures de classes et la création des postes nécessaires dans tous les corps de l’Éducation nationale.

 

Elle soutiendra toutes les mobilisations des personnels et des parents d’élèves d’ici la fin de l’année scolaire et dès la prochaine rentrée.

14 juillet : prenons la Bastille ensemble !

! POUR DEFENDRE NOS RETRAITES !

 » Prenons la Bastille des 64 ans, retour aux 60 ans ! « 

Il est important de montrer qu’on ne lâche rien, sinon les 64 ans seront définitivement validés et serviront de point d’appui pour une nouvelle régression vers les 66 ou 67 ans !

 

A Force ouvrière, nous ne l’acceptons pas ! 

Liberté pour Cécile et Jacques : rassemblement le 8 juillet 2025

Communiqué de presse du Comité de soutien « Liberté pour Cécile »

1er juillet 2025

Cécile Kohler, professeure de français dans les Yvelines, et Jacques Paris, professeur retraité de mathématiques de Nantes, sont otages en Iran depuis le 7 mai 2022. Ils ont été arrêtés par les autorités iraniennes à l’issue de leur voyage touristique, de manière arbitraire et brutale.

 

Depuis 3 ans, ils étaient détenus dans des conditions inhumaines dans la section 209 de la prison d’Evin à Téhéran.

Lundi 23 juin 2025, la prison a été ciblée par des frappes israéliennes, causant d’importants dégâts, plusieurs morts et de nombreux blessés. La prison d’Evin a été totalement évacuée.

Dans ce contexte particulièrement inquiétant, la Ville de Saint-Brieuc inaugurera devant l’Hôtel de ville l’exposition d’un affichage des otages français pour les soutenir ainsi que leurs familles. Cette inauguration se fera le mardi 8 juillet 2025 à 11h, devant l’Hôtel de ville, place du général de Gaulle à Saint-Brieuc.

 

Le comité de soutien « Liberté pour Cécile » appelle à participer le plus largement possible à cette inauguration, en soutien à Cécile et Jacques : ils doivent être libérés et rapatriés de toute urgence.

 

Nous pensons à eux.

Inauguration le mardi 8 juillet à 11h

Devant l’Hôtel de ville de Saint-Brieuc

Place du Général de Gaulle

 

Pour télécharger et diffuser le communiqué de presse, c’est ici.

Le SNFOLC 35 vous invite à participer le plus largement possible à ce rassemblement, qui se fera sans aucun signe syndical.

Cécile Kohler et Jacques Paris : au lendemain du bombardement

Lundi 23 juin 2025, la prison d’Evin, dans laquelle sont détenus Cécile et Jacques, nos deux camarades enseignants et militants syndicalistes FO, a été bombardée.

Le SNFOLC 35 se joint aux inquiétudes relayées par le Comité de soutien « Liberté pour Cécile ».

 

Au lendemain du bombardement, les familles de Cécile et Jacques et le gouvernement français sont sans nouvelle de Cécile et Jacques.  

Mort d’un lycéen sur son lieu de stage

Une nouvelle tragédie vient de frapper un élève d’un lycée polyvalent de Saint-Lô en stage chez un employeur. Elle n’est que la dernière d’une série d’accidents similaires survenus ces derniers mois ayant conduit au décès ou à des blessures aux conséquences irréversibles.

Pour la FNEC FP-FO, ces accidents sont le produit d’un choix politique à double entrée : mettre les jeunes le plus vite possible à la disposition des patrons et faire passer les mesures de santé et sécurité au travail au second plan, dans une logique d’économie.

 

En 2022, ce sont 43 jeunes de moins de 25 ans qui sont décédés à la suite d’un accident du travail et 33 jeunes en 2023.

Le gouvernement lui-même affirme :

Les jeunes sont un « public particulièrement vulnérables aux accidents » du fait, notamment, de « l’absence d’ancienneté sur le poste » qui est « un facteur déterminant de la sinistralité ».

Pourtant, le ministère de l’Education nationale décide d’augmenter le nombre d’élèves et de jeunes en stage en développant et augmentant les périodes d’observation ou de formation en entreprise. Alors que dans le même temps, les mesures de protection et les contrôles se réduisent et les dérogations aux travaux interdits aux jeunes de 15 ans à 18 ans ont été facilités, puisque l’accord de l’inspection du travail n’est plus nécessaire.

Depuis 2018, la loi Pénicaud pour « choisir son avenir professionnel » a renversé le paradigme éducatif en plaçant l’entreprise comme un élément central du cursus de l’élève et en libéralisant l’apprentissage pour faciliter la création de centaines de CFA d’entreprise.

 

Le ministère poursuit cette logique en développant les stages d’observation en 3ème et 2nde ou en désorganisant la voie professionnelle avec sa réforme chaotique et sa terminale en Y, cela au détriment de la sécurité des élèves.

Ce passage au second plan de la sécurité n’est pas un fait isolé dans la manière dont le ministère envisage la santé et la sécurité au travail, notamment des personnels. Il fait écho à l’inconséquence avec laquelle sont traitées leurs conditions de travail et les instances représentatives. Au sein même de ses propres services, des milliers de situations révélant de la souffrance au travail sont ignorées, des centaines de situations de danger grave sont écartées, comment attendre dès lors que la sécurité des élèves au sein de l’entreprise soit assurée et contrôlée ?

Pour la FNEC FP-FO, il faut en finir avec ces stages dits « d’observation » en entreprise : la place des élèves est à l’École, pas sous la coupe des patrons. De même, notre fédération exige l’abrogation de la loi Pénicaud et le retrait de la réforme de la voie professionnelle qui augmente les périodes de formation en entreprise et introduit un chaos sans précédent vecteur de danger pour les élèves.