Remplacement de courte durée RCD : outil pour casser le statut

Avec FO, connaitre ses droits, c’est pouvoir les défendre !

Pour pallier le manque criant de professeurs remplaçants, que le Ministère organise lui-même en supprimant massivement des postes, le remplacement de courte durée est présenté comme la « solution miracle ».

 

Culpabilisation et pression sont utilisées pour faire prendre en charge, par des personnels déjà surchargés de travail, une tâche supplémentaire, contre leurs garanties statutaires et au péril de leur santé.

A la rentrée de septembre 2023, les chefs d’établissement des collèges et lycées avaient reçu un « guide du Remplacement de Courte Durée » actualisé en septembre 2024 envoyé par la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) donnant des préconisations pour faire en sorte qu’il y ait « à tout prix » un enseignant devant chaque élève.

Ce guide est un véritable outil pour détruire nos garanties statutaires. 

 

Qu’en est-il ? Comment défendre ses droits ?
Le SNFOLC vous informe et vous défend.

 

Skip to PDF content

Retour sur les Etats généraux des précaires de l’Educ : Plus que jamais mobilisés!

La journée du 16 janvier 2025 était une journée de mobilisation pour les personnels AED et AESH partout en France. En Ille-et-Vilaine, FO appelait à rejoindre le rassemblement intersyndical.

Ce jeudi 16 janvier, FO 35 a organisé des Etats généraux pour les précaires de l’Education, dans les locaux de l’UD, avec les personnels AED et AESH de nos syndicats, 1 er et 2nd degrés réunis.

 

Car il est urgent de construire ensemble et dès à présent le rapport de force.

Des échanges constructifs ont pu se faire, notamment pour étoffer le lien AED-AESH.

Ces États généraux ont permis de faire un état des lieux des conditions de travail des personnels dans le département, et de rédiger un communiqué avec les personnels pour appeler à la construction dune mobilisation intersyndicale dans la durée, seul moyen de gagner sur les revendications.

 

L’AG a décidé de rejoindre le rassemblement intersyndical organisé devant la DSDEN 35. Lors de ce rassemblement, des prises de parole ont eu lieu : celles de nos deux camarades AED et AESH représentants FO ont été particulièrement applaudies.

Ci-dessous le communiqué produit lors de ces Etats généraux des précaires de l’Education, avec notamment en fin de communiqué notre demande d’une intersyndicale nationale pour construire un mouvement de grève solide dans la durée.

 

Skip to PDF content

Lundi 20 janvier : rassemblement « Abrogation de la réforme des retraites »

La question des retraites redevient d’actualité par le biais de manœuvres politiciennes.

Or, les mots ont un sens. La « suspension » n’est pas « abrogation » et ne donne aucune garantie sur l’avenir si ce n’est de faire provisoirement diversion.

 

 

Dans ce cadre, nous ne pouvons pas reprendre à notre compte la déclaration du secrétaire général de notre Confédération, expliquant que sur cette question  » l’exécutif prend le dossier par le bon bout ».

 

 

Il ne s’agit pas de polémiquer mais d’être clair sur la revendication et le mandat.

Nous demandons l’abrogation et pas la suspension de la réforme des retraites de 2023, et continuons d’exiger le retour d’un départ à la retraite à taux plein à 60 ans après 37,5 annuités de cotisation sans décote.

 

Attention également à la retraite par points (portée en 2019 par la CFDT) que nous avions empêchée par la grève : il est de nouveau question d’elle. Qu’elle ne revienne par la fenêtre !

Nous porterons cette revendication et ce mandat d’abrogation de la contre-réforme des retraites lundi prochain 20 janvier lors de la venue de M. Macron près de Rennes (à Cesson Sévigné) avec un rassemblement à 12H30 place de la République à Rennes.

 

Rassemblement prévu à Rennes – et non à Cesson Sévigné – car il sera impossible de s’approcher du terrain militaire hyper sécurisé où Macron ira faire ses vœux aux armées.

Mais cela ne nous empêchera pas de faire entendre nos revendications !

 

Abrogation de la réforme des retraites !

Personne n’est dupe.

Dans les consultations menées par le gouvernement sur le prochain budget et notamment sur la question des retraites, il n’y a rien qui puisse répondre aux revendications des salariés.

Ce gouvernement, qui prévoit 50 milliards d’euros d’économies, continuera de s’en prendre aux services publics, à nos salaires et nos pensions. Et surtout : pas question pour lui d’abroger la réforme des retraites !

 

Cependant, chacun y va de sa partition. Des organisations politiques participant à ces conciliabules proposent une « suspension » de la réforme Macron-Borne, afin de « trouver des solutions » sur le financement. La secrétaire générale de la CGT demande « à organiser une conférence de financement avec tout le monde autour de la table. »

Le MEDEF se dit favorable à une discussion pour « aménager » la réforme des retraites, et « poser le sujet du financement de la protection sociale ». Le patronat propose le transfert d’une partie des cotisations sociales, qui représentent un salaire différé, vers la CSG, la TVA sociale, qui sont des impôts. Le président de la CFTC indique : « On souhaite repartir vers une réforme par points et une réforme systémique » : objectif partagé par la CFDT…

La FNEC FP-FO rappelle qu’en 2023, des millions de salariés ont fait grève à de nombreuses reprises, ont manifesté avec les jeunes, les retraités, à l’appel de la totalité des organisations syndicales pour le retrait de la réforme des retraites Macron-Borne qui repoussait l’âge de départ légal à 64 ans et qui augmentait le nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein pour bon nombre de travailleurs.

 

La première ministre Borne l’avait imposée via le 49-3 lors d’un énième déni de démocratie dont le président Macron et ses gouvernements sont coutumiers.

« Pour FO, la revendication prioritaire demeure l’abrogation de la réforme des retraites ! » a réaffirmé Frédéric Souillot, secrétaire général de FO au Premier ministre ce jeudi 9 janvier.

Avec sa Confédération, la FNEC FP-FO exige l’abrogation de la réforme Macron-Borne !

 

La FNEC FP-FO n’est donc pas demandeuse d’une conférence de financement, ni de la moindre « négociation collective » visant à poursuivre les exonérations de cotisations sociales en faveur des entreprises (75 milliards par an).

Il n’y a pas de problème de financement des retraites. Il n’y a que des prédateurs qui veulent faire main basse sur l’argent de la protection sociale qui est notre salaire différé.

 

Par ailleurs, la FNEC FP-FO refuse toute discussion autour d’un système de retraite universelle par points, qui avait été mis en échec par plusieurs semaines de grève massive en 2019. Cette mesure signifierait la liquidation de tous les régimes existants et du Code des pensions civiles et militaires qui garantit notamment aux fonctionnaires d’Etat une pension calculée sur la base de 75% du montant du traitement des 6 derniers mois de carrière.

Rappelons à ce sujet ce que l’ancien Premier ministre Fillon déclarait en 2016 devant des chefs d’entreprise :

« Le système de retraites par points j’y suis favorable, mais il ne faut pas faire croire aux Français que ça va régler le problème des retraites. Le système par points, en réalité, ça permet une chose, qu’aucun politique n’avoue : ça permet de baisser chaque année le montant de points, la valeur des points, et donc de diminuer le niveau des pensions. »

Non à la conférence de financement ! Non à la retraite par points !
Abrogation de la réforme Macron-Borne !