A bas la guerre ! Non à l’économie de guerre !

« Nous sommes en guerre » scande le président Macron comme au temps du Covid. 

La pression ne fait que commencer pour, au nom du « monde libre », justifier son budget de misère et la destruction des acquis sociaux en continuant d’alimenter la marche à la guerre. La guerre en Ukraine a provoqué des centaines de milliers de morts des deux côtés du front, ainsi qu’une destruction immense et l’exode de millions de personnes.

Nous voulons l’arrêt de la guerre et nous ne soutenons ni Trump, ni Poutine, ni Zelensky, ni Macron !

 

Il faudrait selon le chef de l’Etat « resserrer les rangs » dans une unité nationale qui conduirait politiques et syndicalistes à faire des propositions pour répondre aux efforts de guerre. Le ministre de la défense a donné une feuille de route : il faudrait passer à 90 milliards d’euros par an pour les dépenses de guerre, c’est-à-dire une fois et demie le budget de l’Éducation nationale.

Notre Confédération a répondu :

« FO ne veut participer ni à l’instrumentalisation, ni à l’intégration des organisations syndicales de salariés dans une économie de guerre, synonyme de renoncement et d’abandon des revendications des travailleurs. »

Pas question de renoncer à nos revendications vitales, à commencer par l’abrogation de la réforme des retraites Macron-Borne et l’augmentation générale des salaires !

Pas question de tourner le dos aux mobilisations qui se développent partout en France dans l’unité avec les parents d’élèves pour défendre les classes et exiger des moyens à hauteur des besoins !

Pas question de tourner le dos au combat des étudiants qui manifestent dans les universités contre les coupes budgétaires et la sélection ! 

Nous sommes aux côtés de tous ceux qui veulent faire barrage à l’austérité dévastatrice et à toutes les mesures réactionnaires prises par ce gouvernement pour nous diviser.

 

Organisons l’action commune des personnels, des parents et de la jeunesse, unis sur leurs revendications pour les bloquer ! Regroupons-nous, discutons des moyens efficaces de gagner, à commencer par la grève !

Quitter le conclave

Monsieur Bayrou a fixé le cadre pour son « conclave  » sur les retraites : le soi-disant équilibre financier.

En clair, il assigne aux syndicats la tâche de valider pour l’essentiel la contre-réforme de 2023 rejetée massivement par les salarié(e)s et de décider des nouveaux coups qui seront portés tant aux actifs qu’aux retraité(e)s.

 

Face au mensonge permanent, à la manipulation des chiffres, rappelons 3 faits qui sont têtus :

  • En 2025, on a compté 77 milliards d’exonérations de cotisations sociales pour les entreprises (donc de l’argent volé à la Sécurité Sociale)
  • Entre 80 et 100 milliards de fraude fiscale estimée pour la France (donc de l’argent volé au pays par certains grands groupes et grosses fortunes sans que rien de sérieux ne soit fait pour l’empêcher)
  • 100 milliards de dividendes pour les actionnaires en 2024 , 60% de plus depuis 2019 !

 

Et ce gouvernement et ses soutiens nous expliquent qu’il n’y a pas d’argent pour les retraites, pour le social, pour les hôpitaux ou pour l’école !

 

Les syndicats n’ont rien à faire dans cette opération de dupes.

Force Ouvrière Ille et Vilaine appelle tous les salariés actifs ou retraités, du privé comme du public et la jeunesse à se préparer à la mobilisation dans l’unité, seule voie pour bloquer la régression sociale qui inexorablement entraine aussi la régression démocratique.

 

FO a quitté le conclave sur les retraites jeudi 27 février 2025

Le 20 février, les organisations syndicales ont reçu le rapport de la Cour des comptes sur les retraites.

Ce rapport confirme que la réforme des retraites de 2023 est injuste, brutale et injustifiée. 

 

Concernant la concertation sur les retraites, Force Ouvrière l’a dit depuis le début : « Ni le format, ni le périmètre, ni la méthode ne nous conviennent ! ».

Nous n’avons pas été entendus.

La revendication de Force Ouvrière est et reste l’abrogation de la réforme des retraites de 2023, et le retour au départ à la retraite à 60 ans, sans décote, après 37,5 années de cotisation.

 

Avec le conclave, le risque est grand d’aboutir au maintien du statu quo, avec un âge légal qui resterait ancré sur les 64 ans.

Le projet de retraite universelle par points que nous rejetons toujours semble également revenir à l’occasion de cette grande mascarade.

Les syndicats n’ont rien à faire dans cette opération de dupes.

C’est pourquoi FO a quitté le conclave dès le 1er jour.

Force Ouvrière Ille et Vilaine appelle tous les salariés actifs ou retraités, du privé comme du public et la jeunesse à se préparer à la mobilisation dans l’unité, seule voie pour bloquer la régression sociale qui inexorablement entraine aussi la régression démocratique .

 

Fouilles des sacs à l’entrée des établissements : intimider et mettre au pas la jeunesse ?

Il ne fait pas bon être jeune sous l’autorité du président Macron et de ses ministres.

 

Ainsi, le 21 février, Élisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale et de l’Enseignement Supérieur n’a-t-elle rien trouvé de plus urgent que d’annoncer sur BFM TV son souhait que, dès le printemps :

« on puisse, avec le préfet, le procureur, le représentant de l’Éducation nationale, organiser régulièrement des fouilles de sac à l’entrée des établissements ».

Ces « fouilles inopinées », menées au motif de la lutte contre les violences à l’école et aux abords des établissements, seraient réalisées avec des « forces de l’ordre puisque ça ne rentre pas dans les prérogatives des personnels de l’Éducation ».

Les jeunes, avant d’être de futurs citoyens qu’il s’agirait d’instruire, seraient pour le gouvernement des délinquants en puissance qui doivent être traités par la terreur et la répression.

 

Un tel projet tient plus de la vieille rengaine réactionnaire que de l’idée de génie.

En 2009, déjà, le ministre de l’Éducation Xavier Darcos, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avait annoncé diverses mesures comme la fouille des élèves, pour lutter contre « les violences en milieu scolaire » considérées comme « une forme, non pas de l’incivilité, (…) mais de délinquance, du crime voire de la barbarie ».

À l’époque, les présidents de l’Association des Régions de France et de l’Assemblée des Départements de France avaient protesté contre la volonté ministérielle de « mettre en place des systèmes policiers à l’intérieur des établissements » qu’ils jugeaient « indigne d’un ministre d’un pays qu’on considère encore comme le pays des droits de l’homme et des droits de l’enfant ».

Les jeunes ont besoin de moyens pour étudier, pas de matraque et d’uniformes !

 

Les annonces d’Élisabeth Borne interviennent alors même que dans tout le pays depuis plusieurs semaines, les personnels, les parents s’organisent, se mobilisent pour bloquer les suppressions de postes, les fermetures de classes qui préparent une rentrée 2025 chaotique dans les écoles, collèges et lycées, en application du budget Bayrou et de ses 50 milliards d’austérité, passé en force à coup de 49.3.

Elles interviennent alors que le Premier ministre est rattrapé par le scandale des 112 plaintes contre des violences physiques, des agressions sexuelles et viols qui auraient été commis durant 35 ans contre des élèves du collège-lycée N.-D. de Bétharram, et dont des témoignages attestent qu’il avait été averti alors qu’il était ministre de l’Éducation. À ce sujet, étrangement, la ministre n’a rien à dire si ce n’est qu’elle ignore ce qui s’est passé et que la faute reviendrait à ceux qui pointent la responsabilité de M. Bayrou.

La FNEC FP-FO, pour sa part, appelle les personnels à se tenir aux côtés des lycéens et étudiants qui se dressent contre toutes les mesures qui cassent leur droit d’accès à l’instruction et à des diplômes nationaux, leur droit à suivre les études de leur choix dans l’enseignement supérieur (réforme du lycée et du baccalauréat, Parcoursup…), qui disent non à l’austérité avec toutes ses conséquences très concrètes (classes surchargées, suppressions d’heures de cours, de formations, de postes d’enseignants…).

 

Bas les pattes devant nos jeunes ! Laissez-les étudier ! La police hors de l’école ! Arrêt immédiat de toutes les mesures d’austérité ! Création des postes nécessaires !