Homicide d’une AED dans l’exercice de ses fonctions

Communiqué du SNFOLC 35 du 10.06.25

« Ce mardi 10 juin 2025, un collégien a poignardé une surveillante au collège Françoise Dolto à Nogent, en Haute-Marne. L’agression s’est produite alors que des gendarmes effectuaient un contrôle de sacs devant l’établissement scolaire. »

Voici ce que nous lisons dans la presse aujourd’hui mardi 10 juin 2025.

Mourir au travail, voilà qui devient récurrent dans l’Éducation nationale.

 

Avec la FNEC FP FO 35, Le SNFOLC 35 n’a eu de cesse de répéter que les AED étaient des personnels exposés du fait de leurs missions de surveillants… Mais bien souvent aussi par des missions qui ne sont pas les leurs et qui leur sont imposées, au mépris du contrat signé.

Nous attendons que toute la lumière soit faite et que la F3SCT puisse jouer son rôle pour déterminer les responsabilités, et mettre en place des mesures qui feront qu’une telle horreur ne puisse plus se reproduire.

 

Toutes nos pensées vont à la victime, à sa famille, à ses proches. Aux personnels de l’établissement, aux élèves et aux familles.

 

Il faut en finir avec Parcoursup !

Interrogé sur France Info le 2 juin, jour des premiers résultats de la principale phase d’affectation sur Parcoursup, le ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, déclarait :

… Qu’il « (aimerait) bien qu’on ait déjà, à peu près, les deux tiers des élèves de lycées qui aient un premier choix disponible dès ce soir », avec comme but ultime « qu’avant le bac, neuf élèves sur dix aient au moins une première proposition qui soit déjà là, concrète, palpable. »

Une véritable provocation pour les dizaines de milliers de jeunes et leurs familles que cette plateforme de tri mise en place en janvier 2018 plonge dans l’angoisse tous les ans, et pour tous ceux dont les voeux sont refusés.

L’objectif du ministre rapporté aux 980 000 candidats inscrits sur Parcoursup cette année suppose d’admettre que près de 100 000 n’auront pas de « proposition concrète » avant le bac.

 

De fait, au terme des premiers résultats de cette phase d’admission qui durera jusqu’au 10 juillet, le ministère a annoncé que 66 % des lycéens ont reçu « au moins une proposition », ce qui signifie que plus d’un tiers d’entre eux, c’est-à-dire des dizaines de milliers, n’en ont encore reçu aucune.

En juillet 2024, près de 85 000 élèves n’avaient toujours pas trouvé de place dans une formation du supérieur. Les premiers résultats tombés le 2 juin font craindre le pire.

 

Tous les ans, des dizaines de milliers de bacheliers restent sur le carreau. Et le ministre ose dire que tout va bien, que sa mission est que tous les jeunes puissent suivre des études supérieures !

Non, monsieur le ministre, la réalité c’est que Parcoursup est une machine à trier, une machine à barrer la route aux études supérieures et à broyer la jeunesse !

 

C’est aussi un outil pour la privatisation galopante de l’enseignement supérieur. Outre le fait de laisser des dizaines de milliers de jeunes sur le bas-côté, l’une des principales conséquences de ce dispositif, c’est en effet de livrer des lycéens de plus en plus nombreux à l’enseignement supérieur privé. Depuis 2018, les inscriptions dans le privé progressent de telle manière qu’en 2024 elles concernaient 27 % des étudiants (contre 19 % en 2012).

Face aux provocations du ministre, face à cette situation révoltante faite à la jeunesse, la FNEC FP-FO continue à exiger l’abrogation de Parcoursup et le rétablissement du droit pour les bacheliers à accéder à la filière de leur choix, ce qui nécessite que le baccalauréat demeure le premier grade universitaire et donc d’abroger les réformes Blanquer du Bac et du lycée.

 

La FNEC FP-FO appelle ses syndicats à s’adresser aux lycéens, étudiants et parents d’élèves pour organiser l’action commune avec les personnels pour en finir avec cette sélection inacceptable.

AESH : pourquoi FO n’a pas signé la pétition ?

Une pétition intersyndicale intitulée  » AESH : un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire !  » circule actuellement.

La FNEC FP-FO n’en est pas signataire alors que c’est une revendication que FO porte depuis plusieurs années – et continue de porter encore et toujours.

 

Pourquoi ne pas avoir signé cette pétition ?

  • Quid de la revendication d’abandon des PIAL et des PAS ?

Cette revendication, pourtant essentielle, n’apparaît pas.

Or, les conditions de travail des personnels AESH (et de l’ensemble des personnels par ricochets) se sont profondément dégradées depuis la mise en place de ces PIAL (bientôt PAS – récemment inscrits dans la loi).

 

Sans oublier le lien qui existe entre la destruction de l’enseignement spécialisé et les PAS.

 

 

  • Quid de la revendication du temps partiel imposé aux AESH?

Cette revendication n’apparaît pas non plus dans la pétition.

Ces temps partiels imposés placent pourtant les personnels AESH dans une situation de précarité financière.

 

Et ce n’est pas le statut de fonctionnaire catégorie B (une fois obtenu) qui changera les choses. En effet, un fonctionnaire de catégorie B touche son salaire complet pour 35h sans les vacances scolaires. C’est pour cela que la FNEC FP-FO a toujours ajouté la revendication  » avec un temps complet de 24h sur temps scolaire « .

FO toujours mobilisée pour défendre les personnels AESH

Que ce soit dans les instances, les audiences, sur le terrain, et bien sûr au plus haut de l’Etat, FO se bat pour défendre les personnels AESH et faire entendre leurs revendications :

  • un statut de fonctionnaire de catégorie B
  • 24h considérées comme un temps plein
  • l’abandon des PIAL et des PAS
  • un vrai salaire
  • le recrutement massif de personnels
  • la reconnaissance, sécurisation et revalorisation de tous les professionnels en lien avec la scolarisation des élèves en situation de handicap
  • la défense de l’enseignement spécialisé et adapté

 

La FNEC FP-FO ne reste pas l’arme au pied. Un courrier qui rappelle nos revendications a été envoyé à la ministre Borne (ci-dessous).

Nous continuons à réunir et à mobiliser les personnels pour exiger les moyens nécessaires pour une scolarisation adaptée aux besoins de chaque élève.

 

La lutte continue ! On ne lâche rien !

Courrier à la Ministre

Skip to PDF content