Etats généraux de l’école inclusive : pourquoi FO n’y a pas participé

Le rectorat a organisé le 5 novembre 2025 les Etats généraux de l’école inclusive et y a convié les organisations syndicales.

 

FO a refusé d’y participer. Pourquoi ?

 

La réponse ci-dessous :

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Manifestement, ce ne sont pas ces Etats généraux qui apporteront des solutions concrètes aux personnels, aux familles et aux élèves. Lorsque la seule réponse apportée se résume à la pédagogie des enseignantes et des enseignants, c’est à se demander si les dits « experts » ont connaissance des réalités du terrain !

AED et AESH : avec FO, exigez le versement des indemnités REP et REP + de manière rétroactive

Si vous avez exercé en REP ou en REP+ entre le 1er septembre 2015 et le 31 décembre 2022, vous avez droit au versement rétroactif des indemnités REP et REP+ pour la période antérieure au 1er janvier 2023.

Attention ! Ce versement peut représenter des milliers d’euros mais il n’est pas automatique. Il vous faut en faire la demande, si possible avant le 31 décembre 2025.

Le montant des sommes qui vous sont dues sera déterminé par :

– la durée d’exercice en REP et REP+,
– le montant de la part variable versé dans l’établissement d’exercice en REP +,
– votre quotité de service,
– le nombre d’années d’exercice.

Vous devez adresser au rectorat un courrier demandant le versement des indemnités et l’accompagner des pièces justificatives (contrat avenant, emploi du temps).

Pour accomplir ces démarches complexes, vous n’êtes pas seuls. Les militants du SNFOLC sauront vous informer, vous conseiller, vous aider à estimer le montant des sommes dues, à constituer votre dossier et veilleront au respect de vos droits par l’administration.

Il est très important que le syndicat suive votre dossier car le ministère a renvoyé vers les rectorats le traitement des dossiers de versement de cette prime. Ce qui soulève de nombreuses inquiétudes.

 

En effet, deux arrêts du Conseil d’Etat en date du 16 juillet 2025 imposent au ministère « de rétablir l’égalité de traitement » pour les AED et les AESH ayant exercé en REP et REP+ et de leur verser les indemnités auxquelles ils ont droit « au titre de la période comprise entre le 1er septembre 2015 […] et le 31 décembre 2022 inclus. »

Mais au lieu de publier un décret permettant de cadrer nationalement la restitution des indemnités, le ministère a choisi de renvoyer vers les rectorats la gestion de ces versements. Sous prétexte des « règles relatives à la prescription quadriennale », il refuse de corriger l’inégalité de traitement dont ont été victimes les AED et les AESH exerçant en REP et REP+ à compter de 2015. Il veut en limiter l’application aux quatre dernières années, c’est-à-dire pour la période allant du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2022 (puisque les indemnités ont été versées à compter du 1er janvier 2023). De plus il donne consigne aux rectorats de régler les situations individuellement via des protocoles transactionnels. Autrement dit, de trouver des arrangements locaux, académie par académie.

Pour FO les modalités de remboursements prévues par le ministère ne peuvent se limiter à deux années.

 

La méthode choisie par le ministère expose les AED et les AESH à des oublis, des erreurs ou des inégalités de traitement entre académies. Ce n’est pas acceptable.

Les sommes dues aux AED et aux AESH doivent être restituées à compter du début de l’inégalité de traitement que le ministère avait instituée en ne versant pas ces primes aux AED et aux AESH dès 2015. Situation d’autant plus inacceptable que ces personnels de l’Education nationale sont parmi ceux qui sont les plus mal payés !

 

Dans l’immédiat, contactez sans tarder le SNFOLC de votre département pour que ses militants puissent vous aider à effectuer les démarches dans les délais et selon les règles en vigueur pour ce genre de procédure.

PSC : danger à partir du 1er mai 2026 !

Conséquence de la loi de Transformation de la Fonction Publique de 2019, chaque ministère employeur de la Fonction Publique met désormais en place des contrats collectifs santé obligatoires.

A chaque ministère son propre type de contrat et son propre calendrier, et à chacun son opérateur de gestion de la complémentaire sélectionné après appel d’offre. Dès le début, la FNEC FP-FO a dénoncé ce marché.

 

A partir du 1er mai 2026 entrera en vigueur pour notre ministère la protection sociale complémentaire (PSC) obligatoire. L’opérateur retenu pour gérer cette complémentaire est le groupement en co-assurance MGEN – CNP Assurances.

Une attaque majeure contre la Sécurité Sociale fondée sur le principe : chacun cotise selon ses moyens et reçoit des prestations selon ses besoins et une remise en cause du mutualisme avec :
– La mise en place d’un système assuranciel (payer des « options » pour être mieux remboursé).
– L’ouverture de parts de marché aux assurances privées !

 

FO est la seule organisation à avoir refusé de signer l’accord interministériel du 20 octobre 2023 qui découple santé et prévoyance, et l’accord du 8 avril 2024 sur la PSC à l’Education nationale.

 

FO demande l’abrogation de l’adhésion obligatoire à la PSC et de l’accord interministériel du 20 octobre 2023 qui découple santé et prévoyance.

 

Pour télécharger et diffuser le tract : c’est ici.

Menaces, agressions, discriminations : notre employeur doit protéger agents !

Communiqué du SNUDI FO 35 du 21 novembre 2025

Vendredi 10 octobre 2025, le directeur de l’école maternelle Clôteaux a subi des menaces de mort de parents d’élèves. A l’origine, la famille refusait que les hommes puissent accomplir les mêmes tâches que les femmes auprès de leur enfant ; elle remettait ainsi en cause les principes de l’école publique.

Le directeur a alors suivi la procédure pour signaler ce fait d’une extrême gravité (fiches SST, demande de protection fonctionnelle, dépôt de plainte).
Le directeur a ensuite pris contact avec le SNUDI-FO 35. Lors du groupe de travail « fiches SST » du 4 novembre, FO est alors intervenu pour dénoncer l’inaction de l’employeur quant à la menace de mort subie par le collègue.

En l’absence de réponse satisfaisante, le syndicat a par la suite déposé un préavis de grève pour le 21 novembre en concertation avec les collègues de l’école afin d’exiger des mesures de protection passant par la scolarisation de l’élève dans une autre école.

 

Dès le 14 novembre, l’intersyndicale a été sollicitée afin d’apporter toute forme de soutien à l’action initiée par les collègues des Clôteaux notamment en se joignant à l’appel à la grève. La communication de certains syndicats est surprenante, mais là n’est pas l’essentiel.

Ce vendredi 21 novembre, plusieurs écoles de Rennes étaient fermées et de nombreux collègues étaient en grève ainsi que des agents de la ville de Rennes.

 

Le rassemblement devant l’école Clôteaux a réuni près de 200 personnes, enseignants, AESH, agents territoriaux mais aussi parents d’élèves et citoyens venus manifester leur soutien au directeur et à tous les personnels de l’école.

Un second rassemblement spontané a eu lieu devant la DSDEN le midi. Le DASEN a reçu tous les enseignants de l’école avec l’intersyndicale (FO – CGT – SUD – UNSA). Il leur a assuré que leur revendication avait été entendue et que la mesure allait être mise en œuvre dans les jours à venir.

Le SNUDI-FO 35 demande des mesures rapides de la part de notre employeur vis-à-vis de toutes les agressions, menaces ou discriminations subies par les agents de l’état.