Suppression des postes encore et encore pour la rentrée de septembre 2022

Alors que le second degré est sacrifié, que le ministre refuse d’ouvrir de nouvelles listes complémentaires pour les certifiés et agrégés, il poursuit la casse en supprimant des postes et des classes partout.

Pour le second degré, ce ne sont pas des postes donnés, ni de listes complémentaires mais des AED en moyens de remplacement, 1 500, qui peuvent faire les missions des professeurs pour 11€ lorsqu’ils sont payés en heures supplémentaires. Et en plus ce qu’introduit le CTM du 26 janvier : des PLP exerçant en lycées et collèges, introduits et voulus par la CFDT et validés par l’UNSA. Une honte sur le détricotage des statuts.

FO a demandé de surseoir aux suppressions de postes annoncées : les 1 800 de 2021 et les 440 de 2022. C’est NON pour le ministre, son objectif est comme l’a annoncé le Président Macron, de faire travailler plus, autrement, et de recruter directement comme dans les écoles de Marseille.

 

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Conférence de presse Force ouvrière avec Ouest-France – AESH, les invisibles et les précaires

Courant janvier, Michèle Victory, députée de l’Ardèche, a tenté de faire passer une proposition de loi pour améliorer le sort des AESH, ces Accompagnants d’élèves en situation de handicap que l’on appelait il y a encore quelques années les Accompagnants de vie scolaire (AVS). Peine perdue, son initiative n’a pas recueilli suffisamment de voix.

1 800 en Ille-et-Vilaine

« C’est le statu quo depuis plusieurs années déjà, tout est bloqué », déplorent Justine Marti, secrétaire départementale Force Ouvrière pour les lycées et les collèges ; et son collègue Mickaël Bezard, pour les écoles du premier degré. En Ille-et-Vilaine, on compte 1 800 accompagnants. En France, ils sont 117 000, pour environ 400 000 enseignants. Parmi eux, la quasi-totalité (92 %) sont des femmes.

Leur travail ? Accompagner les élèves en situation de handicap en classe, pour leur fournir une aide humaine et leur permettre de progresser comme leurs camarades valides. Ces agents contractuels de l’État sont recrutés par contrat de droit public, sans avoir pour autant le statut de fonctionnaires.

À peine 800 € sur la fiche de paie

Derrière la fiche de poste, la réalité est toute autre. Les AESH souffrent d’un profond manque de reconnaissance. « Si on devait demander une seule chose, ce serait un vrai statut, explique Lisa de Beaulieu, qui travaille sur Rennes. Au lieu de cela, nous sommes dans la précarité, sans perspective d’avenir. En moyenne, on gagne à peine 800 € par mois, autant dire qu’on vit en dessous du seuil de pauvreté. »

Leur contrat, d’une durée de trois ans, est renouvelable une fois, avec la possibilité d’obtenir à terme un contrat à durée indéterminée. « Une possibilité théorique, corrige aussitôt Mireille Salaün, domiciliée à Châteaubourg, très peu d’AESH travaillent en CDI. On vit dans l’incertitude. Parmi nous, beaucoup finissent par abandonner. »

« Certaines finissent par craquer »

En août dernier, rien qu’en Ille-et-Vilaine, 80 AESH ont démissionné de leur poste. Et la crise sanitaire n’a rien arrangé. « Dès qu’un AESH est touché par le Covid, il n’y a personne pour le remplacer », constate Nelly Gonzalez, elle aussi en poste à Rennes.

Pour ceux qui restent, leur mission pourtant essentielle aux familles, à l’ensemble de la communauté éducative, s’effectue dans des conditions très difficiles. « On a de plus en plus d’élèves à accompagner sur plusieurs établissements, décrivent ces AESH. Certaines d’entre nous ont quatre, voire six élèves à suivre. Parfois, elles craquent, ça peut aller jusqu’au syndrome d’épuisement professionnel, c’est-à-dire au burn-out. »

Ces accompagnantes se décrivent volontiers comme « invisibles et précaires » à l’image d’ailleurs de leurs collègues Assistants d’éducation, qui surveillent et encadrent les élèves dans les lycées. En octobre 2021, elles avaient été plusieurs milliers à manifester à Paris, pour apparaître enfin au grand jour. « On demande un statut, une formation, des recrutements massifs et un salaire qui soit au moins au niveau du Smic. »

Elles sont dans la rue ce jeudi

Le 13 janvier, elles sont descendues à nouveau dans la rue, et on les retrouvera ce jeudi, à l’occasion de la Journée de mobilisation interprofessionnelle organisée par l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, Union Pirate, Solidaires étudiant·es et FSE.

Plusieurs manifestations sont prévues en Ille-et-Vilaine à Rennes (11 h, esplanade Charles-de-Gaulle), Saint-Malo (11 h, devant la médiathèque), Fougères (17 h, place Aristide-Briand), Redon (17 h, devant la sous-préfecture), Vitré (17 h, devant la gare).

Compte-rendu de la réunion avec le cabinet du ministre le 19 janvier 2022

Un « point sanitaire » a été organisé par le cabinet du Ministre Blanquer. Il s’agissait de décliner les annonces du Premier Ministre Castex au soir de la grève du 13 janvier :

Postes

Le ministère annonce le recrutement de la totalité des candidats aux concours inscrits sur la liste complémentaire dans le 1er degré.

Pour autant tout n’est pas réglé et cette annonce est loin d’être suffisante :
• Les listes complémentaires sont limitées voire inexistantes dans certaines académies : malgré les questions de la FNEC FP-FO, le ministre n’annonce ni réabondement, ni concours extraordinaire !
• Aucun recrutement supplémentaire n’est annoncé dans le 2nd degré alors que les collèges et les lycées sont exsangues !
• Les mesures de fermetures de classes ou de postes se poursuivent actuellement dans les CTSD et les CTA !
• Le recours aux contractuels précaires et sous-payés sera parallèlement amplifié jusqu’à la fin de l’année scolaire !

Tous les personnels absents doivent être remplacés par des enseignants sous statut ! Aucune fermeture de poste ou de classe ne doit avoir lieu lors des opérations de carte scolaire ! Toutes les ouvertures nécessaires doivent être prononcées !

Salaires

RIEN !

Une instance « partenariale » pour élaborer les prochains protocoles

La FNEC FP-FO a rappelé qu’il existe des CT et des CHSCT qui ont les prérogatives d’émettre des avis sur les consignes et mesures de sécurité prises par l’employeur.
Elle a indiqué que la création de cette instance ne faisait pas partie des revendications qui ont surgi de la grève du 13 septembre et que FO n’en est pas demandeuse.

Equipements et protocoles

Le directeur de cabinet s’est contenté d’indiquer les efforts du ministère pour fournir les 55 millions de masques chirurgicaux et les 5 millions de masques FFP2 servis en priorité dans les écoles maternelles.

La FNEC FP-FO a rappelé que les protocoles inapplicables étaient l’élément déclencheur de la grève du 13 janvier. Les protocoles sont intenables. Ils sont une source de conflits entre les personnels et les parents d’élèves : que fait-on avec les élèves déposés par les parents le matin devant l’école et qui n’ont pas de déclaration sur l’honneur ? Comment gérer l’arrivée des élèves au compte-gouttes, tout au long de la journée, en fonction des résultats de leurs tests ? Concrètement les collègues ne peuvent plus faire classe. C’est insupportable pour les directeurs, du point de vue de la responsabilité, des nouvelles tâches que cela implique : il faudra vérifier les déclarations, les dates, pour accepter le retour en classe de chaque élève ?

Evaluations et examens

La FNEC FP-FO demande l’abandon pur et simple des évaluations mi-CP et non leur simple report.

Concernant le baccalauréat, elle fait part au Directeur de Cabinet de la pétition intersyndicale FO, SNES, SNEP, CGT, SUD et SNALC pour le report des épreuves de spécialités prévues en mars et leur transformation en épreuves finales et le rétablissement des épreuves nationales, terminales et anonymes dès la session 2022.

La FNEC FP-FO appelle les personnels à signer massivement la pétition et à adopter des motions, si possible dans l’unité.

Lien vers la pétition : c’est ici.

Appel de la 5ème Convention Nationale AESH réunie le Mercredi 19 janvier 2022

La 5ème Convention Nationale des AESH se félicite des 76 connexions et de la création de nouveaux comités dans les départements, souvent avec les organisations syndicales FSU, F NEC FP FO, CGT éduc’action, Sud éducation, SNCL.

Elle remercie la présence de la FNEC FP FO, de la FCPE et d’associations de parents d’élèves en situation de handicap…

 

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