Suppression de postes à la rentrée scolaire 2023 : la baisse démographique a bon dos !

Le 13 décembre 2022, le ministère a présenté en CTMEN la répartition des moyens dans les écoles et établissements publics par académie.

À la rentrée prochaine, 1 500 ETP d’enseignants seront supprimés dans l’enseignement public : 1 000 dans le premier degré, 500 dans le second. 

 

19 académies perdent des moyens dans le premier degré, et autant dans le second, alors que le ministère prévoit, pour la rentrée prochaine, près de 64 000 élèves en moins dans le premier degré et 840 en moins dans le second.

 

Les académies de Paris, Lille et Normandie sont celles qui perdent le plus de moyens d’enseignement. 

Le ministère justifie cette baisse du nombre d’enseignants par la diminution prévue du nombre d’élèves à la rentrée 2023 : – 64 000 dans le premier degré, et – 840 dans le second. 

 

SUPPRESSION DES POSTES DANS LE PREMIER DEGRÉ

Académies

Variation des effectifs élèves (en %)

Variation des moyens d’enseignement

Aix-Marseille

-0,9

0

Amiens

-2,2

-77

Besançon

-2

-52

Bordeaux

-0,7

-30

Clermont-Ferrand

-1,6

-58

Corse

-1

0

Créteil

-0,8

+65

Dijon

-1,7

-72

Grenoble

-0,7

0

Lille

-2,1

– 150

Limoges

-1,4

-23

Lyon

-1,4

0

Montpellier

-0,7

+17

Nancy-Metz

-1,9

-85

Nantes

-1,3

-78

Nice

-0,5

+60

Orléans-Tours

-1,6

-81

Paris

-2,9

-155

Poitiers

-1,7

-60

Reims

-1,6

-58

Rennes

-1,2

-60

Normandie

-2

-99

Strasbourg

-1,1

-43

Toulouse

-0,9

-42

Versailles

-0,8

+70

Guadeloupe

-1

-25

Guyane

+3

+74

 Réunion

-0,7

+28

Martinique

-1,4

-35

Mayotte

+5,3

+168

Réserve

/

134

  Total

-1,15

– 667

SUPPRESSION DES POSTES DANS LE SECOND DEGRÉ

Académies

Variation des effectifs élèves (en %)

Variation des moyens d’enseignement

Aix-Marseille

+0,65

+49

Amiens

-0,44

-65

Besançon

-0,96

-69

Bordeaux

+0,15

-10

Clermont-Ferrand

-0,54

-25

Corse

+0,92

+5

Créteil

+0,35

+70

Dijon

-0,97

-99

Grenoble

+0,18

-9

Lille

-0,69

-160

Limoges

-0,2

-18

Lyon

+0,4

+65

Montpellier

+0,88

+90

Nancy-Metz

-0,37

-54

Nantes

-0,24

-30

Nice

+1,11

+60

Orléans-Tours

-0,04

0

Paris

-1,84

-182

Poitiers

-0,11

-25

Reims

-0,83

-52

Rennes

-0,25

-30

Normandie

-0,34

-105

Strasbourg

-0,44

-40

Toulouse

+0,62

+50

Versailles

+0,46

+55

Guadeloupe

-3,38

-106

Guyane

+0,7

+60

 Réunion

-0,32

-17

Martinique

-2,32

-56

Mayotte

+1,99

+150

  Total

-0,2

– 498

LE SNFOLC REVENDIQUE :
– L’arrêt des suppressions de postes, de classes et d’heures

– La restitution des 1 800 postes supprimés en 2021 et des 440 postes supprimés en 2022

– Le recrutement et la stagiairisation immédiate des candidats sur les listes complémentaires et l’abondement des listes complémentaires

– La titularisation de tous les contractuels qui le souhaitent.

 

Communiqué intersyndical Retraites : prêts et déterminés !


Le président de la République a annoncé le report de l’annonce de la réforme au 10 janvier 2023.

Ce décalage de calendrier ne changera pas l’opposition de toutes les organisations syndicales à tout recul de l’âge légal de départ en retraite.

Conformément au communiqué intersyndical du 5 décembre, les organisations syndicales et de jeunesse confirment qu’elles se réuniront dans la foulée de l’annonce de la réforme pour construire une réponse commune de mobilisation interprofessionnelle, dès le mois de janvier, si le gouvernement maintient son projet.

Communiqué du 13 décembre 2022, Paris

 

Le SNFOLC 35 rappelle et reprend à son compte les termes employés dans le communiqué intersyndical du 5 décembre dernier :

Le système par répartition n’est pas en danger, y compris pour les jeunes générations. Le gouvernement instrumentalise la situation financière du système de retraites et affirme, à tort, que le recul de l’âge légal de la retraite est un impératif.

Les organisations syndicales réaffirment qu’elles sont, comme la très grande majorité de la population, fermement opposées à tout recul de l’âge légal de départ en retraite comme à toute augmentation de la durée de cotisation.

CONSTRUISONS LA MOBILISATION

POUR SAUVER NOS RETRAITES !

 

Appel intersyndical du 5 décembre 2022 : à lire ici.

Coupures d’électricité : aucune école, aucun établissement ne doit fermer !

Le ministère a réuni début décembre les organisations syndicales au sujet des coupures d’électricité qui pourraient ponctuellement affecter les écoles, établissements et services (hors Corse et DOM-TOM) dans les mois à venir.

 

Après une présentation générale destinée à justifier les décisions prises, les représentants du ministre ont apporté certaines précisions :

– Des délestages sont à prévoir, selon les pics de consommation, a priori en janvier-février, sur des plages tournantes de 2 heures maximum placées entre 8h et 13h et entre 18h et 20h. Cela pourrait concerner 10 % du territoire à chaque fois. En cas de coupure le matin, l’école ou l’établissement sera fermé. Les élèves pourront revenir pour le repas du midi si les conditions d’accueil le permettent. Les internats restent ouverts.

– Il y aura une alerte à J-3 et les régions concernées (selon l’ancienne désignation) seront connues plus précisément à J-1 à 15h. A J-1 à 17h, ces informations seront mises en ligne sur le site « Ecowatt » et les chefs d’établissement et les directeurs pourront se connecter pour savoir si leur école ou établissement est concerné.

– Les questions de l’organisation des transports scolaires, de la gestion des équipements sportifs comme des plateaux techniques dans les établissements professionnels pendant les périodes de délestage restent à préciser avec les collectivités territoriales. Les collectivités indiquent déjà qu’elles ne pourront pas assurer de double rotation des transports scolaires pour permettre aux élèves concernés de revenir l’après-midi en cas de fermeture le matin.

– Un accueil des élèves prioritaires (parents des personnels de santé, des forces de sécurité intérieure, des personnels des établissements pénitentiaires et des salariés des entreprises d’importance vitale identifiées par le Préfet) sera organisé (donc à J-1, 17h… !).

– Des fiches-conseil vont être mises à disposition et une ligne téléphonique dédiée à destination des parents sera proposée dans les rectorats.

 

Intervention de la FNEC FP-FO :

La FNEC FP-FO considère que ces décisions gouvernementales sont indignes. On nous demande une fois de plus de payer les conséquences des choix politiques libéraux et de l’incurie des gouvernements successifs.

 

La FNEC FP-FO reprend à son compte les analyses de la fédération FO de l’Energie : nous sommes dans une situation où l’on est plus en mesure de répondre aux besoins en énergie suite aux dysfonctionnements d’ordre structurel, à la libéralisation du marché et l’ouverture à la concurrence qui a attaqué l’opérateur historique, favorisé le dumping social tout en augmentant les prix, favorisé la recherche du profit au détriment de la maintenance et de l’entretien des moyens de production, le parc nucléaire par exemple.

(Cf. 4 pages FO Dérégulation du marché européen de l’énergie : pour lire ce document cliquer ici).

On peut aisément faire le parallèle avec la situation de l’hôpital et les décisions prises pendant la crise Covid ou avec la marche à la territorialisation et la privatisation de l’Ecole à laquelle nous assistons.

La FNEC FP-FO refuse que les écoles, les établissements, les services se retrouvent fermés parce que l’Etat n’a pas pris les mesures pour garantir l’accès à l’énergie du service public. Il doit être prioritaire !

 

La FNEC FP-FO rappelle également qu’aucune fermeture ne serait non plus acceptable par manque d’argent pour payer les factures, comme c’est le cas pour l’université de Strasbourg ou pour le groupe scolaire les 4 saisons de Saint-Pierre-du-Perray (91) dont il est envisagé la fermeture définitive. Cette question de l’énergie est aussi utilisée, parfois sous couvert de « conscience écologique », pour justifier des fermetures comme à Paris avec 7 lycées menacés.

Tous les établissements scolaires doivent rester ouverts et être convenablement chauffés.

 

Ceci étant dit, les annonces ministérielles sont encore plus alarmantes que prévu, en particulier compte tenu des délais hallucinants qui sont annoncés…

Ainsi, il faudrait qu’un directeur d’école ou un chef d’établissement, après avoir consulté lui-même un site internet, informe, la veille à 17h dans le meilleur des cas, tous les parents de son école ou de son établissement pour les prévenir de la fermeture !

 

Comment organiser l’accueil des élèves prioritaire dans un délais pareil ? Que se passe-t-il si des parents ne prennent pas connaissance de l’information et leur enfant vient quand même ou s’il est accueilli au périscolaire ? Quelle sera la position administrative des personnels dont le lieu de travail est fermé ? Leur présence sera-t-elle requise, en particulier celle des directeurs et des chefs d’établissements ?

Si les écoles, établissements ou services sont fermés, la FNEC FP-FO exige que les personnels soient être totalement libérés de leurs obligations de service. Nous rappelons également que l’enseignement ne peut se faire en télétravail et notre exigence de respect du volontariat pour le télétravail.

 

En réponse aux interventions syndicales, le ministère indique :

– « Nous avons plaidé pour la priorisation mais cela n’était pas possible. La liste des entreprises prioritaires sera tenue secrète…
Le délai de prévenance nous est imposé.
– La position administrative des personnels sera précisée ultérieurement.
L’enseignement en distanciel n’est pas envisagé.
– Nous donnerons consigne aux recteurs et IA-DASEN d’accompagner les directeurs et les chefs d’établissements et de les informer directement en cas de fermeture. »

Résultats des élections professionnelles : FO progresse !

FO demeure la première organisation dans la Fonction publique d’Etat.

 

Le résultat des élections au Comité Social d’Administration ministériel de l’Éducation nationale donne 14,06 % des suffrages pour la FNEC FP-FO, qui progresse donc en voix et en pourcentage par rapport aux dernières élections professionnelles de 2018.

FO maintient sa première place d’organisation confédérée dans l’Education nationale dans un contexte où la FSU, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT perdent des milliers de voix.

 

1. Résultat CSA ministériel (instance au niveau du ministère)

FO progresse en terme de voix (+536 voix) et conserve ses deux sièges dans cette instance.

Résultat très positif pour notre organisation !

Pour info : l’UNSA perd 10 000 voix, la FSU perd 6000 voix, la CFDT en perd 3000.

2. Résultat du CSA académique (instance au niveau de l’académie de Bretagne)

Nous progressons et conservons notre siège.

Nous arrivons en 3ème position derrière l’UNSA à 4 voix près.

3. Résultat de la CAPD (instance au niveau du département du 35 pour le 1er degré)

Résultat en progression ici aussi pour le SNUDI-FO 35 avec 213 voix (+12 voix par rapport à 2018).

4. CCP AESH AED (instance consacrée aux personnels AED et AESH)

Nous sommes arrivés à égalité avec la FSU (au nombre de voix) : 3 sièges pour deux organisations syndicales. D’où un tirage au sort pour déterminer qui obtiendra le deuxième siège (c’est le règlement).

Nous manquons de chance, et perdons sur ce tirage.

Donc 1 seul siège obtenu sur les 2 que nous aurions pu avoir.

Des résultats pas à la hauteur de l’énorme travail de terrain que nous avons effectué durant ces 4 années auprès des AED et des AESH.

Mais il faut rappeler que bcp d’AED et AESH ont été empêchés de voter : pas d’adresse académique identifiée, pas d’enveloppe, difficulté à récupérer le NUMEN… Un « vrai parcours du combattant » !!!

Du dépit, donc, mais aussi des perspectives : la mobilisation à venir en janvier 2023 pour les personnels AED et AESH.

Le boulot pour aider et défendre les personnels précaires de l’Educ Nat va bien se poursuivre, et même s’amplifier.

 

5. Résultats au CNED

Nous progressons également au CNED malgré les difficultés à voter constatées, des confusions dans les adresses mail @ac-rennes/@ac-cned.fr /@cned.fr…

Les votes étant accessibles via 2 plateformes différentes, de nombreux électeurs n’ont voté qu’à l’une des deux séries de scrutins sans savoir qu’ils devaient voter aux deux.

FO arrive 2e après l’UNSA, mais se place devant la FSU et le SNALC.

2 sièges obtenus dans cette instance.

Un grand merci !

Un grand merci à toutes nos électrices et électeurs pour votre engagement dans cette campagne, votre patience (voire détermination acharnée) pour voter !

Il fallait de la volonté pour réussir à cliquer. Vous l’avez fait ! Grand merci!

C’est ainsi que nous pourrons continuer de développer un syndicalisme indépendant, revendicatif et offensif.

 

Les perspectives

A préparer à présent : la mobilisation des personnels AED et AESH en début d’année 2023 avec la montée nationale sur Paris, la défense du lycée professionnel et la bataille des retraites !!!

 

Ces milliers de nouvelles voix obtenues lors de ces élections seront un point d’appui pour faire obstacle à la réforme Macron des retraites et pour défendre la nécessaire augmentation des salaires.

Ensemble défendons nos statuts, nos qualifications, défendons l’Ecole de la République !

Une prime individualisée, comme dans les entreprises privées !

E. Macron et P. Ndiaye étaient à Aix-en-Provence, lundi 5 décembre, pour vanter les mérites du Conseil National de la Refondation, notamment de son volet éducation. Le même jour, le ministère envoyait un projet de décret «instituant une indemnité pour mission d’innovation pédagogique allouée aux personnels intervenant dans un projet relevant du « fonds d’innovation pédagogique ».

Mais, à la demande de l’ensemble des syndicats (FNEC FP-FO, FSU, Unsa, CGT, CFDT, Snalc), le ministère a dû retirer le texte de l’ordre du jour du Comité Technique ministériel du 13 décembre.

Il y est précisé que « le recteur d’académie détermine les décisions individuelles d’attribution de cette indemnité, en fonction de l’importance effective et des conditions d’exercice de la mission concernée, pour des montants annuels de 250 €, 500 €, 750 €, 1 000 €, 1 250 €, 1 500 €. »

 

La carotte du Fonds d’Innovation Pédagogique n’était visiblement pas assez grosse pour que les personnels s’engagent dans les « projets innovants » du ministre Ndiaye.

 

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