Les mutations nationales sont notre statut !

Le ministre Ndiaye, interrogé sur France Info sur les conditions de rentrée et le manque d’enseignant, indique :

« Le mouvement national fait que l’on peut être muté à 500 km. Cela nous donne à réfléchir notamment pour les jeunes enseignants. »

Ce n’est pas la première fois que le ministre remet en cause le mouvement national. Il retourne le problème pour donner un argument démagogique et s’attaquer un peu plus à notre statut de fonctionnaire d’état.

Le problème n’est pas de « muter à 500 km », mais de devoir le faire malgré des priorités légales et de n’avoir aucune perspective de mutation.

En 2015, tous les néotitulaires de lettres modernes pouvaient obtenir l’académie de leur conjoint, sauf Paris. En 2022, plus de la moitié des académies leur sont devenues inaccessibles. La différence, les milliers de postes supprimés depuis par les gouvernements successifs. En 2022 toujours, le barème de CPE étant pourtant restés 10 ans en poste ne leur permettrait pas d’IO tenir 18 des 30 académies ! Et en EPS, 6 ans de séparation ne garantissent même pas de pouvoir rentrer en Bretagne alors qu’en technologie, la moitié des académies avaient moins de 3 capacités d’accueil, ce qui rend les mutations impossibles.

Monsieur le ministre, les règles collectives ne sont pas la cause du manque d’attractivité, elles sont les victimes de votre politique !

 

LES PERSONNELS NE SUPPORTENT PAS L’ARBITRAIRE !

Ce que veulent les personnels, c’est la possibilité de muter et ce avec des règles justes et connues de tous.

La loi de la transformation de la fonction publique a exclu les élus du personnel des décisions de mutation. Les personnels n’acceptent pas l’opacité des décisions qui leur sont imposées. Au lieu d’autoriser la publication des tableaux de mutation, le ministre Ndiaye veut étendre l’expérimentation des POP mise en place l’an dernier malgré l’opposition de FO et de l’ensemble des organisations syndicales. Des postes prétendument « à profil », pour expérimenter des recrutements nationaux locaux, sur entretien.

Les personnels expérimentent depuis 5 ans maintenant l’arbitraire de PPCR, ils n’en veulent pas pour leur mutation. Ils ne veulent pas être recrutés par leur chef d’établissement, ils refusent de se vendre.
Ndiaye annonce ne vouloir augmenter que la rémunération des débuts de carrière et maintenant il indique revoir les règles de mutations pour les « jeunes enseignants ». Sans création de postes, permettre aux « jeunes enseignants » de rester dans leur académie, c’est condamner les autres à ne plus pouvoir quitter la leur, comme c’est le cas pour les enseignants du premier degré. Ce que veut le ministre, c’est individualiser les carrières, territorialiser l’école et mettre les personnels en concurrence.

 

Ce que veut FO
– la création de postes statutaires pour rétablir le droit à mutation pour tous
– l’augmentation des salaires pour que tous les postes soient pourvus
– le rétablissement des commissions paritaires pour que les personnels puissent vérifier que leurs droits sont respectés

Infos de rentrée pour les personnels contractuels : réemploi et titularisation

Ce document est un extrait du livret de rentrée FO destiné aux personnels contractuels pour la rentrée 2022-2023.

Ce livret est destiné aux adhérentes et adhérents du SNFOLC 35.

 

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Document d’information pour le CA Rentrée 2022-2023

Ce livret FO  donne toutes les infos sur le fonctionnement du Conseil d’Administration en cette rentrée 2022-2023.

Ce livret est destiné aux adhérentes et adhérents du SNFOLC 35.

 

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Ci-dessous le sommaire du livret :

Lettre ouverte sur l’inclusion à la française : état des lieux en Ille-et-Vilaine

Le SNFOLC 35, le SNUDI FO 35 et le SDAS FO 35 ont organisé le 9 juin dernier une réunion publique sur l’inclusion dans la Maison de quartier de Villejean à Rennes.

A cette réunion étaient présents des parents d’élèves en situation de handicap, des représentantes d’associations s’occupant des personnes en situation de handicap, des éducatrices et éducateurs spécialisés, des personnels de l’Éducation Nationale (AESH, professeurs en ULIS ou en enseignement général…).

 

Cette réunion avait pour objet de débattre ensemble de l’inclusion systématique telle qu’elle se pratique dans notre département et notre pays depuis la mise en place de la Loi Montchamp en 2005 aggravée par les différents Comités de suivi de l’école inclusive.

Le constat a été unanime et inquiétant.

Ci-dessous la lettre ouverte, adressée et envoyée à Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, Monsieur le Recteur d’Ille-et-Vilaine et Monsieur le DASEN.

 

– septembre 2022 –

A Monsieur le Ministre de l’Education nationale,
A Monsieur le Recteur d’Ille-et-Vilaine,
A Monsieur le DASEN de la DSDEN 35,

Parents d’élèves en situation de handicap, représentantes d’associations s’occupant des personnes en situation de handicap, éducatrices et éducateurs spécialisés, personnels de l’Education Nationale (AESH, professeurs en ULIS ou en enseignement général…), nous étions réunis jeudi 9 juin 2022 à la Maison de Quartier de Villejean à Rennes pour participer à la réunion publique initiée par trois syndicats de Force ouvrière d’Ille-et-Vilaine : le SDAS FO 35, le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35.

Cette réunion avait pour objet de débattre toutes et tous ensemble de l’inclusion systématique telle qu’elle se pratique dans notre département et notre pays depuis la mise en place de la Loi Montchamp en 2005 aggravée par les différents Comités de suivi de l’école inclusive.

 

Ensemble, nous avons fait le constat suivant :

L’inclusion des élèves en situation de handicap se fait de manière extrêmement dégradée en Ille-et-Vilaine, encore plus en cette rentrée scolaire 2022 : enfants sans accompagnement alors que le besoin est notifié par la MDPH, enfants dont le volume horaire de la notification n’est pas respecté, délai d’attente de plusieurs années avant d’obtenir une place dans les établissements médico-sociaux (des centaines d’élèves en attente d’IME, ITEP ou IES, sont dans des classes accompagnés par des AESH).

Avec toutes les conséquences que cette situation implique pour nos enfants et leurs familles :

Absence de soins, perte des repères éducatifs, apprentissages mis à mal, difficultés de socialisation, déscolarisation de certains enfants en attente de places dans des établissements spécialisés, endettement des familles pour assurer des suivis médicaux jusqu’à présent dispensés par des structures spécialisés financées par l’Etat, bataille juridique des familles pour voir respectés des droits bafoués…

Mais aussi pour les personnels :

Conditions de travail intenables pour les éducatrices et éducateurs spécialisés qui ont 2 heures hebdomadaires pour assurer le suivi des enfants, qui sont envoyés en « pompiers volants » dans des établissements scolaires quand la situation est explosive.

Conditions de travail inacceptables pour les AESH : multiplication du nombre d’élèves à suivre, multiplication du nombre de lieux de travail par la mise en place des PIALs, exposition physique et morale à des profils d’élèves relevant d’un accompagnement renforcé.

Conditions de travail dégradées pour les enseignantes et enseignants : multiplication d’élèves à profil particulier (PPRE, PAP, PAI…) dans des classes déjà surchargées avec des injonctions intenables à la différenciation généralisée.

Conditions de travail de plus en plus difficiles pour les personnels de vie scolaire – AED ou CPE qui sont contraints à la gestion quotidienne d’une violence accrue dans les cours de récréation sans moyens ni formation supplémentaires.

C’est pourquoi, toutes et tous ensemble, nous tirons la sonnette d’alarme, en écho à la mobilisation menée depuis plus d’un an par les AESH. Nous demandons à ce que les élèves en situation de handicap ainsi que tous les personnels impliqués dans leur scolarité soient reconnus et traités avec décence.

 

Nous demandons :

  • Le maintien et l’amélioration du droit d’accès aux soins et à l’éducation adaptée par la sauvegarde et l’augmentation des institutions du médico-social de l’enfant à l’adulte : l’ouverture de places dans les établissements médico-sociaux à hauteur des besoins et le rétablissement des prérogatives des IME et ITEP en arrêtant le processus de désinstitutionalisation de l’éducation spécialisée
  • L’allègement des effectifs des classes et l’ouverture de places dans les ULIS et EGPA à hauteur des besoins
  • Le respect des notifications produites par la MDPH
  • L’arrêt des PIAL
  • Le recrutement immédiat et massif des personnels nécessaires : éducatrices et éducateurs dans les établissements médico-sociaux spécialisés, interfaces de communication, professeurs CAPEJS, professeurs de langue des signes, AESH, AED, CPE, professeurs, psychologues, infirmières dans les établissements scolaires

Nous souhaitons voir naître une autre vision de l’inclusion, qui ne doit plus reposer sur une inclusion systématique, à marche forcée, une inclusion au service des coupes budgétaires et des économies de marché. Nos enfants et les personnels valent mieux que ça.

C’est pourquoi, nous appelons les familles, les associations autour du handicap, les fédérations des parents d’élèves, les personnels, les organisations syndicales, à se réunir pour établir un cahier de revendications commun, faire entendre leurs voix et exiger des moyens en urgence. 

 

Signatures :

Parents d’élèves en situation de handicap,
Représentantes d’associations s’occupant des personnes en situation de handicap,
Moniteurs-trices,
Interfaces de communication en LSF
Educatrices et éducateurs spécialisés,
Personnels de l’Education Nationale : AESH, professeurs en ULIS ou en enseignement général
réunis jeudi 9 juin 2022 à la Maison de Quartier de Villejean à Rennes

 

Pour télécharger la lettre ouverte : c’est ici.

AG Education de rentrée dans les locaux de l’UD FO 35 le 8 septembre 2022

Jeudi 8 septembre 2022, des enseignant(e)s du second et du premier degrés, ainsi que des personnels AESH étaient réunis dans les locaux de l’UD FO 35 à l’appel des syndicats de l’enseignement public le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 pour faire le bilan de la rentrée scolaire.

Constat unanime lors des échanges qui ont suivi : une rentrée inquiétante en mode dégradé pour l’ensemble des personnels, avec comme perspective incontournable la grève interprofessionnelle unitaire et nationale du 29 septembre.

Une prise de position a émergé de cette discussion riche et constructive.

Nous, personnels de l’Education Nationale, professeur(e)s et AESH, réunis jeudi 8 septembre 2022 dans les locaux de l’UD FO 35 avec les syndicats SNUDI FO 35 et SNFOLC 35, faisons le constat des conditions alarmantes de cette rentrée scolaire :

-classes sans professeurs ; classes surchargées (jusqu’à 30 élèves au primaire, 35 dans le secondaire) ;

-élèves en situation de handicap insuffisamment accompagnés, parfois sans AESH ;

-postes non pourvus au CNED et dans les établissements scolaires ;

-multiplication des lieux d’affectation pour les enseignant(e)s et les AESH ;

-4,5 jours de classe maintenus dans plusieurs communes du département (dont la ville de Rennes) ;

-demande d’ouverture de classe refusée à la rentrée alors que les classes en CM atteignent 30 élèves ;

-conditions de travail dégradées.

A ceci s’ajoutent les difficultés financières que connaissent un bon nombre de personnels en raison de l’inflation (hausse des prix du carburant, hausse des loyers, prix des denrées alimentaires…).

Cette situation ne peut plus durer.

Pour toutes ces raisons, nous serons en grève le 29 septembre 2022 et rejoindrons les salarié(e)s, les sans-emplois, les jeunes et les retraité(e)s qui manifesteront ce jour à Rennes et dans toute la France.