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Syndicat national Force Ouvrière des lycées et collèges d’Ille-et-Vilaine

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Se préparant à dégainer une énième fois l’arme du 49 ter, la Première ministre Borne a détaillé les modalités de sa contre-réforme des retraites qui va impacter tous les salariés, y compris, les personnels de l’éducation nationale.
Le gouvernement éloigne l’âge légal de départ d’un trimestre par an pour arriver à 64 ans en 2030.
Ainsi, un enseignant ayant 57 ans en 2023 pourrait, sans la réforme, partir en retraite à 62 ans, c’est à dire en 2028. La contre-réforme Borne-Macron le contraindrait à partir au moins en 2030, à l’âge de 64 ans.
En 2027, avec la réforme, pour toucher une retraite à taux plein, il faudrait 43 années de cotisation. Par exemple, un enseignant stagiaire en 2022-2023, qui a obtenu son baccalauréat à 18 ans, ne cotise, avec la contre-réforme de la masterisation, qu’à partir de 22 ans. Si la contre-réforme passe et seulement s’il a une carrière linéaire, ce stagiaire pourra légalement partir en retraite à 64 ans, mais subira nécessairement une décote d’un an. Il devra travailler au minimum jusqu’à 65 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
Or, de très nombreux enseignants, CPE, Psyen, AED, AESH, n’ont pas un parcours professionnel linéaire et ont commencé à travailler après l’âge de 22 ans.
Encore plus qu’aujourd’hui, l’immense majorité des personnels sera confrontée à ce dilemme : partir à l’âge légal avec une grosse décote (-1,25 % par trimestre manquant) ou devoir partir à 65, 66 ou 67 ans pour avoir une retraite à taux plein.
Concrètement, la contre-réforme Borne se traduira par une baisse drastique du montant des pensions.
Mais rassurons-nous, le gouvernement affirme qu’on ne travaillera pas au-delà de 70 ans.

Particulièrement précarisés par leurs conditions d’emploi, les AESH, les AED mais aussi, les enseignants et CPE contractuels, parce qu’ils sont soumis à des conditions d’emploi précaires, ne pourront même pas prétendre à ce minimum.
Parce qu’ils ne disposeront pas d’une carrière complète, leur pension sera inférieure à 1 200 euros bruts par mois.
Le gouvernement souffle le chaud et le froid. Le ministre Guerini de la Fonction publique indique que les « caractéristiques propres au régime de la fonction publique demeurent inchangées ». Mais la Première ministre Borne affirme de
son côté que sa réforme actera « l’extinction des principaux régimes spéciaux ».
Or, le régime des fonctionnaires (le Code des pensions civiles et militaires) figure parmi les 42 régimes spéciaux. Le gouvernement avance vers le rattachement de tous les fonctionnaires au régime général.
Aucun recul de l’âge légal ! Aucune augmentation de la durée de cotisation !
FO, CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FSU, Solidaires appellent à une première journée de grève jeudi 19 janvier, « départ d’une puissante mobilisation sur les retraites ».
FO organise des centaines d’heures d’information syndicale et des tournées dans les établissements.
La confédération FO prend ses responsabilités en mettant à disposition de ses adhérents une caisse de grève tout comme les syndicats départementaux et les UD.
– Faisons reculer Macron et son gouvernement !
– Retrait de la réforme des retraites !
– Augmentation des salaires pour tous sans contrepartie !
– Annulation des suppressions de postes
Pour télécharger et diffuser ce tract : c’est ici.
Vous trouverez ci-dessous un argumentaire détaillé et documenté qui démantèle le projet de réforme des retraites et met à jour le mensonge organisé par le gouvernement.
Aller au contenu PDFNON À LA RETRAITE DES MORTS !
RETRAIT DU PLAN MACRON !
En 2020, les salariés, les jeunes, les sans-emplois avaient sauvé le système de retraite actuel par une mobilisation massive, qui avait débuté le 5 décembre 2019 à l’appel des syndicats de la RATP. Durant plusieurs semaines entre décembre 2019 et février 2020, la lutte avait été acharnée.
Certains se plaisent à dire que le COVID avait seul contraint le gouvernement à suspendre son projet de retraites par points. Mais ne soyons pas dupes : la mobilisation et la reconduction de la grève avaient été un frein majeur pour bloquer le projet, qui n’a pas pu aboutir.
Boostés par un nouveau quinquennat, Macron et sa clique remettent le couvert en pointant du doigt le dit « déficit » du système actuel de financement des retraites pour modifier ses paramètres dans un sens toujours plus défavorable aux salariés et les faire ainsi travailler plus longtemps.
COR : service du Premier ministre créé en 2000 pour étudier la question de la retraite en France et que l’on ne peut donc pas soupçonner d’être un repaire de syndicalistes…
« Le système de retraite affiche un excédent de près de 900 millions d’euros en 2021. L’excédent global de 2021 est la résultante d’un déficit des régimes de base du privé plus que compensé par un excédent des régimes complémentaires de ce même secteur. Les régimes des fonctionnaires sont quasiment équilibrés de même que les régimes des indépendants. »
Dans la suite de ce rapport, plusieurs scénarios sont envisagés, tout en soulignant les incertitudes qui entourent ces travaux de projection. Le COR suppose :
« Entre 2021 et 2032, le solde du système de retraite se dégraderait assez sensiblement : légèrement excédentaire à l’origine, il deviendrait déficitaire de -0,4 point de PIB en 2027 et -0,8 point de PIB en 2032. »
Mais d’ajouter un peu plus loin :
« En agrégeant les réserves constituées, les réserves totales du système de retraite en répartition s’élèvent à un peu plus de 206 Mds€, soit 8,3 % du PIB en 2021. »
Pour lire le rapport du COR : cliquer ici.
On nous annonce 12 milliards d’euros de “déficit » en 2027, alors que le gouvernement n’est pas capable de prévoir le taux d’inflation 6 mois à l’avance !
On nous annonce 12 milliards d’euros de “déficit » du système de retraite à combler en 2027, pour un système de retraite qui collecte plus de 300 milliards d’euros. Et c’est ainsi qu’ils tentent de justifier leur réforme !
On nous annonce 12 milliards d’euros de “déficit », en comparaison des 150 milliards annuels d’exonérations de cotisations (ce qu’ils appellent des «charges sociales ») dont bénéficient les entreprises sans contreparties ni garanties !
En supprimant ces exonérations et en reversant comme il se doit les cotisations sociales à la sécurité sociale, il n’y aurait aucun déficit annoncé (programmé ?).

Quelle hypocrisie de vouloir repousser l’âge légal de départ à la retraite quand on sait qu’un rapport de la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques – ministère du Travail), publié en avril 2022, explique qu’en France, le taux d’emploi des 55-64 ans est de 56%.

Le dernier rapport de l’Insee sur l’espérance de vie en bonne santé détermine l’espérance de vie en bonne santé pour les femmes à 65.9 ans, 64.4 ans pour les hommes.
Pour lire ce rapport : cliquer ici.
Et on reculerait l’âge de départ à la retraite à 65 ans ? Même à 64 ans, ce serait une retraite des morts !
Pour avoir plus d’informations sur la manipulation du gouvernement concernant sa réforme des retraites : c’est ici !
Aujourd’hui, les annonces du gouvernement sont claires : report progressif de l’âge de départ à la retraite de 62 à 65 ans qui s’appliquerait dès 2023 pour la génération 1961.
Pour FO, le recul de l’âge de la retraite n’est pas négociable. Le retour à un départ à 60 ans avec 37,5 annuités doit être la perspective.
C’est pourquoi il est urgent de construire une mobilisation à l’image de celle amorcée le 5 décembre 2019 au risque sinon d’être dépassés par les événements et de subir un 49-3.
La question de la grève et de sa reconduction doit être débattue dans l’Education nationale, mais également dans l’ensemble des secteurs du public et du privé.
Seuls et isolés, nous ne parviendrons pas à faire reculer le gouvernement. C’est toutes et tous ensemble, privé / public, que nous gagnerons.
Il est temps que les confédérations syndicales lancent un appel unitaire interprofessionnel clair pour organiser la grève, la grève dans sa reconduction. Elles doivent également aider les personnels à s’inscrire dans ce mouvement par la mise en place de caisses de grève.
NON À LA RETRAITE DES MORTS !
BLOQUONS LA RÉFORME MACRON !

Un préavis de grève à compter du 11 janvier 2023 a été déposé par la FNEC FP FO 35.
Tract à télécharger pour diffusion : cliquer ici.
La campagne des demandes de temps partiel est ouverte du 10 au 25 janvier 2023.
La circulaire ainsi que les fiches de demande sont disponibles dans les liens ci-dessous :
La circulaire sur les temps partiels : c’est ici.
La fiche sur la réglementation : c’est ici.
La fiche générale à remplir : c’est ici.
La fiche à remplir pour les PSY-EN-EDA : c’est ici.
Si vous avez des interrogations ou doutes, contactez-nous.