Affectation catastrophique dans les LP en Ille-et-Vilaine : des centaines d’élèves sur le carreau

En cette fin d’année scolaire, les élèves de 3ème reçoivent le résultat de leur demande d’affectation en lycées professionnels.

Plusieurs centaines d’élèves (plus de 630 ! Chiffre inouï !), restent à ce jour sans affectation.

Dans certains collèges de Rennes, le taux d’élèves non affectés peut atteindre 1/5ème de la cohorte totale des troisièmes de l’établissement.

 

C’est inacceptable !

Des parents d’élèves, inquiets de l’avenir de leurs enfants, nous ont contactés.

Vendredi 30 juin, nous avons contacté en urgence le DASEN et le Recteur pour connaître les raisons de ces nombreuses non affectations. Nous avons également demandé l’ouverture de toutes les classes manquantes. Nous sommes toujours sans réponse à ce jour.

 

Depuis, une demande d’audience intersyndicale à l’initiative de FO a été demandée.

S’agit-il d’une conséquence avant l’heure de la réforme à venir du lycée professionnel ?

 

Rappelons que les élèves demandant à s’inscrire en lycées professionnels sont bien souvent issus de milieux sociaux défavorisés.

Le SNFOLC 35 demande l’ouverture immédiate de classes supplémentaires dans les filières en demande pour débloquer cette situation.

Exécution du jeune Nahel

Exécution du jeune Nahel, révolte dans les cités : Macron et son gouvernement sont les premiers responsables !

 

Nous tenons à apporter nos condoléances à la famille et aux proches de Nahel, tué mardi dernier par un policier.

Des milliers de personnes ont pris part jeudi à la marche blanche organisée en hommage à cet adolescent. Nous comprenons leur colère et nous la partageons.

Ce drame est l’expression violente d’une situation sociale et d’une dérive autoritaire qui ne cessent de s’aggraver depuis plusieurs années et dont Macron et son gouvernement portent l’entière responsabilité.

 

Notre Confédération a d’ailleurs dénoncé plusieurs fois le recours systématique à la violence d’Etat et l’instrumentalisation de la police en contradiction avec les missions initiales qui lui sont dévolues.

Nous n’oublions pas non plus que Nahel était un de nos élèves.

Nombre de jeunes qui aujourd’hui se révoltent sont nos élèves. Ils laissent éclater leur colère parce qu’ils vivent dans des quartiers où le chômage explose, où l’insalubrité est générale, et où la seule réponse du gouvernement est d’y envoyer plus de CRS, voire l’armée, au lieu d’y réinstaller tous les services publics disparus depuis des années.

 

Après la révolte de 2005, rien n’a changé pour ces jeunes. Les gouvernements successifs n’ont rien fait pour les sortir de l’impasse. Au contraire, les  politiques menées en particulier contre l’Ecole et le droit à l’instruction n’ont fait que les enfoncer toujours plus.

Et comment ne pas faire le lien entre les fermetures de classes, Parcoursup, le service national universel sur le temps scolaire et l’escalade répressive organisée par le gouvernement ?

N’est-ce pas la volonté affichée de mettre au pas cette jeunesse, de substituer au dialogue, à l’écoute des arguments, le passage en force systématique, comme pour la réforme des retraites ?

 

C’est cette politique qui est la seule responsable et qui pousse aux extrémités.

La FNEC FP-FO exige :

– L’arrêt de la répression et des mesures visant à mettre au pas la jeunesse, l’abrogation du SNU,

– Le rétablissement des services publics et l’arrêt des fermetures de classes, d’écoles, de collèges et de lycées,

– L’arrêt de toutes les mesures conduisant à détruire le droit à l’instruction et aux qualifications, le même pour tous quel que soit le quartier où l’on habite, l’abrogation de Parcoursup,

– Le retrait de la réforme Macron-Borne des retraites

Lycée Brito à Bain-de-Bretagne : les personnels et les parents se mobilisent !

Enseignants et parents d’élèves du lycée Jean Brito
Bain-de-Bretagne

 

Communiqué de presse du 05 juin 2023

Nous, personnels enseignants du lycée Jean Brito de Bain-de-Bretagne et représentants des parents d’élèves, souhaitons par ce communiqué porter à la connaissance de tous la situation alarmante que connaît actuellement notre établissement.

Nous dénonçons :

• La réduction de la dotation globale horaire qui ne permet plus de couvrir les besoins de chaque matière.
• La dégradation continue des conditions d’apprentissage de nos élèves : effectifs réduits remis en cause voire complètement supprimés dans certaines disciplines.
• L’indifférence face aux difficultés inhérentes à l’isolement géographique de notre établissement : suppression envisagée à court terme de certains enseignements de spécialité et/ou optionnels.

A cet effet, nous demandons :

• Le maintien sans condition de tous les enseignements de spécialité et/ou optionnels, garant d’une ouverture culturelle indispensable à la pluralité des savoirs que nous transmettons.
• Le maintien du nombre d’heures d’enseignement à effectif réduit a minima dans les matières bénéficiant déjà de ces aménagements indispensables à des apprentissages de qualité.
• La mise en place d’un réel dialogue respectueux des missions de chacun et chacune dans le souci du bien-être collectif.

Toujours convaincus de la nécessité de proposer à nos élèves les mêmes possibilités de choix d’enseignements pour pallier les inégalités territoriales, nous sollicitons votre aide pour porter au mieux notre parole.

Nous, professeur.e.s experts aux côtés des élèves dans nos classes et nous, parents de ces jeunes en pleine élaboration d’un parcours de vie, savons que ces besoins ne sont pas superflus. Ils sont la seule réponse à une hémorragie que nos élèves ou enfants ne devraient pas avoir à subir.

 

Pétition à signer ici !

Article de presse :

Pour l’abandon définitif du SNU

La FNEC FP-FO a été reçue en audience par la secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Sarah El Haïry, ce jeudi 11 mai 2023.

Des annonces présidentielles sur le Service National Universel étaient attendues pour le mois de juin. Il n’y en aura pas. L’obligation ou la généralisation, ce ne sera pas pour aujourd’hui, ni même pour demain.

 

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