Le scandale du SNU confirmé par le rapport de la Cour des comptes

La Cour des comptes vient de publier un rapport sur le SNU appelé « Un premier bilan, cinq années après son lancement ». Et quel bilan !

Le Service National Universel a été mis en place en 2019 et Emmanuel Macron
essaye de le rendre obligatoire depuis deux ans. Les objectifs du SNU sont
clairement énoncés : « Les objectifs assignés au SNU, décrit dans les documents budgétaires comme un « projet de société », sont nombreux et s’articulent autour des notions de résilience de la Nation, de cohésion nationale, d’engagement, d’orientation et d’insertion des jeunes, avec une communication centrée sur les aspects proches du cadre militaire du dispositif. »

La mobilisation des organisations syndicales et lycéennes qui refusent l’enrôlement de la jeunesse à des fins guerrières a contraint les différents gouvernements à renoncer à la généralisation du SNU et le constat est qu’il ne fait jamais le plein.

 

Alors que l’école manque de tout en cette rentrée avec des classes surchargées, des classes sans professeurs, un manque criant de remplaçants dès les premières semaines, des élèves sans AESH, sans infirmière, sans assistante sociale, des jeunes sans classe, un manque de personnels administratifs, etc, en revanche le SNU ne manque pas de moyens !

Le rapport de la Cour des comptes établit que le SNU représente « un coût par jeune proche de 2900 euros pour l’année 2022 » tout en précisant que « ce chiffrage reste incomplet » et estime le coût de fonctionnement annuel du dispositif à un total de 3,5 à 5 milliards d’euros en cas de généralisation.

 

Le rapport de la cour des comptes se conclut sur diverses recommandations.

Mais pour le SNFOLC, la seule recommandation qui s’impose est l’abrogation du SNU. Pour FO, la place des jeunes est à l’École pour accéder à l’instruction et à des qualifications et non dans des lieux d’embrigadement dans une logique de préparation à la guerre.

Communiqué intersyndical contre la répression des lycéennes et lycéens

HALTE À LA RÉPRESSION CONTRE LES LYCÉENS !

Soutien total aux jeunes mobilisés pour le cessez-le-feu en Palestine !
Défense des libertés syndicales et démocratiques !

Nos organisations CGT Éduc’action, FNEC-FP FO, FSU, Sud Éducation, ont été informées de l’arrestation et de la mise en garde à vue, jeudi 6 juin, de 48 élèves des lycées Hélène Boucher, Voltaire, Victor Hugo, Bergson, Ravel qui occupaient le lycée Hélène Boucher pour protester contre les massacres en cours à Gaza.

 

Après les arrestations de lycéens de Claude Monet à Paris 13ème, puis du lycée Maurice Genevoix à Montrouge, une fois de plus, la répression s’abat sur des jeunes qui se mobilisent pour la paix.

 

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Le lycée : lieu d’instruction ou d’embrigadement?

Jeudi 16 novembre, le ministère a présenté au Conseil Supérieur 
de l’Education ses projets de décret et d’arrêté qui instaurent l’obligation pour les élèves de seconde de suivre pendant deux semaines en juin une « séquence d’observation en milieu professionnel », ou de participer à un stage SNU (Service National Universel).

 

La FNEC FP-FO a voté contre ces deux textes (projet de
décret, projet d’arrêté).

Le conseil supérieur de l’éducation s’est massivement prononcé contre (59 voix contre, 8 pour, 3 abstentions).

 

Malgré cela les deux textes ont été publiés au Journal Officiel du 30 novembre (décret n°2023-1111 du 29 novembre 2023 et arrêté du 29 novembre 2023).

Elèves en entreprise, ou à l’armée !

 

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Le SNFOLC contre les projets de fermeture de CPGE

Gabriel Attal a promis un « choc des savoirs » dans l’Education nationale et lancé une « mission » sur le sujet. Peu de formations sont aussi exigeantes en matière de savoirs que les CPGE et pourtant le ministère n’a pas caché son intention de procéder à des fermetures.

 

AUCUNE FILIÈRE N’EST ÉPARGNÉE

Effectivement dans les académies les annonces alarmantes se multiplient.

Sont notamment menacées :
– une première année ECG au lycée François Ier au Havre
– une première année ECG au lycée Decour à Paris
– une hypokhâgne au lycée Lamartine à Paris
– une khâgne au lycée Chaptal à Paris
– une classe BCPST au lycée Chateaubriand à Rennes
– une classe d’ATS bio au lycée Pierre Gilles de Gennes à Paris
– des classes de PCSI et de PC au lycée Carnot à Paris

 

Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive.

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Affectation catastrophique dans les LP en Ille-et-Vilaine : des centaines d’élèves sur le carreau

En cette fin d’année scolaire, les élèves de 3ème reçoivent le résultat de leur demande d’affectation en lycées professionnels.

Plusieurs centaines d’élèves (plus de 630 ! Chiffre inouï !), restent à ce jour sans affectation.

Dans certains collèges de Rennes, le taux d’élèves non affectés peut atteindre 1/5ème de la cohorte totale des troisièmes de l’établissement.

 

C’est inacceptable !

Des parents d’élèves, inquiets de l’avenir de leurs enfants, nous ont contactés.

Vendredi 30 juin, nous avons contacté en urgence le DASEN et le Recteur pour connaître les raisons de ces nombreuses non affectations. Nous avons également demandé l’ouverture de toutes les classes manquantes. Nous sommes toujours sans réponse à ce jour.

 

Depuis, une demande d’audience intersyndicale à l’initiative de FO a été demandée.

S’agit-il d’une conséquence avant l’heure de la réforme à venir du lycée professionnel ?

 

Rappelons que les élèves demandant à s’inscrire en lycées professionnels sont bien souvent issus de milieux sociaux défavorisés.

Le SNFOLC 35 demande l’ouverture immédiate de classes supplémentaires dans les filières en demande pour débloquer cette situation.