Pour l’arrêt des violences policières et la libération des élèves arrêtés ce jour devant les lycées

Les violences policières et les interpellations des lycéennes et lycéens se multiplient au fil des jours. 

Le SNFOLC 35, soutenu par l’Union départementale Force ouvrière, s’est adressé la Préfète, Rectrice et DASEN pour demander l’arrêt des violences, l’arrêt des interpellations et de toutes les poursuites judiciaires contre les lycéen.nes interpellé.es.

 

Pour lire ce courrier :

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Appel de l’UD FO 35 à rejoindre la grève mardi 6 octobre

L’UD FO 35 soutient les revendications des lycéens et rejoint la mobilisation du 6 octobre.

Comme l’UD FO 35 a pu le dire :

 » Désespérer la jeunesse, c’est se priver d’avenir . C’est une absurdité et une faute grave du pouvoir et de ses soutiens « .

Avec notre syndicat des Lycées et Collèges, particulièrement impliqué et sur le terrain, nous revendiquons les postes nécessaires en enseignants , personnels de vie scolaire , Psy , Infirmières, AESH ( Accompagnants des Elèves en Situation de Handicap), administratifs, la baisse du nombre d’élèves par classe, un plan d’urgence d’investissement pour la rénovation du bâti scolaire, l’abandon de la Réforme Blanquer des Lycées et la fin de Parcoursup.

Osons ensemble, l’avenir sera ce que nous en ferons !

Soutien à la mobilisation lycéenne : leurs revendications sont les nôtres !

Depuis le mardi 29 septembre, les lycéennes et les lycéens se mobilisent pour défendre leurs conditions de travail. Et ils ont raison !

Face à cela, ils affrontent une violence inouïe.

Le SNFOLC 35, avec son UD, dans un front syndical uni, public privé ensemble, appelait les personnels à la grève le 29/09 pour l’augmentation des salaires, contre les suppressions de postes qui ont partout des conséquences néfastes : manque d’AED, d’AESH, de remplaçants, effectifs trop chargés. Des lycéennes et lycéens, des étudiantes et étudiants étaient présents en nombre aux côtés des salariés dans la manifestation.

Or, depuis le 29/09, ces lycéennes, lycéens, étudiantes et étudiants mènent des opérations de blocage de leurs établissements.

 

Ils s’opposent eux aussi au manque de moyens dans l’Éducation nationale, ainsi qu’à Parcoursup ou MonMaster, et à la militarisation de la jeunesse. Ces revendications, nous les partageons.

 

Nous nous inquiétons des violences policières dont nous avons pu être témoins aujourd’hui sur les blocages. Le déchaînement de violence auquel nous avons assisté (tirs de gaz lacrymogènes tendus en direction des élèves, charges policières, coups de matraque, élèves menottés au sol, gardes à vue…) est inacceptable. Cela doit cesser.

Nous nous inquiétons des sanctions éventuelles que pourraient subir par la suite les élèves mobilisés. Les lycéennes et lycéens ont le droit de s’exprimer, le droit de manifester, le droit de revendiquer.

Nous nous inquiétons que des élèves et des personnels aient pu être poursuivis dans les couloirs de certains lycées par des individus qui, manifestement, ne sont pas là pour porter des revendications.

Nous condamnons la seule réponse reçue à ce jour du Ministère : fermer les lycées pour les placer en distanciel n’est pas une solution ! Là n’est pas la réponse !

 

Les lycéennes et les lycéens se mobilisent. Leurs mots d’ordre sont légitimes et nous les soutenons dans leurs revendications qui rejoignent les nôtres.

Le SNFOLC 35 dépose un préavis de grève à partir du lundi 5 octobre 2026 pour couvrir toutes les initiatives des personnels qui souhaiteraient se mobiliser aux côtés des lycéennes et des lycéens, en les rejoignant notamment devant les lycées.

 

Le SNFOLC 35 appelle avec l’intersyndicale départementale à rejoindre par la grève la grande mobilisation du mardi 6 octobre annoncée par les organisations nationales étudiantes et lycéennes.

 

Pour télécharger et diffuser le communiqué : c’est ici

Appel de la fédération nationale FNEC FO FO à la grève le 6 octobre

Appel intersyndical départemental à la grève le 6 octobre

 

Soutien aux lycéennes et lycéens mobilisés pour leurs revendications : stop à la répression !

Communiqué du SNFOLC 35 et du SNUDI FO 35 du 30.09.26

 

Partout en France, les lycéennes et les lycéens se mobilisent pour exiger des classes moins chargées, le remplacement des enseignantes et enseignants absents, l’abandon de la pression par la sélection façon «parcoursup», qui occulte la réalité du manque de places dans l’enseignement supérieur. Mais ils se mobilisent aussi pour réclamer des conditions matérielles décentes de scolarisation dans des bâtiments en décrépitude.

Aujourd’hui en France, les élèves de lycée manifestent aussi pour exiger d’avoir le temps de manger le midi, d’avoir accès à des toilettes salubres, de ne pas avoir froid l’hiver et trop chaud l’été… La jeunesse en a assez de subir une politique d’austérité et de mise au pas.

 

Or, le gouvernement Macron-Lecornu prévoit encore 54 milliards de coupes budgétaires, sauf dans les dépenses militaires, et continue à verser des centaines de milliards d’aides publiques aux entreprises privées… Nous le disons avec les jeunes, d’autres choix s’imposent !

En Ille-et-Vilaine, plusieurs lycées étaient mobilisés hier mardi 29 septembre et ils le seront encore dans les jours à venir : mardi, plusieurs lycées rennais sont restés bloqués par les lycéennes et lycéens à l’occasion de la journée de défense des services publics, avant qu’ils ne rejoignent la manifestation rennaise qui a réuni 5 000 personnes (1/3 du cortège composé par la jeunesse étudiante et lycéenne).

 

Pour FO, les lycéennes et lycéens ont le droit de s’exprimer, le droit de manifester, le droit de revendiquer. Ils sont des citoyens en devenir, et l’avenir de notre pays. La réponse ne peut pas être la répression.

 

A travers la France, de nombreux témoignages de lycéennes et lycéens relatent des violences policières, des images choquantes et révoltantes d’un usage disproportionné de la force et d’armes dites « non létales » circulent sur les réseaux sociaux. La surenchère répressive n’est pas une réponse démocratique aux revendications légitimes de la jeunesse.

Les jeunes doivent pouvoir se réunir en sécurité.
Ils doivent pouvoir porter leurs revendications en toute indépendance.
Ils doivent être entendus. La réponse ne peut pas être la répression.

 

Comme les personnels de l’éducation nationale, ils demandent davantage de moyens pour pouvoir travailler dans des conditions dignes et décentes. Nos revendications sont communes.

Le SNFOLC 35 et le SNUDI FO 35 revendiquent :
• les postes nécessaires en enseignants, personnels de vie scolaire, Psy-en, infirmières, AESH…
• la baisse du nombre d’élèves par classe et donc l’ouverture des classes nécessaires,
• un plan d’urgence d’investissement pour la rénovation du bâti scolaire,
• l’abandon de la réforme Blanquer des lycées, la fin de Parcoursup, et la création des places suffisantes à l’université pour permettre aux bacheliers de s’inscrire dans la filière de leur choix,
• le droit pour les élèves à se réunir librement pour faire remonter leurs demandes, et qu’ils soient entendus,
• l’arrêt immédiat de la répression et de la criminalisation de la mobilisation.

 

Nous demandons à ce que des salles soient mises à disposition des lycéennes et des lycéens qui le demandent dans l’enceinte des établissements pour y tenir des AG. Qu’ils puissent y mener en toute sécurité les discussions nécessaires afin de dresser leurs revendications et de pouvoir les porter.

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

 

Abrogation Parcoursup et Monmaster

Vendredi 4 septembre, la FNEC FP-FO a tenu une conférence de presse dans ses locaux, à Montreuil, en présence de représentants d’organisations de jeunesse (la Fédération Syndicale Étudiante, l’UNEF Nanterre, la Coordination Étudiante) pour annoncer la mobilisation du 9 septembre pour l’abrogation de Parcoursup et de Mon Master. Le SNFOLC y était représenté.

 

L’ensemble des intervenants se sont accordés sur le bilan désastreux de ces dispositifs qui ont privé des dizaines de milliers de bacheliers et d’étudiants de leur droit d’accès à l’enseignement supérieur (près de 127 000 sans affectation à l’issue de la principale phase d’admission Parcoursup en juillet 2026) depuis l’entrée en vigueur des réformes Blanquer du baccalauréat et du lycée, et de la loi ORE (loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants, portée par la ministre Vidal) en 2018 et 2019.

Ce bilan confirme que les plateformes Parcoursup (depuis 2018) et Mon Master (depuis 2023), sont des outils de tri social qui contribuent, en lien avec la remise en cause des diplômes nationaux (baccalauréat en tête), à déqualifier et précariser toute une partie de la jeunesse (à commencer par les jeunes issus des milieux populaires), et qui fournissent de surcroît aujourd’hui un point d’appui aux mesures gouvernementales de militarisation des lycéens et étudiants (via l’ajustement du calendrier de recrutement du service militaire volontaire de Macron à celui de Parcoursup, mais aussi le développement des partenariats avec l’armée dans les collèges, les lycées et les universités).

Tous ont conclu sur la nécessité de l’action commune la plus large entre les organisations syndicales de l’enseignement et les organisations lycéennes et étudiantes pour stopper ce saccage organisé de l’avenir des jeunes et gagner sur les revendications.

 

La FNEC FP-FO, la FSE, l’UNEF Nanterre et la Coordination Étudiante lancent un appel commun à un rassemblement devant le ministère de l’enseignement supérieur, mercredi 9 septembre pour exiger :

■ L’ouverture massive de places dans le supérieur et l’inscription immédiate de chaque lycéen(n)e dans la filière de son choix

■ L’abrogation de Parcoursup et de Mon Master

■ Le rétablissement du Bac comme diplôme national : abrogation de la réforme Blanquer !

Les autres fédérations de l’enseignement ont été sollicitées pour s’associer à l’organisation de cette mobilisation, mais ont répondu négativement ou n’ont pas répondu.

ABROGATION DE PARCOURSUP ET MONMASTER

 

Autres infos Parcoursup ici.