Lundi 20 janvier : rassemblement « Abrogation de la réforme des retraites »

La question des retraites redevient d’actualité par le biais de manœuvres politiciennes.

Or, les mots ont un sens. La « suspension » n’est pas « abrogation » et ne donne aucune garantie sur l’avenir si ce n’est de faire provisoirement diversion.

 

 

Dans ce cadre, nous ne pouvons pas reprendre à notre compte la déclaration du secrétaire général de notre Confédération, expliquant que sur cette question  » l’exécutif prend le dossier par le bon bout ».

 

 

Il ne s’agit pas de polémiquer mais d’être clair sur la revendication et le mandat.

Nous demandons l’abrogation et pas la suspension de la réforme des retraites de 2023, et continuons d’exiger le retour d’un départ à la retraite à taux plein à 60 ans après 37,5 annuités de cotisation sans décote.

 

Attention également à la retraite par points (portée en 2019 par la CFDT) que nous avions empêchée par la grève : il est de nouveau question d’elle. Qu’elle ne revienne par la fenêtre !

Nous porterons cette revendication et ce mandat d’abrogation de la contre-réforme des retraites lundi prochain 20 janvier lors de la venue de M. Macron près de Rennes (à Cesson Sévigné) avec un rassemblement à 12H30 place de la République à Rennes.

 

Rassemblement prévu à Rennes – et non à Cesson Sévigné – car il sera impossible de s’approcher du terrain militaire hyper sécurisé où Macron ira faire ses vœux aux armées.

Mais cela ne nous empêchera pas de faire entendre nos revendications !

 

Jeudi 16 janvier : Etats généraux des précaires de l’Educ

MANIFESTATION INTERSYNDICALE

JEUDI 16 JANVIER / RDV 12H30

DSDEN de RENNES, Quai Dujardin

 

Si les AEd et AESH ont des missions distinctes, ils·elles partagent la même précarité et ont les plus bas salaires de l’Éducation nationale.

Ils·elles sont victimes de souffrance au travail du fait d’un rapport de subordination réel ou sous-entendu sur leur lieu de travail.

Pourquoi ne pas s’organiser ensemble pour gagner un vrai recul de cette précarité, un véritable statut de la Fonction d’État et de meilleures conditions de travail ?

 

Nous sommes toutes et tous indispensables au bon fonctionnement des établissements et à la scolarité des élèves.

Contactez-nous pour y participer.

SNFOLC 35 : une résolution de combat

L’Assemblée générale du SNFOLC 35 du 12 décembre 2024 s’est réunie dans une situation politique confuse : renversement du gouvernement Barnier le soir du 4 décembre ; dès le lendemain, puissantes grèves et manifestations partout dans le pays pour dénoncer le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale comportant de nouvelles attaques contre la Sécurité sociale, notamment les 3 jours de carence au lieu d’un pour les fonctionnaires, et la baisse de l’indemnisation des arrêts maladie ordinaires de 100 à 90 %.

Le 5 décembre : grève historique dans l’Éducation nationale, avec 65 % dans le premier degré, 54 % dans le second degré. Plus de 5 000 manifestantes et manifestants dans les rues de Rennes, plusieurs centaines à Fougères. Dans ces cortèges, des agents titulaires et contractuels de la Fonction publique, mais aussi des camarades du secteur privé, et des usagères et usagers des services publics qui défendent leurs droits à bénéficier de ces services.

 

Au soir du 5, le président Macron s’est exprimé. Pas un mot des revendications portées par des milliers de personnels dans les rues, pas un mot des dernières réformes qui ont soulevé le pays (les retraites, l’assurance chômage…), mais un cap maintenu, celui de l’autoritarisme, des coupes budgétaires et du soi-disant « intérêt général ».

Durant la semaine du 9 décembre, en Ille-et-Vilaine, la mobilisation a continué de se construire : grève les 10, 11 et 12 décembre, blocage de l’ARS, manifestation intersyndicale le 12 décembre en jonction avec le secteur privé contre les plans de licenciement…

 

Mobilisation qui se poursuit malgré le rétropédalage de l’UIAFP dans son communiqué du 6 décembre, rétropédalage scandaleux et irrespectueux des syndicats départementaux, et malgré le honteux communiqué de presse intersyndical confédéral du 5 décembre :

Non, le SNFOLC 35, avec son UD, n’entend pas « suspendre son mouvement de grève des 10, 11 et 12 décembre dans l’attente des orientations du nouveau Gouvernement » ; non, pour le SNFOLC 35, « notre place et notre rôle » ne relèvent pas de la « négociation collective ».

 

Nous sommes un syndicat de combat : nous portons les revendications des personnels jusqu’au bout, jusqu’à leur satisfaction, par la grève générale et le blocage du pays s’il le faut. C’est cela, Force ouvrière.

 

[…]

L’AG du SNFOLC 35 appelle tous les personnels de l’Éducation Nationale à construire la mobilisation à partir de ce point d’appui. AG, HIS ou simples discussions informelles, toutes les solutions doivent permettre de construire la grève interprofessionnelle, jusqu’au blocage du pays s’il le faut.

La censure du gouvernement Barnier ne peut pas sonner l’heure de faire une pause dans la mobilisation. Au contraire, le moment est venu d’aller plus loin dans le rapport de force pour obtenir le retrait de toutes les contre-réformes scélérates et gagner sur les revendications.

 

Résolution adoptée à l’unanimité

lors de l’AG des syndiqués du SNFOLC35

du 12 décembre 2024.

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