Pour justifier son passage en force avec la publication des décrets,
le 6 avril 2024, sur le « Choc des savoirs », la ministre Borne avait commandé une évaluation de ce dispositif à l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR).
Le rapport, publié le mardi 17 juin, dresse un constat d’échec…
Aucune amélioration dans les conditions d’accès à l’instruction pour les
élèves puisque le rapport reconnait que ces groupes de « niveau/besoin »
ne sont pas parvenus à résorber « la grande difficulté scolaire » …
Aucune amélioration non plus avec la suppression du groupe classe
puisque que le rapport reconnait que cette cohésion en classe entière
« est souhaitée par de très nombreux élèves eux-mêmes au nom
d’une recherche de stabilité relationnelle et émotionnelle » et « également
souhaité par les équipes pour des raisons (…) de préservation
du lien construit avec leurs élèves »…
Aucune amélioration non plus dans l’organisation « des conseils de classe » rendue « plus complexe » avec une multiplication des professeurs de français et de math dans les réunions pour représenter tous les groupes ! Même situation ubuesque que l’on connait dans les lycées !
Mais il n’y avait nul besoin d’un rapport pour connaitre la réalité de
ce que vivent les personnels avec le « Choc des savoirs » avec des
emplois du temps souvent intenables compte tenu des organisations
« en barrette » en Français et en Mathématiques, des conditions de
travail dégradées avec la multiplication des trous pour les profs et les
élèves, des problèmes de salle avec la multiplication des groupes, de
la remise en cause de la liberté pédagogique avec des évaluations et
des fiches de travail élaborées en commun…
Nul besoin d’un rapport pour comptabiliser toutes les heures prises aux disciplines et tous les postes supprimés ! Nul besoin d’un rapport pour constater combien les contre-réformes successives ont dégradé l’accès des élèves à l’instruction !
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