La mobilisation contre le « choc des savoirs » de l’ex-ministre de l’Education Attal a pris des formes et des dimensions inédites l’année dernière.

Les enseignants, en lien avec les parents d’élèves, ont multiplié toute l’année les motions, les réunions, les AG, les grèves. Des dizaines de milliers de familles n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école dans des opérations d’une
ampleur jamais vue de « collèges déserts ».
Ces mobilisations ont contribué à entraver l’application de la réforme.
Lorsqu’ils se sont mis en place, les groupes « de besoin » ont été organisés de manière très diverse d’un collège à l’autre. Partout on constate, ici des dégradations d’emploi du temps, là des problèmes de salles, des suppressions d’options, de dédoublement, toujours plus de réunions, la remise en cause de la liberté pédagogique, des tensions avec les parents, dans les équipes, des pressions pour être professeur principal, des sorties remises en cause…
Le « choc des savoirs », c’est aussi moins de garanties sur l’enseignement des lettres classiques avec la possibilité de réduire de 2 heures le volume disciplinaire sur le collège, c’est la confirmation de la suppression de l’heure
de technologie et une heure d’enseignement en moins par semaine en 6ème.
Alors que le budget 2025 annonce 4000 suppressions de postes d’enseignants à la rentrée prochaine, et que le ministre Kasbarian prévoit d’allonger de 1 à 3 jours le délai de carence pour les fonctionnaires et de réduire de 100 à 90% le traitement indiciaire perçu à partir du 4ème
jour des arrêts de maladie ordinaire, la ministre Genetet continue les provocations avec ses annonces sur l’acte II du « choc des savoirs ».
Les annonces de Genetet vont encore plus loin que les décrets et arrêtés du 17 mars organisant le « choc des savoirs »…




