E3C et retraite par points : le rejet est total

Le déni du ministre sur les E3C

Le ministre Blanquer peut toujours dire qu’il ne se passe rien dans les lycées sur les E3C alors que deux tiers des académies sont en vacances scolaires et que les établissements sont fermés… Mais, dès que la rentrée des congés a lieu, le mécontentement resurgit. Le ministre responsable de cette situation n’a pas répondu aux milliers d’enseignants et de personnels sur le refus des E3C. C’est toujours la politique de la répression, outil généralisé par le gouvernement pour faire taire les revendications.

Sur Paris, dans plus de 40 lycées les E3C ont été reprogrammées à partir du 24 février.  Aujourd’hui, la réalité est celle-ci : lycée Colbert, bloqué, présence des forces de l’ordre et les élèves obligés de composer sous la pression au lycée Balzac, les lycéens ont déchiré leur copie. Impossibilité de faire passer les E3C dans les lycées Bergson, J. Decour, V. Hugo, par exemple.

Le ministre peut affirmer que ce mouvement de refus est localisé dans certaines académies, il n’y aurait pas tant d’inquiétude de sa part si le mouvement était totalement minoritaire : nouveau report à Joliot Curie, à Nanterre, grève des E3C au lycée J-J. Rousseau à Sarcelles, au lycée de Beauvoir à Garges, les personnels et lycéens se sont aussi mobilisés, au lycée Feyder d’Epinay-sur-Seine, etc. Au lycée Mozart, en Seine-Saint-Denis, les enseignants ont fait massivement grève le 24 février contre les E3C. Les trois quarts des élèves n’ont pas composé. Au lycée J. Brel à La Courneuve, les forces de l’ordre n’ont pas permis le blocage, mais pour autant, aucun élève n’a composé ! Et le ministre de dire qu’il ne se passe rien !

Le mensonge du ministre sur les retraites

Le ministre passe son temps à asséner aux professeurs que les montants des retraites ne baisseront pas, que les nouveaux professeurs gagneront en 2021, 100 € de plus par mois… mais dans le cadre de la réforme des retraites par points, dans le cadre d’une augmentation de la charge de travail. N’en déplaise à monsieur le ministre, les professeurs ne sont pas dupes, car depuis plus de deux mois, nous avons fait grève, nous sommes toujours pour le retrait, tout le monde a bien compris de quoi il s’agissait. Le principal souci du gouvernement est d’imposer avec le 49-3 la réforme rejetée majoritairement.
La FNEC FP-FO et le SNFOLC restent déterminés à maintenir la mobilisation engagée par la grève depuis le 5 décembre aux côtés des autres salariés.

Il est possible de gagner : réunissons-nous en AG partout pour décider

Tout le monde en a fait l’expérience : les temps forts à répétition, les journées saute-mouton risquent d’épuiser les salariés, personne n’en veut. Alors continuons ce que nous avons commencé. Les congés se terminent dans plusieurs académies. La FNEC FP-FO et le SNFOLC appellent à la tenue d’assemblées de secteurs, de services et d’établissements pour discuter et décider des initiatives à prendre pour dresser des dizaines et des centaines de milliers de salariés en même temps dans tout le pays pour que le gouvernement abandonne sa réforme.

La réforme Macron-Philippe ne tient qu’à un fil, la panique du ministre falsifiant la réalité en sont les preuves

Pour les faire plier et obtenir satisfaction sur les autres revendications, partout réunissons-nous pour décider la grève tous ensemble, dans l’unité !

 

Communiqué du 23 février (télécharger ici)