Répression : notre fédération s’adresse au Ministre

En Ille-et-Vilaine, ce matin (le 28/01/2020), 4 lycées de nouveau perturbés en raison de la tenue des E3C :
 
  • Lycée Anita Conti (Bruz) : rassemblement des enseignants grévistes pour le deuxième jour consécutif contre les épreuves des E3C. Les élèves ont été moins présents que la veille, pas de blocage. L’administration, pour dissuader les élèves mobilisés, a appelé hier soir tous les parents des élèves absents aux épreuves la veille. Une AG se tient dans l’après-midi pour déterminer des suites du mouvement dans l’établissement.

  • Lycée Bréquigny (Rennes) : blocage important des lycéens, profs grévistes rassemblés devant l’établissement. Intervention musclée des forces de l’ordre (CDI), qui a débloqué l’établissement. Une fois le début des épreuves, la police a levé le camp, pour rejoindre un autre établissement bloqué (lycée VHB). Après leur départ, les grilles du lycée ont été ouvertes aux élèves, qui sont entrés en masse pour perturber les épreuves : couloirs envahis, vitres brisées, deux adjointes ont été bousculées. Les épreuves ont été reportées.

  • Lycée Victor Hélène Basch (VHB – Rennes) : blocage des élèves. Rassemblement des professeurs grévistes devant le lycée. Intervention sévère de la police (CDI) : plusieurs lycéens ont été molestés à coups de matraque télescopique. Un lycéen, venant de recevoir un coup de matraque, a fait un malaise et a dû être évacué par les pompiers en direction de l’hôpital.

  • Lycée Descartes (Rennes) : un blocage important mis en place par les lycéens tôt le matin, établissement totalement bloqué, profs grévistes rassemblés devant le lycée, en nombre. Les épreuves ont été reportées.
L’intervention quasi systématique des forces de l’ordre dans le cadre du déroulement des E3C en Ille-et-Vilaine est inadmissible. Elle provoque des débordements de la part des lycéens (Bréquigny) et conduit à des faits de violence sur des lycéens (VHB) et sur des personnels de l’éducation (Bréquigny). Les violences que nous vivons dans le 35 sont inacceptables, et découlent du refus de voir et d’entendre, tant de Monsieur Blanquer que de Messieurs Macron et Delevoye.
 
Notre Gouvernement met en danger les personnels de l’éducation et les lycéens en choisissant de passer en force !
Dans le 35, la mobilisation contre les E3C s’inscrit pleinement dans la lutte contre le projet de réforme des retraites. Le rassemblement qui aura lieu demain matin devant la DSDEN 35 a tout son sens, en interpro. Plus que jamais unis, public, privé, contre le projet Macron-Delevoye et contre l’autoritarisme de notre ministre de l’éducation.

 

Face à ce climat de répression dans notre département et dans l’ensemble du pays, notamment face à la mobilisation des salariés, des étudiants, des lycéens dans le cadre de l’opposition à la réforme des retraites et des réformes Blanquer, notre fédération (la FNEC-FP-FO) s’est adressée au Ministre.

Voici cette lettre :