Ecole de la confiance et réforme du bac : de la nécessité de continuer la lutte après le lundi 17 juin

Depuis le jeudi 13 juin, jour de la Commission Mixte Paritaire qui devait permettre un compromis entre les sénateurs et les députés au sujet du projet de loi « Pour une école de la confiance », le SNFOLC 35 et le SNUDI FO 35, la CGT 35 à leurs côtés, ont initié une grève reconductible en Ille-et-Vilaine pour demander l’abrogation des réformes Blanquer.

Jeudi 13 juin, une AG s’est tenue devant la DSDEN pour organiser la circulation des personnels grévistes dans les établissements du 35 (écoles, collèges et lycées) pour informer et mobiliser plus largement.

Le lundi 17 juin, premier jour du bac, la mobilisation a été forte en Ille-et-Vilaine, avec des taux de grévistes allant de 35 à 50% de grévistes dans les 7 lycées les plus mobilisés du 35. Des enseignants du premier degré et des collèges étaient également présents dans la lutte, eux aussi en grève, rassemblés tôt le matin devant les lycées pour montrer le mécontentement général qui règne dans l’Education nationale. 

L’après-midi, à l’image des nombreuses assemblées générales qui se sont tenues partout en France (à Toulouse : AG de 800 personnes !!), les personnels grévistes se sont réunis en AG à la Maison des associations à Rennes. La reconduction de la grève pour le mardi 18 juin a été votée à une très large majorité, confirmant ainsi l’envie des participants de maintenir la pression sur le gouvernement. Car ils savent que la lutte ne peut s’arrêter au soir du 17 juin, contrairement à ce qui été soutenu par le syndicat majoritaire.

Lors de cette AG, le SNFOLC 35, le SNUDI FO 35, la CNT 35, la CGT Educ’action 35, Sud Education 35, tous ont appelé à reconduire la grève le lendemain.

 

Mardi 18 juin, une trentaine d’enseignants, de nouveau en grève, se sont organisés pour circuler dans tout le département pour étendre le mouvement et faire disparaître ce fatalisme paralysant qui pèse sur nombre de nos collègues. Car il est possible de faire basculer le rapport de force et de faire aboutir les revendications ! Pour cela, il faut y croire, se convaincre de la possibilité de la victoire, qui passera nécessairement par une grève illimitée.

La mobilisation se poursuit encore aujourd’hui dans beaucoup de départements du pays : AG, grèves votées et reconduites, blocages et occupations de rectorats… A nous, dans le 35, comme partout en France, de ne pas lâcher et de continuer à informer, mobiliser et agir pour faire entendre nos revendications : abrogation des réformes Blanquer !