Menaces, agressions, discriminations : notre employeur doit protéger agents !

Communiqué du SNUDI FO 35 du 21 novembre 2025

Vendredi 10 octobre 2025, le directeur de l’école maternelle Clôteaux a subi des menaces de mort de parents d’élèves. A l’origine, la famille refusait que les hommes puissent accomplir les mêmes tâches que les femmes auprès de leur enfant ; elle remettait ainsi en cause les principes de l’école publique.

Le directeur a alors suivi la procédure pour signaler ce fait d’une extrême gravité (fiches SST, demande de protection fonctionnelle, dépôt de plainte).
Le directeur a ensuite pris contact avec le SNUDI-FO 35. Lors du groupe de travail « fiches SST » du 4 novembre, FO est alors intervenu pour dénoncer l’inaction de l’employeur quant à la menace de mort subie par le collègue.

En l’absence de réponse satisfaisante, le syndicat a par la suite déposé un préavis de grève pour le 21 novembre en concertation avec les collègues de l’école afin d’exiger des mesures de protection passant par la scolarisation de l’élève dans une autre école.

 

Dès le 14 novembre, l’intersyndicale a été sollicitée afin d’apporter toute forme de soutien à l’action initiée par les collègues des Clôteaux notamment en se joignant à l’appel à la grève. La communication de certains syndicats est surprenante, mais là n’est pas l’essentiel.

Ce vendredi 21 novembre, plusieurs écoles de Rennes étaient fermées et de nombreux collègues étaient en grève ainsi que des agents de la ville de Rennes.

 

Le rassemblement devant l’école Clôteaux a réuni près de 200 personnes, enseignants, AESH, agents territoriaux mais aussi parents d’élèves et citoyens venus manifester leur soutien au directeur et à tous les personnels de l’école.

Un second rassemblement spontané a eu lieu devant la DSDEN le midi. Le DASEN a reçu tous les enseignants de l’école avec l’intersyndicale (FO – CGT – SUD – UNSA). Il leur a assuré que leur revendication avait été entendue et que la mesure allait être mise en œuvre dans les jours à venir.

Le SNUDI-FO 35 demande des mesures rapides de la part de notre employeur vis-à-vis de toutes les agressions, menaces ou discriminations subies par les agents de l’état.

 

Protection sociale complémentaire : L’affiliation obligatoire commence fin novembre 2025 dans notre académie

A la veille de la publication du marché de la prévoyance, les opérations d’affiliation à la protection sociale complémentaire de l’employeur débuteront fin novembre dans notre académie, pour une entrée en vigueur au 1er mai 2026.

Dès le début, la FNEC FP-FO a dénoncé ce marché. C’est la seule organisation syndicale, dans l’Education Nationale, à avoir refusé de signer l’accord ministériel. 

Pour notre fédération, une PSC obligatoire, non seulement met fin à la liberté de choix des agents mais elle s’attaque de front à la sécurité sociale et aux valeurs mutualistes avec la volonté affichée d’en faire une composante de la rémunération ou du « paquet salarial ». Sans compter le coût de cette PSC qui risque bien d’être plus élevé pour certains agents, les plus précaires notamment, ou encore les retraités qui seront les grands perdants de ce choix.

De plus, elle acte le découplage santé et prévoyance, prévoyance qui jusque-là était incluse dans les contrats de la plupart des mutuelles. Celle-ci devient l’objet d’un marché propre à une ou plusieurs options qui grèveront davantage le coût final de la protection sociale globale, avec des tarifs bien supérieurs à ceux que nous connaissons, selon nos informations.

Qu’est-ce que la Protection Sociale Complémentaire obligatoire ?

· L’Etat notre employeur prend en charge 50% des cotisations de notre mutuelle, les 50% restant sont à notre charge :  20% forfaitaire et 30% en fonction de notre revenu, les 15€ de PSC perçus sur le salaire sont supprimés.

· L’organisme choisi par le Ministère de l’Education est la MGEN.

· Tous les personnels fonctionnaires titulaires ou stagiaires, tous les contractuels de droit public sont concernés. Ne sont pas concernés les stagiaires étudiants, les vacataires et les services civiques. 

· Elle est obligatoire pour tous mais il y a des possibilités de dispense. Dans le cadre des dispenses, l’Etat ne prend pas en charge 50% de la cotisation et on ne perçoit plus les 15€€ de PSC.

  • 3 paniers de soins différents :

https://www.simuler-mes-remboursements-psc-sante.mgen.fr/

  • Simulateur MGEN des cotisations :

https://www.mgen.fr/psc-agents-en-esr-js/

Quel est le calendrier de la mise en place de la PSC ?

 1. fin novembre 2025 :

Les personnels de l’Académie de Rennes (zone B) recevront un message du référent PSC du rectorat et un premier courriel explicatif de la MGEN.

 2. À partir de la réception de ce mail :

·         Réception du lien d’affiliation : Ce lien sera envoyé par vagues, étalées sur quelques jours, par ordre alphabétique des noms de famille.

·         Délai pour s’affilier : 21 jours à partir de la réception du lien pour finaliser votre affiliation ou demander une dispense.

La durée effective de l’affiliation court sur 21 jours.

Un mail d’information sera envoyé 15 jours avant par le référent académique, il marque le début de la procédure. D’autres messages de pré-affiliation seront envoyés par la MGEN 7 jours avant la date de départ du processus. Puis, à la date annoncée dans les premiers mails, l’agent recevra celui contenant le lien permettant d’ouvrir un espace personnel et de s’affilier.

Dès réception du mail contenant le lien d’affiliation, l’agent aura 21 jours pour s’affilier, lui et les ayant droits qu’il souhaite inclure, choisir les options pour la famille (une même option pour toute la famille obligatoirement) ou bien justifier d’une dispense.

A défaut de quoi, il sera automatiquement affilié seul, à l’offre de base et sans option. L’agent recevra toutefois deux messages de relance avant cette étape par le référent (aux 10ème et 18ème jours) et un dernier au lendemain de l’affiliation d’office du 21ème jour.

La MGEN met à disposition des outils permettant d’estimer le montant des cotisations en fonction des choix, pour le régime socle, les options et le rattachement éventuel des ayants droit (conjoint et enfants), ainsi qu’un simulateur de remboursement.

Un accompagnement téléphonique dédié doit également être assuré par la MGEN :  voici un lien vers la page dédiée de la MGEN.

L’affiliation est-elle obligatoire ? 

Oui, comme déjà annoncé, ce que dénonce la FNEC FP-FO.

Cependant des cas dispenses sont toutefois prévus. La dispense doit être absolument justifiée pendant le parcours d’affiliation pour en bénéficier. Faute de quoi l’agent se verra automatiquement affilié.

Quelles sont les dispenses ?

– Les agents en CDD qui sont déjà bénéficiaires d’un contrat individuel de protection sociale complémentaire en santé

– Les bénéficiaires de la protection universelle maladie ou toute mutuelle solidaire (gratuite)

– Les agents couverts par le contrat collectif de leur conjoint qu’il soit à adhésion obligatoire ou non (PSC employeur de leur conjoint)

– Les agents qui bénéficient d’un contrat individuel de complémentaire santé jusqu’à échéance de celui-ci (dans la limite d’un an). Pour cette dernière exception, l’agent pourra rester sur son contrat actuel dans la limite d’un an à compter du 1er mai 2026, date de départ du contrat employeur.

Un agent dispensé ne bénéficie plus de la participation employeur qui ne concernera dorénavant que le contrat collectif signé avec la MGEN (fin également de toute participation de 15 euros).

Cas particulier des retraités

Pour les personnels qui feront valoir leur droit à la retraite après le 1er mai 2026, ou les actuels retraités : formellement, ils ne sont pas obligés d’adhérer à la PSC. Ils auront un an pour se décider.

Mais ils risquent d’être l’objet de pressions (questionnaire de santé) ou au prétexte de «solidarité intergénérationnelle».

Or celle-ci n’a rien à voir avec la solidarité propre à la Sécurité sociale de 1945.

L’affiliation est-elle définitive en cas d’affiliation d’office ?

Non, l’agent pourra toujours par la suite, à tout moment, finaliser son parcours d’affiliation ou solliciter une dispense.

Attention, les dispenses devront être renouvelées chaque année.

À tout moment, un agent pourra renoncer à cette dispense et demander à adhérer au contrat collectif.

Résiliation du contrat existant

–  Les agents non affiliés à la MGEN qui ne sont pas dispensés d’adhésion au contrat obligatoire de PSC de l’employeur devront résilier la mutuelle à laquelle ils étaient affiliés.

– Pour les agents affiliés à la MGEN, cette résiliation se fera automatiquement. Ils devront toutefois effectuer l’ensemble du processus d’affiliation, le contrat d’adhésion obligatoire à la PSC étant un nouveau contrat.

Comme dit précédemment, nous disposons de 21 jours à partir de la date d’envoi de ce courriel pour nous affilier. Pour nous et pour nos éventuels ayant droits (enfants, conjoints). Ceux qui ne respecteraient pas ce délai seront affiliés automatiquement avec le niveau socle (sans options) pour 12 mois et sans possibilité de rajouter un enfant ou un conjoint la première année.

Attention : il ne s’agit pour l’instant que de choisir la complémentaire santé obligatoire, pas les assurances décès et prévoyance qui étaient pourtant jusqu’à présent incluses dans les contrats MGEN. En effet, ces deux « marchés » n’ont pas encore été attribués et feront l’objet d’une procédure optionnelle ultérieure.

Parlons chiffres :

L’employeur prend en charge jusqu’à 50% de notre cotisation socle basée sur notre salaire total brut (en bas de la colonne 1 de notre bulletin) plafonné à 3925 € pour 2025, soit 37.69 € maximum pris en charge.

L’employeur prend en charge également jusqu’à 3.62 € de l’option 1 ou 5.00 € de l’option 2.

A savoir : la partie socle sera prélevée directement sur notre salaire, visible donc sur notre bulletin de salaire, tandis que l’éventuelle option le sera sur notre compte bancaire.

Parlons choix :

Chacun doit faire ses propres choix.

La MGEN affirme que le socle commun correspond à peu près aux remboursements que nous avions jusqu’à présent… Enfin, pour ceux qui étaient déjà affiliés à la complémentaire santé MGEN.

L’option 1, pour un coût légèrement supérieur au socle, permet un meilleur remboursement chez un spécialiste ou un chirurgien, et de pouvoir bénéficier de 2 fois plus de séances remboursées de médecines dites douces.

L’option 2, bien plus onéreuse (bien vérifier le surcoût annuel avant de vous engager…), permet d’être mieux remboursé en optique, dentaire, spécialiste, et aussi un peu mieux pour les médecines « douces ».

Rappel : les choix que nous faisons nous obligent pour 12 mois minimum… Impossible donc de résilier des options avant un an…

Contactez-nous si vous avez des questions ou si vous souhaitez recevoir notre document complet (8 pages) sur la PSC.

La FNEC FP-FO continuera de combattre la PSC obligatoire, outil de privatisation et de destruction de la Sécurité sociale et de la Fonction publique.

 

PSC : Non au racket des agents et de la Sécu

Après plus de deux ans de discussions, de négociations,
quelques ratés et pas mal de retard, le ministère
vient de notifier le marché de la Protection Sociale
Complémentaire (PSC).

 

Le marché de la Prévoyance sera quant à lui publié en octobre 2025 pour une mise en oeuvre concomitante avec la PSC annoncée pour avril 2026. C’est le groupement en co-assurance MGEN et CNP assurances qui a été choisi comme opérateur du régime de Protection sociale pour le ministère de l’Education Nationale et l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, pour Jeunesse et Sports et les différents établissements publics qui y sont rattachés (Cf. liste dans l’annexe 1 de l’accord du 8 avril 2024 concernant la
protection sociale complémentaire au MENJ, au MESR et au MSJOP).

La mise en oeuvre du régime est annoncée pour avril 2026, soit une période de treize mois d’intégration, de mise en place dans les services avec l’opérateur sans aucun recrutement de personnels, comme la fédération l’a demandé depuis le début.

Rappelons que ce régime de protection sociale résulte de la transposition par ordonnance de l’ANI 2013 à la Fonction publique et qu’il émane d’un accord interministériel du 26 janvier 2022 signé par l’ensemble des organisations syndicales. Cet accord a conduit au décret 2022-633 du 22 avril 2022 et à la circulaire du 29 juillet 2022. La circulaire en trahit les termes en excluant le panier de soin des discussions.

Entre temps, le volet prévoyance a également donné lieu à la signature d’un accord interministériel le 20 octobre 2023 comportant un volet statutaire et un autre complémentaire : la FGF-FO ne l’a pas signé contrairement à toutes les autres organisations syndicales. Le volet complémentaire acte le découplage santé/prévoyance, cette dernière sera désormais non obligatoire et l’objet d’un contrat séparé alors qu’actuellement elle est incluse dans la plupart des offres de mutuelle. Ce volet fait l’objet d’un marché à part.

Au niveau ministériel, fidèle au mandat donné par ses syndicats lors de ses congrès d’Angers, la FNEC FP-FO a été la seule organisation syndicale à refuser de signer l’accord du 8 avril 2024 concernant la protection sociale complémentaire au MENJ, au MESR et au MSJOP couvrant les deux volets
santé et prévoyance.

 

Au delà de la fin de la liberté de choix, la première des raisons est évidente : ce nouveau régime représente un véritable changement de paradigme dans la manière d’envisager la protection sociale, en basculant vers l’employeur et l’agent une partie de son financement, que les déremboursements accélèrent.

Ce « paquet salarial » porte ainsi en lui le germe de la destruction de la sécurité sociale ainsi que des mutuelles traditionnelles construites par et pour les salariés depuis des décennies.

 

Ensuite, même si certains pourront s’y retrouver, nombre d’agents actifs risquent de payer plus cher qu’actuellement pour des garanties à peu près équivalentes, en particulier les plus précaires. Il en va de même pour les retraités qui choisiraient de rejoindre le régime. Sans parler des dérives tarifaires actuelles, malgré une hausse anticipée sur trois années de montée en charge, ou encore l’expérience de la protection sociale dans le privé avec ses fiasco notables.

Enfin, la dernière raison repose sur le découplage santé/prévoyance. Alors que pour certaines mutuelles, tout est compris dans le même contrat, la découplage entrainera deux contrats, voire trois si on y ajoute la garantie optionnelle obsèques et dépendance.

On veut nous faire croire à un cadeau de la part de l’employeur, mais la PSC va être financée avec les économies réalisées sur la masse salariale. Avec les suppressions de postes pour favoriser notamment les externalisations, et les réductions de fonctionnement.

 

La FNEC FP-FO continuera de défendre la sécurité sociale basée sur le salaire différé, le Statut, l’augmentation du point d’indice, les conditions de santé et de travail de tous les agents l’Education nationale, de Jeunesse et Sports et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

 

Suite des infos : ci-dessous :

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Pétition intersyndicale : Maintien de la rémunération à 100% – Abrogation du jour de carence

Pétition intersyndicale

Depuis le 1er mars 2025, en cas d’arrêt maladie ordinaire, après prélèvement du jour de carence, les agent⋅es de la Fonction publique sont désormais rémunéré·es à hauteur de 90 % du traitement indiciaire et de leurs indemnités contre 100 % auparavant.

Cette mesure imposée par le gouvernement Bayrou, ajoutée au jour de carence déjà existant, vient accroître leurs difficultés financières et réduire un peu plus encore leur pouvoir de vivre.

Alors que les arrêts de maladie augmentent fortement en raison de la dégradation des conditions de travail et de la perte du sens au travail engendrées, entre autres, par la baisse drastique des moyens alloués aux services publics, cette décision résonne comme une double peine opposée à celles et ceux qui œuvrent quotidiennement pour l’intérêt général.

Chaque agent·e est invité·e à signer cette pétition en faveur de l’abrogation du jour de carence et du maintien de la rémunération à 100 % en cas de congé de maladie ordinaire.

Je signe,

  • pour le maintien de la rémunération à 100 % en cas de congé de maladie ordinaire,
  • pour l’abrogation du jour de carence.

 

 

 

Pour signer la pétition en ligne : c’est ici.

 

 

Si vous souhaitez télécharger et faire signer la version papier de la pétition : c’est ici.

Arrêts de travail en 2025 : Toujours et encore des économies sur le dos des malades !

De nombreux médias mettent en avant l’abandon du projet des 3 jours de carence du gouvernement Barnier.

Mais ce qu’ils oublient de dire, c’est qu’avec le budget Bayrou a été maintenue la baisse de la rémunération des CMO : les 100% de maintien de salaire seront réduits à 90% à partir de 2025 !

Vous trouverez ci-dessous des exemples concrets et un simulateur.

Pour télécharger et diffuser ce document : c’est ici.