Casser le statut en échange d’une hypothétique augmentation des salaires?

Selon Ouest-France, le prix du SP 95 a progressé de 26 % depuis fin 2021 et 51 % depuis mai 2017 ; le gazole avec respectivement + 39 % et + 78 % pour les mêmes périodes. Cela représente plusieurs dizaines d’euros de plus sur chaque plein à la charge des personnels qui doivent utiliser leur véhicule pour travailler.

Pour les personnels assurant des remplacements, affectés dans plusieurs établissements notamment (les enseignants mais aussi les AESH soumis aux PIAL), la charge est devenue telle qu’il n’est quasiment plus rentable de se rendre au travail.

 

Le 15 mars, l’INSEE constate qu’en 2021 les prix du gaz ont pris + 50,9 %, l’électricité quasiment + 5 %, les combustibles liquides (pour le chauffage) + 40 %, l’alimentation avec + 2,1 % pour le seul mois de février.

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On a besoin de tous les personnels : arrêt immédiat de l’obligation vaccinale !

Alors que le Premier ministre a annoncé que le pass vaccinal et le port du masque ne seront plus obligatoires dans la quasi-totalité des lieux à compter du 14 mars, l’obligation vaccinale, elle, reste toujours en vigueur pour les personnels qui y sont soumis.

A l’Education nationale, ce sont infirmiers, des PSyEN, des secrétaires médicaux, des médecins et des professeurs en structure médico-sociales qui sont encore suspendus sans traitement.

 

C’est inacceptable ! Nous avons besoin de tous les personnels ! Aucun ne doit manquer !

Alors qu’il est demandé à certains soignants positifs au Covid de reprendre leur poste auprès des patients (recommandations du haut conseil de la santé publique du 24/12/21), on peut légitimement s’interroger sur le bien-fondé de suspendre encore des personnels négatifs non vaccinés ainsi que sur le maintien de cette mesure prétendument sanitaire.

De plus, certains agents concernés ont enfin pu reprendre leur poste grâce à un certificat de rétablissement valable 4 mois. Devraient-ils à nouveau être suspendus à son expiration ?

Cette obligation vaccinale est inacceptable pour la FNEC FP-FO car elle permet aujourd’hui au gouvernement de suspendre sans traitement des personnels non-vaccinés, sans commission disciplinaire ni possibilité de se défendre. Qu’en sera-t-il demain alors que le gouvernement annonce vouloir en finir avec « le recrutement à vie » dans la Fonction publique ?

La FNEC FP-FO réaffirme sa demande d’arrêt immédiat de l’obligation vaccinale qui constitue une attaque sans précédent contre le Statut. Elle exige la réintégration de tous les personnels suspendus.

 

Assez de culpabilisation de la part de ceux qui détruisent l’Ecole ! Non à la répression !

Par ailleurs, ces mois de suspension imposée ont eu un impact violent sur les personnels. Certains agents concernés ne sont plus en état psychologique de retourner à leur poste tellement ils sont affectés. Ces personnels ne sont pourtant pas des délinquants. Ils n’ont commis aucune faute professionnelle. Ils doivent être rétablis dans leurs droits ! Cela passe par leur réintégration avec le versement rétroactif des traitement non versés.

La FNEC F-FO réaffirme ses revendications :

– l’arrêt immédiat de l’obligation vaccinale,

– la réintégration des personnels suspendus, conformément à l’avis du CHSCT ministériel,

– le versement rétroactif des traitements non versés.

Protection sociale complémentaire : le SNFOLC a voté contre la signature de l’accord sur la PSC

 

Derrière le projet de réforme gouvernemental du financement de la PSC, nous y voyons une attaque contre la Sécurité sociale. Le caractère obligatoire de l’adhésion permettrait, au prétexte que la complémentaire santé serait prise en charge par l’employeur, d’organiser un transfert de charges de la Sécurité sociale vers les mutuelles et les assurances, pour instaurer une protection sociale à plusieurs étages : Sécurité sociale avec remboursement minimum, complémentaire, et par dessus sur-complémentaires ou options.

 

 

Nous n’avons aucune raison de faire confiance à ce gouvernement qui n’apporte aucune amélioration au système existant.

 

S’agit-il d’une véritable avancée en termes de pouvoir d’achat, alors que le gouvernement refuse toute augmentation du point d’indice ?

15€ représentent 3 points d’indice, 50€ représentent 6 points d’indice (brut). On est très loin de nos revendications, très loin de ce qu’on gagné les soignants avec le Ségur. Par contre, il est clair qu’il y aura une cotisation complémentaire qui s’ajoutera à la complémentaire santé (alors qu’actuellement elle peut être déjà intégrée dans la cotisation à la mutuelle). Même avec une participation employeur cela fera dépenser plus aux agents. 

Avec la prévoyance, la cotisation serait supérieure à ce qu’elle est actuellement. Et c’est sans intégrer, la dépendance dans un contexte de dégradation des conditions de travail et de santé au travail.

Le mécanisme de solidarité avec les retraités est pour le moins très faible, voire inexistant. La PSC va engendrer un coût supplémentaire pour les retraités sans compter que la dépendance n’est pas prise en compte dans la PSC.

 

C’est pourquoi le SNFOLC, comme tous les syndicats de la FNEC FP-FO, a voté contre la signature par la FGF de l’accord sur la PSC qui, par ailleurs, ne répond pas aux revendications exprimées en juin 2021 au congrès de Nancy de la Fédération générale des fonctionnaires-Force Ouvrière.

Point « sanitaire » du 11 février et nouveau protocole : l’autosatisfecit du ministre

Jean-Michel Blanquer lors du point « sanitaire » du 11 février :

« Pendant la seconde guerre mondiale, les habitants de Londres ne se plaignaient pas auprès de Winston Churchill du bruit des avions la nuit… »

La FNEC FP-FO a participé au point « sanitaire » organisé par le ministre le 11 février. Ce dernier s’est félicité de la nette amélioration de la situation sanitaire et a précisé les mesures prises :
– La fin du port du masque en extérieur pour les élèves et les personnels ;
– La possibilité d’effectuer les séances d’EPS sans masque en intérieur (dans le respect des distances donc pas d’activité de contact) ;
– Le retour au niveau 2 du protocole donc la fin de la limitation du brassage par classe pour le premier degré ;
– Un seul test sera demandé aux parents en cas de covid dans la classe et plus d’attestation sur l’honneur ; cela se fera sur une base de confiance ;
– La Foire Aux Questions sera mise à jour en fonction de ces annonces.

La FNEC FP-FO a indiqué pour sa part que la situation était toujours extrêmement chaotique dans les écoles, établissements et services et que la question centrale était celle des postes et du recrutement immédiat des personnels sous statut pour faire face. L’annonce du retour au niveau 2 du protocole dans le premier degré doit s’accompagner des moyens de remplacements nécessaires, ce qui n’est absolument pas le cas actuellement.

 

La FNEC FP-FO a demandé en particulier :
– L’arrêt de l’obligation vaccinale et la réintégration de tous les personnels sur leurs postes (infirmières, médecins, psyEN, enseignants spécialisés…) ; il est injuste autant qu’absurde d’évincer ces personnels qui font cruellement défaut sur le terrain ;
– L’ouverture des listes complémentaires pour tous les corps (2nd degré, infirmières, personnels administratifs, privé…) ;
– Le réabondement des listes complémentaires ;
– Le réemploi et la titularisation des contractuels qui le souhaitent ;
– Les créations de postes nécessaires pour la rentrée 2022 et l’annulation de toutes les fermetures ;
– Le retour à un recrutement BAC +3 pour les enseignants pour permettre ces recrutements de personnels sous statut, et pour éviter la catastrophe annoncée pour la rentrée 2022.

 

La FNEC FP-FO a également rappelé ses revendications en matière de salaire, de retour à un baccalauréat avec épreuves nationales, terminales et anonymes dès la session 2022 (comme l’exige la pétition FO SNES SNEP CGT SUD SNALC soutenue par des associations de spécialistes et des syndicats lycéens), d’abrogation de la loi Rilhac, d’arrêt des pressions et injonctions managériales (évaluation d’établissement, évaluation CP, formations imposées type « constellations » …).

 

Le ministre a répondu aux organisations syndicales que la gestion de la crise sanitaire de l’ École en France était un modèle reconnu dans le monde entier et a vanté les choix du gouvernement et de son ministère.

 

En réponse à certaines des revendications de la FNEC FP-FO, le ministre a précisé :

« – qu’il poursuivrait à l’Éducation nationale la doctrine générale concernant l’obligation vaccinale, dont la remise en cause n’était pas pour l’heure à l’ordre du jour ;
– que toutes les demandes ministérielles comme par exemple les évaluations CP étaient utiles, y compris en cette période de crise ;
– que les dotations pour la rentrée sont tout à fait suffisantes au vu de l’évolution démographique ;
– que des recrutements ont déjà été réalisés et qu’on allait pouvoir faire face pleinement grâce à ces recrutements,
– qu’il n’était pas favorable à la demande de rallonger les listes complémentaires car on ne pouvait pas recruter pour 40 ans des enseignants qui n’avaient pas le niveau suffisant, que ce n’était pas rendre service au système éducatif. »

A noter que ce dernier argument avait déjà été utilisé suite à notre demande d’ouvrir la liste complémentaire lors du point sanitaire du 6 janvier. La grève massive du 13 janvier (qui a conduit au recrutement de plus de 800 collègues sur liste complémentaire dans le premier degré) l’avait visiblement amené à reconsidérer sa position…

Le ministre n’a pas répondu à nos autres demandes, y compris celle sur le baccalauréat.

Il a rappelé que nous étions en période exceptionnelle de Covid et que dans ces conditions difficiles qui ne relevaient pas de sa responsabilité, le ministère avait tout mis en œuvre pour que tout se passe au mieux… En bref : « nous sommes en guerre » donc il faudrait cesser de revendiquer (cf. la référence à W. Churchill).

 

La grève historique du 13 janvier a ébranlé le gouvernement qui a été contraint de concéder le recrutement de listes complémentaires.

Alors que les instances de carte scolaire se réunissent en ce moment, que les dotations sont catastrophiques, qu’elles se traduisent par des centaines de fermetures de classes, les personnels n’acceptent pas et se mobilisent devant les IA, les rectorats et le ministère.

La FNEC FP-FO appelle les personnels à se réunir, à décider et poursuivre les initiatives et les mobilisations pour la satisfaction des revendications.

Pétition : le Pass éducation pour tous les personnels du CNED !

Depuis le 3 janvier, le nouveau Pass Éducation 2022 est attribué à tous les personnels rémunérés par l’Éducation nationale – stagiaires, titulaires ou contractuels – exerçant de manière effective en école, collège, lycée publics et privés sous contrat, c’est-à-dire les professeurs, les personnels de direction, d’éducation, les personnels administratifs, sociaux et de santé, les personnels d’orientation, AESH, etc.

De tous les personnels exerçant dans un établissement public d’enseignement, seuls ceux affectés au CNED en sont exclus.

 

Pétition à télécharger et à signer ci-dessous :