La part variable en REP + : outil de management pour casser les statuts

Le ministère a réuni les organisations syndicales au sujet de la dernière tranche des indemnités REP +.

Pour cette dernière tranche, s’ajoute au montant déjà existant :
– 400 € net annuel de part fixe ;
– 200, 360 ou 600 € net annuel de part modulable : 25 % des collèges et écoles d’une académie (les moins « méritants ») verraient leur indemnité augmenter de 200 € net annuel ; Pour 50 % (les un peu moins « méritants ») : 360 € net annuel de plus ; Pour 25 % (les plus « méritants ») : 600 € net annuel de plus.

 

Cette proposition qui sera à l’étude du comité technique ministériel du 17 juin ne prévoit pas d’élargir le champ des personnels qui sont pour le moment exclus du versement de l’indemnité REP+ (AESH, AED, assistants sociaux…), ce qui est scandaleux.

Aucune revalorisation n’est envisagée pour les REP, dont l’avenir est bien incertain avec la mise en place des« contrats locaux d’accompagnement » porté par le secrétariat d’Etat à l’Education prioritaire. Rien n’est envisagé non plus pour intégrer de nouveaux établissements en Education prioritaire, donc : rien pour les lycées anciennement labellisés « ECLAIR ».

Le paiement de la part variable serait effectué en « tout ou rien » (au prorata du service en cas de service partagé ou remplacement) : le montant de la part variable serait le même pour tous dans un même collège ou une même école. C’est d’une certaine manière la logique de la « punition collective ». Le risque de cibler les responsables et d’opposer les personnels entre eux est grand.

Et ce d’autant plus quand on observe les critères d’attribution de la part variable… Un grand absent : l’instruction. Aucune référence aux apprentissages, ce qui n’est visiblement pas la priorité en REP + pour le ministère.

Un grand nombre de critères impliquent que « l’École est son propre recours » : quelles mesures sont prises pour réduire les violences et incivilités ? Comment assurer la « continuité pédagogique » ? La FNEC FP-FO a demandé aux représentants du ministre si les collègues qui se mobilisent contre le manque de personnels pour réaliser ces objectifs, pour exiger de la direction académique que les remplacements soient assurés… toucheront la prime la plus élevée ? Nous n’avons pas eu de réponse…

 

D’autres critères invitent clairement à « dépasser » le cadre réglementaire et les obligations de service : organisations de réunions et rencontres régulières avec les familles, plan de formation spécifique, coopération avec les élus et association…

Il n’est pas anodin que cette annonce survienne dans la continuité des annonces du ministre sur son « Grenelle » : pilotage par l’évaluation et « management de proximité » avec de nouveaux « petits chefs » (directeur quasi-supérieur hiérarchique, enseignants-inspecteurs en service partagé, RH de proximité…), évaluation d’établissements, renforcement de « l’accompagnement PPCR » …

La FNEC FP-FO a rappelé son opposition au principe des parts variables, processus d’individualisation des carrières à l’image du privé, et a demandé l’augmentation de l’indemnité à parts égales, en commençant par pallier les injustices actuelles concernant les personnels exclus (AESH, AED, assistants sociaux notamment).

PsyEN : NON à la mise sous tutelle ! Grève et mobilisation pour les revendications le 10 juin

La FNEC FP-FO apporte son soutien plein et total à la mobilisation engagée par les psychologues dans l’Education nationale et au-delà. La FNEC FP-FO appelle les PsyEN à faire grève le 10 juin, et à rejoindre les différents rassemblements, dont celui devant le ministère de la Santé à 13h30.

Blanquer et le gouvernement veulent empêcher les PsyEN de faire leur métier auprès des élèves et des familles

 

Pour l’abrogation de l’article 6 de la loi Molac

Le conseil constitutionnel a été saisi à propos de la loi Molac relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion.

Il a notamment déclaré anticonstitutionnel l’article 4 qui permettait la mise en place d’un « enseignement immersif en langue régionale, sans préjudice de l’objectif d’une bonne connaissance de la langue française », ce dont se félicite la FNEC FP-FO.

 

Si la FNEC FP-FO ne s’est jamais opposée à l’enseignement d’une langue régionale au sein des écoles ou des établissements, l’article 4 ouvrait la porte à un enseignement principal, voire exclusif dans les langues régionales, portant ainsi atteinte au principe d’indivisibilité de la République Française, en mettant ces langues régionales sur le même plan que le Français, la langue de la République.

Par contre, le conseil constitutionnel a validé l’article 6 qui indique

« La participation financière à la scolarisation des enfants dans les établissements privés du premier degré sous contrat d’association dispensant un enseignement de langue régionale au sens du 2° de l’article L.312-10 fait l’objet d’un accord entre la commune de résidence et l’établissement d’enseignement situé sur le territoire d’une autre commune, à la condition que la commune de résidence ne dispose pas d’école dispensant un enseignement de langue régionale. »

Alors que la loi Blanquer pour une école de la confiance avait ouvert la possibilité pour les communes de verser de manière volontaire une participation financière aux établissements privés dispensant un enseignement en langue régionale, l’article 6 de la loi Molac va plus loin en supprimant le caractère volontaire de ce financement !

 

La loi Molac est donc en train d’organiser un nouveau détournement de fonds publics au bénéfice de l’école privée, ce qui, pour la FNEC FP-FO est inacceptable !

La FNEC FP-FO revendique ainsi l’abrogation de l’article 6 de la loi Molac.

La FNEC FP-FO rappelle les termes de la résolution du dernier Congrès fédéral de Clermont-Ferrand (octobre 2019) : « Le Congrès rappelle la revendication constante des partisans de la laïcité et du serment de Vincennes de 1960: les fonds publics doivent être réservés à la seule école publique. En ce sens, le congrès rappelle la position constante de la CGT-FO d’exigence de l’abrogation de la loi Debré – Guermeur de 1959 et toutes les lois anti-laïques. »

Grève du 3 juin : la mobilisation AESH s’amplifie !

Plus de 1 500 à Paris, 250 à Marseille, 250 à Lyon, 300 à Toulouse, 60 à Rennes, 250 au Mans, 200 à Lille, 40 à Evreux, 50 à Tours, 150 à Montpellier, 40 à Angers, 100 au Puy-en-Velay, 150 à Clermont, 30 à Bourg-en-Bresse 120 à Calais, 100 à Saint-Etienne, 100 à Carcassonne, 100 à Grenoble, 100 à Laval, 100 à Saint-Denis (Réunion)…

Dans l’unité avec leurs organisations syndicales, avec les enseignants et les parents d’élèves, les AESH ont exprimé leur colère et scandé leurs revendications, à commencer par un vrai statut, un vrai salaire.

Depuis des semaines, FO est à l’initiative des réunions syndicales pour regrouper les AESH, les informer de leurs droits et réaffirmer ou lister les revendications. La mobilisation se développe et la colère s’approfondit face à un ministre qui refuse de répondre à leurs revendications.

Le 3 juin des AG nombreuses se sont tenues à Grenoble, Mont-de-Marsan, Angers, Guéret pour élaborer le cahier de revendications et discuter des moyens de les faire aboutir.

Dans l’AG de Grenoble, 100 personnels présents ont pris position pour une montée à Paris pour s’adresser directement au ministre. C’est aussi ce qui s’est exprimé dans l’AG de Mont-de-Marsan.

Partout s’est exprimée la volonté de poursuivre le rapport de force pour contraindre le ministre à répondre aux revendications.

 

Nous ne lâcherons rien. 115 000 AESH sont employés par le ministère de l’éducation nationale sans statut, avec un salaire de misère.

 

La FNEC FP-FO invite ses syndicats à poursuivre les réunions syndicales pour continuer à construire le rapport de force, dans l’action commune, pour la satisfaction les revendications : l’intégration dans un corps de la Fonction publique ; l’ouverture immédiate de négociations salariales ; le versement des primes informatique, REP et REP+ ; 183€ d’augmentation indiciaire comme les personnels de la Fonction publique hospitalière ; 24h payées comme un temps complet à 100% ; le recrutement de personnels à la hauteur des besoins ; la création de postes et de places dans les établissements spécialisés ITEP, IME ; l’abandon des PIAL !

En Ille-et-Vilaine, le SNFOLC 35, le SNUDI 35 et les autres syndicats départementaux de l’académie, nous appelons à un rassemblement devant le rectorat le mercredi 16 juin à 14h. Une audience avec le Recteur a été demandée : la délégation sera composée de personnels AESH. Rejoignez-nous devant le rectorat pour faire entendre les revendications des AESH !

 

Les infos sur la mobilisation du mercredi 16 juin 2021 : https://www.snfolc35.fr/2021/06/16-juin-2021-rassemblement-aesh-devant-le-rectorat-de-rennes/