Accès au CDI et versement des primes REP et REP+ pour les AED : c’est maintenant !
Les assistants d’éducation sont inquiets. La fin d’année scolaire est une période difficile et particulièrement tendue dans les établissements. Plus que jamais, les AED se retrouvent en première ligne, tout particulièrement dans les établissements REP et REP+. Pourtant ceux qui y travaillent ne bénéficient pas du versement des indemnités REP et REP+.
Le Conseil d’Etat a pourtant donné raison aux personnels qui ne bénéficient pas de ces primes et qui, avec leurs organisations syndicales, demandent à les percevoir. Le SNFOLC et la FNEC FP-FO n’ont cessé de porter cette revendication.
Le 18 mars dernier lors d’une audience auprès de la DGRH, la FNEC FP-FO a demandé que les AED puissent enfin en bénéficier conformément au principe de l’égalité de traitement entre les agents de la Fonction publique. Cette demande a été renouvelée lors de tous les Comités Techniques Ministériels.
L’ACCÈS AU CDI, C’EST URGENT !
De nombreux AED voient approcher la fin de leur sixième année de contrat sans aucune perspective de réemploi.
Le SNFOLC et la FNEC FP-FO interviennent à tous les niveaux afin qu’aucun AED ne soit empêché de prolonger son contrat s’il souhaite le faire.
L’article 10 de la loi n° 2022-299 du 2 mars 2022 visant à combattre le harcèlement scolaire prévoit qu’ « un décret définit les conditions dans lesquelles l’État peut conclure un contrat à durée indéterminée avec une personne ayant exercé pendant six ans en qualité d’assistant d’éducation, en vue de poursuivre ses missions. »
Mais le texte réglementaire n’est toujours pas paru.
Lors de l’audience FO au ministère, ses représentants s’étaient engagés à agir au plus vite et faire en sorte que la cédéisation des AED soit possible avant la date butoir au terme de leur sixième année de contrat.
La FNEC FP-FO demande au nouveau ministre de l’Education nationale de prendre en urgence les dispositions réglementaires pour assurer la prolongation des contrats des AED qui le souhaitent au-delà de 6 ans. Aucun engagement n’a été pris par le nouveau ministre.
Il y a urgence. FO intervient à tous les niveaux pour que, malgré la vacance du pouvoir législatif des dispositions transitoires puissent être prises pour que tous les assistants d’éducation qui le souhaitent puissent poursuivre leur contrat et accéder au CDI.
Contactez-nous pour faire votre demande de CDI dès à présent !
Que va-t-il rester du corps des professeurs de chaires supérieures après 2022?
Dans le cadre de sa loi dite de Transformation de la Fonction publique le gouvernement a publié le décret n° 2022-670 du 26 avril 2022 confirmant la suppression des commissions administratives paritaires de corps à partir des élections professionnelles de décembre 2022.
Quelles en sont les conséquences pour les professeurs de chaires supérieures ?
L’article 4 du décret prévoit une CAP commune pour les agrégés, les certifiés, les adjoints d’enseignement, les professeurs d’éducation physique et sportive, les chargés d’enseignement d’éducation physique et sportive, les professeurs d’enseignement général de collège, les professeurs de lycée professionnel, les professeurs de l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers, les conseillers principaux d’éducation, les psychologue de l’Education nationale… et les professeurs de chaires supérieures.
Or, les statuts de ces corps, leurs missions, leurs conditions d’exercice, leurs effectifs sont très différents. Dans ces instances, les 2 250 professeurs de chaires supérieures auront bien du mal à se faire entendre au regard des 220 000 professeurs certifiés, des 57 000 PLP, des 52 000 professeurs agrégés, des
28 000 P.EPS…
Pourquoi cette fusion des différentes CAP ? Comment l’expliquer autrement que par la volonté de créer un corps unique des personnels du second degré ?
Lire la suite :
Aller au contenu PDFGrille indiciaire des AESH : le rehaussement du minimum de traitement est inacceptable !
Un décret est paru le jeudi 20 avril 2022. Il porte l’indice majoré minimum à 352 à compter du 1er mai, afin d’éviter que des agents ne perçoivent un traitement inférieur au SMIC.
Cette mesure est totalement insuffisante et inadaptée, car :
➢ Elle ne règle pas le fait qu’il y a plus de 700 000 smicards dans la Fonction publique !
➢ Elle ne compense absolument pas la perte du pouvoir d’achat subie depuis 20 ans par tous les agents de la Fonction publique !
Pour y répondre, la valeur du point d’indice doit augmenter de 22 % !
En plus, avec cette mesure, les AESH des 2 premiers échelons de la grille salariale, tant vantée par Macron et Blanquer en octobre, sont rémunérés en dessous du SMIC.
La politique du saupoudrage et de tassement des grilles supprime l’évolution et la reconnaissance de l’expérience professionnelle pour les AESH. C’est inacceptable !
La FNEC FP FO revendique plus que jamais :
– l’augmentation de la valeur du point d’indice et une véritable grille salariale des AESH
– l’arrêt des temps partiels imposés et un temps plein pour 24h d’accompagnement
Le mépris envers les AESH est insupportable, et ne peut pas durer ! Pour FO, l’ouverture de réelles négociations sur les salaires est une urgence !







