Choc des savoirs : constat accablant en cette rentrée !

LA SITUATION DANS LES COLLÈGES EN CETTE RENTRÉE

Malgré le rejet exprimé toute l’année dernière par la mobilisation (grève,  manifestations, rassemblements, AG, réunions publiques, opérations «collèges morts ou vides»…) comme dans les urnes, le choc des savoirs se met en place dans les collèges envers et contre tous.

En aucun cas, il ne s’agit d’une « rentrée sereine » comme voudrait le faire croire la Ministre. Avec la mise en place des groupes (qu’ils soient hétérogènes ou non, qu’ils changent en cours d’année ou non…), il y a autant d’organisations que de collèges en France !

 

Les conséquences varient d’un collège à l’autre, mais partout, elles sont négatives…

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Choc des savoirs / Bac Blanquer : même combat !

En cette rentrée 2024, malgré le rejet des contre réformes exprimées par les mobilisations et par les urnes, la réforme largement rejetée du « choc des savoirs » se met en place dans les collèges. Dans les lycées, la réforme Blanquer du baccalauréat, tout aussi largement combattue, se poursuit.

 

Dans de nombreux établissements, la question première est souvent celle des emplois du temps.

Et pour cause : les deux réformes ont en commun de créer des alignements de cours qui multiplient les contraintes sur les EDT, et le moindre grain de sable est bloquant.

 

Dans les collèges, ce sont les heures de mathématiques et de français, sur les 6èmes et les 5èmes qu’il faut aligner (4 heures de français, 4 de mathématiques sur chacun des niveaux), dans les lycées, ce sont les heures de spécialité (4 heures en première, 6 heures en terminale).

En collège, la réforme du choc des savoirs a éclaté le groupe classe en mathématiques et français accentuant la pénurie d’enseignants. Dans cette situation de très nombreux professeurs des écoles sont poussés pour intervenir dans les établissements secondaires pour prendre en charge des groupes au mépris de tous les statuts.

La mise en œuvre de groupes en français et en mathématiques en application du choc des savoirs se fait au détriment des autres disciplines, les sciences notamment, mais pas seulement : la suppression des dédoublements peut aussi impacter les langues, l’histoire géo, voir via les mécanismes de répartition, les disciplines artistiques. Pour l’ensemble de ces collègues, ce sont des heures en moins, des compléments de service, des classes dont les effectifs explosent.

Dans les lycées, si les conséquences de la réforme sont maintenant bien connues, elles n’en restent pas moins négatives.

Ainsi Parcoursup, qui a installé le tri pour les études post-bac : vœux payants pour certaines formations (sciences po par exemple), vœux non hiérarchisés conduisant les bacheliers dans des voies qu’ils ne souhaitaient pas suivre, voire blocages des études : cette année, ce sont encore 85 000 bacheliers qui se sont trouvés sans propositions début juillet, un chiffre qui augmente chaque année.

Le tri de Parcoursup est appuyé sur les notes du contrôle continu. Depuis la réforme Blanquer du baccalauréat, les relations profs/élèves se sont trouvées dégradées : chaque note, au lieu d’avoir une valeur pédagogique, exerce une pression sur les élèves. Le climat scolaire s’est dégradé : l’anxiété des lycéens est croissante, et leur isolement par la disparition des classes au profit des groupes de spécialité est un facteur qui augmente ce stress.

Comme la réforme du collège qui envoie les collègues en compléments de service, celle du lycée se traduit chaque année par une diminution des spécialités proposées, qui a le même effet.

 

Les personnels ont largement combattu ces deux réformes. Ils se sont également battus aux côtés de millions de salariés, contre la réforme des retraites qui impose à tous deux années de plus, alors que les conditions de travail se sont dégradées et que notre pouvoir d’achat baisse.

 

Pour le SNFOLC, pas question de laisser passer ces réformes comme si de rien n’était. Toutes et tous en grève avec l’interpro le 1 er octobre 2024 !

 

Inclusion : 24 000 élèves non accueillis en établissements spécialisés

Lors de sa conférence de presse du 27 août, la ministre dite « démissionnaire » Belloubet a été contrainte de confirmer que 24 000 élèves allaient être accueillis dans des établissements ordinaires faute de places dans les établissements sociaux et médico-sociaux. Elle a indiqué être en attente d’un soutien des autres ministères, des agences régionales de santé…

Ainsi, ce sont en cette rentrée scolaire 24 000 élèves dont le droit à bénéficier de conditions d’apprentissage adaptées à leurs difficultés et/ou à leur handicap sera bafoué pour des raisons d’économies budgétaires, le coût de la scolarité d’un élève étant sept fois plus élevé dans un établissement spécialisé que dans une école ordinaire.

 

Une honte !

D’autant plus que cette situation inacceptable aura des conséquences toujours aussi désastreuses sur les conditions de travail des personnels, enseignants comme AESH.

La ministre démissionnaire semble découvrir cette situation et en fait porter la responsabilité aux autres ministères, mais ce sont bien l’ensemble des gouvernements Macron qui ont poursuivi et amplifié l’entreprise de démantèlement des établissements sociaux et médico-sociaux !

Il y a à peine quelques mois, dans le cadre de l’Acte 2 de l’École inclusive, le gouvernement Attal avait publié un décret visant à généraliser l’externalisation des établissements sociaux et médico-sociaux dans les écoles ou établissements ordinaires. C’est ce même gouvernement qui tente d’imposer la mise en place des pôles d’appui à la scolarité (PAS) visant à remettre en cause l’application des notifications de la MDPH et ainsi dégrader encore plus l’accompagnement dû aux élèves en situation de handicap.

Face à ce gouvernement démissionnaire et illégitime, la FNEC FP-FO (qui avait pris l’initiative d’une journée de grève et d’une manifestation nationale le 25 janvier dernier pour la création des places nécessaires dans les établissements spécialisés, pour un statut et un vrai salaire pour les AESH, pour l’abandon de l’Acte 2 de l’École inclusive) entend bien poursuivre et amplifier la mobilisation pour faire valoir ces revendications.

Elle appelle dans l’immédiat ses syndicats départementaux à prendre toutes les initiatives dès la rentrée scolaire pour défendre les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissage des élèves.

Une rentrée 2024 difficile

La rentrée se fait dans une situation grave : la ministre démissionnaire, Nicole Belloubet, comme si de rien n’était, annonce l’application de l’ensemble des mesures décidées par un gouvernement qui n’a plus aucune légitimité puisque tous les ministres sont démissionnaires. Et il faudrait poursuivre les « réformes » engagées, de la réforme des lycées professionnels jusqu’au « Choc des savoirs », incluant la passation des évaluations nationales pour tous les élèves de l’élémentaire et du collège, le Pacte enseignant, le tout avec un budget prévisionnel amputé de 700 millions, et en appliquant une circulaire de rentrée qui date du 27 juin, comme si de rien n’était ?

 

En cette rentrée 2024, à peine le premier jour de cours passé, notre syndicat a reçu de nombreux messages de personnels : contractuels sans contrat, personnels affectés sur trois établissements (avec parfois des distances importantes), emplois du temps gruyère, AESH avec un nombre très important d’élèves à suivre, AED en sous-effectif, contrats encore non signés…

Nous sommes là pour vous aider à débloquer la situation.

Il est possible d’organiser une heure d’information syndicale pour réunir les collègues, informer et construire ensemble les solutions aux problèmes rencontrés.

 

Contactez-nous !

 

Pour télécharger et diffuser le communiqué de presse, c’est ici !

 

Rentrée 2024 : ce qu’il faut savoir avant de commencer

La rentrée 2024 est marquée au plan international par la marche à la guerre en Europe et au Proche-Orient.

Au plan national, la politique du président Macron et de son gouvernement a été désavouée aux élections européennes et législatives.

Cela fait 40 jours que ses ministres dits « démissionnaires » restent en poste au nom de la « gestion des affaires courantes ». Une situation inédite ouvrant la voie au chaos.

 

Rappelons qu’au nom des « affaires courantes », plus de 1160 décrets, arrêtés et textes réglementaires ont été publiés par ce gouvernement, à commencer par les décrets sur la « loi immigration ».

C’est au nom de ces « affaires courantes » que G. Attal et B. Le Maire préparent un budget d’austérité (près de 10 milliards d’euros d’économies supplémentaires s’ajoutant aux mesures imposées par décret en début d’année 2024).

 

E. Macron a écarté l’option d’un gouvernement du NFP, arrivé en tête aux législatives, au prétexte de la « stabilité institutionnelle ». A travers ce coup de force contre la démocratie, il s’agit pour le chef de l’Etat de ne surtout pas défaire ce qui a été fait (de la contre-réforme des retraites au choc des savoirs, en passant par la réforme de l’assurance chômage…) et de poursuivre sa politique contre nos acquis sociaux.

Quant à l’ex-ministre Belloubet, elle a tenu sa conférence de presse de rentrée le 27 août, comme si de rien n’était, pour imposer son « Choc des savoirs » et l’ensemble des mesures Macron (pacte, autonomie de établissements…).

Une situation insupportable pour les millions de personnels et de parents d’élèves qui se préparent à une rentrée sous le signe de l’austérité, avec les suppressions de postes et la mise en place des groupes de niveaux…

 

Devrions-nous encore supporter la politique macroniste de l’ex-premier ministre Attal et de l’ex-ministre de l’Education Nationale Belloubet, partie prenante d’un gouvernement illégitime ?

La réponse est bien évidemment non.

Pour télécharger le document, c’est ici !