Accès au corps des agrégés par liste d’aptitude : campagne 2025

La campagne 2025 pour accéder au corps des agrégés par liste d’aptitude est ouverte jusqu’au 23 janvier 2025.

 

Conditions requises

Comme le rappelle le paragraphe I.2.1 de l’annexe 1 des lignes directrices de gestion ministérielles du 16 décembre 2024 relatives à la promotion vous pouvez vous porter candidat(e) si :

– vous êtes, au 31 décembre 2024, professeur certifié, professeur de lycée professionnel ou professeur d’éducation physique et sportive, 

– âgé(e) de quarante ans au moins au 1er octobre 2025,

– en position d’activité, de détachement, mis à disposition, dans certaines positions de disponibilité ayant exercé une activité professionnelle, en congé parental ou en disponibilité pour élever un enfant.

– et justifiez à cette même date de dix années de services effectifs
d’enseignement, dont cinq dans votre corps. Les services accomplis en
qualité de directeur délégué aux formations professionnelles et techno-
logiques ou de chef de travaux sont assimilés à des services d’enseigne-
ment. Les services effectués à temps partiel sont comptabilisés comme
des services à temps plein (article 5 du décret n°72-580 du 4 juillet 1972
relatif au statut particulier des professeurs agrégés de l’enseignement du
second degré ).

Si vous enseignez dans une discipline pour laquelle il n’existe pas
d’agrégation (documentation, langue française des signes, etc.) vous
avez la possibilité de vous porter candidat(e) dans la discipline dans laquelle vous justifiez du diplôme le plus élevé.

 

Si vous êtes éligible à la promotion vous devez en principe en être informé(e) individuellement par I-Prof.

Constitution du dossier de candidature

Il faut saisir votre candidature du 2 au 23 janvier 2025 sur I-Prof (portail ARENA) :

– rubrique « Gestion des personnels », puis « I-Prof Enseignant », puis «Accéder à la campagne concernant la liste d’aptitude pour l’accès au corps des agrégés – 2025 »

Calendrier des campagnes 2025 d’avancement de grade et de corps des
personnels du second degré opérées par la DGRH : cliquer ici.

 

Le dossier de candidature est constitué de deux pièces statutaires :

– un curriculum vitae « qui fait apparaître la situation individuelle du
candidat, sa formation, son mode d’accès au grade, son itinéraire professionnel, ses activités au sein du système éducatif ; il est alimenté sur
I.Prof »

– une lettre de motivation « qui fait apparaître l’appréciation portée
par le candidat sur les étapes de sa carrière, l’analyse de son itinéraire professionnel, les motivations (projets pédagogiques, éducatifs ou
autres) qui le conduisent à présenter sa candidature. »

Le SNFOLC se tient à votre disposition pour vous aider et vous conseiller dans la rédaction de votre lettre de motivation.

 

Contactez-nous !

Après le passage des ministres à Mayotte : les personnels toujours livrés à eux-mêmes !

Lors du déplacement de F. Bayrou avec 5 ministres à Mayotte lundi 30 septembre, soit 16 jours après le passage dévastateur du cyclone Chido, E. Borne a reçu les organisations syndicales de personnels de direction et d’enseignants. Cette journée s’est terminée par une série d’annonces faites par le premier ministre dans le cadre de ce qu’il appelle le plan « Mayotte debout ».

Le gouvernement a-t-il apporté des réponses à la hauteur de la catastrophe en cours ? Ce n’est pas le point de vue de nos syndicats. Vous trouverez en lien ici le courrier que la FNEC FP-FO avait adressé à la ministre le 24 décembre.

 

Une « rentrée » à partir du 13 janvier ?

Depuis le 18 décembre, FO a alerté le ministère : la rentrée le 13 janvier est impossible.

Nombre d’écoles, de collèges et de lycées sont très fortement impactés voire rasés. Nombreux sont pillés, vandalisés. Seul un tiers des personnels de l’Education nationale a pu être contacté d’après le Rectorat…

 

L’urgence reste la mise en sécurité de tous, l’accès à une eau potable, à la nourriture, aux soins, à l’électricité. Les communications terrestres, aériennes et maritimes, les télécommunications ne sont pas totalement rétablies sur l’ensemble de l’île.

La ministre de l’Education nationale a précisé pendant l’audience que les décisions concernant la rentrée se feraient collectivement et que les syndicats y seraient associés. Pourtant, le soir même le Premier ministre a maintenu la rentrée « à partir du 13 janvier » pour les personnels, puis pour les élèves dans un deuxième temps, en fonction des établissements… évoquant même l’arrivée de « tentes-écoles » : beaucoup de bricolage, mais aucune garantie pour l’accès de tous à l’instruction.

Faut-il comprendre que, pour l’Etat, il est possible de continuer comme avant et dans des conditions encore plus chaotiques ?

Pour rappel : à Mayotte, plus de la moitié des élèves sont concernés par un système d’enseignement en rotation, tandis que plusieurs milliers ne sont pas scolarisés. La FNEC FP-FO a toujours dénoncé cette situation.

 

La FNEC FP-FO réaffirme : le préalable, c’est la reconstruction, avec tous les moyens nécessaires, intégrant la présence de personnels en nombre suffisant, leur relogement et leur protection.

Or, le ministère n’a pas apporté réponse concrète. Il parle de faire appel à des personnels de métropole sans que l’on sache qui (des étudiants, des retraités ?), combien, et dans quelles conditions.

On nous parle de préparation collective de la rentrée. Cela ne peut se faire qu’à la condition que l’Etat prenne ses responsabilités, que tous les représentants des services de l’Etat soient présents dans les réunions, pour répondre aux demandes des personnels et de leurs syndicats. Venir faire de la communication le temps d’une visite, et laisser les personnels se débrouiller seuls avec les élus locaux ensuite, ce n’est pas acceptable.

 

La FNEC FP-FO est à nouveau intervenue pour qu’une aide d’urgence soit octroyée sur simple demande à chaque agent a minima à même hauteur que pour les agents hospitaliers (qui toucheront 1 000 euros).

FO a demandé que la réserve de précaution de l’action sociale ministérielle soit utilisée.

 

Le seul engagement pris a été de faire partir un questionnaire aux agents via la boite professionnelle pour récolter leur situation en vue d’octroyer des aides financières, sans préciser le montant.

Un fonds social est prévu également pour les élèves et les parents, mais rien de précis pour l’instant.

La question de l’attractivité de Mayotte a été abordée.

La FNEC FP-FO rappelle ses revendications :
– Augmentation de la valeur du point d’indice et abrogation de la réforme des retraites Macron-Borne
– Hausse du taux d’indexation des salaires pour compenser le coût de la vie
– Instauration de l’ASA (Avantage Spécifique d’Ancienneté) dans l’ensemble du département
– Plan massif de titularisation de tous les contractuels qui le souhaitent
– Prime d’aide logement pour l’ensemble des personnels
– Revalorisation de la carrière des anciens agents de l’ex IERM, avec prise en compte de l’AGS

 

La ministre a seulement indiqué qu’une réunion aurait lieu au niveau national pour étudier les mesures d’attractivité.

Après le passage des ministres, les personnels restent livrés à eux-mêmes. Les personnels vont devoir continuer à préparer la rentrée dans des conditions chaotiques.

 

La situation est explosive

Depuis le passage du cyclone, seule une petite partie de la population a pu avoir accès aux distributions d’eau et de nourriture, parfois un pack d’eau et deux boîtes de conserve pour toute une famille. Certains n’ont rien eu et vivent sans toit, sans électricité. Les cultures de manioc, de bananes : tout a été détruit. La famine menace la population, les maladies aussi.

Le Premier ministre veut-il maintenir Mayotte dans un état de sous-développement permanent ?

 

Concernant la reconstruction des écoles et des établissements du département, le projet de loi qui sera présenté en conseil des ministres le 3 janvier prévoit « des adaptations de la construction initiale, dans la limite d’une diminution ou d’une augmentation de 5 % de son gabarit initial. »

Est-ce que cela signifie qu’il n’est pas prévu d’augmenter la taille des écoles ou le nombre de classes, alors que des milliers d’enfants n’étaient pas scolarisés avant le cyclone ?

 

Dans une telle situation, la FNEC FP-FO tient à exprimer son soutien total à la population et aux personnels de l’Éducation nationale et de l’ensemble des services publics de Mayotte s’efforçant de remplir leurs missions au mieux dans des conditions chaotiques.

 

Pour la FNEC FP-FO, cette situation prouve, s’il le fallait encore, que l’urgence n’est pas de réduire et encore moins de détruire les services publics au nom de l’austérité budgétaire et de l’économie de guerre, mais au contraire de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour protéger et répondre aux besoins de la population comme dans n’importe quel département.

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

Macron-Bayrou continueront à nous attaquer : Nous ferons tout pour les bloquer !

Après la censure du gouvernement Barnier, totalement illégitime, le président Macron a décidé de poursuivre son coup de force contre la démocratie et de nommer François Bayrou Premier ministre.

 

Ce cacique de la 5ème République, nous l’avons déjà jugé sur pièce :

En 1994, ministre de l’Education, il met un million de laïques dans la rue par une loi visant à élargir le financement public des écoles privées.

En 1995, il est toujours membre d’un gouvernement qui mettra en place le plan Juppé-Notat contre la Sécurité sociale : trois semaines de grèves reconductibles et plus d’un million de manifestants qui imposeront le maintien du régime de retraites des fonctionnaires.

En 2010, il soutient la réforme des retraites du gouvernement Fillon avec le passage aux 62 ans.

En 2017, il soutient les ordonnances Macron contre le Code du Travail, puis toutes les contre-réformes qui seront imposées ensuite, notamment le passage à 64 ans en 2023.

Au moment du rejet du budget 2025 qui attaquait le pouvoir d’achat, les services publics, la Sécurité sociale, François Bayrou se pose en soutien du gouvernement Barnier.

Qui est assez naïf pour penser que ce premier soutien de Macron répondra aux revendications urgentes des salariés ?

 

Nous n’avons jamais été dupes. C’est pourquoi nous étions aux côtés des fonctionnaires massivement mobilisés le 5 décembre, et aux côtés de tous ceux qui ont décidé la grève et sa reconduction les 10, 11, 12 décembre…, avec les salariés du public et du privé, avec les étudiants.

Nous allons continuer. Ce ne sont ni les « conférences sociales » comme le propose la secrétaire générale de la CGT, ni les journées d’action saute-mouton qui feront entendre raison à ce énième gouvernement fabriqué par Macron.

C’est la grève, jusqu’à satisfaction des revendications !
– Abrogation de la réforme des retraites !
– Augmentation des salaires et du point d’indice : + 10% tout de suite !
– Abandon définitif des 3 jours de carence et du passage à 90%
– Retrait de toutes les mesures qui détruisent l’Ecole publique !
– Annulation de toutes les suppressions de postes et créations de tous les postes nécessaires !

Alors que se poursuit, tranquillement, le coup de force de Macron-Bayrou, la FNEC FP-FO apporte son soutien à la population et aux personnels de Mayotte, confrontés à un véritable cauchemar suite au passage d’un cyclone d’une intensité exceptionnelle : des centaines de milliers d’habitants n’ont plus de toit et sont privés d’eau, d’électricité. On redoute des centaines, voire des milliers de morts… L’Etat devra répondre de son incurie !

Suite du saccage : baisse importante des postes proposés aux concours

À peine la censure du gouvernement Barnier était elle votée le 4 décembre, et alors que 200 000 fonctionnaires étaient en grève et manifestaient dans tout le pays le 5 décembre, le ministère de l’Education nationale publiait le jour même les arrêtés de recrutement d’enseignants titulaires prévoyant une baisse importante des postes proposés aux concours d’accès à l’enseignement pour la rentrée 2025.

Au Capes externe seront donc ouverts 4 890 postes au lieu de 5 122 pour la rentrée 2024, soit 232 postes en moins (et une baisse de 2.425 postes par rapport à 2017). Les disciplines les plus touchées sont l’Allemand (- 64 postes), la Physique-Chimie (- 53 postes), les Mathématiques (- 50 postes), les Lettres Classiques (- 30 postes), les Lettres Modernes (- 29 postes) ou encore l’Education Musicale (- 27 postes).

La baisse – modeste – des effectifs d’élèves annoncée dans le second degré pour 2025 (-0,17%) ne justifie en rien l’ampleur de cette saignée.

 

Si le Capes interne gagne 24 postes (975 en 2025 contre 949 en 2024), le « troisième concours » du Capes, accessible aux candidats ayant exercé une profession dans le privé, en perd 104 (320 en 2025 contre 424 en 2024).

Les concours d’accès à l’enseignement technologique n’échappent pas à ces réductions, puisque ne sont ouverts au Capet externe que 495 postes au lieu de 549 en 2024, soit 54 en moins, tandis qu’au Capet interne sont proposés 139 postes au lieu de 142 en 2024, soit 3 postes en moins, et qu’au « troisième concours » sont ouverts 70 postes au lieu de 75 en 2024, soit 5 postes en moins.

Si le nombre de postes à l’agrégation reste stable avec 1 710 places au concours externe contre 1712 en 2024, 1076 places au concours interne contre 1049 en 2024, et 54 places au concours externe spécial contre 55 en 2024, et si le nombre de postes aux concours des CPE progresse, avec 15 postes supplémentaires au concours externe, 25 au concours interne et 5 au troisième concours, le bilan général reste négatif.

 

Pour le SNFOLC, non seulement la baisse des postes ouverts aux Capes de Mathématiques et de Lettres Modernes confirme, pour ceux qui en doutaient encore, que le « Choc des savoirs » et ses groupes des niveaux n’a rien à voir avec une quelconque volonté d’améliorer les conditions d’exercice des professeurs et d’accès à l’enseignement des élèves, mais surtout, cette baisse du nombre des postes aux concours dans son ensemble confirme que la censure du gouvernement Barnier, si elle a momentanément suspendu l’adoption du projet de loi de finances (PLF) 2025, n’a pas suffi à elle seule à mettre un terme à la logique d’austérité budgétaire.

Bien au contraire, au moment même où ces mesures étaient annoncées dans la presse, on apprenait que dans plusieurs académies (Aix-Marseille, Lyon, Nantes, Reims…), les emplois de professeurs contractuels s’achevant en décembre ne seraient pas renouvelés faute de disposer des fonds nécessaires.

Or, tandis que le journal Le Parisien du 13 décembre indique que le cabinet de la ministre démissionnaire Genetet a contacté les rectorats concernés pour qu’ils réembauchent les enseignants qui n’avaient pas été reconduits, dans certains rectorats comme celui de Lyon l’attribution de rallonges budgétaires sur l’exercice 2024 ne suffit pas, à ce stade, à garantir que la totalité des contractuels concernés soit bien réemployée.

Ainsi, alors que l’argent manque pour embaucher des professeurs contractuels dont les établissements ont besoin pour assurer les remplacements, alors que plus une rentrée ne se passe sans que les personnels ne soient confrontés à des conditions de plus en plus dégradées (pénurie de professeurs, de CPE, d’AED, d’AESH, de Psy-EN, d’infirmières, d’assistantes sociales, d’administratifs etc…, classes surchargées, locaux et équipements en mauvais état ou insuffisants…), le ministère ne trouve rien de mieux que de réduire le nombre des postes aux concours…

Et aujourd’hui, avec la nomination d’un premier ministre, François Bayrou, non moins minoritaire et illégitime que son prédécesseur, il y a tout lieu de craindre que reviennent à l’ordre du jour les 60 milliards d’austérité du budget Barnier et avec eux la suppression de 4 000 postes à l’Education nationale, dont 180 postes dans les collèges et lycées.

De Barnier à Bayrou, en effet, le président Macron persiste dans son coup de force antidémocratique, dans sa volonté de mener coûte que coûte son programme de liquidation des conquêtes sociales, et à ce titre, de continuer jusqu’au bout le saccage de l’Ecole publique…

 

Dans ces conditions, les personnels qui, dans tout le pays, se sont engagés dans la grève les 10, 11 et 12 décembre, qui se sont joints aux agents territoriaux, aux personnels hospitaliers, aux personnels de la Sécu, aux cheminots, aux salariés du privé, sur les piquets de grève, dans les rassemblements, les manifestations, etc., ont eu mille fois raison de considérer que l’heure n’a pas sonné de marquer une pause dans la mobilisation et qu’au contraire, face au président Macron, plus fragilisé que jamais, le moment est venu de mettre toutes leurs forces dans la balance pour gagner sur les revendications.

Ils ont raison de considérer que les journées d’action isolées, aussi réussies soient elles, ne suffiront pas à bloquer Macron et ses gouvernements successifs, tous plus minoritaires et illégitimes les uns que les autres, et
que, pour y parvenir, l’heure est à organiser, dans l’unité la plus large, la grève pour gagner, la grève jusqu’à satisfaction des revendications.

Pour le SNFOLC, avec Bayrou comme avec Barnier, toutes les revendications demeurent, toutes sont légitimes.

 

Avec la FNEC FP-FO, le SNFOLC appelle les personnels à continuer de se réunir pour discuter et décider des moyens efficaces pour les faire aboutir :
– Annulation de toutes les suppressions de postes ;
– Maintien de tous les postes aux concours d’accès à l’enseignement et création de tous les postes nécessaires ;
– Retrait de toutes les mesures qui détruisent l’Ecole publique, ses enseignements disciplinaires, ses diplômes nationaux et remettent en cause les statuts et missions des personnels ;
– Fonds publics à l’école publique, fonds privés à l’école privée ;
– Abrogation de la loi dite de Transformation de la Fonction publique et abandon définitif de toutes les mesures Kasbarian (abrogation du jour de carence existant, pas un jour supplémentaire, maintien de l’indemnisation à 100 % des arrêts maladie…) ;
– Augmentation immédiate des salaires et du point d’indice ;
– Abrogation de la réforme des retraites Macron – Borne !