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Syndicat national Force Ouvrière des lycées et collèges d’Ille-et-Vilaine
En cette première année d’application de la réforme du Choc des savoirs, de nombreux personnels constatent les dégâts de la mise en place des groupes de niveaux en 6ème et 5ème.
Encore et toujours le SNFOLC 35 revendique l’abrogation de la réforme du Choc des savoirs !

Depuis février 2025 et les mensonges de François Bayrou pour protéger Notre-Dame-de-Bétharram, les témoignages mettant en cause l’enseignement catholique se multiplient et visent de nombreux établissements privés sous contrat.
Violences physiques, agressions sexuelles, comportements racistes et homophobes de la part de personnels : les faits sont accablants.
Un grand nombre d’acteurs sont auditionnés par la Commission d’enquête parlementaire « Spillebout-Vannier », après une omerta qui aura duré des années.
Pendant ce temps, la Vème République continue de verser 12 à 15 milliards d’euros d’argent public tous les ans aux établissements privés sous contrat en violation totale du principe de Laïcité.
La ministre Elisabeth Borne annonce un renforcement des « contrôles », c’est-à-dire la dotation de fonds publics supplémentaires visant à contrôler les crimes et abus sexuels dans les écoles privées confessionnelles. Ainsi la loi Debré continue de détourner les fonds dont l’enseignement public a besoin dans tous les départements, là où aujourd’hui les personnels et les parents d’élèves refusent les fermetures de classes, produits du budget Bayrou.
Plus de contrôles ? A Bétharram, il n’y a eu aucun contrôle ces trente dernières années. Aucun… sauf pour les lycées musulmans sous contrat. Quatorze contrôles pour le lycée Averroès de Lille qui a vu son contrat rompu avec l’Etat sur décision du préfet, et sans préavis.
L’établissement Stanislas (Paris) a fait l’objet d’un contrôle. Plus exactement d’une enquête de l’Inspection générale, supervisée par Caroline Pascal, actuellement numéro 2 du ministère. Le rapport parle « des propos tenus lors de conférences d’éducation à la sexualité sur les dangers de la contraception ». Des religieux y donnent des cours, on y apprend aux femmes à « cacher leur corps ». Plusieurs élèves ont témoigné de comportements homophobes et racistes de la part des personnels, mais Caroline Pascal a tout juste admis que le lycée parisien ne respectait pas la loi en obligeant tous ses élèves à suivre un cours d’éducation religieuse. Cette ex-cheffe de l’inspection générale s’est exprimée dans les médias et devant la commission d’enquête parlementaire pour relativiser les accusations… « Le bazooka qui consiste à supprimer le contrat d’association, on ne le sort pas à la première alerte », a-t-elle déclaré, malgré les multiples révélations sur Stanislas.
Au nom du « caractère propre » des établissements privés, qu’ils soient contrôlés ou pas, l’Etat continue de protéger l’institution catholique. Les subventions sont maintenues et les contrats d’association jamais rompus.
Avertie des graves dérives au sein de Stanislas, Valérie Pécresse n’a jamais voulu stopper ses subventions facultatives. En plus des dotations de fonctionnement de 1,3 million d’euros, la région est allée « au-delà des obligations légales » avec 487 000 euros supplémentaires en juillet 2023 !
Quant à la mairie de Paris, après l’avoir suspendue « dans l’attente de clarifications », elle a finalement rétabli sa subvention annuelle de 1,3 million d’euros.
Pour rappel, 500 classes ont été fermées à Paris en 3 ans dans l’enseignement public, et le rectorat compte supprimer 110 postes d’enseignants dans le primaire et 92 dans le secondaire à la rentrée 2025.
Comme le dit notre syndicat national de corps d’inspection FO (le SNCI-FO) :
« Il y a un risque que d’importants moyens publics soient consacrés à contrôler l’école privée, pour contribuer à son attractivité ».
Plus que jamais le respect de la Loi de 1905 pose la nécessité de l’abrogation de la loi Debré.
Que les sommes astronomiques reçues par les Stanislas, Bétharram et tous les autres soient immédiatement restituées au budget de l’Etat pour financer l’Ecole publique étranglée par les suppressions de postes !
Face au tollé provoqué par son projet de réforme des concours et de la formation des enseignants, la ministre Nicole Belloubet avait dû renoncer à publier le décret fondateur de cette réforme.
Un an plus tard, presque jour pour jour, Élisabeth Borne, détentrice du record des 49.3 comme Première ministre, devenue ministre de l’Éducation nationale et de l’ESR, publie au journal officiel du 17 avril un texte inchangé après avoir refusé toute expression à ce sujet des syndicats en CSA ministériel !
Un décret toujours porteur des graves reculs dénoncés par la FNEC FP-FO :
Une telle réforme, enclenchée dès la rentrée 2025, implique la mise en place dans la plus grande précipitation de modules pour la préparation du CRPE et des CAPES en fin de L3, tout en maintenant les formations « MEEF » existantes pour les concours en fin de M2, avec par ricochet de nombreuses adaptations des licences comme des masters durant la « période de transition », qui va se prolonger jusqu’en 2028-29…
Outre la marginalisation définitive de l’agrégation, les effets néfastes prévisibles sont multiples, en particulier :
On voudrait tuer les concours de recrutements d’enseignants de l’École publique et laïque qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
La FNEC FP FO appelle les personnels à se réunir, à prendre position pour l’abrogation du décret et à rejoindre les manifestations du 1er mai.
Elle exige l’ouverture d’une véritable négociation sur la base des revendications des personnels.
Un groupe de travail « dynamisation des milieux de carrière des enseignants et des corps assimilés » s’est réuni le 9 avril 2025. Il avait pour objectif de détailler les propositions de la ministre pour « revaloriser » le milieu de carrière.
En résumé, la ministre propose :
– D’annuler les 2 accélérations de carrière d’un an au 6ème et 8ème échelon à partir de 2026 (ceux qui ont des rendez-vous carrière programmés en 2024-2025 et qui seront parmi les 30 % d’heureux élus auront la réduction d’un an)
– De réduire la durée dans l’échelon de six mois pour les échelons 5, 6 et 7 et d’un an pour l’échelon 8 dès le 1er septembre 2025 (cumulable pour l’année prochaine avec les accélérations de carrière)
– D’augmenter les taux de passage à la hors classe : 23 % en 2025, 25% en 2026, 27% en 2027 et 29% en 2028
– De modifier la cadence des rendez-vous carrière : 1er RDVC organisé quatre ans après la titularisation (bilan de l’entrée dans le métier), 2ème RDVC (en amont de la plage d’appel à la hors classe), 3ème RDVC (en amont de la plage d’appel à la classe exceptionnelle) dès 2026.
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