Réforme de la REP en vue : danger !

Pour la Cour des Comptes et le Sénat, « repenser l’Education prioritaire » signifie « dépenser beaucoup moins pour l’Education prioritaire ».

 

A la recherche effrénée d’économies budgétaires dans l’espoir de réduire le déficit de l’Etat creusé par les baisses de cotisations accordées aux entreprises, la Cour des Comptes et la commission des finances du Sénat se sont livrées dans de récents rapports à un mauvais procès contre l’éducation prioritaire et contre les personnels qui y exercent.

Si les pouvoirs publics croient vraiment pouvoir mettre en oeuvre impunément ce projet sans réaction de la part des collègues, ils commettent une grave erreur. 

 

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AESH : pourquoi FO n’a pas signé la pétition ?

Une pétition intersyndicale intitulée  » AESH : un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire !  » circule actuellement.

La FNEC FP-FO n’en est pas signataire alors que c’est une revendication que FO porte depuis plusieurs années – et continue de porter encore et toujours.

 

Pourquoi ne pas avoir signé cette pétition ?

  • Quid de la revendication d’abandon des PIAL et des PAS ?

Cette revendication, pourtant essentielle, n’apparaît pas.

Or, les conditions de travail des personnels AESH (et de l’ensemble des personnels par ricochets) se sont profondément dégradées depuis la mise en place de ces PIAL (bientôt PAS – récemment inscrits dans la loi).

 

Sans oublier le lien qui existe entre la destruction de l’enseignement spécialisé et les PAS.

 

 

  • Quid de la revendication du temps partiel imposé aux AESH?

Cette revendication n’apparaît pas non plus dans la pétition.

Ces temps partiels imposés placent pourtant les personnels AESH dans une situation de précarité financière.

 

Et ce n’est pas le statut de fonctionnaire catégorie B (une fois obtenu) qui changera les choses. En effet, un fonctionnaire de catégorie B touche son salaire complet pour 35h sans les vacances scolaires. C’est pour cela que la FNEC FP-FO a toujours ajouté la revendication  » avec un temps complet de 24h sur temps scolaire « .

FO toujours mobilisée pour défendre les personnels AESH

Que ce soit dans les instances, les audiences, sur le terrain, et bien sûr au plus haut de l’Etat, FO se bat pour défendre les personnels AESH et faire entendre leurs revendications :

  • un statut de fonctionnaire de catégorie B
  • 24h considérées comme un temps plein
  • l’abandon des PIAL et des PAS
  • un vrai salaire
  • le recrutement massif de personnels
  • la reconnaissance, sécurisation et revalorisation de tous les professionnels en lien avec la scolarisation des élèves en situation de handicap
  • la défense de l’enseignement spécialisé et adapté

 

La FNEC FP-FO ne reste pas l’arme au pied. Un courrier qui rappelle nos revendications a été envoyé à la ministre Borne (ci-dessous).

Nous continuons à réunir et à mobiliser les personnels pour exiger les moyens nécessaires pour une scolarisation adaptée aux besoins de chaque élève.

 

La lutte continue ! On ne lâche rien !

Courrier à la Ministre

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Bétharram : Abrogation de la loi Debré !

Le 14 mai, François Bayrou a été auditionné par la commission d’enquête parlementaire conduite par Paul Vannier et Violette Spillebout.

Le ministre a confirmé ses mensonges devant les députés et les victimes de Bétharram. Il savait et il n’a rien fait.

En éludant, en minimisant les crimes abjects, voire en calomniant ceux qui les dénonçaient, il n’a fait que s’enfoncer davantage.

Le ministre Bayrou a menti pour protéger l’institution catholique.

Le scandale Bétharram commence le 31 décembre 1959, avec la loi Debré, mère de toutes les lois anti-laïques, qui a donné à l’enseignement privé confessionnel (à 95% catholique) le statut de « service public d’enseignement », largement financé sur fonds publics, tout en lui reconnaissant un « caractère propre. »

 

Sévices corporels, agressions sexuelles, homophobie, racisme… les scandales visant des établissements privés catholiques se multiplient.

Protégés par l’Etat, et abrités derrière le « caractère propre » des contrats d’association, ces établissements privés continuent de recevoir de l’argent public.

C’est insupportable !

Justice doit être rendue aux victimes de Bétharram, les coupables doivent être jugés… mais combien de scandales encore à venir ?

Ce scandale d’Etat arrive au moment où parents et personnels sont vent debout contre le budget Macron-Bayrou qui supprime des postes et des classes dans l’École publique, et continue de verser des milliards d’euros aux écoles privées qui entretiennent l’inégalité, l’arbitraire, la ségrégation et qui se montrent incapable de protéger les enfants.

La FNEC FP-FO exige que les sommes astronomiques reçues par les Stanislas, Bétharram et tous les autres soient immédiatement restituées au budget de l’État pour financer l’École publique étranglée par les suppressions de postes !

Choc des savoirs : les nouveaux textes sont parus

ABROGATION DU CHOC DES SAVOIRS !

Au lieu d’entendre les revendications, et malgré le rejet par deux fois du Conseil Supérieur de l’Éducation, Madame Borne et le 1er Ministre publient, le 6 avril, le décret et l’arrêté ministériels confirmant que le Français et les Mathématiques sont désormais enseignés en groupes de besoin, sur la totalité de l’horaire, en 6ème et 5ème.

Une disposition prévoit tout au plus que « par dérogation » les élèves pourraient être regroupés en classe entière dans ces disciplines par périodes d’ « une à dix semaines dans l’année ».

Les mêmes textes confirment par ailleurs que si ces groupes ne sont pas étendus aux 4ème et 3ème, un « accompagnement pédagogique adapté aux besoins des élèves » est laissé à l’appréciation des établissements, dans le cadre de leur autonomie, sur ces deux niveaux.

Lorsque les groupes ont été mis en place, les personnels qui les ont expérimentés ont pourtant pu constater que non seulement ils n’ont amélioré en rien l’accès des élèves à l’instruction, mais qu’en plus ils ont la plupart du temps dégradé leurs conditions de travail en désorganisant leurs emplois du temps et en remettant en cause leur liberté pédagogique

Circulez, y a rien à voir !

Le ministère a beau se prévaloir d’avoir renoncé aux 4000 suppressions de postes initialement prévues, il reste que si 324 postes sont créés dans le second degré, le compte n’y est pas car 542 postes sont fléchés dans le cadre de la mise en œuvre du « choc des savoirs ».

Les établissements n’auront pas les moyens nécessaires pour répondre aux besoins de toutes les disciplines (à commencer par la Technologie dont la suppression est entérinée en 6ème), que les suppressions de dédoublements, d’enseignements optionnels, vont continuer, que les classes vont rester surchargées…

 

 

« Cela ne veut pas dire que ces groupes ne seront pas évalués » tente de rassurer la ministre, sur France Inter, le 6 avril.

Mais de qui croit-elle se moquer ainsi ?

Les personnels, les parents ne sont pas dupes du dispositif de déréglementation, de démantèlement de l’École publique que constitue le « choc des savoirs », dans le cadre des 50 milliards d’austérité du Budget 2025, puis à nouveau des 40 milliards annoncés pour le budget 2026.

Ils ne sont pas dupes du fait que le gouvernement a décidé de sacrifier l’École à l’économie de guerre. Et ils n’acceptent pas !