Pour les futurs stagiaires : document important pour les affectations

Le SNFOLC 35 accompagne les futurs stagiaires.

Fonctionnaire stagiaire à la rentrée 2025, vous avez dû vous connecter sur le serveur SIAL entre le 5 mai et le 4 juin derniers pour saisir vos voeu(x) académiques ou demander un report de stage.

Le SNFOLC 35 propose de vous aider et de suivre toutes les étapes de votre affectation, mais aussi de vous informer des conditions de stage l’an prochain.

La brochure en lien ci-dessous vous apportera un certain nombre  d’informations syndicales utiles. Néanmoins, elle n’est pas suffisante. Nous estimons en effet que l’aide du syndicat, les conseils, le suivi du dossier, sont essentiels. C’est pourquoi nous vous conseillons de contacter le syndicat ! 

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Mort d’un lycéen sur son lieu de stage

Une nouvelle tragédie vient de frapper un élève d’un lycée polyvalent de Saint-Lô en stage chez un employeur. Elle n’est que la dernière d’une série d’accidents similaires survenus ces derniers mois ayant conduit au décès ou à des blessures aux conséquences irréversibles.

Pour la FNEC FP-FO, ces accidents sont le produit d’un choix politique à double entrée : mettre les jeunes le plus vite possible à la disposition des patrons et faire passer les mesures de santé et sécurité au travail au second plan, dans une logique d’économie.

 

En 2022, ce sont 43 jeunes de moins de 25 ans qui sont décédés à la suite d’un accident du travail et 33 jeunes en 2023.

Le gouvernement lui-même affirme :

Les jeunes sont un « public particulièrement vulnérables aux accidents » du fait, notamment, de « l’absence d’ancienneté sur le poste » qui est « un facteur déterminant de la sinistralité ».

Pourtant, le ministère de l’Education nationale décide d’augmenter le nombre d’élèves et de jeunes en stage en développant et augmentant les périodes d’observation ou de formation en entreprise. Alors que dans le même temps, les mesures de protection et les contrôles se réduisent et les dérogations aux travaux interdits aux jeunes de 15 ans à 18 ans ont été facilités, puisque l’accord de l’inspection du travail n’est plus nécessaire.

Depuis 2018, la loi Pénicaud pour « choisir son avenir professionnel » a renversé le paradigme éducatif en plaçant l’entreprise comme un élément central du cursus de l’élève et en libéralisant l’apprentissage pour faciliter la création de centaines de CFA d’entreprise.

 

Le ministère poursuit cette logique en développant les stages d’observation en 3ème et 2nde ou en désorganisant la voie professionnelle avec sa réforme chaotique et sa terminale en Y, cela au détriment de la sécurité des élèves.

Ce passage au second plan de la sécurité n’est pas un fait isolé dans la manière dont le ministère envisage la santé et la sécurité au travail, notamment des personnels. Il fait écho à l’inconséquence avec laquelle sont traitées leurs conditions de travail et les instances représentatives. Au sein même de ses propres services, des milliers de situations révélant de la souffrance au travail sont ignorées, des centaines de situations de danger grave sont écartées, comment attendre dès lors que la sécurité des élèves au sein de l’entreprise soit assurée et contrôlée ?

Pour la FNEC FP-FO, il faut en finir avec ces stages dits « d’observation » en entreprise : la place des élèves est à l’École, pas sous la coupe des patrons. De même, notre fédération exige l’abrogation de la loi Pénicaud et le retrait de la réforme de la voie professionnelle qui augmente les périodes de formation en entreprise et introduit un chaos sans précédent vecteur de danger pour les élèves.

Plus que jamais l’abandon du choc des savoirs !

Pour justifier son passage en force avec la publication des décrets,
le 6 avril 2024, sur le « Choc des savoirs », la ministre Borne avait commandé une évaluation de ce dispositif à l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR).

Le rapport, publié le mardi 17 juin, dresse un constat d’échec…

 

Aucune amélioration dans les conditions d’accès à l’instruction pour les
élèves puisque le rapport reconnait que ces groupes de « niveau/besoin »
ne sont pas parvenus à résorber « la grande difficulté scolaire » …

Aucune amélioration non plus avec la suppression du groupe classe
puisque que le rapport reconnait que cette cohésion en classe entière
« est souhaitée par de très nombreux élèves eux-mêmes au nom
d’une recherche de stabilité relationnelle et émotionnelle » et « également
souhaité par les équipes pour des raisons (…) de préservation
du lien construit avec leurs élèves »…

Aucune amélioration non plus dans l’organisation « des conseils de classe » rendue « plus complexe » avec une multiplication des professeurs de français et de math dans les réunions pour représenter tous les groupes ! Même situation ubuesque que l’on connait dans les lycées !

Mais il n’y avait nul besoin d’un rapport pour connaitre la réalité de
ce que vivent les personnels avec le « Choc des savoirs » avec des
emplois du temps souvent intenables compte tenu des organisations
« en barrette » en Français et en Mathématiques, des conditions de
travail dégradées avec la multiplication des trous pour les profs et les
élèves, des problèmes de salle avec la multiplication des groupes, de
la remise en cause de la liberté pédagogique avec des évaluations et
des fiches de travail élaborées en commun…

Nul besoin d’un rapport pour comptabiliser toutes les heures prises aux disciplines et tous les postes supprimés ! Nul besoin d’un rapport pour constater combien les contre-réformes successives ont dégradé l’accès des élèves à l’instruction !

 

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Réforme de l’orientation scolaire

Des sondages, des articles de presse, des rapports du MEDEF, de la Cour des Comptes, bientôt de l’Assemblée nationale, le ministère se penchent au chevet de l’Education nationale. Et leur constat est unanime, elle va mal, à cause d’une orientation scolaire et professionnelle jugée défaillante…

 

Pourquoi un tel constat ?

Et quelles solutions le gouvernement préconise-t-il ?

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