Personnel AED à la fin des 6 ans de contrat : que faire pour obtenir le CDI ?

Vous êtres encore AED et vous arrivez au terme des 6 années de CDD. Que faire pour la rentrée prochaine ?

 

Annonce du CDI mais aucun décret paru !

L’article 10 de la loi n° 2022-299 du 2 mars 2022 visant à combattre le harcèlement scolaire prévoit qu’ « un décret définit les conditions dans lesquelles l’État peut conclure un contrat à durée indéterminée avec une personne ayant exercé pendant six ans en qualité d’assistant d’éducation , en vue de poursuivre ses missions. »

Cependant, le texte réglementaire n’est toujours pas paru. De ce fait, de nombreux AED voient approcher la fin de leur sixième année de contrat sans aucune perspective de réemploi.

Or, l’interruption du contrat privera l’AED de pouvoir bénéficier d’un CDI par la suite : il ne doit pas y avoir d’interruption entre le CDD et le CDI!

Notre syndicat intervient à tous les niveaux afin qu’aucun AED ne soit empêché de prolonger son contrat s’il souhaite le faire.

Prolonger votre contrat en attendant la parution du décret autorisant le CDI

En attendant la publication des décrets et circulaires d’application permettant la mise en œuvre de cette loi et afin de pouvoir bénéficier des dispositions de l’article 10 de la loi n° 2022-299 du 2 mars 2022, vous pouvez demandez à titre gracieux au ministre et au recteur d’autoriser le renouvellement de votre contrat pour l’année scolaire prochaine.

Lors de la dernière audience de FO au ministère, les représentants du ministre s’étaient engagés à agir au plus vite et faire en sorte que la cédéisation des AED soit possible avant la date butoir au terme de leur sixième année de contrat. C’est pourquoi il est temps que les personnels AED les interpellent et les mettent face à leurs engagements, de manière concrète.

Nous vous conseillons d’envoyer un courrier au ministre et au recteur d’Ille-et-Vilaine, sous couvert de votre chef d’établissement.

Dans ce courrier, vous demanderez à titre gracieux que le ministre autorise le renouvellement de votre contrat pour l’année scolaire prochaine, en attendant le décret d’application pour le CDI.

 

Si vous décidez de faire ce courrier, contactez-nous.

Nous pouvons vous aider à le rédiger (courrier type disponible).

Nous vous conseillons également de nous faire suivre le courrier que vous enverrez sous couvert de votre chef d’établissement  afin que l’envoi au ministre soit doublé d’un envoi syndical.

Votre courrier aura ainsi plus de poids, et vous serez sûr(e)s qu’il arrivera bien à destination.

 

Accès au CDI et versement des primes REP et REP+ pour les AED : c’est maintenant !

Les assistants d’éducation sont inquiets. La fin d’année scolaire est une période difficile et particulièrement tendue dans les établissements. Plus que jamais, les AED se retrouvent en première ligne, tout particulièrement dans les établissements REP et REP+. Pourtant ceux qui y travaillent ne bénéficient pas du versement des indemnités REP et REP+.

Le Conseil d’Etat a pourtant donné raison aux personnels qui ne bénéficient pas de ces primes et qui, avec leurs organisations syndicales, demandent à les percevoir. Le SNFOLC et la FNEC FP-FO n’ont cessé de porter cette revendication.

 

Le 18 mars dernier lors d’une audience auprès de la DGRH, la FNEC FP-FO a demandé que les AED puissent enfin en bénéficier conformément au principe de l’égalité de traitement entre les agents de la Fonction publique. Cette demande a été renouvelée lors de tous les Comités Techniques Ministériels.

 

L’ACCÈS AU CDI, C’EST URGENT !

 

De nombreux AED voient approcher la fin de leur sixième année de contrat sans aucune perspective de réemploi.

Le SNFOLC et la FNEC FP-FO interviennent à tous les niveaux afin qu’aucun AED ne soit empêché de prolonger son contrat s’il souhaite le faire.

 

L’article 10 de la loi n° 2022-299 du 2 mars 2022 visant à combattre le harcèlement scolaire prévoit qu’ « un décret définit les conditions dans lesquelles l’État peut conclure un contrat à durée indéterminée avec une personne ayant exercé pendant six ans en qualité d’assistant d’éducation, en vue de poursuivre ses missions. »

Mais le texte réglementaire n’est toujours pas paru.

Lors de l’audience FO au ministère, ses représentants s’étaient engagés à agir au plus vite et faire en sorte que la cédéisation des AED soit possible avant la date butoir au terme de leur sixième année de contrat.

 

La FNEC FP-FO demande au nouveau ministre de l’Education nationale de prendre en urgence les dispositions réglementaires pour assurer la prolongation des contrats des AED qui le souhaitent au-delà de 6 ans. Aucun engagement n’a été pris par le nouveau ministre.

 

Il y a urgence. FO intervient à tous les niveaux pour que, malgré la vacance du pouvoir législatif des dispositions transitoires puissent être prises pour que tous les assistants d’éducation qui le souhaitent puissent poursuivre leur contrat et accéder au CDI.

Contactez-nous pour faire votre demande de CDI  dès à présent !

 

Pour télécharger le document : c’est ici.

Grille indiciaire des AESH : le rehaussement du minimum de traitement est inacceptable !

Un décret est paru le jeudi 20 avril 2022. Il porte l’indice majoré minimum à 352 à compter du 1er mai, afin d’éviter que des agents ne perçoivent un traitement inférieur au SMIC.

Cette mesure est totalement insuffisante et inadaptée, car :

➢ Elle ne règle pas le fait qu’il y a plus de 700 000 smicards dans la Fonction publique !

➢ Elle ne compense absolument pas la perte du pouvoir d’achat subie depuis 20 ans par tous les agents de la Fonction publique !

 

Pour y répondre, la valeur du point d’indice doit augmenter de 22 % !

 

En plus, avec cette mesure, les AESH des 2 premiers échelons de la grille salariale, tant vantée par Macron et Blanquer en octobre, sont rémunérés en dessous du SMIC.

La politique du saupoudrage et de tassement des grilles supprime l’évolution et la reconnaissance de l’expérience professionnelle pour les AESH. C’est inacceptable !

 

La FNEC FP FO revendique plus que jamais :

– l’augmentation de la valeur du point d’indice et une véritable grille salariale des AESH

– l’arrêt des temps partiels imposés et un temps plein pour 24h d’accompagnement

 

Le mépris envers les AESH est insupportable, et ne peut pas durer ! Pour FO, l’ouverture de réelles négociations sur les salaires est une urgence !

Télécharger le communiqué ici.

Lettre d’un personnel AESH : de la formation contrainte sur l’école inclusive

Ci-dessous la lettre d’un personnel AESH d’Ille-et-Vilaine suite à une formation imposée sur l’école inclusive.

Les dérives que le collègue souligne ont retenu toute notre attention : ses remarques sont justes, ses revendications légitimes.

Nous remercions vivement le camarade qui nous a fait parvenir cette lettre, qui a une grande importance dans la situation actuelle.

 

Je suis AESH depuis 8 ans dans l’académie de Rennes.

Vous trouverez ci-dessous une lettre au sujet d’une formation sur l’école inclusive qui vient d’être mise en place pour les instituteurs (trices) et les AESH de l’académie de Rennes.

Il me semble que les dérives sont graves :

Non respect des 25h des AESH puisqu’il s’agit de 3h en plus du temps dans l’établissement (pas grave mais c’est un début! Lors de notre formation initiale, il nous avait pourtant été bien répété que nous ne devions pas fournir de travail au-delà de nos 25h.)

Formation totalement hors sujet pour les AESH (tout ceci n’entrant pas dans leurs fonctions ! Est-ce le début de la redéfinition du rôle de l’AESH?)

Ma crainte est de voir les AESH se substituer à un personnel très qualifié (sans en avoir les compétences et encore moins les revenus!)

Voilà, je voulais juste vous alerter. La lettre a été communiquée au responsable de la formation.

Ille-et-Vilaine, mars 2022

 

LETTRE COMMUNIQUEE AU RESPONSABLE DE FORMATION

 

Introduction :

Je ne peux ici fidèlement restituer tous les adjectifs élogieux dont vous nous gratifiez, en oubliant trop souvent de rappeler que notre plus grande qualité réside dans la modicité des sommes qui nous sont versées. (Beaucoup de pommade, conscience de nos médiocres revenus, même chanson depuis huit ans, même inaction depuis huit ans, sauf pardon une 25ème heure……)

La réalité est aujourd’hui qu’avec 8 ans d’ancienneté, 3 ans seulement reconnus, je suis comme la majorité des AESH dans l’attente de savoir si mon CDD sera renouvelé !

Crainte d’autant plus justifiée que la fonction publique a ces dernières années une préférence marquée pour la contractualisation et non la titularisation. (Je vous vois déjà lever les bras au ciel, poussant des cris à la lecture de ces mots salissant l’institution. Il y a pourtant une tendance très marquée, que vous nierez, à tort, j’en suis désolé.)

Le décor planté, abordons cette formation à laquelle je me suis retrouvé inscrit comme par magie. Contraint. Forcé. Pas seul ! Quelques questions ont immédiatement germé.

S’agit-il d’une reprise en main ferme et justifiée du fait d’un fâcheux glissement de notre part vers la médiocrité ? Peut-être. (Vous me répondrez : non certainement pas, vous n’y pensez pas, puis suivra le passage de la traditionnelle pommade qu’il faudra traduire par « des gens aussi peu payés, on ne peut les remplacer ! »)

S’agit-il plutôt d’un début d’élargissement de nos attributions ? Et là, attention ! Sur fond de contraction des IME, il est impensable que des AESH assurent aujourd’hui la prise en charge d’élèves très problématiques, en milieu ordinaire, sans une redéfinition de leurs fonctions, de leurs contrats. (Je sais que vous n’y pensez toujours pas, mais force est de constater que dans nos écoles, le nombre d’enfant ayant des notifications MDPH avec des troubles de plus en plus sévères, est croissant. Le personnel très spécialisé est absent, aux AESH et aux professeurs des écoles de faire ce qu’ils peuvent! Trop souvent, l’environnement scolaire reste inadapté malgré les efforts des municipalités.)
Je vous rassure, enfin !

Nous avons tous besoin d’évoluer donc une formation est toujours bienvenue…. Si elle ne cache pas des loups….

 

La formation :

Surprise ! On ne parlera pas d’environnement [de l’élève] ! Sauf à y passer plus de temps (on nous nous avait pourtant juré que nous ne devions pas dépasser nos 25h de travail ! Il faut s’y habituer, « les promesses ne valent que pour ceux qui les entendent »). Je me trompe certainement, mais il me semble qu’une bonne partie de mon temps est consacré à placer les enfants en situation d’apprendre tant leur environnement familial est compliqué, tant l’environnement de la classe est difficile à supporter, etc…..

Les fonctions cognitives limitées à l’attention, la mémorisation et l’exécution. Nous ne sommes plus dans l’accompagnement, mais dans le diagnostic ! (Cf plus haut, est-ce la nouvelle fonction de l’AESH ?)

Je veux ici souligner avec force que cette formation, nous l’avions en partie acquise, grâce à l’investissement des instituteurs et institutrices avec qui nous échangions au quotidien. Elle a le mérite d’étoffer, de synthétiser, avec une grille d’observation simple. Bon nombre d’astuces étaient déjà mises en place. (bon sens et expérience sont de très bons amis). Mais, sur quoi va-t-elle déboucher ? Je ne suis pas persuadé que le bien-être des élèves en soit l’unique moteur.

Conclusion : Les élèves en situation de handicap méritent mieux qu’un personnel précarisé ! Alors… redéfinition de notre fonction accompagnée d’une modification de contrat nous liant ? Et n’allez pas me dire que ce n’est pas de votre responsabilité, la responsabilité est engagée par l’absence de soutien fort et marqué.

 

Ille-et-Vilaine
Mars 2022