Congés de formation professionnelle pour 2023-2024 : calendrier et informations

La période d’inscription pour bénéficier d’un congé de formation professionnelle pour l’année 2023-2024 est ouverte  du lundi 14 novembre 2022  au mercredi 14 décembre 2022 jusqu’à minuit.

Aucune demande ne pourra être prise en compte passé ce délai.

 

Personnels concernés :

 

Calendrier :

Nous vous conseillons de lire avec attention la circulaire 2023-2024 : circulaire à télécharger ici.

Important : L’engagement pris lors d’un congé formation

« L’agent s’engage à rester au service d’une des administrations mentionnées à l’article 2 de la loi du 13 juillet 1983 (FPE, FPT ou FPH) pendant une période dont la durée est égale au triple de celle pendant laquelle il a perçu l’indemnité mensuelle forfaitaire et, en cas de rupture de l’engagement, à rembourser le montant de cette indemnité à concurrence de la durée de service non effectuée. L’administration de l’agent peut dispenser à respecter cette obligation de servir (par exemple, lorsque le congé de formation professionnelle vise une reconversion professionnelle). »  (décret n°2007-1942 du 26 décembre 2007)

 

ATTENTION : UNE NOUVELLE PROCEDURE EST EN PLACE !

Nous vous conseillons de lire attentivement notre article sur la procédure de la saisie : lien ici.

Les mutations nationales sont notre statut !

Le ministre Ndiaye, interrogé sur France Info sur les conditions de rentrée et le manque d’enseignant, indique :

« Le mouvement national fait que l’on peut être muté à 500 km. Cela nous donne à réfléchir notamment pour les jeunes enseignants. »

Ce n’est pas la première fois que le ministre remet en cause le mouvement national. Il retourne le problème pour donner un argument démagogique et s’attaquer un peu plus à notre statut de fonctionnaire d’état.

Le problème n’est pas de « muter à 500 km », mais de devoir le faire malgré des priorités légales et de n’avoir aucune perspective de mutation.

En 2015, tous les néotitulaires de lettres modernes pouvaient obtenir l’académie de leur conjoint, sauf Paris. En 2022, plus de la moitié des académies leur sont devenues inaccessibles. La différence, les milliers de postes supprimés depuis par les gouvernements successifs. En 2022 toujours, le barème de CPE étant pourtant restés 10 ans en poste ne leur permettrait pas d’IO tenir 18 des 30 académies ! Et en EPS, 6 ans de séparation ne garantissent même pas de pouvoir rentrer en Bretagne alors qu’en technologie, la moitié des académies avaient moins de 3 capacités d’accueil, ce qui rend les mutations impossibles.

Monsieur le ministre, les règles collectives ne sont pas la cause du manque d’attractivité, elles sont les victimes de votre politique !

 

LES PERSONNELS NE SUPPORTENT PAS L’ARBITRAIRE !

Ce que veulent les personnels, c’est la possibilité de muter et ce avec des règles justes et connues de tous.

La loi de la transformation de la fonction publique a exclu les élus du personnel des décisions de mutation. Les personnels n’acceptent pas l’opacité des décisions qui leur sont imposées. Au lieu d’autoriser la publication des tableaux de mutation, le ministre Ndiaye veut étendre l’expérimentation des POP mise en place l’an dernier malgré l’opposition de FO et de l’ensemble des organisations syndicales. Des postes prétendument « à profil », pour expérimenter des recrutements nationaux locaux, sur entretien.

Les personnels expérimentent depuis 5 ans maintenant l’arbitraire de PPCR, ils n’en veulent pas pour leur mutation. Ils ne veulent pas être recrutés par leur chef d’établissement, ils refusent de se vendre.
Ndiaye annonce ne vouloir augmenter que la rémunération des débuts de carrière et maintenant il indique revoir les règles de mutations pour les « jeunes enseignants ». Sans création de postes, permettre aux « jeunes enseignants » de rester dans leur académie, c’est condamner les autres à ne plus pouvoir quitter la leur, comme c’est le cas pour les enseignants du premier degré. Ce que veut le ministre, c’est individualiser les carrières, territorialiser l’école et mettre les personnels en concurrence.

 

Ce que veut FO
– la création de postes statutaires pour rétablir le droit à mutation pour tous
– l’augmentation des salaires pour que tous les postes soient pourvus
– le rétablissement des commissions paritaires pour que les personnels puissent vérifier que leurs droits sont respectés

Smircadisation des professeurs, CPE et PSYEN du second degré

C’est un fait, le Code du travail oblige le gouvernement à relever automatiquement le montant du SMIC en fonction de l’inflation. Le SMIC sera augmenté de 2,65% le 1er mai 2022 pour le porter à 1 649,48 € bruts.

Le point d’indice est gelé quasiment depuis 20 ans, et c’est inadmissible car les professeurs certifiés au 6ème échelon ont perdu plus de 600 € par mois. Aujourd’hui, les personnels de catégorie A, dans les collèges et lycées, les certifiés, les P.EPS, les CPE et PsyEN, vont maintenant débuter à 1,11 % du SMIC alors que J-M. Blanquer se targue d’avoir augmenté les salaires en début de carrière et G. Attal qu’un professeur ne gagnera pas moins de 2 000 € avant la fin du quinquennat…

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