Arrestation d’une élève dans son établissement pour expulsion !

Une élève de 14 ans a disparu brutalement de la circulation mercredi 22 janvier 2025, après que des gendarmes sont venus la chercher dans son collège, à Maizières-lès-Metz.

 

Pendant la récréation de milieu de matinée, la jeune fille burkinabée, dont la famille est sous OQTF, a été conduite à la vie scolaire puis informée que sa mère et son petit frère l’attendaient dans le fourgon des forces de l’ordre, devant l’établissement. Elle devait être expulsée avec sa famille vers la Belgique.

Pourtant, une circulaire de 2013 interdit ces interventions dans les établissements scolaires.

 

Le patron des gendarmes aurait reconnu une « erreur ». 

Nous ne savons plus, depuis, où se trouvent la jeune fille et sa famille.

Le SNFOLC 35 dénonce l’arrestation et l’expulsion de cette élève et de sa famille.

 

L’école est un droit fondamental. Les forces de l’ordre n’ont pas leur place dans les établissements scolaires. 

Les élèves, quelles que soient leurs nationalités, ont le droit de venir à l’école.

Le droit à l’éducation est un droit fondamental : aucun élève ne doit être expulsé, qu’il/elle soit mineur en famille ou jeune majeur sans papiers.

 

Le SNFOLC 35 continue de porter ses revendications :

► contre les expulsions
► pour la régularisation de toutes et tous les sans-papiers
► pour la scolarisation inconditionnelle des mineurs et jeunes majeurs étrangers, quels que soient leurs statuts administratifs

Retraites : un enfumage inacceptable !

Mardi 14 janvier 2025, le Premier ministre a affirmé devant les députés que les dépenses de retraite représentaient chaque année 380 milliards d’euros et que le système n’encaissait que 325 milliards de recettes.

Pour arriver à ces chiffres, François Bayrou a sorti du chapeau une caisse de retraite pour les fonctionnaires d’Etat qui n’existe pas. Non content de ce tour de passe-passe, il a également inventé des cotisations fictives de l’Etat employeur à hauteur de 28% pour se caler sur les cotisations patronales du privé.

La FGF-FO affirme que les pensions versées aux fonctionnaires de l’Etat retraités ne dépendent d’aucune caisse, mais des règles du Code des pensions civiles et militaires.

 

Présenter un déficit dans le financement des pensions civiles inscrites au grand livre de la dette publique n’a aucun sens et relève d’un enfumage inacceptable.

On apprend par la presse que le Premier ministre a demandé au Conseil d’Orientation des Retraites (COR) de valider ce déficit qui n’existe ni légalement ni matériellement.

 

Gilbert Cette, président du COR est amené à préciser que le COR « adopte les conventions et normes comptables retenues dans le cadre des lois de finances et de financement de la sécurité sociale », « dans un souci de clarté et de lisibilité ». (L’Opinion du 14 janvier 2025).

C’est ainsi que François Bayrou a évincé le COR en confiant à la Cour des comptes une mission flash qui servira de base aux discussions du « conclave ».

La FGF-FO dénonce et réfute le déficit fabriqué par le Premier ministre, pathétique tentative de justification d’une contreréforme des retraites inappropriée.

 

Dans ce contexte, la FGF-FO rappelle ses principales revendications :
• abrogation de la loi sur les retraites ;
• maintien du Code des pensions civiles et militaires ;
• suppression du mécanisme de décote/surcote.

 

Comme l’indique ce passage de la résolution du congrès de Nancy (2021) :

« Pour le congrès de la FGF-FO, le Code des pensions civiles et militaires est partie intégrante du statut des fonctionnaires dont le principe de carrière est le pilier. La pension doit, en conséquence, rester le prolongement du traitement d’activité ».

Subrogation pas avant juillet 2026 : inacceptable !

La plupart des contractuels, notamment les AESH, attendait la subrogation avec impatience, voire inquiétude, tant les situations de remboursement ou de prélèvement des indemnités journalières peuvent se compliquer et impacter leur quotidien.

 

Pour rappel, prévue par le décret n° 2024-641 du 27 juin 2024 relatif au régime de certains congés pour raison de santé des fonctionnaires et des agents contractuels de l’Etat, la subrogation devait être effective en septembre dernier. Repoussée à plusieurs reprises, elle est devenue l’arlésienne du ministère, qui confirme finalement sa mise en place dans un an et demi, pour juillet 2026.

Les explications apportées, notamment lors d’un groupe de travail sur la prévoyance complémentaire ne sont pas acceptables. Si des problèmes d’adéquation informatique sont soulevés, il s’agit avant de pouvoir répondre à l’énorme chantier de la protection sociale complémentaire de l’employeur qui mobilise et continuera de mobiliser jusqu’en avril 2026 l’ensemble des services.

Pour la FNEC FP-FO, qui n’est pas signataire de l’accord Protection sociale complémentaire, la réponse n’est pas acceptable.

Nous avions averti depuis longtemps déjà de l’urgence à mesurer l’impact dans les services de cette réforme et de la nécessité de recruter des personnels à hauteur des besoins.

 

Cette nouvelle marque de mépris est inadmissible, ce sont à nouveau les personnels les plus précaires qui pâtissent des politiques d’austérité du gouvernement et du ministère.

Rassemblement citoyen à Rennes : pour la libération des otages en Iran

Ce rassemblement citoyen a été organisé par le comité de soutien « Liberté pour Cécile ».

1 000 JOURS DE DÉTENTION :
RASSEMBLEMENT A RENNES SAMEDI 1er FÉVRIER 2025
POUR DEMANDER LA LIBÉRATION DES OTAGES

 

Cécile Kohler et Jacques Paris sont otages en Iran depuis le 7 mai 2022. Ils sont détenus arbitrairement et accusés à tort. Ils endurent des conditions de détention extrêmement difficiles depuis maintenant plus de deux ans et restent privés d’avocats indépendants et de contacts réguliers avec leurs proches.

Olivier Grondeau a lui aussi été arrêté en Iran en 2022, et a été condamné à 5 ans de prison. Olivier clame toujours son innocence.

Samedi 1er décembre 2025 à Rennes a eu lieu un rassemblement de soutien aux otages en Iran à l’occasion des 1000 jours de détention de Cécile et Jacques, pour exiger la libération immédiate de Cécile, Jacques et Olivier. Ce même jour, six autres rassemblements ont eu lieu en France : Paris, Nantes, Nanterre, Montpellier, Granville et en Alsace.

A Rennes, une cinquantaine de personnes se sont réunies place de la République. Des amis de Cécile, Jacques ou Olivier, mais aussi des collègues, ou encore des personnes informées par les médias et touchées par leur situation.

Toutes et tous ont exprimé leur soutien et leur émotion face à ce qu’endurent Cécile, Jacques et Olivier. Comme l’a exprimé Maître Karine Rivoallan, avocate de la famille, présente au rassemblement, « après plus de deux ans de captivité dans des conditions intolérables, les faire sortir de prison est devenu une urgence vitale ».

Des lettres, des petits mots, des dessins, ont été réalisés sur place. Ils seront envoyés à la prison D’Evin à Téhéran dans le cadre de l’opération « Lettres pour Cécile ». 750 lettres ont déjà envoyées ces dernières semaines. Cécile n’a pas eu le droit de les lire. Mais le comité de soutien « Liberté pour Cécile » continue
l’opération « jusqu’à ce que ses conditions de détention s’améliorent, en attendant sa libération ». En attendant leur libération à tous les trois.

Cécile, Jacques et Olivier sont innocents.
Ce sont des otages d’État. Ils doivent être libérés.

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Déclaration de la FNEC FP-FO au CSA-SD 35 du 31 janvier 2025

Monsieur le DASEN d’Ille-et-Vilaine,

Lors du CSA ministériel du 17 janvier, Elisabeth Borne se vantait d’annuler la suppression de 4 000 postes d’enseignants et même de créer 324 postes dans le second degré… Mais 542 postes sont fléchés pour « construire des dispositifs d’approfondissement ». Pour autant, le ministère n’a pas su donner de précisions sur la réalité de ces 542 postes prétendument soustraits pour les « élèves en très grande difficulté ». Ce qui est sûr, c’est que le nombre de postes aux concours de mathématiques et français n’est pas abondé suite à ces annonces. Que tous les postes aux concours ne seront pas pourvus (le ministère annonce un nombre globalement stable d’inscrits) et que des postes dans les autres disciplines seront supprimés. Les premières DHG communiquées le confirment.

Et quand bien même ces postes seraient proposés aux concours, ils ne trouveraient probablement pas preneurs. La raison à cet état de fait est simple : la paupérisation galopante du métier d’enseignant. Les professeurs subissent depuis 25 ans les revalorisations indigentes de la valeur de point d’indice, comparée à l’inflation. L’écart entre les deux, après une nouvelle annonce de gel du point d’indice pour 2025, atteint désormais 31,5% !

Heureusement, nos sénateurs ont du talent et ont trouvé comment solutionner la perte d’attractivité du métier d’enseignant : sur proposition du gouvernement, ils entendent baisser l’indemnisation des congés maladie à 90%. Cette disposition doit permettre de réaliser une coupe de 900 millions d’euros par an, selon un rapport de l’Inspection générale des finances et de l’Inspection générale des affaires sociales.

Pour FO, il est inacceptable d’ajouter à la maladie la précarité financière !

 

La FNEC FP-FO réaffirme les revendications urgentes sur les salaires :
• revalorisation de la valeur du point d’indice : 10 % tout de suite sans contrepartie !
• rattrapage des pertes subies par rapport à l’inflation depuis 2000 (31,5%) ;
• abandon de tous les jours de carence, des journées de travail gratuit dit de « journée de solidarité » et de la baisse à 90% du traitement en cas d’arrêt maladie.

 

En Ille et Vilaine, la baisse des moyens correspond à l’équivalent de 38 retraits de postes dans le second degré (-27.5 en collège, – 22 en LGT et +11.5 en LP). Et ceci sans préjuger du budget qui sera réellement voté en février.

La FNEC FP-FO revendique l’annulation de toutes les suppressions de postes, la création de tous les postes nécessaires (administratifs, médecins, infirmiers, assistants sociaux, AESH, AED, remplaçants, enseignants spécialisés…) et de places en établissements sociaux et médico-sociaux à hauteur des besoins, ainsi qu’un statut et un vrai salaire pour les AESH et AED. Il faut l’arrêt de la mutualisation, qui se fait au détriment des élèves et des AESH, contraints de suivre 4 ou 5 élèves, si ce n’est plus, et qui peuvent être changés d’affectation en cours d’année.

Concernant les autres contre-réformes, la ministre s’inscrit dans la continuité. Tout est maintenu : Parcoursup, « choc des savoirs », SNU, réforme de la voie professionnelle, acte 2 de l’Ecole inclusive avec déploiement des Pôle d’Appuis à la Scolarité qui aggravent la logique des PIAL (100 postes seraient prévus à cet effet) et externalisation des établissements sociaux et médico-sociaux (pour lesquels aucun poste n’est évidemment prévu). La FNEC FP-FO exige le retrait de ces contre-réformes.

Par ailleurs, pour gagner l’abrogation de la réforme des retraites, le retrait du budget d’austérité et la satisfaction de toutes nos revendications à commencer par l’annulation des suppressions de postes et la création des postes nécessaires, la construction du rapport de force est à l’ordre du jour.

Un tel rapport de force ne peut se limiter à une journée d’action, aussi réussie soit-elle, mais nécessite de poser la question de l’action commune et de la grève pour gagner.

 

Enfin, la FNEC FP-FO tient à rappeler que cela fait 1000 jours aujourd’hui que Cécile Kohler, professeure de lettres, et Jacques Paris, ancien professeur de mathématiques sont détenus dans des conditions extrêmement difficiles dans les geôles iraniennes. Nous invitons ceux qui le peuvent à rejoindre les rassemblements pour soutenir leurs familles ce samedi 1er février à Rennes, 11h place de la République, Paris, Granville ou ailleurs en France.