Le ministère fait des économies

Gel du point d’indice, carrières freinées par le PPCR (que FO n’a pas signé), régimes indemnitaires déplorables, les personnels de l’Education nationale sont paupérisés depuis près de 20 ans. Suppressions de postes massives, attaques contre les statuts, fusions et mutualisations, explosion de la contractualisation dans notre ministère et donc de la précarité, les personnels de l’Éducation nationale subissent des réformes qui dégradent considérablement leurs conditions de travail depuis près de 20 ans.
 
Le ministre a prétendu répondre aux revendications des personnels en promettant des « revalorisations significatives » des carrières et des régimes indemnitaires. Le Grenelle du ministre Blanquer ne peut susciter que colère et indignation. La « revalorisation » proposée est perçue comme une provocation. Seule une minorité d’enseignants est concernée. Rien pour les autres catégories de personnels ! Inacceptable ! Le SNFOLC 35, avec sa fédération la FNEC-FP-FO, réaffirme sa revendication : ouverture de négociations pour l’augmentation de 20 % de la valeur du point d’indice et augmentation indiciaire de 183 € nets mensuel pour tous immédiatement comme les personnels hospitaliers et sans contrepartie.
 
Un arrêté du 22 janvier publié au Journal officiel indique que l’Éducation nationale a rendu à Bercy plus de 212 millions d’euros non utilisés sur le budget prévu pour l’année 2020 au titre du BOP 214 (personnels de l’administration centrale, des établissements publics et des services académiques). En 2018 déjà, le ministère avait rendu 92 millions !
 
Dans un contexte d’austérité qui dure depuis des années, nous imaginons tous le nombre de postes qui auraient pu être recréés ; nous imaginons tous les revalorisations salariales effectives qui auraient pu être mises en oeuvre. Le SNFOLC 35 rappelle que, dans la même logique, le ministère de l’Education nationale n’a versé que 42 % de l’enveloppe prévue pour la prime Covid à ses agents, tous personnels confondus !
 
Des économies faites sur le dos des personnels qui oeuvrent sans compter pour le fonctionnement et le maintien du service public au service des usagers ! Des agents épuisés par ce manque de reconnaissance ressenti comme un réel mépris. Le ministre Blanquer enchaîne les provocations à l’égard des personnels. Monsieur le ministre, enseignants, administratifs, techniques, assistants sociaux, infirmiers, les agents du Service public de l’Éducation nationale ne mendient pas votre charité et ne supportent plus de voir leur pouvoir d’achat massacré !
Le SNFOLC 35 revendique :
  • Augmentation générale des salaires par le déblocage de la valeur du point d’indice ;
  • Ouverture de négociations salariales afin d’obtenir le rattrapage de la perte de pouvoir d’achat depuis 2000 (20,6%). Dans l’attente 49 points d’indice, soit 183€ net mensuels, au même titre que les personnels hospitaliers et sans contrepartie ;
  • La prime COVID pour tous et sans distinction ;
  • La création des postes nécessaires ;
  • La titularisation de tous les personnels non titulaires ;
  • L’abandon de la réforme territoriale et de toutes réorganisation / mutualisation de service et d’établissement ;
  • Une véritable médecine de prévention qui protège tous les personnels ;
  • Le respect des libertés d’expression et de réunion.

AESH : avez-vous signé votre avenant pour bénéficier de l’indemnité compensatrice CSG ?

Le ministre a annoncé le rétablissement et la mise en paiement avec effet rétroactif de l’indemnité compensatoire à la hausse de la CSG stoppée scandaleusement en juillet 2018.

FO invite les AESH recrutés avant le 1er janvier 2018 à remplir le tableau ci-dessous afin :

  • d’aider à la vérification des avenants à signer pour recevoir l’indemnité compensatrice CSG.
  • d’intervenir auprès du rectorat en cas de non-paiement ou du paiement incomplet de l’indemnité.

 

Téléchargez, complétez et renvoyez-nous par mail la fiche de suivi ci-dessous afin que nous puissions vous aider à bénéficier de l’indemnité compensatrice CSG.

A Rennes un AED sans papiers et sans salaire

Ronny Ndjokou Biyenge est étudiant en sociologie. Âgé de 23 ans, il est originaire du Congo, et est arrivé en France en 2012. Pour arrondir ses fins de mois, il intervient trois fois par semaine auprès de jeunes dans un lycée rennais en ZEP (zone d’éducation prioritaire).

Un travail dont il ne perçoit plus aucun salaire depuis le mois d’octobre, pour cause de non-renouvellement de son titre de séjour.

Selon la préfecture, l’étudiant n’aurait pas fourni les documents nécessaires au réexamen de son dossier. Ronny Ndjokou Biyenge, lui, met en avant un acte de naissance qui ne serait aujourd’hui plus valable. Ce même document fournit il y a dix ans pour venir en France.

Pour régulariser sa situation, l’étudiant n’aurait d’autres choix que de rentrer dans son pays d’origine.

« Je dois aller légaliser cet acte de naissance à l’ambassade de France au Congo. Le risque, c’est que je me retrouve coincée à l’extérieur et de ne pas pouvoir rentrer sur le sol français », s’inquiète-t-il.

Au sein de l’établissement qui l’emploie, une pétition a été lancée pour dénoncer la situation de l’étudiant congolais. Contacté, le rectorat s’en remet lui à l’instruction menée par la préfecture, mais affirme que le travail déjà effectué sera bien sur rémunéré.

Lien France 3 région

Non à l’expulsion de Giorgi et de toute sa famille (Pétition à signer)

Giorgi N. vient d’avoir 20 ans . Il est scolarisé en terminale au lycée professionnel Jean Guéhenno de Fougères .

Il est arrivé en France à l’âge de 16 ans, avec ses parents et ses deux petits frères , en septembre 2017 . Déboutés du droit d’asile en juin 2019 , ils se sont vus notifier un ordre de quitter le territoire en juillet 2019. L’hébergement se terminant , ils se sont retrouvés à la rue tous les 5 , c’est à cette occasion qu’ils sont arrivés à Rennes en septembre 2019 .

En juin 2020 , Giorgi a fait sa propre demande d’asile que l’OFPRA a refusé en novembre 2020. La CNDA a été sollicité mais n’a pas encore rendu sa réponse.

La préfecture, estimant qu’il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français , lui a délivré un OQTF le 7 janvier dernier. Le préfet argumente sa décision par une absence de liens personnels , de liens familiaux et qu’il ne justifie pas d’une insertion quelconque !! et que donc son éloignement du territoire ne porterait pas atteinte à sa vie privée et familial.

Giorgi est en France depuis plus de 3ans !! il passe son bac à la fin de l’année scolaire et l’intégralité de sa famille vit avec lui. Les 2 petits frères de 12 et 3 ans sont scolarisés dans 2 établissements rennais. Ils sont venus ensemble , ils doivent le rester ! La famille est parfaitement intégrée. Ils ont fourni de gros effort pour cela , leur maîtrise du français leur permet aujourd’hui une intégration tout à fait honorable.

Il est inacceptable que cette décision ne soit pas annulée et que Giorgi, soit renvoyé en Géorgie ! Son avocate va lancer un recours contre cette décision, la décision sera rendu dans qq semaines par le tribunal administratif . En attendant cette réponse , la menace est réelle , pour lui mais désormais pour le reste de sa famille .

 

Aujourd’hui, ce jeune a besoin du soutien de tous . Un tel arrêté met en péril la poursuite de ses études mais également son équilibre familial.

Giorgi vit et étudie en France avec nos enfants , il reste avec nous !

édit du 28/01 : aujourd’hui , le père de Giorgi s’est fait contrôler en sortant des restos du cœur > direction la police aux frontières , d’où il est ressorti ce soir avec : un OQTF sans délai , une interdiction de retour sur le territoire français , et une assignation à résidence . Avec interdiction de sortir de sa commune , et donc entre autres : impossible d’aller amener et d’aller chercher les enfants à l’école à Rennes !
C’est bientôt TOUTE LA FAMILLE qui sera sous le coup d’une mesure d’expulsion, STOP !!!!

 

Pétition à signer ici.