Canicule et fermetures d’écoles : les budgets doivent être débloqués !

« La vague de chaleur ne se prépare pas un mois à l’avance. » (Ministre
E. Geffray : 19 juin 2026)

Lundi 22 juin 2026 : 845 écoles et collèges fermées dans le cadre de la
canicule. Des milliers d’établissements en mode dégradé. Des épreuves du baccalauréat reportées.

 

Les gouvernements Macron sont responsables de ce chaos.

Depuis des années, non seulement ils diminuent les budgets alloués à
l’Education Nationale mais en plus ils font des économies sur ces
budgets.

Les rectorats ont restitué au ministère :

  • 692 millions d’euros en 2024
  • 190 millions d’euros en 2025
  • 43 millions d’euros en 2026

 

Et aujourd’hui, le gouvernement trouve sans aucun problème
6,7 milliards d’euros supplémentaires pour la guerre. Le budget de l’armée dépasse maintenant le budget de l’Education nationale !

De l’argent, il y en a ! La FNEC FP-FO exige que toutes ces sommes soient restituées pour fournir des ventilateurs et des climatiseurs, et pour la rénovation des 60 000 établissements scolaires.

Pétition nationale : non à la PSC obligatoire !

Nous ne voulons pas de l’adhésion obligatoire à la PSC !
Nous exigeons la dénonciation de l’accord !

À l’Éducation nationale, l’Enseignement supérieur, la Recherche et l’Espace et à Jeunesse et Sports, l’adhésion obligatoire au volet santé de la PSC et le découplage santé/prévoyance ont été imposés par l’accord du 8 avril 2024 signé par 6 organisations sur 7 (la FNEC FP-FO ne l’a pas signé).

Nous refusons d’en supporter les conséquences.

La mise en place de cette PSC est une grave remise en cause du principe de solidarité de la Sécurité sociale de 1945 : cotiser selon ses moyens et recevoir selon ses besoins. Face à la précarisation des personnels, c’est au contraire vers le 100% Sécu qu’il faut tendre.

Nous voulons :

  • La liberté d’adhésion à la complémentaire santé
  • Le couplage santé-prévoyance : nous refusons de payer deux cotisations qui engendrent des coûts supplémentaires
  • Une meilleure et la même couverture pour tous selon le principe de solidarité : pas d’options pour être mieux remboursés ! Nous refusons tout questionnaire de santé, toute exclusion de pathologie ou surcotisation.
  • Le respect de notre volonté : aucune option imposée ! Pas de prévoyance individuelle imposée !
  • Pour les maîtres du privé sous contrat : le maintien de leur prévoyance dans les conditions de l’accord de 2012.
  • Le rétablissement de l’indemnisation à 100 % en cas d’arrêt maladie :  abrogation du jour de carence !

 

L’accord sur la PSC peut être remis en question si 50% au moins des organisations syndicales signataires venaient à le dénoncer.

L’accord PSC doit être dénoncé et renégocié sur la base de la liberté d’adhésion à la complémentaire, garantissant le couplage santé-prévoyance, la solidarité entre agents, le même panier de soins pour tous sans système d’options ou de surcotisation !

URGENCE CANICULE

Informations en date du 21 juin 2026

En cette dernière période du mois de juin, Météo France vient de placer l’ensemble de l’académie de Rennes en vigilance rouge pour la canicule. La vague de chaleur qui s’abat sur notre académie comme sur le reste du territoire crée de nouveau, comme à l’époque du COVID, une désorganisation des établissements où les responsabilités sont transférées sur les chefs d’établissement et où les droits des personnels risquent d’être piétinés.

Dans le second degré, ce sont les chefs d’établissement qui prennent la responsabilité d’informer les familles et les personnels que par mesure de sécurité les cours ne seront pas assurés sur place mais que la continuité pédagogique sera assurée.

Que faire si mon établissement est fermé ?

🔹 Vous n’êtes pas à disposition de l’employeur pendant la continuité pédagogique, on ne peut pas vous imposer de respecter les horaires de votre emploi du temps.

On peut vous demander de fournir du travail aux élèves via l’ENT ou Pronote, mais on ne peut pas :

  • vous imposer d’assurer des cours en visio.
  • exiger de vous d’assurer l’assiduité ni même la présence des élèves, dans la mesure où vous n’avez aucun contrôle sur les élèves.
  • vous obliger à faire l’appel car la procédure régit le fait de constater la présence des élèves dont vous avez la responsabilité. Or dans la situation présente vous ne les avez pas sous votre responsabilité. Vous ne pouvez pas vous substituer aux parents puisqu’ils ne vous sont plus confiés dans le cadre de l’établissement scolaire.

 

Et si mon établissement n’est pas fermé ?

🔹 Le mail du ministère adressé le dimanche 21 juin aux personnels et aux recteurs précise :

« les personnels n’ont à se rendre dans leur école ou établissement que dans la mesure où leur présence sur place est nécessaire pour l’accueil de certains élèves ou pour des enjeux de sécurité. »

🔹 Votre chef d’établissement est censé vous en informer avant lundi matin 22 juin et vous garantir que votre sécurité y est assurée. Il doit veiller à ne mettre aucun personnel en danger et à assurer leur sécurité sur leur lieu de travail.

J’ai des problèmes de santé, que dois-je faire ?

🔹 Le mail du ministère adressé le dimanche 21 juin aux personnels et aux recteurs précise :

« Il appartient aux chefs de service, aux directeurs d’école et aux chefs d’établissement de recenser ces personnes, en liaison avec le service de médecine de prévention. Au regard des conditions de travail (nature et lieu de réalisation des activités, température, etc.) et de l’état de santé de l’agent, le responsable hiérarchique adapte les mesures de prévention (horaires adaptés ou réduits, télétravail lorsqu’il est possible, équipements spécifiques, etc.) en vue d’assurer la protection de la santé de ces personnels. »

🔹 Cela concerne les femmes enceintes, les personnels souffrant de pathologies cardiaques, rénales, respiratoires, d’obésité, ou de maladies graves invisibles, etc.

🔹 Si le chef d’établissement ne vous a pas placé en autorisation spéciale d’absence (ASA) sans perte de salaire : le syndicat vous conseille d’adresser un email à votre chef d’établissement ou votre responsable hiérarchique, pour prévenir de votre absence en précisant que c’est pour des raisons de santé mais il n’y a pas obligation à détailler les raisons de santé car elles sont protégées par le secret médical. Il faut juste préciser que vous pouvez fournir au médecin de prévention les documents médicaux en attestant. Le chef d’établissement n’a aucune compétence médicale et, dans votre propre intérêt, vous devez veiller à faire respecter le secret médical à votre sujet.

Je suis parent d’un enfant dont l’école ou la crèche est fermée, que faire ?

🔹 Informer leur chef d’établissement et pouvoir fournir un document émanant de l’école ou de la crèche qui atteste de la fermeture de l’école.

🔹 Faites ce signalement par mail afin de disposer d’un écrit prouvant que vous avez informé votre autorité de tutelle.

Et si je suis convoqué à un examen ?

🔹 Le ministère prévoit de maintenir les épreuve le lundi matin :

« S’agissant des examens, les épreuves orales organisées avant 13 heures (grand oral, oraux de la voie professionnelle, épreuve orale anticipée de français) sont maintenues. »

🔹 Le syndicat vous conseille d’informer dès que possible le rectorat et plus précisément le service des examens et concours (DEC) et en particulier le bureau de la DEC qui vous a convoqué. Son mail figure sur votre convocation.

🔹 Nous vous invitons à fournir un document émanant de l’école/crèche qui atteste de la fermeture de l’école, ou alors de mettre en copie la DEC de votre demande d’ASA pour raison médicale.

Si vous constatez une situation qui met en danger votre sécurité ou/et votre santé ou celle des personnels

🔹 Le syndicat vous conseille de remplir une fiche santé et sécurité au travail (SST) dans le registre dématérialisé prévu à cet effet.

🔹 Contactez-nous en cas de besoin et/ou de difficulté.

AESH : vos droits et missions en période d’examen et de surveillance d’épreuve

À l’occasion des examens, des AESH se voient parfois demander de  surveiller une salle, des couloirs ou encore une cour, afin de pallier le manque de personnels disponibles. 

La FNEC FP-FO 35 rappelle que les missions des AESH sont strictement définies par les textes réglementaires : elles sont exclusivement consacrées à l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Elles ne prévoient pas de missions de surveillance générale des examens ou des établissements. 
Demander à des AESH de remplacer des personnels de surveillance ou d’enseignement constitue un détournement de leurs missions.

Les AESH ne sont pas des personnels de surveillance et n’ont pas vocation à se substituer aux AED ou aux enseignants. Leur mission est d’accompagner les élèves en situation de handicap dans le cadre des notifications et aménagements qui leur sont attribués.

 

ATTENTION PERSONNELS AED : surveiller une salle d’examen ne relève pas de vos missions, ni accompagner un élève notifié bénéficiant d’une adaptation particulière (comme, par exemple, être accompagné d’un scripteur) ! Et encore moins faire des tâches administratives.

 

Une violation du cadre réglementaire

La circulaire n° 2017-084 du 3 mai 2017 définit les missions des AESH autour de trois domaines :
• l’accompagnement dans les actes de la vie quotidienne ;
• l’accompagnement dans l’accès aux activités d’apprentissage ;
• l’accompagnement dans les activités de la vie sociale et relationnelle.

Ces missions sont exclusivement orientées vers les besoins de l’élève en situation de handicap et les aménagements qui lui sont accordés.

Aucune disposition ne prévoit que les AESH puissent être mobilisés pour assurer la surveillance générale d’une salle d’examen, d’un couloir, d’une cour ou d’une classe afin de compenser le manque de personnels.

 

Pour la FNEC FP-FO 35, demander à un AESH de surveiller une salle d’examen, des couloirs, une cour ou une classe sans lien avec l’accompagnement d’un élève en situation de handicap n’est pas prévu dans les missions définies dans les textes réglementaires.

• Les missions des AESH sont strictement définies : elles découlent des besoins de l’élève accompagné et peuvent notamment consister en une aide à l’écri1

Pendant les examens, quels sont les droits et les missions des AESH ?

Lors des épreuves du brevet, du baccalauréat, du CAP ou de tout autre examen, un AESH peut être amené à intervenir auprès de l’élève qu’il accompagne afin de mettre en œuvre les aménagements qui lui ont été accordés : aide à l’écriture, lecture des consignes, secrétariat, reformulation ou toute autre mesure prévue.

En revanche, cette intervention ne transforme pas l’AESH en surveillant de salle, chargé de contrôler l’ensemble des candidats ou d’assurer le bon déroulement général de l’épreuve.

De même, les AESH n’ont pas à préparer les salles, distribuer ou trier les copies, effectuer des rondes de surveillance ou assurer toute autre mission sans lien avec l’accompagnement de l’élève.

Si vous intervenez lors du brevet, du baccalauréat, d’un CAP ou de tout autre examen pour accompagner un élève, la FNEC FP-FO 35 rappelle que :
• Vous devez recevoir une convocation ou un ordre de mission écrit, précisant notamment le nom de l’élève accompagné et les aménagements prévus (tiers-temps, secrétaire, lecture des consignes, etc.).
• Vous n’avez pas à assurer des tâches de surveillance générale, ni à préparer les salles, trier les copies ou surveiller des candidats qui ne relèvent pas de votre mission d’accompagnement.

 

Les AESH ne sont pas des variables d’ajustement

La FNEC FP-FO 35, avec sa fédération, dénonce la logique de mutualisation imposée à travers les PIAL puis les PAS, qui conduit trop souvent à considérer les AESH comme des personnels polyvalents et corvéables à merci.

Les AESH sont des personnels d’accompagnement des élèves en situation de handicap, pas des agents mobilisables pour répondre aux difficultés d’organisation des établissements.

En cas d’ordre ou de demande de surveillance d’épreuve :
1. Demandez une consigne écrite (courriel ou ordre de mission) précisant exactement la tâche demandée.
2. Transmettez immédiatement ce document à la FNEC FP-FO 35.
3. Le syndicat vous accompagnera pour contester cette injonction auprès de votre hiérarchie et, si nécessaire, interviendra directement auprès du DASEN afin de faire respecter vos droits.

 

La FNEC-FP FO 35 défend les droits des AESH et exige le respect de leurs missions telles que définies par les textes officiels. Le manque de personnels de surveillance ne peut justifier le détournement de leurs fonctions.

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

Rassemblement mardi 16 juin en défense du 1er Mai !

Cette année, le 1er Mai est attaqué de toute part, par le Gouvernement, par les organisations patronales.

Le premier mai, c’est notre journée, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, la seule journée chômée et payée, fêtée dans 163 pays du monde.

 

Le vendredi 1er mai 2026, si le gouvernement et ses alliés d’extrême droite avait été contraints de reculer sur la dérégulation du 1er Mai, les attaques avaient continué avec l’appel du gouvernement à ne pas respecter la Loi ce jour-là.

Et ce n’est pas fini. Car demain, mardi 16 juin, les députés y reviennent à l’Assemblée nationale avec un projet de loi dit de « sécurisation du travail le 1er mai « . Nouvelle attaque pour affaiblir notre journée internationale des travailleurs et travailleuses.

 

Mais nous ne les laisserons pas faire.

Le bureau de l’Union Départementale a pris la décision d’un rassemblement mardi 16 juin à 12H30 place de la République à Rennes en défense du 1er mai.

Rejoignez-nous pour défendre le 1er Mai !

Rassemblement mardi 16 juin : 12h30 place de la République à Rennes !

Vive le 1er mai , vive la pensée libre, vive la sociale !