NON au questionnaire Violence sexuelles et sexistes (VSS) !

FO a voté contre lors du CSE du 1er octobre.

Le ministère de l’Éducation nationale indique que la prévention des VSS faites aux enfants était l’une de ses priorités.

Nous partageons pleinement cet objectif qui vient conforter la mission de protection de l’enfance déjà confiée aux personnels assistants sociaux et infirmiers et médecins, les 1ers étant tout particulièrement formées en matière d’accompagnement des victimes.

Dans ce cadre, il a présenté récemment aux organisations syndicales lors du CSE du 1er octobre un projet de décret mettant en place des questionnaires à destination de chaque élève de la grande section à la terminale.

Ces questionnaires sont inadaptés aux enjeux

Nous demandons l’abandon de ces questionnaires aux conséquences et aux effets contre-productifs pour les élèves : mettre en place une unique occasion annuelle de faire des confidences via un questionnaire, faire peser
sur l’enfant la responsabilité des révélations, devoir gérer les éventuelles révélations vis-à-vis de leurs camarades susceptibles de voir leurs réponses, devoir assumer une mise à l’écart en cas de dispense, annoncer une forme de
confidentialité, mais pourtant passer ce questionnaire en classe entière, …

Un questionnaire ne permet pas la libération de la parole

Renforcer l’écoute d’un élève consiste d’abord à favoriser sa prise de contact avec un personnel qualifié facilement accessible quand il en ressent le besoin ou, lorsque des signaux d’alerte sont repérés, lui permettre d’avoir
un entretien personnalisé avec un professionnel spécialiste de l’écoute empathique et de la protection de l’enfance.

La protection des enfants ne se brade pas au nom des économies budgétaires.

 

Si lutter contre les VSS est une priorité, le ministère doit en faire une priorité budgétaire. La FNEC FP-FO revendique le recrutement massif dès maintenant des personnels qualifiés que sont les assistants sociaux, les personnels infirmiers, les médecins et les PsyEN.

La FNEC FP-FO a voté contre le décret mettant en place les questionnaires VSS

Lors du CSE comme lors des 4 groupes de travail ministériels précédents, les organisations syndicales ont exprimé leur inquiétude tant sur la forme que sur le fond et les risques de surtraumatisme compte tenu de la faiblesse actuelle des moyens tant dans les services de l’Éducation nationale que dans ceux de protection de la jeunesse. Des réserves importantes sont énoncées quant aux conditions de mise en œuvre de ce texte, avec une charge de travail difficile voire impossible à tenir.

Au final, lors du CSE du 1er octobre, les votes sur le décret qui met en place le « questionnaire VSS » sont :

  • Pour : 0 voix ;
  • Contre : 9 voix (4 FO, 3 CGT, 2 SUD) ;
  • Abstention : 16 voix (SE-UNSA, SNPDEN-UNSA, SNALC…) ;
  • Ne prend pas part au vote : 35 voix (FSU, UNSA, CFDT, FCPE…)

Ce texte n’a obtenu aucune voix favorable

Les annonces du ministre des recrutements de 300 postes santé-psycho-sociaux, soit 1 poste par corps et par département en moyenne, ne sont encore que des gouttes d’eau dans l’océan des besoins.

Dans le cadre de la mobilisation actuelle, les lycéens réclament aussi davantage de personnels de santé-psycho-sociaux. Les 54 milliards de nouvelles coupes prévues dans le projet de budget 2027 entraineraient une dégradation encore plus importante des conditions de travail des personnels et de la prise en charge des élèves.

 

La FNEC FP-FO va continuer de proposer aux autres organisations syndicales et de parents l’action commune pour l’abandon de ce décret !

Elle invite les personnels à se saisir des assemblées générales et des heures d’informations syndicales pour mettre ce sujet à l’ordre du jour.

12 000 personnes dans les rues de Rennes ce mardi 6 octobre !

Mardi 6 octobre à Rennes : une manifestation énormissime qui montre la détermination de la jeunesse. Les personnels étaient avec eux !

12 000 personnes dans les rues : du jamais vu depuis les mobilisations de 2023 contre la réforme des retraites.

 

12 000 personnes ont défilé mardi 6 octobre dans les rues de Rennes. La jeunesse lycéenne et étudiante était massivement présente bien sûr, mais aussi des professeurs, des AED, des AESH, des éducs spé, des salariés du privé…

Force ouvrière Ille-et-Vilaine avait appelé le public et le privé à faire grève pour soutenir la jeunesse et leurs revendications.

 

La manifestation s’est déroulée dans le calme.

L’assemblée générale qui aurait dû se tenir en fin de parcours n’a pas pu se faire : gaz lacrymo, charges, dispersion forcée… Des interpellations ont eu lieu Place Ste Anne un peu plus tard.

Le SNFOLC 35 continue de dénoncer les violences policières.

 

Cette marée humaine s’est confirmée dans bien d’autres villes : 50 000 à Bordeaux, 30 000 à Lille, 3 000 à Dijon, à Paris entre 50 000 et 100 000. Autour de 450 000 personnes dans toute la France ! Du jamais vu depuis 2023 !

Quid de la suite ?

Au cours de la journée, les personnels des lycées et les élèves ont reçu des messages de leurs établissements respectifs les informant de l’organisation de la suite de la semaine :

1. mercredi 7 octobre : reprise pour les personnels
2. jeudi 8 octobre : reprise pour les élèves
Avec qq variantes d’un lycée à un autre…

Sauf que, depuis, le 1er ministre est intervenu à l’Assemblée nationale : après avoir axé son discours sur les débordements, il a annoncé un « temps de démocratie interne » dans chaque lycée avec la suspension des cours durant une demi-journée entre mercredi et vendredi.

Les proviseurs n’ont plus qu’à revoir leurs copies… à la mode Blanquer.

Les annonces du 1er Ministre : entre enfumage et arnaque

Ne nous voilons pas la face : sous couvert de chercher le dialogue, le maintien de la fermeture de la plupart des lycées le mercredi 7, et l’annonce de cette « démocratie syndicale » ne sont que des moyens de bloquer la contestation qui monte partout devant les grilles des établissement scolaires.

Fermer les lycées et interdire leurs abords, c’est ni plus ni moins qu’empêcher les rassemblements et casser la mobilisation.

 

Suspendre les cours pour un temps de « démocratie interne »… C’est à dire que les professeurs vont se retrouver face à leurs élèves en position de représentants du Ministre pour recueillir leurs doléances ? Ceci alors que ces mêmes professeurs étaient dans la rue aujourd’hui pour porter les mêmes revendications? 

 

Ceci est inacceptable. Et proprement scandaleux.

« Monsieur le 1er Ministre, pour ne pas perdre la face, il ne vous reste qu’une seule option : accéder aux demandes des lycéennes et des lycéens !

  • Abrogation de Parcoursup
  • Baisse des effectifs dans les classes
  • Recruter pour permettre de remplacer les personnels
  • Revoir le bâti des établissements scolaires

Pour cela, revoyez votre copie concernant le budget !

Après 46 milliards d’économies imposées en 2026, vous programmez une nouvelle baisse de 54 milliards pour 2027, quand la loi de programmation militaire se voit abonder de 36 milliards supplémentaires ! Vous annoncez la suppression de 1588 postes de professeurs…

ça ne peut plus durer ! Renoncez à votre budget. « 

 

Et maintenant ? Grève générale !

Nous appelons les personnels à profiter des temps de concertation organisés dans les lycées mercredi 7 octobre pour se réunir et discuter de la grève : rejoignons la « semaine noire » proposée par les organisations lycéennes et étudiantes. 

Les personnels des collèges étaient également très présents dans les rues en ce mardi 6 octobre. 

Toutes et tous ensemble dans la grève ! Écoles, collèges, lycées, salarié.e.s du public et du privé.

Il ne faut pas lâcher la pression mise sur le Gouvernement !

 

Pour télécharger et diffuser ce tract : c’est ici.

Continuité pédagogique, enseignement en distanciel et droits des personnels : FO vous informe

Face à la mobilisation exceptionnelle des lycéens et à la crainte de débordements par les casseurs, la réponse du gouvernement et des recteurs est de placer des lycées en enseignement à distance pour assurer « la continuité pédagogique ».

Ça, c’est la version officielle.

La réalité, c’est que le gouvernement a donné cette consigne pour tenter de mettre fin à la mobilisation des lycéennes et des lycéens mais aussi pour empêcher les personnels de se mettre en grève pour rejoindre le mouvement sur des revendications communes et d’être à leurs côtés dans les cortèges et les manifestations pour obtenir les moyens qui manquent à l’éducation nationale.

 

Le distanciel devient donc l’unique réponse au covid, à la canicule, à la neige et maintenant aux manifestations.

Il y a pourtant une autre solution pour rétablir le calme et la sérénité dans les lycées : satisfaire les revendications légitimes des lycéens et des personnels !

 

N’ayant plus les moyens d’assurer la sécurité des élèves et des personnels, le gouvernement n’a rien trouvé d’autre que de fermer les établissements scolaires et de renvoyer encore une fois les élèves à la responsabilité de leurs
parents.

Une fois de plus, les responsabilités sont transférées sur les chefs d’établissement, ce qui fait courir un risque réel sur les droits des personnels, puisque l’enseignement en distanciel et la continuité pédagogique sont deux notions plus que floues et possiblement contraires au statut des enseignants et à leurs obligations.

Cette tentative d’empêchement de la grève se heurte aux droits des personnels.

 

Ce question-réponse du SNFOLC 35 ne saurait être exhaustif mais vous permet d’y voir un peu plus clair.

En cas de doute, n’hésitez pas à  nous contacter.

Toutes les infos ci-dessous :

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COMMUNIQUE DE L’AG DES AED DU 35 3.10.26

Nous AED d’Ille-et-Vilaine réuni.es en AG ce samedi 3 octobre tenons à apporter notre solidarité et notre soutien aux lycéens et lycéennes mobilisé.es en ce moment dans le pays et en Ille-et-Vilaine.

Leurs revendications sont les nôtres, et nous soutenons leur droit à faire entendre leur voix et à se mobiliser.

Nous condamnons fermement la répression atroce qui s’abat sur les élèves mobilisé.es. Dents arrachées et lycéen.nes éborgné.es suite aux tirs de différentes armes policières, tentative de noyade de la part de la police, matraquages, gazages, clés de bras…

Cette violence envers la jeunesse mobilisée pour des revendications légitimes est absolument intolérable.

Nous soutenons d’autant plus ce mouvement que nous comprenons les sources de leur colère contre l’institution scolaire. Humiliations quotidiennes, contrôle permanent de leurs corps, journées à rallonge, traitement vertical et méprisant. L’égalité des chances n’a toujours engagé que ceux qui y croient : l’institution opère dès le plus jeune âge un tri social en fonction des filières, de l’origine géographique ou même de la couleur de peau. Nos élèves handicapé.es, racisé.es, minorisé.es de par leur genre n’ont jamais eu les mêmes chances que les autres.

Pour toutes ces raisons nous appelons un maximum de personnel de l’éducation à rejeter le distanciel et à se mettre en grève afin de venir physiquement sur les blocus lycéens soutenir les élèves face à la répression policière, à commencer par le 6 octobre. Notre présence est importante.

En tant que personnels de l’éducation nationale, nos luttes convergent, mais si nous nous retrouvons dans leurs discussions et mobilisations, cette lutte est la leur. Nous ne saurions intervenir et interférer dans leurs combats autrement que pour les protéger des brutalités policières auxquelles ils et elles sont exposé.es depuis le début de leur mouvement, les soutenir physiquement dans leurs actions et leur apporter conseils et soutien lorsqu’ils et elles nous le
demandent. Notre engagement a toujours été envers nos élèves, dans nos établissements et, aujourd’hui, dans la rue.

Nous invitons également l’ensemble des directions syndicales à partager ces perspectives et à mettre tout en œuvre pour une mobilisation massive et soutenue le 6 octobre.

L’AG des AED de Rennes