AG de rentrée à FO sur les conditions de travail : 45 participants, 33 établissements scolaires pour dire NON !

Nous étions 45 mardi 7 octobre 2025 dans les locaux de l’UD FO 35, du 1er et du 2nd degrés, à l’appel du SNFOLC 35 et du SNUDI FO 35.

Au total, 33 établissements scolaires du département étaient représentés : des écoles, des collèges, des lycées GT mais aussi des LP, une majorité d’établissements publics et mais aussi du privé. Des établissements qui couvraient la quasi totalité du département : Rennes, mais aussi Saint Malo, Le Tremblay, Fougères, Noyal, Vitré, Janzé, Montfort sur Meu, Chantepie, Saint Aubin d’Aubigné, Saint Aubin du Cormier, Le Rheu, Saint Gillles… Un panel géographique très large.

Un stage qui faisait le bilan des conditions de la rentrée dans les établissements scolaires d’Ille-et-Vilaine : des vies scolaires mal menées, des AESH démunis face à des élèves de plus en plus nombreux et difficiles à accompagner, des professeurs fatigués, en perte de sens, une infirmière surchargée en travail qui se demande si elle va tenir encore longtemps dans l’Éducation nationale… Les problèmes liés à une inclusion à marche forcée sont revenus très largement, ainsi que l’extension des PIAL en PIAL renforcés. L’arnaque de la PSC a également été discutée.

 

Et, bien sûr, pour toutes et tous : des droits attaqués tous les jours, des conditions de travail toujours plus dégradées, des salaires trop bas (AED et AESH en tête)…

Mais en lieu et place de la résignation, ce fut des interrogations, le refus de se laisser faire, et de la colère face à un gouvernement qui n’écoute pas celles et ceux d’en bas.

 

Comme les camarades l’ont si bien dit en clôture de stage : il est nécessaire d’ « appeler l’ensemble des personnels à s’organiser collectivement dans les établissements pour revendiquer et défendre nos droits, et construire une mobilisation plus large, inscrite dans la durée, dans un cadre interprofessionnel. C’est la seule voie pour gagner sur les revendications et obtenir la justice sociale pour toutes et tous ! »

Ci-dessous le communiqué rédigé de manière collective lors de cette journée de stage :

Pour télécharger et diffuser : c’est ici.

PSC : L’affiliation obligatoire commence en octobre

A la veille de la publication du marché de la prévoyance, les opérations d’affiliation à la protection sociale complémentaire (PSC) de l’employeur vont débuter à compter du 8 octobre prochain pour une entrée en vigueur au 1er mai 2026.

Dès le début, la FNEC FP-FO a dénoncé ce marché. C’est la seule organisation syndicale à avoir refusé de signer l’accord ministériel.

 

Pour la fédération, une PSC obligatoire, non seulement met fin à la liberté de choix des agents mais elle s’attaque de front à la sécurité sociale et aux valeurs mutualistes avec la volonté affichée d’en faire une composante de la rémunération ou du « paquet salarial ». Sans compter le coût de cette PSC qui risque bien d’être plus élevé pour certains agents, les plus précaires notamment, ou encore les retraités qui seront les grands perdants de ce choix.

De plus, elle acte le découplage santé et prévoyance, prévoyance qui jusque-là était incluse dans les contrats de la plupart des mutuelles. Celle-ci devient l’objet d’un marché propre à une ou plusieurs options qui grèveront davantage le coût final de la protection sociale globale, avec des tarifs bien supérieurs à ceux que nous connaissons, selon nos informations.

Quel calendrier ?

A partir du 8 octobre, les opérations d’affiliation vont débuter par zone de vacances scolaires, puis par ordre alphabétique des académies et des agents :
• d’octobre à mi-novembre 2025 : zone A (commence par Besançon)
• de mi-novembre 2025 à début janvier 2026 : zone B
• de mi-janvier à début mars 2026 : zone C, académie de Corse, administration centrale et outre-mer
• à compter de mi-décembre 2025 : personnels de direction et d’inspection

Quelques situations particulières : pour les EPLE et GRETA employeurs, ce seront deux vagues par blocs d’agents : fin novembre 2025 et fin février 2026.

Pour ce qui est des nouveaux arrivants et des mutations : les opérations auront lieu mi-décembre 2025 et fin février, début mars 2026.

Vous pouvez télécharger le calendrier du ministère en suivant ce lien.

 

Une inscription dématérialisée en 21 jours

Le parcours d’affiliation – ou d’exemption – sera exclusivement dématérialisé via la boîte professionnelle et uniquement celle-ci.

Cette boîte doit donc être active.

Les messages d’information sur le processus seront envoyés par la MGEN et le référent PSC désigné par les rectorats, les DSDEN ou les établissements employeurs.

La durée effective de l’affiliation court sur 21 jours.

Un mail d’information sera envoyé 15 jours avant par le référent académique, il marque le début de la procédure. D’autres messages de pré-affiliation seront envoyés par la MGEN 7 jours avant la date de départ du processus. Puis, à la date annoncée dans les premiers mails, l’agent recevra celui contenant le lien permettant d’ouvrir un espace personnel et de s’affilier.

Dès réception du mail contenant le lien d’affiliation : l’agent aura 21 jours pour s’affilier, lui et les ayants droit qu’il souhaite inclure, choisir les options pour la famille (une même option pour toute la famille obligatoirement) ou bien justifier d’une dispense. A défaut de quoi, il sera automatiquement affilié seul, à l’offre de base et sans option.

L’agent recevra toutefois deux messages de relance avant cette étape par le référent (aux 10ème et 18ème jours) et un dernier au lendemain de l’affiliation d’office du 21ème jour.

Sur l’espace personnel que l’agent a créé en suivant le lien : la MGEN doit mettre à disposition des outils permettant d’estimer le montant des cotisations en fonction des choix, pour le régime socle, les options et le rattachement éventuel des ayants droit (conjoint et enfants), ainsi qu’un simulateur de remboursement.

Un accompagnement téléphonique dédié doit également être assuré par la MGEN.

Une affiliation obligatoire et des exemptions

L’affiliation est-elle obligatoire ?

Oui, comme déjà annoncé, ce que dénonce la FNEC FP-FO.

Cependant des cas dispenses sont toutefois prévus.

La dispense doit être absolument justifiée pendant le parcours d’affiliation pour en bénéficier. Faute de quoi l’agent se verra automatiquement affilié.

Un agent dispensé ne bénéficie plus de la participation employeur qui ne concernera dorénavant que le contrat collectif signé avec la MGEN (fin également de toute participation de 15 euros).

Les dispenses concernent :
• les agents en CDD qui sont déjà bénéficiaires d’un contrat individuel de protection sociale complémentaire en santé
• les bénéficiaires de la protection universelle maladie ou toute mutuelle solidaire (gratuite)
• les agents couverts par le contrat collectif de leur conjoint qu’il soit à adhésion obligatoire ou non (PSC employeur de leur conjoint)
• les agents qui bénéficient d’un contrat individuel de complémentaire santé jusqu’à échéance de celui-ci (dans la limite d’un an). Pour cette dernière exception, l’agent pourra rester sur son contrat actuel dans la limite d’un an à compter du 1er mai 2026, date de départ du contrat employeur.

 

Pour les personnels qui feront valoir leur droit à la retraite après le 1er mai 2026, ou les actuels retraités : formellement, ils ne sont pas obligés d’adhérer à la PSC. Ils auront un an pour se décider. Mais ils risquent d’être l’objet de pressions (questionnaire de santé) ou au prétexte de «solidarité intergénérationnelle». Or celle-ci n’a rien à voir avec la solidarité propre à la Sécurité sociale de 1945.

L’affiliation est-elle définitive en cas d’affiliation d’office ?

Non, l’agent pourra toujours par la suite, à tout moment, finaliser son parcours d’affiliation ou solliciter une dispense.

Attention, les dispenses devront être renouvelées chaque année. À tout moment, un agent pourra renoncer à cette dispense et demander à adhérer au contrat collectif.

Résiliation du contrat existant

Pour les agents non affiliés à la MGEN qui ne sont pas dispensés d’adhésion au contrat obligatoire de PSC de l’employeur : ils devront résilier la mutuelle à laquelle ils étaient affiliés.

Pour les agents affiliés à la MGEN : cette résiliation se fera automatiquement. Ils devront toutefois effectuer l’ensemble du processus d’affiliation, le contrat d’adhésion obligatoire à la PSC étant un nouveau contrat.

La FNEC FP-FO continuera de combattre la PSC obligatoire, outil de privatisation et de destruction de la Sécurité sociale et de la Fonction publique.

 

Pour télécharger et diffuser ces infos : c’est ici.

AED / AESH : rétroactivité des indemnités REP/REP +

Victoire de FO au tribunal administratif de Rouen le 9 septembre 2025 !

AED et AESH : demandez à recevoir le versement de cette indemnité de manière rétroactive sur vos années de service antérieures !

 

Le 9 septembre 2025, le tribunal administratif a enjoint le Rectorat à verser à chaque plaignante (5 assistances sociales adhérentes, accompagnées par leur syndicat FO et la fédération la FNEC FP FO) une indemnité « permettant de rétablir l’égalité de traitement pour Mme X., au titre des années scolaires 2017-2022, incluant une majoration au titre des intérêts de nature à réparer le retard dans le versement des sommes dues. »

Explication : une assistante sociale ayant exercé en établissement classé REP+ de 2017 à 2022 a perçu l’indemnité REP soit 1734€ /an. Or après de multiples interpellations syndicales auprès du ministère, les AS ont enfin pu bénéficier à partir de 2022 de l’indemnité REP+ lorsqu’elles exercent dans les dits établissements, soit 5114€/an. Mais le ministère a refusé d’inscrire dans la règlementation la rétroactivité à compter de 2015, date de la mise en œuvre des « nouveaux dispositifs indemnitaires liés à l’éducation prioritaire ». Le tribunal administratif vient de donc de rétablir l’égalité entre les agents !

 

La décision du conseil d’État du 16 juillet 2025 a reconnu aux AESH et aux AED ayant exercé dans des réseaux relevant des programmes REP+ ou REP le droit au versement d’« une indemnité permettant de rétablir l’égalité de traitement pour ces agentes, au titre de la période comprise entre le 1er septembre 2015, date à laquelle est entré en vigueur le décret du 28 août 2015, et le 31 décembre 2022 inclus, dernier jour précédant l’entrée en vigueur du décret du 8 décembre 2022 qui a modifié le décret du 28 août 2015 pour inclure les accompagnants des élèves en situation de handicap parmi les bénéficiaires de l’indemnité de sujétions.

La période comprise entre ces dates et susceptible de donner lieu au versement de l’indemnité rétablissant l’égalité de traitement est celle, mentionnée dans les demandes respectives des intéressées, durant laquelle celles-ci ont effectivement exercé des fonctions d’accompagnantes des élèves en situation de handicap dans des écoles ou établissements relevant des programmes REP+ ou REP.

Les montants alloués incluront une majoration au titre des intérêts de nature à réparer le retard dans le versement des sommes dues. Le versement interviendra dans un délai de six mois à compter de la présente décision. »

Prenez contact avec le syndicat pour recevoir le courrier type à envoyer au rectorat pour demander le paiement rétroactif de l’indemnité REP / REP+.

La bataille syndicale paie ! Après la reconnaissance de l’inégalité de traitement dans l’octroi de l’indemnité REP+ entre les personnels y exerçant -reconnaissance obtenue après une lutte sans relâche- la détermination de FO a permis d’obtenir le rétablissement de l’égalité de traitement de façon rétroactive.

 

NE RESTEZ PAS ISOLE.E, FAITES VALOIR VOS DROITS, SYNDIQUEZ VOUS AU SNFOLC 35.

Face au manque d’AESH, se mobiliser avec FO pour les revendications, contre l’austérité !

Quelques semaines après la rentrée scolaire, le manque d’AESH est encore plus criant que les années précédentes… C’est par dizaines voire par centaines que les AESH manquent dans les départements, les académies, les écoles, les EPLE, les EREA et les SEGPA. Personne n’est épargné par cette pénurie et les notifications MDA sont impossibles à respecter.

Le recrutement de 2000 nouveaux AESH annoncé dans le précédent budget est une véritable mystification.

Voici par exemple ce qu’indique une inspectrice de l’éducation nationale dans un département s’adressant aux directrices et directeurs d’école :
« Nous rencontrons de grandes difficultés en cette rentrée concernant l’accompagnement des élèves en situation de handicap par les AESH. Le recrutement de nouvelles AESH n’est pas possible actuellement (au niveau national – budget bloqué) et certaines viennent de démissionner sur la circonscription. Nous avons donc des élèves qui ne sont pas accompagnés en cette rentrée, et surtout les notifications ne sont pas pourvues à la hauteur indiquée, car nous préférons accompagner plusieurs élèves sur une moindre durée mais apporter de l’aide au plus grand nombre. La situation est donc très critique et va perdurer. Je vous remercie d’exposer la situation aux équipes qui attendraient à tout prix cet accompagnement exhaustif. Les ERSH [enseignants référents pour la scolarisation des élèves en situation de handicap] et coordinatrices PIAL font au mieux, et surtout avec les moyens dont elles disposent. Il me parait aussi bon d’avoir ces éléments en tête quand un parent réclame ce que la MDPH a notifié : ce n’est pas une réalité à cette heure ; et les ERSH ne détiennent pas le budget. »

Ainsi l’institution demande aux personnels de « raisonner » les parents qui exigeraient le respect des notifications MDA, de regrouper les élèves à besoins particuliers dans une même classe pour «économiser» les AESH ! La généralisation des notifications mutualisées au détriment des notifications individuelles va d’ailleurs dans ce sens… Quelle honte !

 

Le manque institutionnalisé que révèlent ces consignes répond clairement à l’objectif poursuivi par la mise en place des pôles d’appui à la scolarité (PAS) : réduire encore plus l’accompagnement dû aux élèves concernés !

Décidément, les gouvernements successifs du président Macron, obsédés
par la réalisation d’économies sur les services publics, n’ont de cesse de remettre en cause les droits des élèves en situation de handicap et conduire à la dégradation des conditions de travail des personnels, soumis à des situations intenables !

Assez des économies sur le dos des plus fragiles et des plus précaires !

 

Nous n’oublions pas qu’en plus de la pénurie d’AESH, des dizaines de milliers d’élèves sont privés de places dans les établissements sociaux et médico-sociaux auxquelles ils ont droit !

 

D’autre part, les postes d’AESH – très insuffisants – ne sont pas toujours pourvus loin s’en faut. Ainsi par exemple en Ille-et-Vilaine, 150 postes d’AESH budgétés par le rectorat restent vacants alors que plus de 1 000 personnels AESH manquent pour couvrir tous les besoins des élèves, ce qui n’empêche
pas le rectorat de licencier une vingtaine d’AESH ! La FNEC FP-FO soutient ses syndicats qui ont appelé à la grève le 30 septembre, jour de la commission consultative chargée de licencier ces collègues.

 

Comme si cela n’était pas suffisant, alors que le conseil d’État donne raison aux AESH et confirme qu’elles auraient dû bénéficier de la prime REP/REP+ depuis 2015, le ministère rechigne à prendre les textes nécessaires pour régler cette situation.

 

Face à la situation intenable subie par les personnels et les élèves, il est urgent que les revendications soient satisfaites :
– Mise en place pour les AESH d’un statut de fonctionnaire avec un vrai salaire à temps plein pour 24h d’accompagnement
– Recrutement d’AESH à hauteur des besoins
– Abandon des PIAL et des PAS
– Ouverture de places dans les établissements sociaux et médico-sociaux à hauteur des besoins
– Paiement immédiat des primes REP/REP+ dues depuis 2015

 

La FNEC FP-FO invite tous les AESH et l’ensemble des personnels à participer
nombreux aux réunions initiées par ses syndicats départementaux afin de décider de toutes les initiatives de mobilisation pour faire valoir les revendications !

Contactez-nous !

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.