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Syndicat national Force Ouvrière des lycées et collèges d’Ille-et-Vilaine
Les éditos du Secrétaire Départemental du Syndicat National des Lycées et Collèges D’Ille-et-Vilaine

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Communiqué de la FNEC FP FO 35
Ce mercredi 16 octobre 2024 est le triste jour de la commémoration de la mort de Samuel Paty.
Notre collègue a été assassiné, seul, à la sortie des cours, une veille de week-end.
Oublié par une administration soucieuse de son image, il fut promu chevalier de la Légion d’honneur et commandeur des Palmes académiques à titre posthume. Sinistre cynisme que de poser une médaille sur un cercueil après avoir remis en question l’homme de son vivant.
À quand un soutien indéfectible de notre hiérarchie, et cela à tous les échelons?
À quand une prise de conscience collective dépourvue des habituels éléments de langage et de la novlangue administrative ?
La FNEC FP FO 35 rappelle en toute solennité le devoir de protection qui incombe au Recteur, et, à travers lui, à Madame la Ministre. Il en va de leurs responsabilités.

16.10.2024
Mardi 1er octobre, nous étions 4000 dans les rues de Rennes, 200 à Redon et à St Malo, pour donner un 1er avertissement à Mr Barnier, le premier sinistre, dont on connaît les intentions régressives sur le plan social et démocratique.
La volonté de ne pas céder à l’inaction et à la résignation est là.
Il faut construire les perspectives pour continuer de défendre nos droits et faire reculer les attaques du gouvernement.

Près de trois mois après le résultat des élections législatives, l’insupportable déni de démocratie mis en œuvre par le président Macron se confirme :
Le président Macron entend coûte que coûte poursuivre sa politique d’austérité, de remise en cause des droits et garanties collectives, d’attaque contre les services publics.
L’Education nationale n’échappe pas à cette logique.
La députée Genetet est ainsi nommée ministre de l’Education nationale.
Elle a été membre de la commission Défense, et coordinatrice politique de la loi de programmation militaire 2024-2030 attribuant à l’armée un budget de 413 milliards d’euros au moment les services publics manquent de tout, au moment où les salaires sont bloqués…
Ce n’est donc pas étonnant qu’elle se soit déclarée « favorable à la généralisation du service national universel (SNU) pour nourrir « l’esprit de résilience » de la jeunesse ».
Elle interrogeait d’ailleurs en mai dernier le ministre des Armées sur son déploiement à l’ensemble des élèves de seconde ce à quoi M. Lecornu (toujours ministre des armées) avait répondu qu’il convenait « d’éclairer et d’anticiper sans tarder » cette généralisation évaluée à 10 milliards d’euros.
La ministre sera accompagnée d’un « ministre délégué de la réussite scolaire et de l’enseignement professionnel. » Il s’agit du député Portier, connu pour avoir cosigné une tribune en défense « de l’enseignement privé indépendant ou sous contrat » et pour avoir reproché à l’ex-ministre Ndiaye, de ne pas réagir face à la « menace de l’entrisme islamiste à l’école ». Tout un programme…
Artisan d’un rapport consacré à l’instruction des enfants en situation de handicap, Portier indiquait notamment :
« Il faut arriver à intégrer le médico-social dans le scolaire et arrêter de les opposer. Profitons, par exemple, d’enregistrer une baisse de la démographie scolaire avec de nombreux locaux vacants et délocalisons certains dispositifs médico-sociaux dans l’école en y installant des professionnels. »
Il est donc tout désigné pour poursuivre la politique des gouvernements précédents qui, dans le cadre de l’Acte 2 de l’Ecole inclusive, se refusent à créer les places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux (estimées à 24 000 par le ministère) et au contraire dissoudre ceux-ci dans les écoles et les EPLE !
Ces nominations confirment le prolongement et l’aggravation de la politique de Macron de destruction de l’Ecole publique et des droits des personnels.

Face à ces ministres, la FNEC FP-FO réaffirme l’intégralité de ses revendications :
– Création des postes nécessaires dans les écoles, les établissements et les services !
– Stop à l’économie de guerre ! L’argent pour les services publics pas pour la guerre !
– Fonds public à l’Ecole publique ! Fonds privés à l’Ecole privée !
– Abandon de l’Acte 2 de l’Ecole inclusive, du « choc des savoirs », du SNU, et de toutes les mesures qui détruisent l’Ecole !
– Augmentation immédiate de 10% de la valeur du point d’indice !
– Abrogation de la réforme des retraites !
Le jeudi 5 septembre 2024, le président Macron a décidé de nommer Michel Barnier Premier ministre.
Plusieurs fois ministre et commissaire européen, il est un fervent partisan des politiques de rigueur et de privatisation. Il considère ainsi qu’à l’Éducation nationale, « les fonctions support et l’administration sont plus lourdes chez nous que partout ailleurs ». Autrement dit, il faut dégraisser !
Comme Jean-Michel Blanquer et tous les ministres de M. Macron, c’est un partisan de l’autonomie des établissements avec des chefs d’établissement qui recrutent les enseignants.
Territorialisation de l’Éducation nationale, apprentissage à 14 ans… le président Macron confirme sa volonté de poursuivre ses attaques contre la jeunesse et les travailleurs en s’asseyant sur les aspirations majoritaires !
Plus que jamais, la FNEC FP-FO soutient les personnels pour faire valoir les revendications, à commencer par :
• Abrogation de la réforme des retraites Macron-Borne !
• Augmentation des salaires ! 10% d’augmentation du point d’indice tout de suite !
• Abrogation du « choc des savoirs » et de toutes les contre-réformes !
• Annulation de toutes les coupes budgétaires et des suppressions de postes !