Homicide d’une AED dans l’exercice de ses fonctions

Communiqué du SNFOLC 35 du 10.06.25

« Ce mardi 10 juin 2025, un collégien a poignardé une surveillante au collège Françoise Dolto à Nogent, en Haute-Marne. L’agression s’est produite alors que des gendarmes effectuaient un contrôle de sacs devant l’établissement scolaire. »

Voici ce que nous lisons dans la presse aujourd’hui mardi 10 juin 2025.

Mourir au travail, voilà qui devient récurrent dans l’Éducation nationale.

 

Avec la FNEC FP FO 35, Le SNFOLC 35 n’a eu de cesse de répéter que les AED étaient des personnels exposés du fait de leurs missions de surveillants… Mais bien souvent aussi par des missions qui ne sont pas les leurs et qui leur sont imposées, au mépris du contrat signé.

Nous attendons que toute la lumière soit faite et que la F3SCT puisse jouer son rôle pour déterminer les responsabilités, et mettre en place des mesures qui feront qu’une telle horreur ne puisse plus se reproduire.

 

Toutes nos pensées vont à la victime, à sa famille, à ses proches. Aux personnels de l’établissement, aux élèves et aux familles.

 

Imagine !

La machine austéritaire est en route. Jeunes, retraités, privés d’emploi, travailleuses et travailleurs du public et du privé, des champs et des villes attaqués, pressurés, mis en danger par la « Macroneuse » et ses soutiens politiques et patronaux au profit d’une logique mortifère de marche à la guerre.

Les dividendes des actionnaires explosent, les parachutes dorés s’affichent avec insolence mais Bayrou cherche du pognon dans les poches de ceux qui n’ont ou n’ont eu que leur force de travail pour vivre.

 

Les mêmes s’attaquent à la tronçonneuse aux services publics, aux droits collectifs, détruisant par là-même toute idée de République sociale.

C’est sur ce terrain marécageux que prospèrent les trafics, les mafias et les
réactionnaires et obscurantistes de tous poils.

Et de nous expliquer que l’ennemi c’est l’étranger, vieille ficelle pour mieux sauver le système et protéger les puissants qui en profitent.

Ces gens veulent bien « dialoguer » un peu, façon « cause toujours » en conclave comme sur les retraites mais, si leurs intérêts sont mis en cause, ils ne reculent ni devant la violence sociale, ni devant les risques de guerre.

Alors imagine, camarade, ce que pourrait être un monde libéré de ces monstres froids. Un monde ou « ceux qui ne sont rien », selon la formule de Macron, reprennent leur vie en main, s’unissent pour construire sans « dieu, ni césar ni tribun », comme le dit « l’Internationale », de nouveaux jours heureux.

 

Utopique, sans doute, comme à l’origine toutes les grandes conquêtes sociales. À nous de reforger le bon outil syndical pour y parvenir.

Utopie réalisée ou cauchemar, à nous d’en décider !
Vive la vie, vive la pensée libre, vive la Sociale ! Vive la CGT Force-Ouvrière !

19 mai 2025
Fabrice LERESTIF
Secrétaire Général
UD Ille-et-Vilaine

Pain, Paix, Liberté

Lors de son « Adresse aux français », le Président de la République a voulu alerter la population sur les bouleversements géopolitiques au niveau international et les menaces qui pèsent sur la sécurité de notre pays et sur la paix.

FO veut rappeler son attachement indéfectible à la paix et à l’expression « Pour le pain, la paix, la liberté » qui rappelle l’engagement historique de FO, incarné dès ses origines par son fondateur Léon Jouhaux, prix Nobel de la paix en 1951.

 

Ce discours alarmiste et inquiétant, à plus d’un titre, voudrait nous inviter à reconsidérer l’ensemble de nos politiques publiques et met l’accent sur un effort budgétaire sans précédent à réaliser donnant la priorité à la défense et au réarmement.

Pour FO, les nouvelles priorités budgétaires ne doivent en aucun cas conduire à plus d’austérité pour des politiques aussi essentielles que l’enseignement, la santé, la sécurité sociale (qui fête ses 80 ans cette année), la solidarité ou les droits sociaux.

 

FO souligne que les politiques économiques menées depuis de trop nombreuses années ont conduit à affaiblir notre tissu productif et industriel, notre appareil de formation et nos services publics.

FO ne saurait accepter que les salariés soient contraints à des efforts et des sacrifices alors que des moyens budgétaires peuvent être mobilisés dans la manne des aides publiques versées aux entreprises, sans contrôle ni conditions, dans la lutte contre l’évasion fiscale ou dans la taxation des dividendes, dont le montant atteint des niveaux records, de près de 100 milliards d’euros en 2024.

Sans être indifférente à la sécurité de la nation, FO ne veut participer ni à l’instrumentalisation, ni à l’intégration des organisations syndicales de salariés dans une économie de guerre, synonyme de renoncement et d’abandon des revendications des travailleurs.

FO dénonce les postures va-t’en guerre et toute escalade guerrière, d’où qu’elles viennent, et continue d’appeler à une résolution pacifique de tous les conflits dans le respect du droit international avec un engagement des autorités françaises en ce sens.

Quitter le conclave

Monsieur Bayrou a fixé le cadre pour son « conclave  » sur les retraites : le soi-disant équilibre financier.

En clair, il assigne aux syndicats la tâche de valider pour l’essentiel la contre-réforme de 2023 rejetée massivement par les salarié(e)s et de décider des nouveaux coups qui seront portés tant aux actifs qu’aux retraité(e)s.

 

Face au mensonge permanent, à la manipulation des chiffres, rappelons 3 faits qui sont têtus :

  • En 2025, on a compté 77 milliards d’exonérations de cotisations sociales pour les entreprises (donc de l’argent volé à la Sécurité Sociale)
  • Entre 80 et 100 milliards de fraude fiscale estimée pour la France (donc de l’argent volé au pays par certains grands groupes et grosses fortunes sans que rien de sérieux ne soit fait pour l’empêcher)
  • 100 milliards de dividendes pour les actionnaires en 2024 , 60% de plus depuis 2019 !

 

Et ce gouvernement et ses soutiens nous expliquent qu’il n’y a pas d’argent pour les retraites, pour le social, pour les hôpitaux ou pour l’école !

 

Les syndicats n’ont rien à faire dans cette opération de dupes.

Force Ouvrière Ille et Vilaine appelle tous les salariés actifs ou retraités, du privé comme du public et la jeunesse à se préparer à la mobilisation dans l’unité, seule voie pour bloquer la régression sociale qui inexorablement entraine aussi la régression démocratique.