Brisons les chaînes !

Bien sûr, il y a la censure, le contrôle du pouvoir, les menaces voire la répression mais les chaînes les plus solides parfois, car insidieuses, ce sont celles que nous nous imposons nous-mêmes !

Celles de la pensée formatée par les puissants, leurs médias, leurs réseaux.
Celles de la bureaucratie, de l’inaction, du « à quoi bon », celles de la vie quotidienne aussi qui jour après jour nous ligotent.

Pour être syndicaliste, il faut être rebelle avait coutume de dire Marc Blondel. Il avait raison. Ne jamais se résigner à l’insupportable !

 

C’est ce que nous ferons, modestement mais sincèrement, le 14 juillet prochain en nous rassemblant place de la République à Rennes pour « abattre la bastille des 64 ans ! » Si nous ne le faisons pas, qui le fera ?

 

Résister, cela commence par savoir dire non, encore et encore, à la régression sociale et démocratique et oui à la justice sociale et aux Jours Heureux.

Alors, collectivement, libérons-nous de nos vies prisonnières et brisons les chaînes ! C’est ce qu’ont fait à l’été 1936 des millions de travailleuses et travailleurs qui ont arraché notamment 2 semaines de congés payés, que les commentateurs de l’époque qualifiaient d’utopie.

L’avenir sera ce que nous en ferons !

Belle et rebelle période estivale à toutes et tous.
Vive la vie, vive la pensée libre, vive la sociale !
Vive la cgt force-ouvrière !

 

Fabrice Lerestif, SG de l’UD FO 35

Homicide d’une AED dans l’exercice de ses fonctions

Communiqué du SNFOLC 35 du 10.06.25

« Ce mardi 10 juin 2025, un collégien a poignardé une surveillante au collège Françoise Dolto à Nogent, en Haute-Marne. L’agression s’est produite alors que des gendarmes effectuaient un contrôle de sacs devant l’établissement scolaire. »

Voici ce que nous lisons dans la presse aujourd’hui mardi 10 juin 2025.

Mourir au travail, voilà qui devient récurrent dans l’Éducation nationale.

 

Avec la FNEC FP FO 35, Le SNFOLC 35 n’a eu de cesse de répéter que les AED étaient des personnels exposés du fait de leurs missions de surveillants… Mais bien souvent aussi par des missions qui ne sont pas les leurs et qui leur sont imposées, au mépris du contrat signé.

Nous attendons que toute la lumière soit faite et que la F3SCT puisse jouer son rôle pour déterminer les responsabilités, et mettre en place des mesures qui feront qu’une telle horreur ne puisse plus se reproduire.

 

Toutes nos pensées vont à la victime, à sa famille, à ses proches. Aux personnels de l’établissement, aux élèves et aux familles.

 

Imagine !

La machine austéritaire est en route. Jeunes, retraités, privés d’emploi, travailleuses et travailleurs du public et du privé, des champs et des villes attaqués, pressurés, mis en danger par la « Macroneuse » et ses soutiens politiques et patronaux au profit d’une logique mortifère de marche à la guerre.

Les dividendes des actionnaires explosent, les parachutes dorés s’affichent avec insolence mais Bayrou cherche du pognon dans les poches de ceux qui n’ont ou n’ont eu que leur force de travail pour vivre.

 

Les mêmes s’attaquent à la tronçonneuse aux services publics, aux droits collectifs, détruisant par là-même toute idée de République sociale.

C’est sur ce terrain marécageux que prospèrent les trafics, les mafias et les
réactionnaires et obscurantistes de tous poils.

Et de nous expliquer que l’ennemi c’est l’étranger, vieille ficelle pour mieux sauver le système et protéger les puissants qui en profitent.

Ces gens veulent bien « dialoguer » un peu, façon « cause toujours » en conclave comme sur les retraites mais, si leurs intérêts sont mis en cause, ils ne reculent ni devant la violence sociale, ni devant les risques de guerre.

Alors imagine, camarade, ce que pourrait être un monde libéré de ces monstres froids. Un monde ou « ceux qui ne sont rien », selon la formule de Macron, reprennent leur vie en main, s’unissent pour construire sans « dieu, ni césar ni tribun », comme le dit « l’Internationale », de nouveaux jours heureux.

 

Utopique, sans doute, comme à l’origine toutes les grandes conquêtes sociales. À nous de reforger le bon outil syndical pour y parvenir.

Utopie réalisée ou cauchemar, à nous d’en décider !
Vive la vie, vive la pensée libre, vive la Sociale ! Vive la CGT Force-Ouvrière !

19 mai 2025
Fabrice LERESTIF
Secrétaire Général
UD Ille-et-Vilaine

Pain, Paix, Liberté

Lors de son « Adresse aux français », le Président de la République a voulu alerter la population sur les bouleversements géopolitiques au niveau international et les menaces qui pèsent sur la sécurité de notre pays et sur la paix.

FO veut rappeler son attachement indéfectible à la paix et à l’expression « Pour le pain, la paix, la liberté » qui rappelle l’engagement historique de FO, incarné dès ses origines par son fondateur Léon Jouhaux, prix Nobel de la paix en 1951.

 

Ce discours alarmiste et inquiétant, à plus d’un titre, voudrait nous inviter à reconsidérer l’ensemble de nos politiques publiques et met l’accent sur un effort budgétaire sans précédent à réaliser donnant la priorité à la défense et au réarmement.

Pour FO, les nouvelles priorités budgétaires ne doivent en aucun cas conduire à plus d’austérité pour des politiques aussi essentielles que l’enseignement, la santé, la sécurité sociale (qui fête ses 80 ans cette année), la solidarité ou les droits sociaux.

 

FO souligne que les politiques économiques menées depuis de trop nombreuses années ont conduit à affaiblir notre tissu productif et industriel, notre appareil de formation et nos services publics.

FO ne saurait accepter que les salariés soient contraints à des efforts et des sacrifices alors que des moyens budgétaires peuvent être mobilisés dans la manne des aides publiques versées aux entreprises, sans contrôle ni conditions, dans la lutte contre l’évasion fiscale ou dans la taxation des dividendes, dont le montant atteint des niveaux records, de près de 100 milliards d’euros en 2024.

Sans être indifférente à la sécurité de la nation, FO ne veut participer ni à l’instrumentalisation, ni à l’intégration des organisations syndicales de salariés dans une économie de guerre, synonyme de renoncement et d’abandon des revendications des travailleurs.

FO dénonce les postures va-t’en guerre et toute escalade guerrière, d’où qu’elles viennent, et continue d’appeler à une résolution pacifique de tous les conflits dans le respect du droit international avec un engagement des autorités françaises en ce sens.