Grève nationale mardi 31 mars, ensuite on continue !

FO 35 appelle à durcir la mobilisation : après la montée nationale le 10 mars, après la grève du jeudi 19 mars, après le rassemblement devant la DSDEN le mercredi 25 mars, après la grève du jeudi 26 mars… La bataille contre les fermetures de postes est loin d’être terminée ! 

Toutes et tous en grève le mardi 31 mars, et en AG pour discuter de la reconduction de la grève !

FO et SUD : appel à la grève jeudi 26 mars 2026

Les syndicats SNFOLC 35, SNUDI FO 35 et SUD Éducation 35 appellent avec l’intersyndicale au rassemblement devant la DSDEN le mercredi 25 mars à 12h30 pour prendre connaissance des fermetures de postes et de classes qui auront été annoncées le matin. Une conférence de presse aura lieu à 14h.

Dans le prolongement de cette journée, les syndicats SNFOLC 35, SNUDI FO 35 et SUD Éducation 35 appellent à la grève le jeudi 26 mars pour soutenir :
• toutes les écoles qui décideront de rester fermées pour contester les fermetures de classe dévoilées la veille à la DSDEN ;
• les personnels de collège et lycée qui s’opposeront aux annonces de suppressions de poste.

 

Pour télécharger et diffuser le communiqué : c’est ici.

Audience FO avec le ministère le 10 mars 2026 : des propos scandaleux !

Mardi 10 mars, à l’appel de 26 sections départementales Force ouvrière, plus de 250 manifestantes et manifestants en grève étaient rassemblés devant le ministère de l’Éducation nationale : des professeurs, des AED, des AESH, des éducateurs spécialisés, des parents d’élèves, venus de toute la France pour contester les conditions de la rentrée 2026 annoncées par le Ministre…

 

Pour télécharger et diffuser ce compte-rendu : c’est ici.

 

Appel des 250 manifestantes et manifestants rassemblés le 10 mars : grève à partir du 19 mars !

Appel des 250 manifestantes et manifestants rassemblés le 10 mars devant le ministère de l’Éducation nationale

 

Aujourd’hui mardi 10 mars, nous sommes plus de 250 manifestantes et manifestants en grève rassemblés devant le ministère de l’Éducation nationale : des professeurs, des AED, des AESH, des éducateurs spécialisés, des parents d’élèves, venus de toute la France pour contester les conditions de la rentrée 2026 annoncées par le Ministre.

Nous représentons les 13 départements et académies les plus touchés par les fermetures de postes, dont Lille, Rennes, Normandie, Bordeaux et Paris. Mais aucune académie n’est épargnée par les 4000 suppressions de postes décidées par le ministre Édouard Geffray.

Nous représentons aussi les centaines de collègues qui n’ont pas pu se déplacer aujourd’hui mais qui sont en grève, qui soutiennent ce rassemblement et organisent des actions devant leur établissement.

Le ministre nous a fait recevoir par deux responsables chargés du budget de l’Éducation mais à nos demandes d’annulation des suppressions de postes et des fermetures de classe, à nos demandes de baisse des effectifs par classe, de recrutement de personnels, de création d’un statut de fonctionnaire pour les AESH et les AED avec les droits qui accompagnent ce statut, il nous a été répondu « vous n’aurez rien, ça aurait pu être pire, on aurait pu supprimer 8000 postes ».

Pendant que le président Macron se rêve en chef de guerre, les revendications essentielles, l’École et la santé, sont sacrifiées. Eh bien non !

À l’appel de 26 syndicats départementaux FO – écoles collèges lycées et enseignement professionnel, les personnels en grève sont là devant le ministère pour dire non !

 

L’urgence, c’est la satisfaction des revendications, pas l’austérité budgétaire, pas la marche à la guerre !
L’urgence, c’est l’annulation des suppressions de postes et la création de tous les postes nécessaires : profs, AESH, AED, CPE, PSY EN, personnels de labo…
L’urgence, c’est le recrutement et la création d’un statut de la Fonction Publique pour les AESH et les AED !
L’urgence, c’est de faire baisser les effectifs par classe, et d’améliorer les conditions travail de toutes et tous !

Si le ministre et le gouvernement ne répondent pas à nos revendications et aux centaines de collègues qui nous ont mandatés pour les porter, alors la grève et sa reconduction sont à l’ordre du jour et la mise à l’arrêt de l’Éducation nationale partout en même temps dans le pays.

La carte scolaire du 1er degré va bientôt être dévoilée dans les départements.

Nous proposons d’unir nos forces, écoles, collèges et lycées et d’associer les parents d’élèves à cette mobilisation.

 

Nous avons pris connaissance de l’appel intersyndical FO, FSU, CGT, UNSA, CFDT, SUD Éducation de Côte d’Or qui appelle à la mobilisation le jeudi 19 mars, ou encore de l’appel intersyndical FO, FSU, CGT, UNSA, CFDT, SUD Éducation d’Ille-et-Vilaine, qui appelle à la grève à partir du 19 mars, et à se réunir en assemblée générale le jour même pour discuter de la mise en œuvre de la reconduction du mouvement.

L’unité pour gagner sur les revendications, c’est essentiel.

C’est pourquoi, nous proposons de relayer notre appel à mettre en discussion partout dans les écoles, les collèges et les lycées la grève et sa reconduction à compter du jeudi 19 mars. Assemblée générale partout pour décider des suites !

 

Nous proposons à notre fédération, la FNEC FP-FO, et à notre syndicat national le SNFOLC, présents avec nous devant le ministère, de relayer cette proposition.

Si le ministre n’a pas répondu aux revendications légitimes des personnels, alors bloquons toutes et tous ensemble l’Éducation nationale.

 

Nous proposons d’adresser cet appel au ministre de l’Éducation nationale et au président Macron :

« Monsieur le Ministre, monsieur le Président, répondez à nos revendications. Faute de quoi, vous porterez la responsabilité de la mise à l’arrêt de l’Éducation nationale. »

 

Appel à télécharger et diffuser ici.

Enfumage épistolaire du Ministre

Une missive insolite a atterri dans les boites professionnelles des personnels de l’Éducation nationale le 22 janvier 2026 à 17h55.

Pour lire la lettre : c’est ici !

Dans cette lettre, le ministre de l’Éducation nationale « se permet de s’adresser directement à nous » pour nous entretenir « du sens de notre mission », motivant sa démarche par deux faits exceptionnels : la nouvelle année et la journée internationale de l’Éducation.

Peu habitué à tant d’humilité de la part du locataire de la rue de Grenelle, le lecteur n’est d’abord pas sûr que l’on s’adresse bien à lui. Il faut en effet attendre le troisième paragraphe pour lire qu’il s’agit bien « des professeurs », – le ministre ne s’autorisant qu’une petite pensée pour « tous ceux qui, avec nous, font l’école » (référence pudique aux AESH, AED, CPE, PSY-EN, personnels administratifs et de direction, infirmiers, assistants sociaux…)

Il faut bien avouer qu’arriver à la fin du courrier, la vision qu’a le ministre de ladite mission reste assez confuse.

 

Il faut ajouter, tout le monde l’a relevé, que cette lettre est curieusement écrite dans un style inaccoutumé, recourant à une rhétorique littéraire incongrue. Le ministre parsème ainsi son propos de vérités générales pontifiantes (« lorsque le savoir recule, la démocratie vacille »), de formules grandiloquentes (« témoin éternel du monde qui s’en va, le professeur est en même temps le précepteur du monde qui naît. » ) et de comparaisons peu flatteuses (« c’est votre regard qui retient l’élève perdu comme le fil retient le cerf-volant. »)

Dans des envolées lyriques de mauvaise facture, le ministre-poète nous voit comme des « allumeurs de lumières de l’esprit humain », entretenant « une petite flamme d’espérance » chez nos élèves. Il nous promeut dignes héritiers des philosophes des « Lumières », (dont, à le lire, Condorcet ne ferait curieusement pas partie) Autant dire des veilleurs de l’Histoire, les éclaireurs de la République (à l’ombre de ses « hussards noirs »), mais surtout des « sentinelles de la raison ».

Il faut ici peser tous les mots, car cette lettre sur « notre mission » n’est pas exempte d’un ton martial.

 

Il est question de « défis à relever », de « combativité », « d’autorité » et même de faire… « reculer les ténèbres », rien que ça ! Si l’idéologue avance masqué, derrière ses atours de poète visionnaire, il n’en abat pas moins méticuleusement ses cartes, n’hésitant pas à se mettre au service des promoteurs du « tournant » de l’intelligence artificielle, faisant de celle-ci la troisième « révolution de l’écriture », (après son invention et celle de l’imprimerie, sic), en confondant « révolution anthropologique » avec concurrence économique.

Mais que laisse dans l’ombre ce lyrisme managérial ?

 

Que signifie cette soudaine conversion à « l’idéalisme » de celui qui fut directeur général des ressources humaines du ministère de l’EN de 2017 à 2019, puis directeur général de l’enseignement scolaire (DGESCO) jusqu’en juillet 2024 ? … N’a-t-il pas en tant que haut fonctionnaire, accompagné toutes les contre-réformes imposées aux personnels ?

Comme Édouard Geffray trouve à propos de citer la philosophe Hannah Arendt, rappelons-lui que la philosophie oppose le matérialisme à l’idéalisme, et que ce que nous attendons avant tout de notre ministère, ce n’est pas de nous ouvrir le ciel des idées mais les caisses de l’État afin d’assurer les conditions (bassement) matérielles de notre travail !

Or, tout le monde l’a relevé, du pognon, dans cette missive, jamais il n’est question. Le ministre réussit le tour de force de nous parler de notre mission sans jamais évoquer ses conditions d’exercice  !

 

Par un curieux renversement de perspectives, il feint même de défendre les enseignants contre une société qui ne les verrait que comme de « simples moyens » ? Mais qui, à part le ministère de l’Éducation nationale, emploie ce vocabulaire ? Qui réduit ses personnels à de simples « moyens » en consacrant explicitement des CSA et des CA sous ce terme ? Qui parle « d’équivalents temps pleins » au lieu d’emplois, « d’heures-postes » pour mieux fractionner les postes, de « service donné » ou « rendu » au lieu de postes amputés (sur deux, trois ou quatre établissements), de « mesure de carte scolaire » au lieu de poste supprimé… ? Qui s’entendra dire dans le cadre de la préparation de rentrée qu’un dédoublement « coûte autant » ou qu’il « devra » des heures ?
Les professeurs, Monsieur le ministre !

Et cela sur décision de votre gouvernement qui supprime, de nouveau, 4 000 postes dans l’EN, suppressions qui s’ajoutent à toutes celles des années précédentes.

 

Chaque préparation de rentrée rime désormais avec nouvelle dégradation des conditions d’enseignement, manque de personnels et hausse des effectifs dans les classes…

 

Si vous pensez réellement que « notre avenir commun se joue, chaque jour, dans nos classes », pourquoi ne nous donnez-vous pas concrètement les moyens de le préparer ? Une école, un collège, un lycée ne fonctionnent pas avec de « l’espoir », Monsieur le ministre, mais avec des personnels et un budget ! Les élèves et leurs familles ont moins besoin « qu’on espère pour eux » que d’avoir face à eux, avec eux, des professeurs, des AESH, des AED, des CPE, des infirmières, des assistantes sociales…

Et c’est parce qu’ils ne désespèrent pas de se faire entendre que les personnels continuent de revendiquer :

• l’annulation de toutes les suppressions de postes inscrites au budget
• la création autant que de besoin de poste de professeurs, d’AESH, d’AED, de CPE, de personnels administratifs, de santé et de direction…
• la baisse du nombre d’élèves par classe
• la revalorisation pour tous sans contrepartie du point d’indice et l’ouverture de négociations pour le rattrapage des salaires (pour compenser la perte de pouvoir d’achat de 31,5% depuis le débit des années 2000)
• un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH

 

Pour télécharger ce communiqué : c’est ici !