Interpellations policières, gardes à vue : la réponse du gouvernement aux lycéens est inadmissible !

La FNEC FP-FO condamne avec la plus grande fermeté l’interpellation par les forces de l’ordre du président de la FIDL, Sacha HALGAND, le mercredi 5 mai. Il a été interpellé alors qu’il manifestait devant le lycée Saint-Exupéry à Mantes-la-Jolie pour dénoncer les choix du ministre dans la gestion de la situation sanitaire et quant aux examens. Cette arrestation a empêché Sacha Halgand de se rendre au rassemblement organisé l’après-midi par des organisations de lycéens et parents d’élèves devant l’Assemblée nationale.

Ce même jour des lycéens mobilisés ont été confrontés à un important déploiement des forces de l’ordre devant des établissements, source de provocations et d’incidents. Des jeunes ont été placés en garde à vue.

La FNEC FP-FO n’accepte pas que la seule réponse aux lycéens mobilisés soit la répression, comme lors des grèves contre les E3C.

 

Le ministre doit répondre au constat que fait la FIDL et qui est largement partagé : « Les lycéens font face à de très fortes inégalités d’apprentissage selon les classes, les établissements et le milieu sociale et ce d’autant plus qu’ils ont été confrontés à un manque d’accompagnement pédagogique du fait de la tenue de cours en distanciel ou en demi-groupes. Cette situation n’a évidemment pas permis d’aborder la période des examens dans des conditions sereines. »

Il est urgent que le Ministre entende les inquiétudes légitimes des lycéens qui doivent se présenter aux examens dans des conditions de préparation incomplètes et inégalitaires. Les mesures d’ajustement annoncées tardivement par le Ministre ne règlent pas le problème cette inégalité.

Les lycéens ont besoin d’être rassurés quant à leur avenir, ils ont besoin de l’abrogation de Parcoursup, ils ont besoin de professeurs, de salles de cours, de bonnes conditions d’études et de travail, pas de garde à vue.

La FNEC FP-FO exige que le ministre prenne ses responsabilités pour permettre à chaque élève d’accéder à une qualification reconnue nationalement et à la filière post-baccalauréat de son choix.

Communiqué du SNFOLC 35 contre les violences policières

Rennes, le 11.05.2021

Hier, lundi 10 mai, suite à l’appel national d’organisations lycéennes, des élèves de différents établissements rennais se sont mobilisés : lycée Descartes, Victor Hélène Basch, Charles Tillon, Bréquigny… Etablissements bloqués, dans un esprit serein mais déterminé. Des enseignants sur place ont pu montrer leur soutien. Un départ en manifestation a eu lieu par la suite dans les rues de Rennes.

Dans deux de ces établissements, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les lycéennes et les lycéens. Au lycée Bréquigny, un lycéen a été mis au sol puis a reçu un coup de matraque.

Le SNFOLC 35 condamne fermement la présence des forces de l’ordre aux portes des établissements scolaires. Les violences policières sont inacceptables. Elles sont bien la preuve de la nature du dialogue imposé par notre Ministre depuis le début de ses réformes.

 

« Par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation », affirme l’article 1 de l’Ecole de la Confiance. Quelle confiance, quand les lycéennes et les lycéens prennent des coups de matraque lorsqu’ils exercent leur liberté d’expression et leur droit à s’organiser ? Quelle confiance quand le Ministre de l’Education vide son budget (400 millions d’euros !) pour le rendre à Bercy, alors que partout il faut créer des postes pour permettre aux élèves d’assister à tous les cours en présentiel ? Quelle confiance quand le Ministre supprime 1 800 postes alors que 43 000 élèves supplémentaires feront leur entrée dans le secondaire l’an prochain ? Quelle confiance quand on sait que Parcoursup est une machine implacable de tri social ?

Les blocages des lycées sont la conséquence de l’incurie du Ministre de l’Education nationale : des réformes nocives, destructrices, et une gestion de la crise à moindre coût, au péril de la santé des personnels, des élèves, et de l’avenir de ceux-ci.

Le SNFOLC 35 s’adresse publiquement au ministre pour exiger que cessent les violences policières et la répression contre les lycéennes et les lycéens.

Nous demandons l’abrogation des réformes Blanquer.

Nous revendiquons l’annulation de la suppression des 1 800 postes pour la rentrée prochaine, le recrutement de personnels (enseignants, AED, AESH, CPE, Psy-En EDO, personnels médico-sociaux…) à hauteur des besoins, le réemploi de tous les contractuels, l’allègement des effectifs.

 

Le SNFOLC 35

Parcoursup + tampon « 100 % présentiel » = inégalités multipliées

La FNEC FP-FO a appris que des établissements du second degré apposaient sur les dossiers de lycéens déposés dans Parcoursup la mention que les cours suivis l’avaient été en totalité en présentiel, « 100 % présentiel » !

Ainsi, les bacheliers des lycées publics, qui ne sont en rien responsables des privations de cours décidées par le ministère, se retrouveraient-ils en situation défavorable dans l’examen de leurs dossiers de demandes d’admission dans des formations de l’enseignement supérieur !

 

Le ministre, n’a pas répondu aux revendications de créations de postes pour faire baisser les effectifs par classe et a préféré laisser les personnels se débrouiller avec les moyens du bord. Il est seul responsable de la division des horaires par deux dans la grande majorité des lycées cette année.

FO demande que les ministères de l’Enseignement Supérieur et de l’Education Nationale interdisent que de telles références aux proportions de l’enseignement dispensé « en présentiel » soient portées sur les dossiers déposés par les lycéens dans Parcoursup et que soient annulées celles déjà portées par certains établissements.

Si besoin en était, cette pratique confirme le rôle de Parcoursup : une procédure foncièrement inégalitaire, fondée sur l’arbitraire d’une sélection renvoyant à la réputation d’établissements mis en concurrence, destinée à remette en cause la qualification conférée par le baccalauréat, premier grade universitaire.

La FNEC FP-FO ne peut donc qu’être renforcée dans ses revendications de retrait de Parcoursup et d’abrogation de la loi ORE, d’abrogation de la réforme Blanquer du lycée et de rétablissement du baccalauréat comme premier grade universitaire, donnant le droit des bacheliers d’accéder à la filière de leur choix dans l’établissement de leur choix.

Pétition en soutien à Yannick Farré délégué syndical FO dans l’usine Fibre Excellence de Tarascon

Le syndicat FORCE OUVRIERE et les ouvriers de l’usine Fibre Excellence de Tarascon DENONCENT ET EXIGENT LE RETRAIT DE TOUTES LES MENACES DE SANCTIONS CONTRE NOTRE CAMARADE YANNICK FARRÉ.

Yannick est salarié en CDI de l’usine depuis 17 ans, il a commencé en 1999 par plusieurs années de missions intérim,

il est élu du personnel FO dans le collège ouvrier depuis 2006, Secrétaire Général du syndicat FO Fibre Excellence Tarascon, Secrétaire Général de l’Union Locale FO de Tarascon et Environs, membre de la Commission Administrative de l’UD FO des Bouches-du-Rhône, membre de la Commission Administrative Nationale FO Papier Carton.

Yannick est aujourd’hui directement menacé via une convocation datée du 9 avril 2021 à un entretien par laquelle la Direction annonce « Nous vous informons que nous sommes conduits à envisager, à votre égard, une sanction disciplinaire autre qu’un simple avertissement. ».

Yannick a déjà été victime d’une saisie sur salaire illégale de 2000€ en novembre suite à la grève de plus de 10 jours du personnel qui s’est conclue par la signature d’un protocole de sortie de grève, non respecté par la Direction mais respecté par les salariés et les signataires.

Par RAR reçu le 16 avril à midi, Yannick était convoqué le même jour à 9H !!!

Si pour des raisons évidentes, Yannick n’a pu se rendre à cette convocation, nous imaginons, habitués que nous sommes des pratiques plus que discutables de la Direction, que les motifs qui seront invoqués contre lui tiendront dans les propos écrits le 10 avril par la Direction :

« En désinformant, nous estimons que FO n’a pas joué son rôle d’Organisation syndicale sensée être éclairée de la réalité du monde du travail et du marché de l’emploi. S’agissant des menaces dont vous nous faîtes part : nous prenons très au sérieux les alertes qui nous sont remontées. Il est à noter que des personnes favorables à l’accord nous ont également indiqué faire l’objet de menaces d’une grande gravité – nous regrettons ces tensions et travaillons au rétablissement d’une atmosphère constructive au sein de l’usine. »

Au vu de cet acharnement, après Yannick à qui le tour ?

La Direction a pour seul but de réduire la masse salariale au plus bas.

Pour ce faire, mieux vaut des syndicats à la « botte » qui signent un accord de destruction contre la majorité du personnel, consulté les 7 et 8 avril, que des syndicats qui jouent leur rôle, celui de respecter leur mandat de défendre les intérêts matériels et moraux des salariés.

Face à cette attaque sans précédent contre Yannick FARRÉ, syndicaliste Libre et Indépendant nous EXIGEONS :

ARRÊT DES SANCTIONS ET DES MENACES CONTRE YANNICK.

ARRÊT DES PRESSIONS CONTRE LE SYNDICAT FO DE FIBRE EXCELLENCE.

ARRÊT DE LA POLITIQUE D’INTIMIDATION CONTRE LES SALARIES DE L’USINE, LEURS DROITS ET ACQUIS, ET LEURS FAMILLES.

 

Pas de couvre-feu pour les revendications : soutien aux mobilisations en cours !

Face au chaos organisé par Blanquer, le SNFOLC soutient les mobilisations et les revendications des personnels.

Contre les fermetures de classes et les suppressions de postes

Depuis plusieurs semaines, les mobilisations se multiplient devant les Inspections académiques et les rectorats pour demander les heures, les postes et porter l’ensemble des revendications urgentes des personnels.

En Ille-et-Vilaine, à l’appel de l’intersyndicale lancée par FO, les organisations syndicales SNFOLC 35, SNUDI FO 35, CGT 35, Sud 35, CNT 35 et FSU 35 ont tenu une conférence de presse commune le 15 mars devant la DSDEN, organisé un rassemblement le 17 mars Place de la République à Rennes, et manifesté dans la rue à plus de 200 personnes le 25 mars dernier, de la DSDEN jusqu’au rectorat.

L’état d’ « urgence sanitaire », pour les personnels, c’est une dégradation sans précédent des conditions de travail : manque criant de remplaçants, hybridation des cours, protocoles inapplicables… La colère est encore montée d’un cran alors que plus de 600 millions d’euros ont été rendus par le ministre et que, partout, la rentrée 2021 s’annonce bien pire que les rentrées précédentes. Des milliers de classes sont menacées, 1800 postes sont supprimés dans le second degré, des centaines d’heures en moins, en particulier dans les lycées.

 

Pour le ministre, il s’agit de réduire les coûts au-delà de toute autre considération. Les réformes Blanquer montrent leur vrai visage. C’est le cas de la réforme du lycée qui, en mettant fin aux grilles horaires nationales, laisse aux établissements une plus grande marge de manœuvre pour économiser des heures d’enseignement. C’est aussi la mise en place des PIAL.

Pour l’abandon des PIAL : soutien aux rassemblements du 8 avril !

La mise en place des PIAL entraîne une mutualisation et donc une diminution de l’accompagnement apporté aux élèves en situation de handicap ou à besoins particuliers. Les AESH sont ballotés entre plusieurs écoles ou établissements, les conditions de travail se dégradent pour tous, enseignants comme AESH, les casse-têtes deviennent permanents pour les directeurs. Des milliers d’élèves n’ont pas accès aux établissements sociaux et médico-sociaux faute de places en nombre suffisant.

En Ille-et-Vilaine, comme partout en France, les AESH et les personnels de l’Education nationale sont appelés par les organisations syndicales du département à se rassembler le 8 avril pour exiger ensemble l’abandon des PIAL, un vrai statut et un vrai salaire pour les AESH.

 

Skip to PDF content

Les revendications ne sont pas confinées !

Malgré les pressions multiples contre le droit de se réunir et de manifester, les personnels cherchent à résister. Des réunions et des AG se tiennent, elles décident parfois de constituer des comités de mobilisation, avec les syndicats, souvent avec les élus et les parents, pour construire le rapport de force. Dans des départements, les mobilisations ont permis de faire reculer les IA-DASEN et de revenir sur les suppressions.

Face à la détermination des personnels, le gouvernement tente d’empêcher toute expression des revendications. Les menaces sur le droit de se réunir et de manifester sont intolérables !

Le SNFOLC 35 appelle les personnels à poursuivre les réunions syndicales, et décider des initiatives en direction de la DSDEN, du recteur et du ministre. Un préavis de grève couvre la période jusqu’aux prochaines vacances.