Pétition : Bac 2022, pour le report en juin des épreuves de spécialité

 

 

Le Bac Blanquer prévoit que les élèves de terminales passent deux épreuves de spécialités à la mi-mars. Ce calendrier est problématique à plus d’un titre. Les professeurs et les élèves sont lancés dans une course contre la montre pour préparer les épreuves : ce calendrier infernal dégrade les conditions de l’enseignement des disciplines concernées et provoque un stress inacceptable chez les élèves. Dans le contexte d’une année une nouvelle fois chamboulée par le Covid19, le calendrier devient intenable. Les classes se vident au gré de cas de Covid et des cas contacts, les absences perlées des élèves conduisent à une forme de discontinuité pédagogique. Préparer sereinement les épreuves dans ce contexte est devenu illusoire. Les inégalités se creusent entre élèves et entre les lycées.

Dans l’immédiat, nous nous opposons à la tenue des épreuves de spécialité en mars et exigeons leur report au mois de juin, leur transformation en épreuves nationales et terminales, et plus généralement, la suppression du contrôle continu et le retour à des épreuves de baccalauréat anonymes, terminales et nationales.

 

Nous rappelons aussi notre opposition au contrôle continu qui aboutit à une augmentation de la charge de travail des élèves et des personnels, à une augmentation des inégalités entre les élèves, aux pressions multiples contre les enseignantes et les enseignants. Nous continuons de dénoncer la réforme du baccalauréat qui fait perdre le sens de nos métiers et conduit à un baccalauréat maison qui accentue le tri social dans ParcourSup. 

Nous exigeons un plan d’urgence pour l’Éducation, pour les lycées, particulièrement frappés par les suppressions de postes en particulier liées à la réforme du lycée.

 

Lien pour signer cette pétition : c’est ici !

Pour une grève massive le jeudi 27 janvier 2022

Jeudi 13 janvier : une mobilisation réussie, qui doit se poursuivre 

Nous étions 3 000 manifestants dans les rues de Rennes aujourd’hui : des lycéens, des étudiants, des infirmières, des assistantes maternelles, des parents, des personnels de vie scolaire, des AESH, des enseignant(e)s, des personnels administratifs… Un public très large.

Toutes et tous ensemble pour demander au ministre de revoir sa copie : manque de personnels, manque de moyens, absence de protections, communication des protocoles, les protocoles eux-mêmes.

Le cortège FO était assez conséquent, nos slogans ont été repris par de nombreux lycéens et parents : « des postes, du fric, des remplaçants ! »

Au départ de la manif : des prises de parole efficaces devant la DSDEN; et pour clore la journée : une AG de rue devant les grilles du rectorat (après avoir reçu une fin de non recevoir du recteur à notre demande de tenir cette AG dans le parking officiel du rectorat – barricadé par de larges grilles).

Dans un article Ouest-France paru l’après-midi même, le recteur s’étonnait de ne pas avoir reçu de demande d’audience des organisations syndicales, quelque peu froissé, semble-t-il, d’avoir reçu comme seule requête de nous laisser nous installer dans l’enceinte de sa forteresse… Une audience, en visio ? Quel intérêt ? Les réponses, c’est au ministère qu’elles sont. Les organisations syndicales ont été reçues le soir même en audience par Castex lui-même (et non Blanquer – mis au placard?), audience à l’initiative de notre fédération.

L’AG de rue a réuni une bonne cinquantaine de manifestants (pour être précis : 90 en début d’AG, 50 à la toute fin). Des discussions ont été menées sur les suites à donner à la mobilisation, et notamment l’importance d’être dans la grève interpro le jeudi 27 janvier, avec les autres salariés du public et du privé.

Un communiqué a été rédigé au cours de cette AG.

 

Plus que jamais, nous appelons à tenir des HIS et des AG dans les établissements scolaires pour discuter des suites du mouvement, et à rejoindre la mobilisation interprofessionnelle du 27 janvier prochain !