4 février 2022 : FO organise une conférence nationale pour la défense du bac

Les personnels se sont saisis massivement de l’appel à la grève du 13 janvier pour exprimer leur colère face au chaos organisé par Blanquer pour détruire l’école publique.

La grève a été puissante dans les écoles, mais aussi largement majoritaire dans le 2nd degré.

Dans les lycées, les enseignants s’en sont saisis notamment pour exprimer leur rejet du Bac Blanquer, pour exiger la suppression du contrôle continu, le report des épreuves de spécialité en juin, leur transformation en épreuves terminales nationales, le retour à des épreuves de baccalauréat anonymes, terminales et nationales.

Cette revendication, portée par FO depuis le début, est reprise dans la pétition intersyndicale FNEC FP-FO, SNES, SNEP, Cgt éduc, SNALC et Sud. 

Lien pour signer la pétition : c’est ici !

 

C’est un levier pour regrouper les personnels et amplifier la mobilisation pour le rétablissement du baccalauréat national dès la session de 2022.

Au lendemain de la mobilisation historique du 13 janvier, la FNEC FP-FO appelle les personnels à se réunir, à réaffirmer les revendications et à discuter des suites.

Les lycées et les enseignants qui se sont mobilisés, de la grève des correcteurs et des jurys en 2019 en passant par la mobilisation puissante contre les E3C en 2020 à la mobilisation contre le grand oral à la session 2021 ne s’y sont pas trompés. Depuis l’annonce de la réforme, chaque session du baccalauréat, jusqu’à la dernière édition est marquée par le rejet, en particulier des personnels qui dénoncent une réforme inégalitaire qui détruit l’essence même de leurs missions.

 

La conférence nationale du 4 février, au siège de la Confédération, sera l’occasion de faire le point sur la mobilisation engagée en défense du baccalauréat national, pour le retrait du Bac Blanquer !

Pour télécharger le document qui suit : c’est ici.

Pour le rétablissement des épreuves terminales du bac dès 2022

Deux semaines après la grève historique du 13 janvier, le ministre Blanquer a annoncé aux organisations syndicales le report des épreuves de spécialité de mars et la suspension de l’attestation de langues. Le ministre a été contraint de modifier une nouvelle fois sa réforme qui, virus ou pas, ne satisfait personne.

La FNEC FP-FO a rappelé au ministre qu’à ce jour, 14 000 signataires ont exprimé, par le biais de la pétition FO, SNES, SNEP, CGT, SUD et SNALC, avec les associations de professeurs spécialistes APHG, APBG, APLV, APPEP, APSES, UDPPC, CNARELA et APMEP et le syndicat lycéen La voix lycéenne, leur exigence de voir le report des épreuves de spécialité de mars, leur transformation en épreuves terminales, et le rétablissement des épreuves nationales, terminales et anonymes.

En reportant les épreuves d’EDS en mai, et non en juin, le ministre veut éviter d’ouvrir une brèche trop grande. Il ne veut pas que sa réforme soit compromise. Raison de plus pour amplifier la campagne, la signature massive de la pétition, et discuter des initiatives pour rétablir le baccalauréat national !

 

Appel des syndicats de l’Education à la grève interprofessionnelle du 27 janvier 2022

Les organisations syndicales FO 1er et 2nd degrés, la CGT, la CNT, SUD et la FSU appellent à rejoindre la journée de grève interprofessionnelle du jeudi 27 janvier 2022. Salarié(e)s du public et du privé tous et toutes ensemble pour défendre nos salaires et nos conditions de travail.

TOUTES ET TOUS DANS LA RUE
JEUDI 27 JANVIER 2022
MANIFESTATION 11H ESPL. DE GAULLE À RENNES

AG Education à partir de 14h30 à la Maison de quartier Villejean à Rennes

 

 

Après une journée de grève historique Castex et Blanquer ne répondent pas aux revendications

La grève jeudi 13 janvier dans l’Education nationale a été un succès historique : une grève massive, des milliers d’écoles voire d’établissements fermés, des manifestations puissantes… Les parents d’élèves ont partout apporté leur soutien aux personnels grévistes.

Le premier ministre Castex a été contraint d’accéder à la demande formulée la veille par la totalité des organisations syndicales avec la FCPE, et de les recevoir le soir même.

Qu’a annoncé le premier ministre ? Répond-il aux revendications ?

Sur la question des postes et des recrutements immédiats, des enseignants seront recrutés sur la liste complémentaire dans le 1er degré en tant que fonctionnaires. La FNEC FP-FO, qui porte cette revendication depuis des mois, prend acte de cette annonce mais constate qu’elle ne concerne que le 1er degré et que, malgré ses demandes réitérées au 1er ministre, elle reste non chiffrée. De plus il n’est pas question de réabonder ces listes complémentaires, alors qu’elles sont inexistantes dans de nombreux départements.

Ce qui est chiffré par contre ce sont les emplois précaires et sous-payés que le ministre entend multiplier : 3 300 contractuels « pour la période à venir » ; 1 500 AED « jusqu’à la fin de l’année scolaire » ; 1 500 vacataires pour l’aide administrative. Bref, la précarisation de l’Education nationale se poursuit…

Aucune annonce sur la question salariale malgré les revendications portées par la FNEC FP-FO devant le 1er ministre ! Alors que le point d’indice est gelé quasiment sans interruption depuis 2010, que les fonctionnaires ont perdu 21% de leur pouvoir d’achat depuis 2000, que les hospitaliers ont pu obtenir une augmentation indiciaire nette de 183€ par mois… toujours rien pour les personnels de l’Education nationale mis à part la réactivation jusqu’au mois de février de la prime pour l’accueil des enfants prioritaires ! Inacceptable !

Le 1er ministre confirme le maintien du protocole Blanquer, qui sera donc sans doute bientôt suivi d’une 51ème puis d’une 52ème version tout aussi inapplicables que les précédentes. Il promet la livraison de masques chirurgicaux pour fin janvier, ce que l’on savait déjà, et des masques FFP2 pour les enseignants de maternelle.

Pour la FNEC FP-FO, le compte n’y est pas et ces réponses ne sont pas à la hauteur de la colère qui s’est exprimée ce 13 janvier.

 

La FNEC FP-FO revendique :
– Un recrutement immédiat et à hauteur des besoins de personnels sous statut dans les écoles, les établissements et les services !
– L’augmentation de 20% de la valeur du point d’indice et une augmentation indiciaire immédiate de 183€ net par mois pour les personnels de l’Education nationale !
– L’arrêt des protocoles inapplicables !

 

La FNEC FP-FO appelle plus que jamais les personnels à se réunir et à lister leurs revendications. Elle soutient toutes les initiatives décidées par les AG. Elle appelle à préparer une journée de grève interprofessionnelle massive jeudi 27 janvier, pour les salaires, pour les postes à l’Ecole et dans tous les services publics, aux côtés des salariés du privé, et des autres agents de la Fonction publique également victimes des mesures gouvernementales.

La mobilisation a ébranlé le gouvernement, il faut maintenant leur faire entendre raison : la question de la grève et de la manifestation nationale au ministère n’est-elle pas posée ?