l’inclusion à marche forcée : mobilisation PIAL du Rheu

Une réunion organisée par FO (SNFOLC 35 et SNUDI FO 35) s’est tenue sur le PIAL du Rheu le 19 octobre 2023, avec pour thème : l’inclusion à marche forcée.

 

Cette réunion ouverte à toutes et tous a permis de réunir une quinzaine de personnes : des personnels AESH, des professeurs, des mères de famille…

Le constat a été unanime : droits des enfants bafoués, maltraitance des personnels, manque cruel de personnels AESH dans tous les établissements de ce pial…

A titre d’exemple, le collège public du Rheu : 20 élèves notifiés mais seulement 15 enfants accompagnés (certains sur 2 heures hebdomadaires) ; 8 postes AESH mais seulement 6 personnels présents (deux arrêts non remplacés) ; 257 heures d’accompagnement à couvrir mais seulement 171 heures sont faites. Il manque donc 86 heures pour satisfaire toutes les notifications.

 

→ un combat collectif est né lors de cette réunion, avec des profs, des AESH, des parents, des éducs spé, grâce à l’impulsion de FO.

 

→ première mobilisation : rédaction collective et diffusion de tracts et déploiement d’une banderole le mardi 7 novembre au collège du Rheu pour accueillir les parents de 6ème, action menée avec la participation de Radio Laser (que nous saluons ici au passage!

 

Lors de cette action : contact pris avec les représentants des parents d’élèves du collège et avec une orthophoniste de la ville, banderole déployée le même jour sur une école de St Gilles en solidarité.

Conséquence directe de cette action trois jours plus tard :
→ recrutement d’une nouvelle AESH pour le collège du Rheu (grosse réussite!)

 

Le combat est utile ! On peut gagner!

D’autres actions sont à venir.

Contactez-nous !

Tract diffusé lors de l’action qui a suivi le 13 novembre lors d’une réunion organisée par le PIAL à destination des AESH du 1er degré :

Pour télécharger et diffuser le tract : c’est ici.

Le Podcast de Radio Laser sur l’inclusion à marche forcée dans la commune du Rheu

Pour écouter le podcast : c’est ici !

Lycée pro : le ministère recycle en pire l’échec du bac général

Le ministère a dévoilé cette semaine son projet scandaleux d’une réforme systémique du baccalauréat professionnel dont la casse de la classe terminale pour la rentrée 2024.

Dans le contexte social tendu où personnels comme élèves ont besoin de sérénité, de plus et mieux d’école pour faire réussir tous les jeunes, ce projet constitue une véritable provocation contre les collègues et met en péril l’avenir des jeunes.

En l’état actuel du projet, la période de septembre à mars serait exclusivement consacrée aux cours, sans aucune période de formation en milieu professionnel (PFMP). Durant cette période, se dérouleraient également les épreuves d’examen des disciplines générales en contrôle en cours de formation (CCF) en Maths-Sciences, LV1, LV2, Arts Appliqués et EPS. Les épreuves ponctuelles de Français, Histoire-Géographie-EMC, Éco-Gestion ou Éco-Droit seraient également avancées en mars. Alors que le ministère a reculé sur la réforme du bac GT devant le fiasco des épreuves anticipées, il s’apprête à récidiver.

D’avril à mai, les élèves enchaîneraient avec 6 semaines de PFMP obligatoires pour toutes et tous. Après quoi, ils passeraient les épreuves ponctuelles en enseignement professionnel et les derniers CCF dans cette discipline – sans aucune période de révision avec leurs enseignantes et enseignants, alors même que ces épreuves ont un coefficient élevé.

 

Pendant cette césure de deux mois, les PLP vont se transformer en machine à certifier et devront évaluer les élèves en stage mais aussi les 109 000 candidats libres (chiffre qui va augmenter) des CFA et écoles de production ou autres officines privées qui pullulent depuis la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

Cette loi a libéralisé le marché de la formation enfonçant plus encore l’avenir des jeunes des classes populaires.

 

À partir de la mi-mai, deux options se présenteraient :
– Pour celles et ceux désirant une insertion professionnelle post-bac : 6 semaines supplémentaires de PFMP, soit au total 12 semaines de stages quasiment de façon continue entre mars et juillet. Les semaines de PFMP étant désormais gratifiées, les élèves seront probablement plus nombreux à choisir cette possibilité.
– Les autres élèves, soi-disant pour mieux préparer leurs poursuites d’études, assisteraient à 30 heures hebdomadaires de cours de méthodologie, de culture générale et de compétences psychosociales.

 

Enfin, début juillet, tous les élèves devraient passer l’oral du chef d’oeuvre et les épreuves de PSE.

 

Concrètement, le parcours commun des élèves de lycées pros s’arrêterait pour la terminale dès le mois de mars. Les parcours diversifiés envisagés sont une usine à gaz dans les LP et SEP. C’est toute l’architecture du bac pro qui est laminée. Après un bac pro 3 ans, c’est un bac pro 2,5 ans, voire 2 ans.

 

Inacceptable quand nos élèves ont besoin de plus d’école et mieux d’école.

Au prétexte de diversification, le ministère détournerait un grand nombre d’heures de cours pour répondre à une commande présidentielle : augmenter le nombre de semaines de stages (PFMP).

 

Ce n’est ni l’intérêt des élèves ni celui des personnels qui conduit cette réforme.

Avec les personnels, nous ne pouvons pas accepter que ce projet aboutisse : le ministère portera la lourde responsabilité d’un accroissement du décrochage scolaire, de résultats en baisse aux examens et de personnels totalement pressurés quand ils ont d’abord besoin de reconnaissance et de sens dans leur métier.

C’est clairement une annualisation du temps de travail des PLP qui se profile et une attaque en règle contre nos statuts.

 

Le ministère veut prendre de court les PLP, les élèves et leurs organisations représentatives dans un agenda très rapide : les textes devraient passer au Conseil supérieur de l’Éducation en décembre. C’est une nouvelle fois du mépris envers les PLP et de leurs syndicats.

 

Pour stopper ce démantèlement organisé de nos lycées pros, l’intersyndicale prendra ses responsabilités lors de l’Intersyndicale lycées pros la semaine du 6 novembre.

 

Paris, le 20 octobre 2023

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ARRAS : rassemblements lundi 16 octobre

 

Ce vendredi 13 octobre 2023, un professeur d’un établissement d’Arras a été assassiné durant son service. Deux autres personnels (un professeur, un agent technique) ont été gravement blessés.

Le SNFOLC 35 adresse ses sincères condoléances et tout son soutien aux familles, aux proches, aux personnels et aux élèves de l’établissement dont elle partage l’effroi.

Nous participerons aux différents rassemblements organisés dans le département.

 

Article à lire ici.

Mobilisés le 13 octobre : réforme des retraites !

Non Monsieur Macron, nous ne tournons pas la page de la justice sociale !

Vendredi 13 octobre, FO le dira haut et fort :

Abrogation de la loi sur les retraites qui condamne chaque salarié(e) à 2 ans ferme; augmentation générale des salaires, pensions retraites, bourses et minima sociaux ; défense des libertés publiques et syndicales face à la dérive autoritaire du gouvernement !

 

Pour télécharger et diffuser le tract : c’est ici.

Appel intersyndical départemental :

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